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Didier Deroissart

Didier Deroissart

Trixie Whitley se produit ce mardi 3 décembre à Saint-Nicolas. A De Casino, très exactement. Une salle accueillante où la proximité entre les artistes et le public n’est pas un vain mot. « Lacuna », le troisième long playing de la belgo-américaine (NDR : c’est la fille du guitariste feu Chris Whitley) est paru en mars dernier, un opus entièrement écrit et enregistré à Brooklyn. Ce soir, elle est soutenue par deux musicos, en l’occurrence un drummer et un claviériste. Et le concert est sold out. S’il a fallu le double de temps pour atteindre le chef-lieu d'arrondissement de la province de Flandre-Orientale, suite aux interminables embouteillages, il ne sera pas nécessaire de s’enfoncer des bouchons dans les oreilles, car le son sera nickel…

Mais Juicy assure aussi le supporting act. Et il l’avoue, votre serviteur est devenu accro au duo féminin. La paire est en super forme. L’interactivité est parfaite entre l’auditoire et le tandem. Très pros, elles n’ont pas froid aux yeux et disent tout haut ce que certain(e)s pensent tout bas. Trop souvent, elles sont cependant victimes de problèmes techniques. Ce ne sera pas le cas ce soir. Sasha s’est procurée une nouvelle guitare d’un blanc immaculé, à l’instar de leurs pantalons à franges qu’elles ont enfilés. Elles portent également un body de teinte noire… plutôt sexy. Suivant un certain rituel, Julie amorce le tempo grâce aux percus émises par le MPD et les cymbales. Puis Sasha vient poser sa voix bien claire sur le morceau d’entrée, « Seed And Ride », une superbe compo à la fois lente et envoûtante. Empressement des filles qui décident de s’installer devant nous, le micro en main, pour exécuter une petite séance de gym tonique, et notamment en balançant les jambes d’avant en arrière. Les photographes s’en donnent à cœur joie pour les mitrailler sur toutes les coutures. Au fil du set, on a l’impression que le public apprécie de plus en plus leur prestation qui ne va cependant durer qu’une demi-heure. Bref, manifestement, Juicy est parvenu à séduire un auditoire issu du Nord de la Belgique…

Setlist : « Seed and Ride », « Not A Hard Nut To Crack », « Didn’t Knock », « What You Can’t Confess », « Over My Shoulder », « Mama Told Me », « Count Our Fingers Twice ».

Trixie Whitley grimpe sur les planches, vêtue d’un long manteau noir, dont elle va rapidement se débarrasser, laissant apparaître une salopette de couleur noire qui rend sa silhouette davantage féline. Elle est soutenue par un solide drummer, dont le matos est constitué de deux caisses claires et de nombreuses cymbales, ainsi que d’un claviériste. Elle va nous proposer un set dans l’ordre du tracklisting de son LP, « Lacuna ».

Dès le début du concert, on est plongé dans un climat ténébreux, poisseux, boosté au blues et au rhythm and blues, un peu dans l’esprit des Rolling Stones. La voix de Trixie est puissante, sablée, très susceptible de rappeler Beth Hart voire Beverly Jo Scott, tout en s’autorisant des incursions dans le gospel et la soul profonde du bayou. Elle change de gratte électrique, pratiquement entre chaque titre. Hormis les compos plus paisibles comme « Time », « Touch » ou « Closer », son attaque sur les cordes est sauvage. Les claviers communiquent un parfum electro à « Closer ». Des claviers qui se chargent de délicatesse, alors que la guitare devient littéralement dantesque tout au long de « Fishing For Stars », une composition qu’elle interprète d’une voix envoûtante et particulièrement sombre. A charge du batteur de baliser l’ensemble de son drumming métronomique et technique. Ce dernier et Trixie se partagent enfin les fûts sur le dernier morceau.

En rappel, Mrs Whitley revient seule et sans doute fatiguée, s’emmêle les pinceaux, abrégeant donc cet encore… N’empêche, à travers ce set, Trixie a démontré, une nouvelle fois, qu’elle avait vraiment forgé sa propre identité artistique…

Setlist : « Intro », « Heartbeat », « Long Time Coming », « May Cannan », « Time », « Touch », « Closer », « Fishing For Stars », « The Hotter I Burn », « Bleak », «Soft Spoken Words », «Breathe You in My Dreams », « Dandy »

Rappel : « Oh, The Joy », « The Shack »

(Organisation : De Casino)

dimanche, 01 décembre 2019 11:29

Un catalyseur à la batterie…

Sold out ce soir à la Rotonde du Botanique pour accueillir Sarah Carlier, dans le cadre de la release party consacrée à son quatrième album, « Shy Girl », un disque paru en avril dernier. Elle avait déjà défendu cet elpee à la Maison des Loisirs de Mont-Saint-Guibert au cours du mois de juin 2019, en compagnie de son fidèle drummer Boris Tchango, sous une formule semi-acoustique. Outre ses fans, la famille de Sarah est également présente ; à l’exception de son père, en séjour à l’étranger.

Le supporting act est assuré par Idyl, une toute jeune artiste qui se produit en solitaire, en s’accompagnant au clavier. Bien que timide, elle maîtrise parfaitement sa voix. On la connaît surtout pour son clip consacré à la cover du « Lost on you » de l’Américaine LP, vidéo au cours de laquelle elle est soutenue par Mister Jali, à la gratte. 

Au cours de son set, elle adapte le « Strong » de London Grammar et le « Wicked game » de Chris Isaak.  A travers « Stockholm », elle nous parle de ce fameux syndrome. Chargées de feeling les compos sont empreintes de délicatesse et finissent par charmer l’auditoire, particulièrement attentif à sa prestation. A tel point que parfois, on aurait pu entendre une mouche voler. Suivant la formule consacrée, Idyl est à suivre de très près…

Setlist: « Keep It Going », « Mirror », « Little Girl », « Stockholm », « Strong (London Grammar), « Wicked Game » (cover Chris Isaak)

Place ensuite à Sarah Carlier. Qui est ce soir soutenue par d’excellents musicos. En l’occurrence le guitariste Yannick Werther (Selah Sue), le bassiste/claviériste Clive Govinden, le programmateur Fabrice Blin et le drummer Boris Tchango, dont le kit de batterie à de quoi impressionner. Resplendissante, Sarah a revêtu une longue chemise blanche sur un pantalon de couleur noire. Sur les planches, Boris est devenu le catalyseur du band. Lui et Sarah semblent également très complices. Un seul regard suffit pour qu’ils se comprennent. Ses interventions sont à la fois techniques, sauvages et percutantes. Lorsque celles du gratteur ne sont pas fluides, c’est pour s’autoriser une incursion dans le rock garage. Clive joue de sa basse en slap et tapping ou rogne ses claviers pour en libérer des sonorités bien Hammond, psychédéliques, dans l’esprit du Big Brother and the Holding Company de Janis Joplin. Encore que parfois, on pense au plutôt au Band de Bob Dylan. Même si ce soir, Sarah ne jouera pas de guitare avant le rappel, on ressent malgré tout l’influence qu’a pu et qu’exerce encore Ritchie Havens, sur sa musique. « Shy girls », c’est donc le titre du nouvel LP de Sarah Carlier. Mais même si au fond d’elle-même, elle est stressée, avant de grimper sur les planches, elle parvient à vaincre sa timidité dès qu’elle entame son set. Particulièrement attentive, la foule présente ce soir a beaucoup apprécié sa prestation.

Ce n’est donc que lors du rappel qu’elle va se servir d’une gratte semi-acoustique et puis également du piano.

Une Sarah rayonnante et un Boris en forme olympique ont largement contribué au succès de ce concert. Pour cette raison, on peut les remercier…

Setlist : « Shy Girl », « Reborn », « Loner », « Big Planet », « I’ve Done My Share », « My Dear », « Watchtower », « Colors And Beauties », « If You Go », « Curve The Angles », « Nation Of Love », Something Somewhere ».

Rappel : « Going Back », « Chorus Man », Save My Soul », « Deep Down »

(Organisation : Botanique et Ubu Productions)

mardi, 26 novembre 2019 10:35

Marilyn Monroe et Marilyn Manson…

Charli XCX s’est rappelée à notre bon souvenir, en publiant « Blame It On Your Love », un hit en puissance, pour lequel elle a reçu le concours de Lizzo ; une compo qui fait des ravages dans toutes les playlists. Charlotte Emma Aitchison aka Charli XCX est une véritable machine à tubes : depuis « Fancy » à « I Love It », en passant par « Boom Clap », « Boys » ou encore « 1999 », qui avait bénéficié de la participation de Troye Sivan. Ce qui lui a permis d’accumuler les récompenses (Billboards Music et Brit Awards, nominations aux Grammys ainsi qu’au MTV EMA). Influencée par ses célèbres aînées, en l’occurrence Britney Spears, les Spice Girls, Kate Bush et Donna Summer, elle s’est taillée une place de choix dans un univers très concurrentiel, même si elle n’atteindra sans doute jamais le statut de Lady Gaga, qui n’a pas besoin d’artifices pour se produire en ‘live’, se contentant même parfois d’un piano et de sa voix…  

Dorian Electra assure le supporting act. Agé de 27 ans, il est originaire de Houston, aux States, et a gravé son premier elpee, « Flamboyant », en juillet dernier. Personnage androgyne, il est vêtu d’un pantalon ample et bouffant de couleur sombre, porte des chaussures aux semelles compensées et a enfilé un body féminin rembourré au niveau de la poitrine… Pas de musicos mais des bandes préenregistrées. Interactif, il arpente les planches de gauche à droite (et inversement) et se tortille comme un serpent. La fosse se mue déjà en immense dancefloor. Six spots se focalisent sur l’avant-scène et quatre autres balaient constamment l’ensemble du podium, sur lequel a été collé de la tape fluo. Le set s’ouvre par le titre maître de son LP, un morceau flamboyant et funky, bien dans l’esprit d’un Mickaël Jackson, qu’il chante d’une voix vocodée peu masculine. « Mr. To You » adopte un profil davantage dubstep. Il aligne la plupart des morceaux de son long playing, sans trop changer de ton. Dorian insistera à plusieurs reprises pour que le public se rende au stand merchendasing, après le show...

Setlist : « Flamboyant », « Mr. To You », « Man To Man », « Emasculate », « Live by the Sword », « Musical Genius », « Daddy Like », « VIP », « Guyliner », « Career Boy »

Deux immenses rectangles tronqués sont placés de chaque côté d’un couloir balisé au centre de la scène avec du tape fluo jaune. Au fond, à gauche et à droite, 16 stroboscopes sont superposés par rangées de deux. Pas de musiciens sur les planches, mais encore des bandes préenregistrées. Dommage, car en tournée, elle est régulièrement soutenue par un backing group. Et pas de guests, non plus, à l’instar d’artistes qui ont collaboré avec elle, comme Christine and the Queens, Troye Sivan, Lizzo HAIM ou encore la drag-queen Pabllo Vittar.

Sexy, Charli XCX est habillée d’une robe à froufrous qui s’agite sous le souffle d’un puissant ventilateur, planté juste devant elle. Un peu comme Marylin Monroe. Sa petite culotte est noire. Pas de surprise, elle va l’exhiber régulièrement.

Le set va se dérouler sous un déluge de lumières. Aveuglant, il émane tant de l’arrière-scène que du plafond. Du balcon, on ne voit d’ailleurs pas toujours très bien le spectacle. Les cubes et les smartphones s’allument régulièrement. La diva remue constamment, se déplace, danse et invite la foule à crier, lever les bras, s’accroupir et jumper. Sa voix est puissante. La setlist va privilégier les titres de son quatrième opus, « Charli ». La fosse se transforme de nouveau en énorme dancefloor et la température finit par devenir caniculaire, « Vroom Vroom » et « Gone », en atteignant même le pic. Le public –en général plutôt jeune même si on a croisé quelques parents et grands-parents qui ont probablement entraîné leur progéniture– reprend les paroles en chœur. La bombe insulaire aligne ses hits imparables, mais il y a de quoi être frustré quand on doit se contenter des voix de Haim, Lizzo et Cris (NDR : et tout particulièrement pour « Gone ») préenregistrées. Plus doux et indolents, « I Don't Wanna Know » et « Thoughts » permettent à l’auditoire de reprendre son souffle. Charli remercie la communauté LGBTQ en invitant sur scène de affreux drag queens pendant « Shake It », dont certains ressemblaient plus à Marilyn Manson qu’à Marilyn Monroe. Pas de trace de plus anciens hits comme « Boom Clap », « Fancy » ou encore « Break The Rules » ; et c’est bien dommage. Bon, maintenant, le public semble avoir apprécié le show, s’est amusé, et apparemment n’a pas été perturbé par l’absence de véritables musiciens. Charli XCX a donc récolté le succès que le public, acquis à sa cause, lui a accordé…

Setlist : « Next Level Charli », « Click », « I Don't Wanna Know », « Vroom Vroom », « Gone », « Cross You Out », « Warm », « February 2017 », « Thoughts », « White Mercedes », « Official », «Shake It », « I Got It », «Track 10, Blame It on Your Love », « Silver Cross », « 2099 ».

Rappel : « Unlock It », « I Love It (Cover Icona Pop) », « Boys », « 1999 ». 

(Organisation : Ancienne Belgique et Live Nation) 

mercredi, 20 novembre 2019 09:36

Une véritable bombe énergétique

Sigrid Solbakk Raabe a choisi pour nom de scène Sigrid. Agée aujourd’hui de 22 printemps, cette jolie Norvégienne a décroché deux énormes hits, en 2017, grâce à ses singles « Don't Kill My Vibe » et « Strangers ». En janvier 2018, elle a remporté le prix ‘The Sound of’ de la BBC. En outre, à ce jour, elle a publié deux Eps (« Don’t Kill My Vibe » en 2017 et « Raw » en 2018) et un premier elpee, « Sucker punch », en mars dernier.

C’est la cinquième fois en deux ans que Sigrid se produit en Belgique. Et au fil des concerts, le public est de plus en plus nombreux. Ce soir, la salle est d’ailleurs presque sold out.

Ider assure le supporting act. Issu du Nord de Londres, ce duo est soutenu en ‘live’ par un batteur. Féminine, la paire réunit Megan Markwick et Lily Somerville, qui se consacrent aux claviers et aux guitares. Le drumming est à la fois technique et métronomique. La musique baigne au sein d’une forme d’électro/pop contemplative enrichie par les harmonies vocales dépouillées, atmosphériques et mélancoliques échangées par les filles. La formation va nous proposer des extraits de son dernier elpee, « Emotional Education, paru en juillet 2019. Au fil du temps, ces superbes harmonies et ces arrangements soignés deviennent de plus en plus captivants. A un tel point que lorsque le set, de trop courte durée, s’achève, on reste sur sa faim. Le band se produira ce 1er février 2020 au Trix à Anvers.  

Setlist : « King Ruby », « Whole Life », « Swim», « Body Love/NSOM », « Saddest Generation », « Wu Baby », « Mirror ».

Une estrade à 2 étages supporte un matos conséquent. Sigrid est vêtue, tout simplement et comme son public –surtout féminin– issu de la même génération :  jeans, baskets et tee-shirt de couleur blanche. Elle est soutenue par un préposé aux pads électroniques, deux gratteurs, dont un double aux claviers et une choriste à la voix puissante et haut-perchée. 

Dans la fosse on remarque la présence de nombreux drapeaux norvégiens. Particulièrement interactive, Sigrid interpelle son public, tant celui des premiers rangs que des deux balcons ou du reste de la salle. Et il est également participatif, reprenant les refrains en chœur. Elle va ainsi enfiler dix-huit titres d’une manière naturelle en ne s’accordant que très peu de temps de répit entre les différentes chansons. Une véritable bombe énergétique ! D’ailleurs, romantique, « In vain » s’achève de manière explosive. Pendant « Plot Twist », elle parcourt la scène de long en large. Mouvement qu’elle va répéter tout au long du concert. Résultat, la majorité du temps, la foule danse. Bénéficiant d’un light show très efficace, Sigrid est parvenue littéralement à mettre l’auditoire dans sa poche. Mais c’est aux deux-tiers du parcours que l’émotion atteindra son comble, lors de deux morceaux qu’elle va chanter seule en s’accompagnant aux claviers. Elle manque son intro de « Dynamite » ; ce qui rend finalement l’artiste humaine. En outre, elle remplit l’auditoire d’ambiance positive tout au long de « Home to you ». Pas de rappel ! En quittant les planches, Sigrid semblait ravie. Et le public aussi...

Setlist : « Mine Right Now », « In Vain », « Schedules », « Plot Twist », « Raw », « Sight Of You »  « Don’t Kill My Vibe », « Level Up », « High Five », Fake Friends », « Business Dinners », « Sucker Sunch », « Dynamite », « Home  To You », « Basic », « Never Mine », « Strangers », « Don’t Feel Like Crying ». 

(Organisation : Ancienne Belgique et Live Nation)

samedi, 28 septembre 2019 09:25

Les geishas du r’n’b…

Le Centre Culturel de Braine-le-Comte accueille de nombreuses activités dans le domaine artistique, et notamment dans l’univers du théâtre, de la musique et du cirque. Si la salle Baudouin IV est destinée aux festivités grand public, plus conviviale et atypique, la Verrerie propose, tout au long de l’année, des expos et des concerts pop et rock. Il s’agit d’un ancien complexe industriel réaménagé, dont la partie arrière a été transformée en salle de spectacles.

Un peu d’histoire. Fondé en 1905, ce site employait 400 salariés en 1930 qui produisaient, chaque année, environ 7 500 000 verres en semi-cristal. La crise pétrolière a malheureusement forcé l’entreprise à mettre la clé sous le paillasson, dès 1975. Ce soir le duo de r&b Juicy s’y produit et le trio Noi assure le supporting act.

Noi grimpe sur le podium ; et on remarque la présence d’une enseigne placée sur le mur juste au-dessus des artistes qui reflète de ses néons de couleur rouge l’inscription ‘La Scène’. Julien Trousson (Humatronic, Walking Ghost Phase) est un peu l’âme du band bruxellois. Il se charge de la guitare, des claviers et du chant. Il est épaulé par le préposé aux synthés Luc Vermeulen (Kings of Edelgrans) et du batteur Anthony Gatel (Humatronic), planté sur une estrade surélevée.

« Home » ouvre le set. C’est un extrait de l’Ep 5 titres « Ondes ». Le morceau baigne au sein d’une ambiance feutrée, semi-vaporeuse, semi-ambient, digne d’Archive. Tout au long d’« Epiphany », envoûtante, la voix de Julien entretient ce climat atmosphérique. L’acoustique de la salle est parfaite. Technique, le drumming d’Anthony se révèle particulièrement efficace. On épinglera encore la cover du « Cherish The Day » de Sade, un morceau empreint de quiétude. Un show finalement plutôt cool…

Setlist : « Home », « Epiphany », « Kalundborg », « Cherish The Day » (Sade cover), « Kyoko », « Papers », « To The Bones ».

Lorsque Juicy débarque, la salle est assez bien remplie. Sourire aux lèvres, les filles déboulent sur les planches. Elles sont vêtues de pantalons noir à franges et d’un body argenté. Directement, elles vont s’installer derrière leurs instruments (claviers et machines). La veille, elles se produisaient en France, dans le cadre du festival Poulpaphone. Contagieux et dansant « Mouldy Beauty » entame les hostilités. Le son est toujours aussi parfait. Faut dire que c’est Benoît, l’ingé-son de Puggy, qui est derrière les manettes. Ce qui n’empêche pas le matos de faire faux bond. Et notamment le PC de Julie. Pendant qu’on se charge de résoudre le problème, Sasha meuble le temps… Souci solutionné, le concert se poursuit par un sémillant « Seed And Ride ». « Not A Hard Nut To Crack » invite son incontournable touche d’aérobic. Tout en chantant et en tapotant leurs instruments, les filles lancent soit le pied en avant ou en arrière. La température monte d’un cran. Faut dire qu’interactives et sexy, ces geishas du r’n’b ont l’art de mettre l’ambiance. L’ex-secrétaire d’état Théo Francken est mis sur la sellette lors d’un titre destiné au dancefloor. Participatif, le public brainois est ravi.  En rappel la paire va nous réserver l’adaptation de la « La Boulette » de Diam’s. Confirmation, un set de Juicy est différent à chaque fois...

Setlist : « Mouldy Beauty », « Seed And Ride », « Not A Hard Nut To Crack », » What You Can’t Confess », « Over My Shoulder », « GHB », « Mama Told Me », See Me Now », « Count Our Fingers Twice ! »

Rappel : « La Boulette » de Diam’s.

(Organisation : Centre Culturel de Braine-le-Comte)

jeudi, 03 octobre 2019 11:45

Fille de, mais pas seulement…

Reena Riot, aka Naomi Sijmons, n’est autre que la fille de feu Fons Sijmons, bassiste des Scabs de 1989 à 2013, décédé des suites d’un cancer. A 23 ans, elle remporte la finale de l’Humo’s Rock Rally et assure le supporting act de Tony Joe White, seule, uniquement armée de sa gratte semi-acoustique. Entre 2013 et 2014, elle grave deux Eps. C’est à cette époque que votre serviteur découvre l’artiste dans la grande salle de l’AB. Quelques mois plus tard, elle se produit dans un petit bistrot sis non loin de la Bourse en compagnie du vétéran Roland Van Campenout et de Laura Groeseneken (NDR : elle bosse avec Ozark Henry) et puis silence radio jusqu’à la sortie de son premier elpee, « Nix », qui paraît en janvier dernier.

Down The Lees, c’est le projet de Laura Lee Schultz, une chanteuse/guitariste/compositrice originaire de Vancouver, mais aujourd’hui établie à Gand. En général, elle est épaulée par le bassiste Kwinten Gluehorse et le drummer Jonathan Frederix ; mais ce soir, elle se produit en solitaire pour assurer le supporting act, en se servant alternativement de ses deux grattes électriques et de sa loop machine dont elle va parfaitement tirer parti pour créer des sonorités réverbérées et des harmonies vocales en couches. Elle est venue présenter de très beaux larges extraits de son album « Bury the Sun », produit et réalisé par Steve Albini.

Son récital s’ouvre par « War Torn », un premier titre issu du long playing. Le son est excellent. Ses interventions à la gratte sont tour à tour grondantes ou douces, agressives ou veloutées ; mais elle s’autorise également des envolées stratosphériques. Puisant aussi bien chez PJ Harvey, Cloud Nothings, Slint, Sonic Youth que Low, elle nous réserve une expression sonore qui oscille du post-rock au shoegaze en passant par le hardcore… Suivant la formule consacrée : à suivre de très près.

Setlist : « War Torn », « Bury The Sun », « Just A Kid », « AntIseptic Heart », « Pleasure Pain », « A Cynical Age »

A 21h00, les lumières s’éteignent, Naomi débarque la gratte à la main (NDR : elle va en changer entre chaque morceau) et le sourire aux lèvres. Son backing group réunit d’excellents musicos, dont le chanteur/guitariste Jan Myny, le bassiste Alan Gevaert (dEUS, Chantal Acda, Trixie Whitley), le drummer Bernd Coene (Tiny Legs Tim) et le multi-instrumentiste Thomas Werbrouck (Krankland, Little Trouble Kids).

Une petite centaine de personnes se sont déplacées pour assister à ce concert qui s’ouvre par « Tonight ». Les musiciens et Naomi entrent immédiatement en véritable symbiose. Bien que très technique, le batteur est percutant. Sablée, parfois glapissante, la voix de Naomi s’écoule tel un fleuve indolent. « Knife » tranche dans le vif du sujet, comme une lame d’un rasoir, un peu comme chez The Edge (U2). Tout au long de « Good Olt Waltz », la complicité entre Naomi et Jan est presque fusionnelle. Manifestement, Naomi a bien assimilé les codes du rock inculqués par son paternel, et elle les restitue parfaitement dans un style bien personnel. Votre serviteur est ravi d’avoir revu Reena Riot en concert, une artiste attachante, aujourd’hui âgée de 30 printemps, qui au fil du temps, a acquis une belle maturité et dont la réputation est loin d’être surfaite…

Setlist : « Tonight », « Siren », « Knife », « Good Olt Waltz », « Bird », « Undone », « Shadow Of The Sun », « Mountains », « All Systems Down », « Waiting », « Somewhere ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

lundi, 16 septembre 2019 09:13

Une voix… Celeste…

BJ Scott et Félicien Bogaert avait signalé dans l’émission Plan Cult, il y a un peu plus d’une semaine, qu’il fallait ne pas louper le concert de la nouvelle sensation insulaire de la scène soul/jazz, Celeste. Et l’appel a été suivi, puisque l’AB est sold out ce mardi 17 septembre pour accueillir l’artiste à la voix précieuse. A ce jour elle n’a gravé qu’un Ep 5 titres intitulé « Lately ». Originaire de Los Angles, elle a quitté la Californie, avec sa mère, alors qu’elle n’avait que trois ans. Depuis, elle vit à Brighton, en Angleterre.

Amalyah est prévue en supporting act. Mais elle n’arrivera jamais. Et c’est Dj Daan qui a eu la lourde tâche de meubler les 120 longues minutes d’attente, entre 19 et 21 heures. Le préposé derrière les platines a réussi à faire patienter un auditoire plein à craquer et surchauffé, grâce à une programmation équilibrée oscillant entre jazz, funk et soul. Un challenge pas évident à réaliser, la foule –sans doute marrie d’attendre– causant un brouhaha de plus en plus important, au fil du temps, finissant même par couvrir la musique dispensée par le Dj. 

Celeste Waite possède une voix… céleste. Un peu dans le style de Jorja Smith, Mahalia, Etta James ou encore Amy Winehouse. De fameuses références ! Une voix soul suave et satinée qui libère un groove naturel.  

Les lumières s’éteignent à l’heure prévue. Précédée de son quintet baptisé Gotts Street Park, la diva, vêtue d’un complet noir, vient se placer devant son micro. A sa droite, une saxophoniste s’installe derrière un pupitre pour régler le son de son instrument. Juste derrière, l’un à côté de l’autre, se plantent un bassiste et un guitariste. Enfin, le drummer se cantonne dans le fond, côté gauche, juste derrière un claviériste. Vu que Celeste n’a publié qu’un seul Ep, à ce jour, le set sera de courte durée. A peine 40 minutes ! Plus bref encore que celui accordé par les Vaccines, lorsqu’ils ont présenté leur premier elpee à l’Orangerie du Botanique.

Après une intro succincte, le saxophoniste s’autorise un long solo jazzyfiant, tout en triturant les boutons de son pupitre. Ce qui déclenche de vifs et longs applaudissements au bout de sa démonstration. Timide, la vocaliste semble également avoir le trac. Elle sourit généreusement et remercie la foule après chaque morceau. Mais au fil du concert, elle va prendre de l’assurance. Le show baigne au sein d’un climat sonore qui oscille entre lounge, jazz, (néo) soul, hip hop et parfois même funk. Et ce sont le sax et les cordes qui donnent le ton suivant leurs interventions. Celeste s’affirme enfin tout au long de « Fathers Son » et du hit « Lately ». A l’écoute de « Both Sides Of The Moon », on a l’impression d’être transporté dans un sombre club jazzy de la Nouvelle Orléans, à moins que ce ne soit –et ce n’est pas très loin de l’AB– de Music village. « Love Is Back » termine le set, avant que Celeste ne revienne accorder, en rappel, « Strange ».

Celeste est imprégnée de la soul qui a bercé sa jeunesse, même si dans sa musique, elle a intégré des styles différents. Une chose est sûre, sa voix est bien Celeste et vu ses aptitudes, elle devrait finir par cartonner dans les charts. L’épreuve d’un premier album devrait cependant nous en apprendre davantage. Elle se produira le 28 septembre au Poulpaphone de Boulogne-Sur-Mer, un festival qui accueillera, notamment, Yorina, Juicy, Inüit et Balthazar. Suivant la formule consacrée, c’est une artiste à suivre de très près.

Setlist : « Intro », « Beloved », « Coco Blood », « Fathers Son », « Lately », « Both Sides Of The Moon », « Somebody », « Love Is Back ».

Rappel : « Strange ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

Dope Lemon, c’est le nouveau side projet d’Angus Stone (NDR : l’autre, répond au patronyme de Lady Of The Sunshine, pour lequel il a notamment gravé « Smoking Gun » en 2009), projet qui n’implique cependant pas sa petite sœur, Julia. Votre serviteur ne s’en cache pas, il est fan du duo australien (NDR : qui n’a jamais entendu le tube « Big jet plane »?), et il a envie de se faire plaisir en assistant au set de l’Australien, concert qui se déroulera dans une ABBox comble. On aurait d’ailleurs pu remplir la grande salle, tant il jouit d’une énorme popularité sur la scène internationale.

Philemon assure le supporting act, un quintet issu de Sint-Niklaas, au cœur du pays de Waes. Un combo qui pratique une forme de pop lo-ri enrichie d’harmonies vocales ‘beatlenesques’. Chanteur et préposé à la semi-acoustique, Anton De Boes en est le leader. Il est soutenu par Kim Van Elsen à la guitare électrique, Alexander Lippeveld à la basse, Klaas Bormes aux drums et un claviériste barbu. La formation publiera un Ep en janvier 2000. Le set s’ouvre par « Tomorrow », le single qui a permis de lancer sa carrière, au nord du pays. Anton de Boes trame les compos de sa semi-acoustique, tout en modulant ces fameuses harmonies vocales. Rien de bien neuf cependant sur la planète pop/rock, mais une première partie de bonne facture, dont on soulignera surtout la subtilité et le sens mélodique des compos. Bref, un bon tremplin pour la tête d’affiche…

Setlist : « Tomorrow », « Miracles », « Are You Coming To Get Me », « How Do You Do », «   Easy Way Out », « Time », « Belly Dancers ».

Un drummer se plante à droite et un claviériste à gauche, respectivement sur leurs propres estrades. Coiffé d’un Stetson, Angus s’installe au centre, devant un double micro, entre un bassiste et un guitariste rythmique, dont la Gibson de couleur rouge est vraiment rutilante.  Dope Lemon est venu nous présenter de larges extraits de son second album, « Smoot Big Cat ».

« Stonecutters » met directement la gomme. Le banjo est resté dans la remise. Chez Dope Lemon, pas question de consensus mou ou de dentelle, mais bien de rock bien balancé et burné. En fermant les yeux on imagine traverser les grandes savanes de l’Australie profonde poursuivi par les kangourous et menacé par les crocodiles. La set list embraie par un deuxième extrait du premier elpee, « Holly bones », « How Many Times ». Angus adopte un ton totalement décalé tout au long de « Marinade », un morceau qui fait littéralement mouche. Paru en single, c’est également le titre qui donne le nom à l’opus ; et manifestement une des ses meilleures compos. Au fil du concert, on a l’impression de s’enfoncer de plus en plus dans l’univers du psychédélisme. Caractérisé par ses sifflements, « Coyote » évoque un mauvais western italien. « Honey Bones » adresse un clin d’œil appuyé au Velvet Underground. En y réfléchissant, à l’instar de Bowie, le V.U. est une source inépuisable de références pour tout artiste qui milite dans l’univers du rock. Sur un tempo lent, la combinaison entre les sonorités des grattes et les perçus résonne comme un gros bourdon. Les interventions du préposé à la gratte rythmique sont imparables. Et si Angus excelle sur sa six cordes, il en change entre chaque morceau. Adepte de quelques substances illicites et hallucinogènes, Angus en parle clairement tout au long de « Salt And Paper ». Sous un light show bien équilibré, Dope Lemon brille de mille feux. Et « Home Soon » clôt un set épatant de 70 minutes. Finalement, Angus parvient à vaincre sa timidité maladive et a l’audace d’inviter une dame de l’auditoire à le rejoindre sur les planches pour danser avec lui. Après un tel show, votre serviteur vit un rêve éveillé en regardant les étoiles… Un concert à marquer d’une ‘Stone’ blanche…

Set list : « Stonecutters », « How Many Times », « Marinade », « Hey You », « Coyote », « Hey Little Baby », « Fuck Things Up », « Honey Bones », « Salt and Paper », « Home Soon ».

Rappel : « Uptown Folks »

(Organisation : Ancienne Belgique)

Double affiche ce soir en compagnie de Föllakzoid et La Jungle. La première formation est chilienne, la seconde belge, montoise pour être plus précis. Föllakzoid est devenu un des groupes phares de la scène psychédélique contemporaine. Il a même signé chez le label new-yorkais, Sacred Bones. Il s’agit, en outre, des premiers concerts de la rentrée pour votre serviteur. Et ils vont se dérouler au sein d’une Rotonde, sold out.

La Jungle est un duo réunissant le drummer Rémy Vernant et le gratteur Mathieu Flasse. Il est venu défendre son dernier elpee, « Past/Middle Age/Future », paru en avril dernier. De petite taille, Rémy est terriblement efficace derrière ses fûts. Des fûts minimalistes, qu’il frappe à une cadence autant métronomique que frénétique, martyrisant son kit de batterie, un peu comme Greg Saunier de Deerhof. Mathieu est impressionnant à la guitare dont il triture constamment les sonorités en écrasant ses pédales placées à ses pieds. La paire est de mieux en mieux rôdée sur les planches ; en outre, elle peut compter sur un expert à la régie-son, car il faut énormément de concentration et de dextérité pour suivre les envolées expérimentales et sauvages du tandem. Les fauves sont lâchés et mettent le souk dans l’auditoire, en dévorant math rock et électro. De nombreux mouvement se déclenchent dans la foule, des mouvements qui vont s’accentuer au fil d’un set de toute bonne facture…

Inspirée par le krautrock (NDR : tout particulièrement Neu ! et Can) et la culture précolombienne, la musique de Föllakzoid est hypnotique et ses mélodies tournent en boucle. Elle se trame lentement, à travers des rythmes denses et pulsants, des guitares saturées de delays, une ligne de basse profonde et des claviers grisants. Parfois lorsque les compos s’étirent sur de plus de dix minutes, la transe devient totale. C’est ce qu’on a ressenti à l’écoute de son dernier elpee…

Après le changement de matos, Föllakzoid grimpe sur l’estrade. Bien que réduit à un duo, le line up originel est épaulé par deux autres musicos, mais ils semblent perdus dans la pénombre, à l’arrière-plan. Le duo de base se partage également les drums et la guitare, ce dernier se consacrant également au chant. Domingo Garcia-Huidobro, entre look androgyne et gothique, se comporte comme un pantin désarticulé. Sa six cordes libère des sons monocordes. Son regard se focalise sur une bougie allumée dans un genre de bocal, quand il ne rallume pas son pétard (NDR : n’est-il pas interdit de fumer dans un lieu public ?) On est loin de ce que la formation propose sur disque. Trop puissante, la ligne de basse asphyxie toute velléité expérimentale ou rythmique. Pas convaincu par la musique proposée, votre serviteur tire sa révérence au bout de quelques minutes. Et suivant les échos recueillis auprès de ceux qui sont parvenus à rester, la salle s’est vidée progressivement de son auditoire. Finalement, c’est La Jungle, le supporting act, qui aurait dû servir de plat de résistance.

Pour votre info sachez qu’il se produira ce 26 octobre au Cultuurcentrum de Malines…

(Organisation : Botanique)

samedi, 08 juin 2019 08:59

De moins en moins timide…

C’est le septième et dernier concert de la saison, organisé par l’association ‘Faut Que Ça Bouge’ en la belle salle ‘Maison Des Loisirs’ de Mont-Saint-Guibert. Le public est impatient d’écouter en ‘live’ la transposition du quatrième opus de Sarah Carlier, un disque qu’elle a enregistré sans le concours ni la pression exercée par les labels majors, mais bien sous la houlette de Dan Lacksman (Telex) et tout simplement grâce à la plate-forme de crowdfunding KissKissBangBang. Un album plein de maturité tout au long duquel on retrouve sa voix chaude et envoûtante, sa spontanéité et ce groove vocal à la fois solaire et nonchalant.

Il y a bien 3 ans que votre serviteur n’avait plus assisté à un concert de Sarah Carlier. Ce soir le show se déroulera en deux parties de 45’, entrecoupées d’un entracte d’un quart-d ’heure. Il s’agit de son premier concert, en Belgique, depuis la sortie de ce nouvel LP intitulé « Shy girl ». Les compos, elle les a quand même rôdées, en Italie, lors d’une tournée opérée dans les clubs.

Pas de supporting act. Le spectacle démarre à 20h30 devant un auditoire assis et attentif, mais aussi, au fil de la prestation, enthousiaste, participatif et chaleureux

Les lumières s’éteignent. Son fidèle percussionniste, Boris Tchango, grimpe le premier sur l’estrade. Il part directement s’installer derrière son matos. Soit une calebasse retournée sur une couverture placée au-dessus d’une table ainsi que quelques cymbales à pied et à main.

Armée de sa gratte semi-acoustique Sarah Carlier débarque à son tour. Elle esquisse un joli sourire, salue le public d’un petit mouvement de la tête et attaque « Mr James », un extrait du troisième long playing, « Sms », paru en 2014. Elle aime faire voyager le mélomane à travers différents genres musicaux, que ce soit la world, la soul, le trip hop ou le reggae.  

Elle nous propose ensuite une version dépouillée et délicate de « My Consellor », une plage toujours extraite de son précédent opus, avant d’attaquer les titres du dernier essai. Et tout d’abord « Colors Are Beauties », morceau au cours duquel Boris –toujours la banane aux lèvres– s’emballe derrière ses percus, impétuosité qu’il va manifester à plusieurs reprises, au cours de la soirée. Ensoleillée, dansante, « I’ve Done My Share » nous entraîne sur les plages de Kingston, une chanson qui mériterait de figurer parmi les hits de cet été.  Et après le trip hop « Curve The Angels », un autre morceau empreint de délicatesse, elle achève le premier volet de son concert par « SMS »…

Elle entame le deuxième acte par le titre maître du nouvel elpee, « Shy Girl », qui signifie ‘fille timide’. Pas si timide que cela, la petite Sarah ! Les cordes de la gratte sont pincées subtilement. Sucrée/salée, parfois chargée de groove bluesy, la voix de Sarah est suave. Les cordes de guitare s’enflamment sur « Big Planet », alors que les beats électro ont remplacé les percussions. La version ‘unplugged’ du célèbre « Billie Jean » de Michael Jackson est épatante. Et le set de s’achever par « Nation Of Love », le single qui a précédé la sortie du dernier long playing…

Le rappel est entamé par « Deep Down », un autre extrait de « Shy girl » et s’achève par une autre cover, celle du célèbre « Hit The Road Jack » de Ray Charles. Une prestation convaincante qui augure une future tournée chargée de promesses, périple qui passera par ce samedi 24 août dans le cadre du Festival Solidarités de Namur et le 1er décembre, lors de la ‘Release party’, à la Rotonde du Botanique.

Setlist

« Mr James », « My Consellor », « Colors Are Beauties », « I’ve Done My Share », «  Curve The Angels », « SMS »

Entracte de 30 minutes

« Shy Girl », « Big Planet », « Billie Jean » (cover Michael Jackson), « Going Back », « Reborn », « Nation Of Love »

Rappel

« Deep Down », « Chorus Man », « Hit The Road Jack »

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