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Brussels Summer Festival 2018 : mercredi 15 août

Écrit par Mei Hsia et Sebastien Leclercq

En ce jour férié, la foule est encore plus nombreuse que la veille. Normal, la Place des Palais est dorénavant ouverte au festival. Malheureusement les horaires de passages sont identiques à ceux du Mont des Arts. Aussi, il faut opérer des choix cornéliens entre les têtes d’affiche ou alors zapper rapidement entre les différents concerts…  

La soirée commence par The Inspector Cluzo dont le communiqué de presse précise fièrement que le groupe pratique du funk sans bassiste. En fait, au départ (NDR : c’était il y a une dizaine d’années), il était prévu qu’un bassiste vienne enrichir le line up. Mais il ne s’est pas présenté, lors des premières répétitions. Le duo batterie/guitare a donc décidé de poursuivre son aventure sous sa forme initiale. Ce n’est pas la première fois qu’il se produit au BSF, puisqu’il avait déjà été programmé en 2013 et 2014. La paire est particulièrement complémentaire et en parfaite osmose : voix, solos, envolées en crescendo, etc. En outre, sur les planches, ils sont très proches l’un de l’autre. Ce qui rend la scène bien trop grande pour eux. Mais leur énergie semble inépuisable. Une énergie bien nécessaire, quand on sait que quelques heures plus tard, le tandem partait en Colombie pour participer à un des plus grands festivals, d’Amérique du Sud. Gratuit, par ailleurs. Un périple bien chargé, et qui s’arrêtera une nouvelle fois en Belgique, et plus précisément au Botanique de Bruxelles, le 14 février 2019.  

Assister à un concert de Raphaël constitue un moment au cours duquel on se sent en parfaite harmonie au sein du public. Faut dire que bien souvent, Monsieur est aussi venu pour faire plaisir à Madame. De retour fin 2017 pour un nouvel album intitulé « Anticyclone », le Français n’a guère tourné depuis. Et on le ressent dès le début du set, qui démarre en retard. L’intro a cappella du morceau d’ouverture, « Et dans 150 ans », est plutôt judicieux. Mais lorsqu’il clame haut et fort dans son refrain, ‘Alors, souris !’, faudrait alors qu’il applique personnellement cet impératif. C’est vrai que son ingé-son rencontre quelques soucis techniques ; mais bon, on ne peut pas dire qu’il prend du plaisir sur les planches ce soir. Reconnaissons quand même qu’il restera placide, tout son spectacle, malgré ces contretemps. Soutenu par le claviériste de Benjamin Biolay (NDR : excellent par ailleurs), un batteur et un bassiste, le Parisien déroule une set list qui tient la route à défaut d’être vraiment passionnante. Une petite surprise quand même, la présence de Clara Luciani en guest (NDR : cette ex-La Femme qui a déjà apporté son concours à Nouvelle Vague était programmée plus tôt en journée, au même endroit). Et cette contribution va apporter un peu plus d’enthousiasme et de douceur sur des titres comme « Peut-être » et « Eblouis par la nuit ».

Le temps de remonter les marches vers la Place des Palais, et le set de Matmatah touche à sa fin. Jusqu’en 2008, date de sa séparation, la formation bretonne a rencontré un succès certain. Mais depuis 2017, année de sa reformation, elle a du mal a rebondir. Faut dire que des querelles internes la privent du concours de son guitariste originel. Lors du final, la troupe hexagonale se fait un peu chambrer, suite à la dernière Coupe du Monde de football. « L’apologie » (NDLR : l’apologie du cannabis, pour rappel) bénéficie d’une version longue. Tout au long de « Les moutons », les trois frontmen chantent presque a capella comme lors d’une fest noz (NDR : seuls le batteur et le claviériste apportent un léger accompagnement musical). Un dernier titre dont les textes devraient quand même être réactualisés, car, non, Jean-Marie Lepen n’est plus une cible…

Les techniciens s’activent ensuite pour installer le matos nécessaire au grand show de Shaka Ponk. Un spectacle autant visuel que sonore. C’est que le band s’est forgé une réputation de geeks et d’imagerie virtuelle. A l’image de cet hologramme en intro de concert montrant leur fameuse mascotte primate en activité (NDR : et baptisé judicieusement « The white pixel ape intro »). Frah déboule d’ailleurs sur les planches en adoptant une démarche de gorille. Il est suivi par une Sam plus sexy que jamais (NDLR : voir photos ). Sans grande surprise, le set s’ouvre par le single « Killing Hallelujah », une plage issue du dernier opus, « The evol’ ». La passerelle qui s’avance vers la fosse sert de poste d’exhibition pour Sam ou de rampe de lancement pour le stage dive et crowdsurfing de Frah sur le titre « On fire ». Un début de set joué tambour battant, lorgnant vers le punk voire le métal dissonant, malgré les nombreux samples, destinés à adoucir l’expression sonore. Et à ce propos, on a bien cru que Bertrand Cantat allait débarquer comme guest, deux mois après avoir déclaré son retrait définitif de la scène, à l’Ancienne Belgique. Mais faux espoir puisque sa voix sur l’intro et les choeurs de « Palabra mi amor » sont également le fruit de samples. Une chanson qui déclenche des circle pits. Ou plus exactement un léger pogo. Le public réunit de nombreux bobos brabançons et pas des metalheads qui fréquentent le Graspop ou le Hellfest, quand même ! Mais lorsque le combo attaque/massacre (biffer la mention inutile) « Smells Like Teen Spirit », une adaptation pourtant encensée par les fans, il est temps de tirer sa révérence…

Lors de son dernier concert accordé à Bruxelles, en mars dernier, Camille avait défrayé la chronique. Comme à Paris, l’imprévisible artiste avait prolongé son concert de l’AB en entraînant les fans, après le show, dans les rues de Bruxelles. Pour y chanter ensemble, une compo à la gloire de la ville, jusque la grand-place. Malheureusement, ce soir, le dernier zapping vers le Mont des Arts ne sera guère convaincant. Il est en effet difficile de passer d’un déluge sonore et visuel, à un set raffiné comme celui de Camille. Et il est encore moins évident de rentrer dans son univers et son jeu de scène théâtral. Jouant des voix, des chorégraphies et des percussions, le band emmène le peu de spectateurs encore présents dans un grand ballet indescriptible. Les trois choristes rejoignent les deux percussionnistes (NDR : vêtus de robes, efféminés, pour ressembler aux autres musicos) afin de créer une troupe de chorégraphes décalés. « Ta douleur » joué dans un final de percussions en crescendo déclenche quand même une belle salve d’applaudissements de la part des quelques centaines de spectateurs encore présents, à minuit...

(Organisation BSF)

Voir aussi notre section photos sur le site nl, ici

 

 

Informations supplémentaires

  • Date: 15-08-2018
  • Festival Name: Brussels Summer
  • Festival Place: Monts des Arts + La Madeleine
  • Festival City: Bruxelles