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Les Gens d’Ere 2019 : dimanche 28 juillet

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Le paysage d’Ere a bien changé. Rien à voir avec celui de l’avant-veille. L’herbe verte a laissé place à une gadouille monumentale. La faute aux pluies torrentielles qui se sont abattues en fin de soirée.

Côté température, pareil. Si vendredi, les festivaliers suaient comme des cochons, la brise de ce dimanche a de quoi faire regretter la canicule.

Après un vendredi riche en émotions, place à une programmation orientée vers les plus jeunes en compagnie d’artistes aux univers très variés.

Sur la scène ‘Plein Ere’, Beautiful Badness est à l’affiche. Quatre musiciens : Olivier à la guitare, Gilles à la batterie, Antoine au clavier et Raphaële à la basse et aux cordes, autour de l'auteur, compositeur et chanteur, Gabriel Sesboué.

Autant de personnes hyper connectées autour d’un même et unique pôle, celui d’une musique enivrante et envoûtante.

En puisant son inspiration aussi bien chez Radiohead que Queen, la formation est parvenue, avec tact et intelligence, à réaliser une forme d’équilibre entre noirceur et légèreté.

Le tout sublimé par une palette de polyphonies hallucinantes proposées par Sesboué ; que ce soient dans les graves ou dans les aigus haut-perchés. Cet équilibre entraînant vite l’auditeur dans un univers fantasmagorique où règne la volupté et la bienveillance, à l’instar du somptueux « Sunny Morning ».

Un talent et une imagination sans limite donc ! Pour s’en convaincre, il suffit de s’attarder à la reprise magistrale de « I’ll be there for you », un titre de Rembrandts mieux connu pour avoir figuré dans le générique de la série ‘Friends’.

Les fans de l’artiste Cascadeur devraient s’y retrouver.

Sous le chapiteau, se produisent Les déménageurs. A voir les dizaines de bambins qui frétillent d’impatience, les compos du band doivent probablement s’adresser aux gosses de pas plus hauts que trois pommes.

Effectivement, accoutrés comme des lutins, les joyeux lurons, drivés par la charmante Lilli, s’en donnent à cœur joie pour émoustiller un parterre qui ne doit pas dépasser à tout casser les 8-10 ans, grâce à des chansons telles que « Pas la peine d’aller au zoo », « Un hippopoquoi », ou encore « Grasse matinée »

Votre serviteur observe quelques instants et déménage courageusement…

Place ensuite à Naya qui va nous réserver une excellente prestation. Probablement l’une des meilleures surprises du jour. Vêtue d’un rouge rappelant la couleur du rubis (comme la couleur de son album s’amuse-t-elle à rappeler), la belle a récolté un succès certain, grâce à un duo partagé auprès de Tom Grennan, pour « Quelque chose de toi »…

De sa voix tantôt légèrement éraillée, tantôt nasillarde à la Zaz, cette fausse timide révèle une maturité et une franchise impressionnantes pour quelqu’un âgé d’à peine dix-neuf ans.

Son « Great Ocean Road » donne le ton de ce qui va devenir une suite de jolies chansons sur fond de légèreté et de nostalgie.

Plus punchy, « Belunivers » révèle une couleur différente. Avant que la suite du set ne rencontre une succession d’incidents techniques, son MAC lâchant prise et la privant d’accompagnement.

Courageuse, elle mène, malgré tout, la barque dans une atmosphère bon enfant à travers des titres comme « Ego KO », « Cat Song » (en hommage à son chat) ou encore « Une fille de la lune », dont le clip a été réalisé par l’équipe du Temple Caché qui a notamment bossé pour Rive, un duo électro pop belge.

Il y a des rencontres qui ne s’oublient pas et celle-ci en fait assurément partie !

Typh Barrow ramène manifestement du peuple. La popularité de la jeune femme acquise dans le télécrochet ‘The voice’ y est certainement pour quelque chose…

C’est toute fleurie qu’elle intronise un concert qui restera intimiste. Les musiciens qui l’entourent ont eux aussi arboré des chemises à courtes manches aux motifs hawaïens.

Jouer dans cette partie du pays est une première pour elle. Elle s’installe devant le piano spécialement acheminé et de ses doigts posés délicatement sur l’ivoire, enflamme un « The Whispers » des plus surprenants.

Son grain de voix, proche de Amy Winehouse, lui confère un côté chaleureux et se marie parfaitement à un style pop et soul lorgnant vers le jazz et le blues.

A vrai dire, hormis l’une ou l’autre chanson, le live est plutôt gnangnan et ne décolle pas des masses, sauf lorsqu’elle s’agite comme un shaker pieds nus « Taboo ».

Finalement, on ne retiendra que cette compo et la reprise du « Gangsta's Paradise » de Coolio….

L’une des personnalités les plus en vogue ces derniers temps est la Saint-Ghislainoise Alice on the roof.

Remarquée dans le cadre de The Voice Belgium, où elle atteint la demi-finale, Miss Dutoit peut se targuer aujourd’hui d’être devenue une artiste à part entière…

Drivée par Marc Pinilla, le charmeur du groupe Suarez, la jeune femme a réussi à imposer un style qui n’appartient qu’à elle, notamment grâce à un premier opus baptisé « Higher », largement diffusé sur les ondes noir-jaune-rouge...

L’évidente qualité des compositions lui a permis de conquérir une critique médiatique et populaire unanimes bien utiles pour oser et acquérir un crédit scénique auprès des puristes.

Flanquée d’un masque, elle s’avance tambour battant dans une robe rose trop ample pour ses menues hanches tout en insistant sur le fait que sa grand-mère se trouve dans le public. C’est alors qu’elle chantonne « Madame », ode à la femme sans verser dans un féminisme primaire.

Le temps de troquer sa tenue pour un bleu paillettes, son « Mistery Light » défroqué confirme que les compos de la belle ont acquis en maturité. « On My Own » qu’elle enchaîne immédiatement en est la preuve formelle. Comparaison n’est pas raison paraît-il…

L’humour (un peu facile) est devenu une nouvelle qualité chez celle qui était encore une grande timide il y a peu de temps. Elle se rappelle de son inexpérience lorsqu’elle s’était produite à la Maison de la Culture de Tournai, il y a trois ans à peine…

S’accordant une pause bien méritée, elle interroge ensuite l’auditoire pour s’enquérir de la présence de célibataires. Evidemment, la gente masculine ne tarde pas à se manifester en masse. Même son petit copain, à la grande surprise de l’artiste… Ou encore, lorsqu’elle se remémore se regarder dans le miroir et se trouver la plus belle.

Bref, plus qu’une suite de chansons, on assiste à une véritable mise en scène au cours de laquelle une Alice versus ‘2.0’ s’émancipe enfin et se livre sans concession dans un exercice de style qui lui va comme un gant, finalement…

Sa voix éthérée et candide se pose pudiquement sur chacun des textes, comme pour les épouser. La plume est devenue plus incisive, joviale et sautillante grâce à Vianney qu’elle connaît bien, aime-t-elle à souligner.

Assurément, le Français permet d’ajouter une dimension supplémentaire fort intéressante sur « T’as quitté la planète ». Gageons qu’elle exploite davantage ce terrain dans le futur…

Madame Dutoit n’oublie pas pour autant l’anglais qu’elle pose parfaitement (elle a vécu une année en Oregon) ci et là sur des lignes mélodiques parfois parfumées d’une électro-pop léchée par « Easy come easy go ».

Ces quelques années à s’essayer et à s’apprivoiser lui ont été manifestement bénéfiques et lui ont procuré une certaine crédibilité en s’appropriant les codes du genre, malgré une prestation cousue de fil blanc.

Au loin, un tout autre jeune homme s’épanche sous les bâches tentaculaires. Il s’agit de Amir, encore un gars issu de la télé-réalité qui s’est illustré en gravant notamment « J’ai cherché », un morceau extrait de l’elpee « Au cœur de moi ».

Trop peu pour votre serviteur qui préfère se rincer le gosier avant de reprendre la route …

(Organisation : Les Gens d’Ere)

Beautiful Badncess + Les déménageurs + Naya + Typh Barrow + Alice on the roof + Amir

Informations supplémentaires

  • Band Name: Beautiful Badncess + Les déménageurs + Naya + Typh Barrow + Alice on the roof + Amir
  • Date: 28/07/2019
  • Festival Name: Les Gens d'Ere 2019
  • Festival Place: Rue de Longuesault
  • Festival City: Tournai
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