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Gaëtan Dewilde

Gaëtan Dewilde

mardi, 18 avril 2017 03:00

Le manifeste qui sonne la révolte…

Damien Saez n’a jamais été le plus tendre des chanteurs francophones. Mais ses textes onttoujours reflété un certain engagement et ressemblé à un appel à la révolte. Aujourd’hui, plus que jamais, ce côté rebelle se confirme. En ce moment, il « Manifeste » partout en France. Il a posé, le temps d’une soirée, ses revendications, en chansons, sur les planches de Forest National.

D’une douceur rude, rugueuse et aussi belle que ‘démangeante’, Saez fait un peu son cinéma, laissant le public seul face à une jeune fille au regard profond, projetée sur l’écran géant. Elle aussi est belle et sombre ; le noir et blanc accentuant chaque expression qu’elle affiche dans une justesse touchante. Mais surtout, elle dégaine les mots, aussi précisément qu’un cow-boy dégaine son colt ; comme lui, elle égratigne, elle blesse, elle frappe de plein fouet quiconque la regarde, l’écoute. C’est une poésie magnifiquement ténébreuse. Damien l’accompagne au piano, comme si une bande son prenait vie en direct.

« L’humaniste », extrait du « Manifeste », ouvre le bal. Un bal militant qui, pendant plus de trois heures, prend aux tripes, donne des envies de révolution. Un bal aussi où tout le monde n’entrera pas dans la danse, n’écoutant à priori que trop superficiellement les paroles de ces compositions toutes plus fortes les unes que les autres. Mais non Saez ne se prend pas pour un justicier, il n’est pas venu au bal, masqué. Il chante et crie parfois, son indignation. Et il invite chacun à l’accompagner.

‘Depuis le début de la tournée, on aimait bien, parfois on pouvait chanter 4h. Et puis Bruxelles… Ville européenne… Couvre-feu à 11h.’ Il provoque, il punche. Et ce n’est clairement pas de l’ordre de la remarque courtoise ; c’est plutôt une vraie pique, une lance.

Après un début de set placé sous des morceaux aux airs calmes, mais aux airs seulement, dans lequel l’artiste a donné aux « Enfants paradis » la « Fin des mondes », il offre quelque chose de plus rock grâce à « Betty ». Et avec elle, Damien s’emballe. Finies les berceuses, il balance, il envoie toute la colère qui résonne dans ses chansons, libérant toute sa puissance verbale. « Mon terroriste » va permettre aux spectateurs, venus festoyer, de se divertir, de bouger, de danser, bien aidés par un accordéoniste qui colore magistralement les compos, en choisissant le ton exact. Mais ce terroriste va aussi combler les autres, ceux venus pour écouter ce que le chanteur raconte, ceux qui savent qu’ils ne ressortiront pas, le cerveau et le coeur indemnes de cette soirée. Et cette division va être renforcée par un intermède provocant sur « Des p’tits sous ».

Saez règle ensuite ses comptes par une « Lettre apolitique ». L’ambiance est particulière. Ce n’est pas un Forest National complètement enflammé qui est face au chanteur. Un public en manque de repères, en manque de chansons phare de l’artiste. Jusque là, il a fallu se contenter « Des p’tits sous », de « J’hallucine » et de « Into the Wild ». Mais la suite rattrape quelque peu cette absence de répertoire plus ancien. Saez va ressortir de sa boîte l’elpee « J’accuse ». C’est un peu comme si l’assistance recevait enfin sa dose. C’est un soulagement, une peur qui s’envole. Il est vrai que rien n’est jamais sûr chez cet OVNI de l’industrie musicale…

Et puis arrive le double moment de consécration de cette soirée. La douce poésie de « Jeunesse lève-toi », non moins revendicatrice, emmène cette fin de spectacle dans une autre dimension. Mais comme chaque fois, l’incroyable « J’veux qu’on baise sur ma tombe » touche, émeut. Hallucinante poésie noire, extraordinaire moment d’osmose… Comme si cette chanson appartenait à chaque fan présent, comme si Damien Saez était un ami d’enfance. Les yeux se ferment, chacun se construit son image, bercé par cette mélodie reconnaissable entre dix mille. Une rivière noire a coulé pendant des heures, mais sa noirceur remonte, sa misérable pollution retourne d’où elle vient. La rivière se purifie, elle émet de nouveau son joli bruit, elle est de nouveau belle. Mais elle chuchote, elle supplie que cet épisode ne se reproduise plus, de l’aider à empêcher que la noirceur ne l’envahisse de nouveau. Il faudra veiller, rester vigilant, rester ouvert et, ensemble, combattre, ruser, se défendre de toutes les forces que la nature a procuré à chaque être de raison.

La très jolie clôture sur « Tu y crois » en deviendrait presque anecdotique. Une soirée pleine de merveilles.

Cette chronique a été sans conteste la plus difficile que j’ai eu à écrire. Je n’ai jamais autant effacé, recommencé, repris, hésité… Comment relater un moment unique sans se tromper, sans se laisser tromper par les mots? Comment vous expliquer toute la symbolique d’un jeune garçon qui monte sur scène pour lever le poing aux côtés de Damien ? Mon affection musicale est marquée depuis de nombreuses années par les oeuvres de Saez. Ce n’est pas le plus beau concert auquel j’ai assisté. Mais mes émotions, mes sentiments, mes réflexions lui disent merci. Mon coeur et mon cerveau fonctionneront mieux encore. Je suis ressorti de cette salle avec une profonde envie de révolte.

Enfin, ce ne sont pas ces raisons qui ont rendu difficile l’écriture. Non, pas du tout. J’ai eu honte. Honte de coucher de si pauvres mots pour en raconter de si beaux. Ceux de la plume même de Damien Saez. Il n’a pas la voix la plus attrayante de la chanson française ; mais bon sang, quelle qualité d’écriture, quelle justesse, quelle noirceur, et pourtant pleine d’espoir. Ses textes paraissent parfois débarquer d’un autre monde que celui dans lequel est ancré la musique d’aujourd’hui. Et ces paroles qui prennent vie ont encore tellement plus d’impact quand elles sont livrées en live. Il était impossible de lui rendre véritablement justice ici. Vu toute l’admiration que je lui porte, je m’en excuse…

(Organisation : Live Nation)

En novembre dernier, Ariane Moffatt et le guitariste Joseph Marchand s'installaient pour une courte résidence au Théâtre La Chapelle, une salle montréalaise d'à peine 115 places. Des trois représentations qui ont suivi est né un disque live comprenant huit chansons dui, avec un habillage électro léger. La chanteuse souligne le contexte particulier dans lequel a été enregistré ce "Petit spectacle": "La première avait lieu le lendemain de l'annonce du décès de notre ô combien regretté Léonard Cohen, un an jour pour jour après les attentas du théâtre Bataclan, en cette fin d'année 2016 qui n'aura épargné personne. L'ambiance était au recueillement. La musique voulait consoler et réchauffer les coeurs".

 Alliant nouveaux titres et morceaux plus anciens, l'ensemble est emmené par "Le coeur dans la tête" .

"Je ne suis pas un long fleuve tranquille", raconte Guillo . Et il le narre au travers d'un livre-disque qui sortira le 26 avril. L'auteur-compositeur-interprète offre un récit de 80 pages dans lequel Guillo se livre et raconte l'écriture de ses chansons, ajoutant à cela l'album "Soualge" augmenté de 30 minutes de bonus.

Et cette belle histoire met en scène "Des hommes et des fleurs" avec un clip tout en animation.

jeudi, 20 avril 2017 00:06

Makja déchire à la présidentielle

La politique, ça fait parler. Dans le cas de Majka, ça fait chanter même. Après avoir planté "Un camp" avec un premier EP il y a un an, le chanteur bordelais revient avec le titre "Déchire" . Un morceau en lien avec le mouvement qu'il a lancé en janvier pour lutter de manière artistique contre la pensée xénophobe à l'approche de l'élection présidentielle française. Le clip devrait paraître dans les jours à venir.

Cali, c’est ce chanteur français au bel accent ensoleillé qui dépense une énergie folle, en ‘live’. Mais cette tournée des « Choses défendues » dévoile une autre facette de cet artiste jamais à court de ressources. Quelques jours avant d’accorder son concert au Palace d’Ath (20 avril), il a consacré quelques minutes à Musiczine, alors qu’il était sur la route, en direction de Mont-de-Marsan.

Lors de ta dernière tournée, tu te dévoiles beaucoup au travers d’anecdotes, de tranches de vie. Pourquoi avoir choisi CE moment de ta carrière pour relater ces histoires ?

Ce n’était pas vraiment prémédité de les raconter maintenant. Et pas seulement par rapport à ma carrière, c’est aussi ma vie. Dont plusieurs événements m’ont poussé à me poser un peu plus. Et puis, il existait toute une série de compos plus douces que j’avais rangées dans des tiroirs, tout au fond, là où tu ne penses jamais aller les rechercher. Et là, c’était le bon moment pour finalement les ressortir et les proposer au public. Dans mes chansons, je raconte un peu mon existence aussi. Elles en décrivent certaines étapes. Parfois, tu n’as pas forcément envie de te remémorer d’anciens souvenirs. Mais là, aujourd’hui, j’avais envie d’y revenir.

Tu supplies les jeunes de croquer dans « Les choses défendues ». Cali devient-il trop vieux pour ces interdits ou au contraire, en profiter pleinement lui confère-t-il une jeunesse éternelle?

J’aime beaucoup l’idée de jeunesse éternelle mais c’est un peu illusoire. Je crois qu’il y a un peu des deux. Le fait de partager ces choses avec les gens les rend encore vivantes. Mais à un certain moment, t’as aussi le corps qui te rappelle un peu à l’ordre.

Quand tu chantes ou lorsque tu es sur scène : c’est « La vie quoi! ». Ton énergie débordante, ta sensibilité, ton partage… Où puises-tu cette intensité?

Je ne pense pas avoir une vie plus intense que la plupart des gens. Mais je profite de ce que la vie offre. Et notamment dans ces moments sur scène, c’est le moment lui-même qui est intense et donc il faut être pleinement dans ce moment et être avec lui dans l’intensité.

On te voit moins sauter un peu partout sur les planches Est-ce que tu prends autant de plaisir pendant cette tournée un peu plus calme ou est-ce que ce fou de Cali te manque?

Non, pour l’instant ce fou de Cali ne me manque pas. Il me manquera quand cette tournée sera finie. J’aurais alors envie de repartir en compagnie du groupe ; mais pour l’instant, je suis bien dans ce format de concert. C’est autre chose, pour moi et pour le public. Ce qui me permet de revisiter et de faire revivre mes propres chansons. C’est important aussi.

Justement, quelle est la réaction du public pour ces ‘one man shows’ ?

Les retours sont très positifs. Certains me disent, par exemple, avoir impression que je chante pour eux, comme s’il n’y avait que nous. J’évoque des moments de ma vie et les gens s’identifient à ces événements.

Tu reviens en Belgique la semaine prochaine. Tu nourris un lien personnel avec notre pays, il me semble.

C’est plus qu’un lien personnel. Je me sens un peu belge. J’adore venir en Belgique. Parfois, c’est là que je m’y sens le mieux. Il y a toujours un accueil particulier pour mes chansons. Et puis, me balader dans les rues de Bruxelles ou d’Ostende, par exemple, fait vibrer en moi une corde sensible.

Tu évoques aussi les gens qui t’ont artistiquement marqué pendant tes concerts. Tu parles notamment de Ferré. Si tu devais choisir une seule oeuvre qui t’a profondément touchée, ce serait laquelle ? Qu’elle soit musicale, littéraire, cinématographique…

Une seule? Wouah, t’es dur là. Parce que je pourrais en citer plein. Mais je choisirai le « David et Goliath » de Le Caravage. Cette toile m’a bouleversée.

C’est aussi un peu la tournée des anecdotes puisque tu en racontes pas mal pendant les concerts. En as-tu déjà l’une ou l’autre récente à révéler ?

Là aussi, il y en a plein. Mais il y a quelques jours, le concert qui s’est déroulé au Temple de Mulhouse était magique. L’un des plus beaux moments de musique de ma vie. Dans ce décor sublime, il y a vraiment eu ces deux heures hors du temps. Et pour en donner une autre, dans une autre salle, quelqu’un s’est manifesté pendant mon récital. En clamant qu’il était venu pour voir un concert pop/rock et pas entendre raconter ma vie. Dans la foulée, la conversation s’engage et on échange quelques mots. Et ensuite, toutes les chansons de mon répertoire, je lui ai destinées. Aussi, le regard des spectateurs se posait constamment vers lui. Finalement, ils l’ont peut-être regardé plus que moi.

On sait que tu est également attentif à l’actualité. Quel regard portes-tu sur les présidentielles françaises qui approchent?

Elles me terrifient. Cette campagne n’est plus qu’un jeu de ‘punchlines’. On ne parle plus ni de programmes, ni des idées. C’est terrifiant !

Les BB Brunes ont bien grandi et fêtent leurs 10 ans (de carrière). Déjà une décennie que "Le Gang" débarquait sur la scène pop rock française, single tiré de l'album "Blonde comme moi" qui allait révéler le groupe. Pour marquer le coup, ils proposent un nouveau single intitulé "Eclair Eclair" .
Cali sera de retour en Belgique le 20 avril. C'est au Palace d'Ath que le chanteur français viendra implanter sa chambre. C'est le décor qu'il s'est choisi pour cette tournée seul-en-scène. L'artiste originaire de la région de Perpignan livre ses textes plus en douceur prouvant qu'il est un artiste complet. Il livre ses secrets, racontant ses frasques au public, lui offrant ses chansons comme il ne les a encore jamais entendues. Il invite les spectateurs à croquer dans "Les choses défendues".

L'album "Lamomali", né de la collaboration entre M, Toumani et Sidiki Diabaté, sort ce 7 avril. Pour le découvrir, il faut commencer par un "Bal de Bamako" . Le clip est lui disponible depuis quelques jours déjà. On y retrouve Mathieu Chedid entre soirée festive et trajet mouvementé dans une voiture.

samedi, 25 mars 2017 02:00

Figé, comme dans la pierre…

La salle de l’AB était à moitié pleine (ou vide, selon) pour accueillir Danakil, ce samedi 25 mars. Une soirée qui va alterner découvertes et déconvenues. Agréable surprise, cependant, de croiser un public extrêmement éclectique. Surprise ? Enfin, plus vraiment, car cette diversité est devenue une constante, lors de chaque spectacle qui se déroule à l’Ancienne Belgique. Mais lorsqu’on joue aux explorateurs musicaux, il arrive parfois de s’égarer, de ne pas être à sa place dans le monde qui vous entoure. Sensation étrange vécue à ce moment-là. Provoquée sans doute par ce qui relève davantage du cliché qui colle au concert reggae que de la créativité scénique.

Durant cette soirée, le collectif français est resté figé dans son genre. Comme si le reggae ne connaissait qu’une seule route, comme s’il n’existait qu’une seule manière de le pratiquer. D’autres artistes optent pour davantage d’accessibilité afin de séduire le mélomane lambda, pas nécessairement fan du style, mais qui aime la découverte. Mais ici, il ne s’agissait que d’un langage codé, un jargon venu d’ailleurs. Compréhensible par ceux qui l’avaient étudié. Une compréhension déjà altérée par l’articulation du chanteur qui laissait à désirer, débitant à grande vitesse ses paroles sans laisser l’oreille en percevoir la moitié. Etait-ce également dû à l’atmosphère du soir qui ne sensibilisait que ceux prêts à se laisser englober ? C’était en tout cas un problème majeur si on considère que Danakil puise sa force dans ses textes aiguisés. Une fois que les paroles s’envolent, il ne restait donc plus que la musicalité… qui est donc restée figée. Comme dans la pierre. Une impression lassante accentuée par des morceaux qui se sont succédés, sans pratiquement aucune interruption. Tout semblait respecter une ligne de conduite toute tracée. Droite. Uniforme. Alors qu’un set ‘live’ prend toute sa dimension lorsqu’il nous emmène sur les montagnes russes, où on monte très haut, avant d’être lâché dans le vide, la tête à l’envers. Pas de grandes embardées, pas de moment de douceur ni de recréation. L’expédition prend l’eau. Mais personne ne se perd pour mieux se retrouver. Si le public bruxellois demeure relativement attentif et enthousiasmé, l’ambiance ne parvient pas à décoller, la sauce peine à prendre. Danakil ne réussit pas à fédérer cette assistance. Chacun profite du concert de son côté. Mais la division ne permet pas de mieux régner entre les murs de l’Ancienne Belgique. Et logiquement, la fin de spectacle est beaucoup trop désordonnée. D’ailleurs avant de prendre congé de l’assistance, le band est rejoint par des copains pour attaquer le dernier morceau. Dans ces conditions, comment espérer vivre une osmose entre les différents musicos sur les planches. Mais également entre la foule et le combo.

Quand on va à la rencontre des autres, ce qui imprègne fortement et durablement, ce sont les premières et les dernières impressions. Danakil ne s’est pas montré particulièrement habile pour appliquer ce concept. Et il n’est pas davantage parvenu à transcender son auditoire. Leurs forces sont indéniables, mais en cette soirée, on a surtout remarqué leurs faiblesses. En prenant un certain recul, il faut admettre que Danakil est plutôt un groupe sympa à écouter lors d’un festival. Enfin, si on se limite à quelques morceaux. Mais sur la longueur, il ne tient pas encore la route. Ce soir, c’était flagrant…

(Organisation : Skinfama )

mardi, 28 février 2017 02:00

Wallace

Wallace, c’est le projet solo d’Erwan Naour, le chanteur des Hurlements d’Léo. Son premier elpee réunit 10 titres. Un disque riche, envoûtant, oscillant entre une jolie plume et des mélodies bien balancées. Cette plaque a quelque chose de ‘zénifiant’. Elle nous entraîne aux frontières de diverses références, certains textes laissant flotter un air de Louise Attaque, d’autres se rapprochant de la Rue Kétanou… Mais en fait, c’est du Wallace!

Ce premier opus voyage, mais n’a pas besoin d’un quelconque passeport. Son identité, il la porte. Au milieu de la foule, on reconnaît le personnage. Il est unique, on ne se lasse pas de sa compagnie. Parce que son partage est riche, son discours, aussi poétique que rude. ‘Oh « Le sang des baleines » peut bien couler, « Parle m’en » donc « Mon cul ». Moi, je me fie à « Ma part d’ange », parce que je veux « Vivre vieux » et que je ne succomberais pas à « La lame ». Rappelle-toi, « C’était toi » qui disait qu’on pouvait s’asseoir ici, côte à côte, qu’on pourrait même y être « 7 ou 8 milliards »…’ C’est ce que cette œuvre pourrait nous raconter. Et on l’écouterait à l’infini, comme si elle était notre planche de salut, comme si elle prêchait l’unique bonne parole. Parce que ce voyageur venu de nulle part nous passionne. Il arrivé sans rien, sans bagages, avec pourtant tant à donner sur sa route. C’est ce qu’incarne Wallace. Une rencontre inoubliable. Elle ne dure jamais assez longtemps, comme si le hasard l’avait déposée sur le pas de notre porte. Alors on l’accueille, on l’écoute en silence. On grave dans notre mémoire le ton de sa voix, les mots qui traversent ses lèvres, qui claquent sur sa langue. On referme la porte sur son départ, en ne comprenant ni pourquoi, ni comment on s’est ainsi laissé hypnotiser. On le regarde partir et on savoure encore un peu ce moment. Parce qu’il n’était pas comme les autres. C’était un étranger, venu d’une contrée à peine connue. Et il est venu, comme pour nous rappeler que notre monde est plein de richesses pour le peu qu’on aille au-delà de ce qui se trouve à bout de bras.

 

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