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Brussels Summer Festival 2018 : mardi 14 août

Écrit par Mei Hsia et Sebastien Leclercq

Tradition perpétuée pour ce festival bruxellois né en 2002 (NDR : à l’origine baptisé Eu'ritmix). Et pour cause, le ‘pass’ est toujours vendu à prix démocratique, notamment quand on opte pour un ‘early bird’ (NDR : une cinquantaine d’euros). Petit changement toutefois cette année dans la durée, puisque le BSF est réduit de 10 à 5 jours, pour justement conserver ces prix abordables tout en condensant la programmation… selon les déclarations des (nouveaux) responsables de l’organisation...
Pour ce premier jour, la grande scène de la Place des Palais n’est pas encore ouverte. Mais qu’importe, car le programme est déjà bien chargé sur les trois autres lieux (le Mont des Arts, la Madeleine et la Place du Musée). Vers 14 heures, le sold out est décrété, même s’il est toujours possible d’acheter un ‘pass’ pour l’ensemble du festival. Les files sont un peu longues pour d’abord récupérer son bracelet, puis aux contrôles de sécurité, mais c’est devenu le lot de tous les festivals…

La soirée débute par Thérapie Taxi aux Mont des Arts. Son premier elpee, « Hit sale », paru en février, a instantanément cartonné. Et ce suite au single éponyme, enregistré en compagnie de Romeo Elvis (NDR : il est également à l’affiche, ce vendredi 16 août). A l’instar du titre explicite, « Salope », les textes des chansons sont assez crus. Ils traitent aussi bien d’amours déchus (NDR : et c’est un pléonasme), de revanche sur ses ex, de sorties et de débauches nocturnes. Sur les planches, le duo de vocalistes déboule l’un à la suite de l’autre. Raphaël a les yeux assez éclatés. Il n’hésite d’ailleurs pas à faire l’apologie de la consommation de drogues entre deux morceaux ; ce qui jette un peu un froid dans l’auditoire. La belle Adélaïde se déhanche et reste un peu plus en retrait. Sur « Pigalle », quartier où la paire s’est rencontrée, le turbulent leader débouche une bouteille de rhum et la boit au goulot, mais en la partageant avec la foule. En fin de set, avant d’attaquer le tube « Hit sale », le groupe choisit une choriste/fan dans la fosse pour les rejoindre sur l’estrade. Et elle assure plutôt bien son rôle. Le jeune public semble conquis par une prestation que le combo pourra reproduire, en octobre prochain, à l’AB…

Changement d’ambiance à la Madeleine. Peu d’éclairage pour accueillir Birdpen, qui va nous réserver un show plutôt intimiste. Le patronyme du groupe s’inspire du nom de ses deux leaders, Mike Bird et David Penney, qui a longtemps milité chez Archive. On est bien loin du show époustouflant de ce dernier accordé, Place des Palais, quelques années plus tôt. La voix douce de David se pose sur des compos psyché/prog. Atmosphériques, également. C’est plutôt sympa, mais ce style de concert aurait pu être programmé un peu plus tard dans la soirée. Sûr, qu’il aurait été davantage apprécié. Car il est à peine 20h30 et l’envie de découvrir d’autres artistes est plus forte que celle de se poser et savourer le spectacle à sa juste valeur.

Et en revenant aux Monts des Arts, l’ambiance est toute autre. Le changement est même culturel, car on passe d’un rock anglo-saxon à de l’électro/folk orientaliste. En l’occurrence, celui de Soviet Suprem. Vêtus de tenues de généraux, Sylvester Staline et John Lénine bondissent sur toute la largeur de la grande scène. En toile de fond, on remarque la présence de deux grands calicots, sur lesquels figurent leurs portraits, mais représentés sous la forme d’une propagande, colportée en U.R.S.S., début du XXème siècle. Plantés en retrait, deux MC/claviéristes empoignent, de temps à autre, une clarinette ou une mandoline. Plutôt simplistes, les textes des refrains ont de quoi faire sourire, mais trop répétitifs, les morceaux finissent par lasser…

Retour donc à la Madeleine, où l’accès s’avère plus difficile que prévu. Le set est sold out. Ce qui explique notre arrivée tardive dans la salle pour assister à celui de Sonnfjord. Malgré son patronyme scandinave, la jeune formation est issue de Bruxelles. Ce qui explique, sans doute, l’engouement manifesté par la foule, ce soir. Marie-Laetitia semble visiblement émue devant une telle assemblée. ‘C’est la deuxième fois qu’on joue au BSF mais ce soir vous êtes particulièrement nombreux et ça nous fait chaud au cœur’. Elle gardera son sourire durant toute cette fin de prestation. La douceur de sa voix colle aussi bien aux compos sculptées dans la pop indie qu’aux ballades atmosphériques. Parfois, l’expression sonore évoque Hooverphonic, même si Sonnfjord aura encore besoin de temps pour atteindre le statut de cet autre groupe belge…

La foule est nettement moins dense en clôture pour le concert des Négresses Vertes. Une figure marquante du rock alternatif français de la fin des 80’s, mais qui s’est séparé à la fin des 90’s. Il s’est reformé cette année pour partir en tournée (NDR : il s’est d’ailleurs produit au sein de salles intimistes comme à Huy ou Louvain), afin de fêter la sortie de son album, « Mlah ». Sur le côté gauche du podium, on retrouve Stéfane et Iza Mellino, deux musicos qui sont restés très actifs, à travers leur projet Mellino. Hormis l’accordéoniste (NDR : un jeune !) et feu Helno (NDR : victime d’une overdose, en 1993, le chanteur charismatique est décédé en 1993 ; et son absence est toujours aussi préjudiciable), les cinq autres musiciens sont issus du line up originel (NDR : qui en comptait quand même alors une dizaine, à l’époque). Et revoir Les Négresses Vertes, c’est se replonger plus d’un quart de siècle dans le passé. La formation s’était produite dans le cadre du festival de Dour, en 1992 et 1995, mais également au sein de la défunte salle bruxelloise, La Luna. Bref (une petite heure), le set va se concentrer sur les titres-phares : « Voilà l’été », « L’homme des marais », « Zobie la Mouche », « Il », … Le band y met beaucoup de bonne volonté et tente de communiquer sa bonne humeur ; mais manifestement, il n’est plus l’étoile de nos nuits, et ne chante plus de la même manière, nos joies et nos folies, lors du final, « Sous le soleil de Bodega ». Sous un éclairage rouge éblouissant, qui rend encore plus difficile le travail de notre photographe, outre les nombreuses contraintes imposées, le septuor hexagonal massacre ce dernier titre. Plombé par une ligne de basse assourdissante et subissant un traitement électro inapproprié, il achève une prestation qui laissera bien des regrets. Seuls les inconditionnels y trouveront encore, probablement, leur compte… 

(Organisation BSF)

Voir aussi notre section photos sur le site nl, ici

 

Informations supplémentaires

  • Date: 14-08-2018
  • Festival Name: Brussels Summer
  • Festival Place: Monts des Arts + Madeleine
  • Festival City: Bruxelles
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