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Didier Deroissart

Didier Deroissart

Marcus Miller feat. Selah Sue

Compositeur, producteur et multi-instrumentiste (NDR : à la basse, il est vraiment génial !), Marcus Miller possède un CV impressionnant. Et ses collaborations sont innombrables. Il a ainsi bossé en compagnie d’artistes aussi prestigieux que Miles Davis, Eric Clapton, Aretha Franklin, Carlos Santana, Frank Sinatra, Elton John ou encore Michael Jackson.  

Pionnier tout-terrain de la basse électrique, ce musicien précoce (NDR : il est né en 1959) a connu les grandes heures du r&b et du funk dans les années 60 et est devenu le spécialiste du jazz fusion. Actif sur le circuit jazz depuis 1983, il est parvenu à développer un style nouveau, dynamique et créatif. Miller propose sa propre vision de la musique noire actuelle, avec pour influences principales le hip-hop, le trap, le r&b et bien sûr le gospel et la soul qui l’ont toujours inspiré. Sans pour autant négliger la pop et la world.

Dans l’esprit de Kendrik Lamar, il aime organiser des réunions de famille en faisant appel à des musiciens, le tout dans un esprit très décontracté, très « Laid Back ». C’est d’ailleurs le titre de son dernier elpee. Il a ainsi réservé une place de choix à la voix puissante, profonde, sans compromis, farouche et troublante de la nouvelle diva soul, Selah Sue. Et ce soir, elle a été invitée en featuring.

Pas de supporting act. Le concert est sold out depuis belle lurette. Marcus va nous proposer de très larges extraits de ce dernier opus (NDR : les 21ème en tenant compte des ‘live’ et des ‘best of’).

Le public applaudit et scande le nom de Marcus Miller. Il débarque enfin, chapeau noir rivé sur le crâne, souriant et accompagné de ses quatre musiciens, en l’occurrence le batteur Alex Bailey, le trompettiste Russel Gunn, le claviériste Bett Williams et le saxophoniste Alex Han, dont le premier LP a été produit par Miller himself. Le décor est dépouillé : pas de light show envahissant ; une estrade est prévue à gauche, pour le claviériste, et une à droite, pour le drummer.

Il salue la salle en français et en anglais et signale qu’il va interpréter deux chansons de son nouvel opus, soit « Untamed » et « Sublimity ‘Bunny’s Dream’ ». Tout au long de « Untamed » (NDR : 6’ quand même !), il étale toute sa technique au ‘slap’ sur son manche. Les deux cuivres s’avancent et dispensent des sonorités en sourdine, la boîte à rythmes est judicieusement intégrée, alors que le maître s’autorise quelques impros. Marcus se sert de trois basses différentes, et lorsqu’il joue celle à cinq cordes, il est véritablement sublime. D’un signe de la tête, il dirige son backing group.

Toute de noir vêtue, le ventre bien rond (NDR : elle est enceinte de 6 mois !), Selah Sue débarque avant d’attaquer la cover de Doris Day, « Que Sera », une chanson chargée de spleen, mais dont le parfum très 50’s semble émaner de la Nouvelle Orléans… Sa voix est langoureuse, frémissante, savoureusement surannée. Un moment fort du concert. Elle la pose également sur un thème dédié à Aretha Franklin, « Natural Woman ». Et caresse délicatement son ventre. Pendant le « Don’t Explain » de Billie Holliday, Marcus entame un long solo improvisé. Les musicos affichent une belle complicité tout au long du « Pusher Man » de Curtis Mayfield.

Marcus troque sa basse contre une clarinette basse pour interpréter « How Great Thou Art », un morceau dédié à deux membres de sa famille, décédés lors de l’enregistrement de l’album, ainsi qu’à ses ancêtres esclaves.   

Pour clore le set, il nous réserve une version très cuivrée de « Tutu », un titre qu’il avait écrit pour Miles Davis. Le trompettiste tire ici son épingle du jeu, avant que le saxophoniste ne vienne le rejoindre. D’ailleurs lors du show, ces deux musiciens s’autorisent régulièrement des duels…

Le public en veut encore. Le band revient sur les planches pour accorder deux reprises. D’abord le « Ain’t No Sunshine » de Bill Withers. Telle un caméléon, Selah Sue s’adapte parfaitement à la nouvelle mouture. Puis une adaptation hypervitaminée et rafraîchissante du « Come Together » des Beatles.

Un concert de 105’ très pro et riche en émotions…

Setlist : « Untamed », « Sublimity », « Trip Trap », « W/Selah », « Que Sera » (Doris Day cover), « Don’t Explain » (Billie Holliday cover), « Pusher Man » (Curtis Mayfield cover), « Natural Woman » (Aretha Franklin cover), « How Great Thou Art », « Tutu » (Miles Davis cover).

Rappel : « Ain’t No Sunshine » (Bill Withers cover), « Come Together » (The Beatles cover).

(Organisation : Greenhouse Talent)

 

mercredi, 28 novembre 2018 11:12

Un peu trop sur rails…

Pas grand monde à l’arrivée de votre serviteur devant les grilles de Forest National. Même à l’ouverture des portes la foule ne s’y bouscule pas. Interpol s’y produit, pourtant, ce soir. Il est venu défendre son dernier elpee, « Marauder », paru en septembre dernier. Un bon cru ! Pourtant, il y a de quoi être inquiet de l’affluence. 2 500 personnes sont attendues, alors que la salle peut en accueillir plus de 7 000. Mais en pénétrant au sein de FN, on se rend compte que les lieux ont été aménagés en conséquence. Les balcons du haut sont condamnés par d’immenses tentures noires. La fosse a été réduite des deux tiers. Le podium s’avance profondément dans la fosse. Et les premiers gradins se remplissent correctement. Une formule ‘club’ qui va se révéler intéressante, favorisant la proximité entre la foule et les artistes ; et puis elle va procurer un son de bonne qualité. Ce qui est plutôt rare dans cette salle.

Le supporting act est assuré par Nilüfer Yanya. D’origine turque d'origine turque, irlandaise et bajan, cette Londonienne figure dans la liste finale du ‘BBC Sound’, en 2018. En outre, elle a été invitée par Courtney Barnett pour jouer dans le cadre du denier ‘Sonic City’. 

Sur les planches, elle est soutenue par la multi-instrumentiste Jazzi Bobbi et le claviériste/bassiste, Luke Bower. Blonde, Jazzi se réserve de superbes envolées jazzyfiantes au saxophone. Graveleux, soul groovy, le timbre de voix de Nilüfer est savoureux. Tour à tour, on pense à la regrettée Amy Winehouse, Sade voire Janelle Manaë. Evidemment, les racines moyen-orientales de Mrs Yany filtrent à travers sa musique. Et tout particulièrement sur la reprise du « Hey » des Pixies. Elle nous réserve, son nouveau single, le touchant « Heavyweight Champion of the Year », en primeur. Elle se produira dans le cadre de l’édition 2019 des Nuits Botanique, le 29 avril.  

Place ensuite à la tête d’affiche, Interpol. Du line up initial, il ne reste plus que Paul Banks (voix, guitare rythmique) et Daniel Kessler (guitare, chœurs). On pourrait presque ajouter Sam Fogarino (drums), présent depuis l’an 2000. Sur les planches, Ils sont soutenus par Brandon Curtis (claviers, chœurs) et Brad Truax (basse). A son actif, six opus studio. La set list va privilégier le dernier, « Marauder », ainsi que les deux premiers, 2002 : « Turn on the Bright Lights » et « Antics », le troisième, « One love too », ne livrant que deux titres.

Surmontés d’énormes spots, dix gigantesques tubes leds verticaux entourent les artistes. Trois boules à facettes sont disposées à des hauteurs différentes, et elles vont refléter les faisceaux lasers dans la fosse.  

« Pionneer To The Falls » ouvre le set. Les artistes sont bien alignés mais adoptent une posture plutôt statique. La voix de Banks –peu interactif, par ailleurs– et l’instrumentation respectent un parfait équilibre, reflétant une belle homogénéité au sein du groupe. Et si les claviers s’immiscent insidieusement dans l’ensemble, c’est quand même les percus, tribales et énergiques de Sam Fogarino, qui s’imposent tout au long de « C’Mere », et de briller par ses interventions de caisse claire sur « Stay In Touch ». De temps à autre, les spectres de Joy Division et des Chameleons se mettent à rôder, mais également ceux de Kraftwerk, à cause des sonorités électroniques, qu’on pourrait qualifier de métronomiques. Les titres se succèdent sans la moindre surprise. Section rythmique imparable, cordes de gratte incisives, voix bien timbrée, mais sans grande passion : c’est irréprochable, mais un peu trop sur rails. Y compris lors d’un rappel, réservant à l’auditoire, trois compos…

Setlist : « Pionneer To The Falls », « C’Mere », «  If You Really Love Nothing », « Public Pervert », « Roland », « Complications », « Say Hello To The Angels », « NYC », « The Rover », « Rest My Chemistry », « NYSMAW », « Stay In Touch », « All The Rage Back Home », « The New », « Flight of Fancy », « Slow Hands ».

Rappel : « Lights », « Evil », « Obstacle 1 »

(Organisation : Live Nation)

lundi, 26 novembre 2018 11:41

Prête pour les grandes scènes…

La tournée d’automne d’Angèle va pratiquement se dérouler à guichets fermés, à l’instar de ses deux concerts programmés à l’Ancienne Belgique. Si bien que de nouvelles dates ont été ajoutées pour 2019, dont le Palais 12, le 19 novembre, et le Lotto Arena, le 10 novembre.

De l’anglais au français, de la pop au r’n’b, Angèle est parvenue progressivement à imposer son style volontiers décalé. Y compris dans l’Hexagone, où elle va d’ailleurs se produire l’an prochain. Angèle n’est autre que la sœur de Romeo Elvis, la fille de Marka et de Laurence Bibot. Cependant, à 22 ans, elle n’a pas besoin de ce lien filial pour réussir et se forger un prénom. Elle s’en détache même. Joyeuse, joueuse, désinvolte (un peu), la Bruxelloise prend par exemple de haut la « Loi De Murphy » une chanson co-écrite avec Veence Hanao et Matthew Irons, qui a atteint plus de seize millions de vues sur la toile. Et ses deux singles suivants, « Je Veux Tes Yeux », puis « La Thune », marchent allègrement sur les traces du premier tube. Musicalement, elle tire aussi bien parti de la pop, de l’électro que du hip hop, parfois du jazz, une forme d’éclectisme dont s’inspirent de nombreux artistes contemporains.   

Salomé Dos Santos assure le supporting act. Alias Blu Samu, cette compositrice-interprète belgo-portugaise est originaire d’Anvers, mais relève de la scène hip-hop bruxelloise. Elle vit auprès de ses potes du 77 et se produit à travers le pays, en compagnie de Zwangere Guy. Mais depuis la sortie de son Ep « Blue », en 2015, elle a séduit de nouveaux adeptes grâce à son mélange intuitif de hip-hop et de soul. Tout de go, elle annonce qu’elle doit mettre le feu ; et flanquée d’une djette, elle va entretenir une belle ambiance dans la fosse. Elle prépare l’enregistrement d’un premier elpee…

Deux estrades sont disposées sur le podium. Celle de gauche est destinée au drummer, et de droite au préposé aux synthétiseurs et machines. Plus de bassiste. Un synthé de couleur rouge sur roulettes est réservé à Angèle (NDR : ce qui lui permettra de le déplacer sur les planches). Alors que le light show inonde la scène, les musicos débarquent. On devine également la présence de deux yeux projetés sur une toile de fond. On entend la voix samplée d’Angèle. Le regard est maintenant bien visible, alors que l’artiste déboule, armée d’une immense mitraillette en plastique de teinte bleue. Elle dépose le jouet sur l’estrade. Elle est vêtue d’un pantalon rouge, un pull en treillis militaire et est coiffée d’un béret. L’auditoire lui réserve de longs applaudissements.

Le set s’ouvre par « La Thune ». Elle bondit d’avant en arrière, sur un rythme de reggae, tout en invitant la fosse à jumper. Ses deux musicos assurent les chœurs. Tout en chantant, elle tâte du MPD, placé à sa droite et salue le public. Elle vient se planter derrière son clavier et attaque l’engagé « Balance Ton Quoi » Le public s’emballe. Elle calme le jeu et signale que c’est elle qui chante. Elle ajoute qu’une petite chatte doit traverser l’œil et si elle va trop vite, elle risque de se casser la figure. La Bruxelloise reprend tout à zéro et lorsque le public est en effervescence, elle exécute quelques pas de danse, alors que le jeu de lumières nous en met plein la vue. Lors du plus paisible « Les Matins », elle se sert de son fameux clavier rouge sur roulettes. La foule reprend en chœur le refrain de « Jalousie », un autre titre au cours duquel le light show est à nouveau éblouissant.      

Angèle est modeste, humble, à taille humaine. Elle a la tête bien sur les épaules, mais c’est indéniable, sur les planches, c’est une fille sensible qui vit ses chansons et son écriture. Tout au long de « T’es Beau », la cover de Pauline Croze, les premiers rangs lèvent les bras et les balancent de droite à gauche, alors que smartphones illuminent la salle. « La Loi de Murphy » déclenche un fol enthousiasme dans la fosse ; un morceau au cours duquel l’interactivité entre Angèle et le public est à son comble. Il connaît parfaitement le refrain et le reprend en chœur. En se produisant dans la capitale de l’Europe, elle ne pouvait négliger « Bruxelles ». Et puis, c’est chez elle. Enfin, pour clore le spectacle en beauté, son frangin, Romeo Elvis, la rejoint pour interpréter « Tout Oublier ».  

Mais Angèle va nous accorder un rappel de trois chansons. Elle revient donc sur le podium, après avoir enfilé un froc scintillant. Au cours de « Ta Reine », elle remercie son public, ses musicos, son manager et sa famille. Et après « Flou », elle conclut ce concert par l’inévitable « Je Veux Tes yeux »…

Manifestement, le nouveau show d’Angèle a été imaginé pour les grandes scènes. En outre, ce soir, elle a conquis un public intergénérationnel…

Setlist : « La Thune », « Balance Ton Quoi », « Les matins », « Victime Des réseaux », « Jalousie », « T’es Beau » (Pauline Croze cover), « La Loi de Murphy », « Bruxelles » (Dick Annegarn Cover), « Nombreux », « Flemme », « Tout Oublier » avec Roméo Elvis.

Rappel : « Ta reine », « Flou », « Je veux tes Yeux ».

(Organisation : Live Nation)

 

 

vendredi, 12 octobre 2018 09:41

Ceci n’est pas encore la release party…

Au départ, ce concert devait constituer la ‘release party’ du sixième opus de Fred and The Healers, « Live, Love, Evolve ». Mais suite à des problèmes de mastering et de pressage, cet LP n’est pas encore sorti. Pour marquer le coup, Fred a quand même prévu une petite surprise à ses fans ; et pour cause, 80 lauréats, tirés au sort au cours de cette soirée, recevront autant d’exemplaires d’un nouvel Ep, recelant 4 morceaux inédits…

Fred affiche un physique plus svelte. Il a manifestement perdu du poids. On peut même dire qu’il a fondu et a perdu ses rondeurs qui plaisaient tant à ses aficionados d’un certain âge ou d’un âge certain. Comme de nombreuses mamies, qui se sont déplacées pour assister au show. Sur les planches, le chanteur/guitariste est soutenu par le drummer Nicolas Sand, le bassiste Cédric Cornez ainsi que par son frangin, Bertrand, également préposé à la gratte. Leader de son propre band, ce dernier avait également participé au projet Fred Lani & Superslinger, mais n’a pas collaboré aux sessions du dernier elpee.

Le concert s’ouvre par « Easy Baby », un morceau signé Willie Dixon et chanté notamment par Magic Sam. La setlist va nous proposer trois extraits du nouvel LP. D’abord « Dark Soul », qui met bien en exergue les deux sixcordistes. Ensuite « The Pulse ». Et enfin « Laura », un blues lent émouvant dédié à la fille de Frédéric. Mais elle va surtout puiser dans l’ensemble du répertoire du groupe, et bien sûr, nous réserver quelques covers de bluesmen yankees qui ont marqué les sixties.

Le très rock « Doyle The Hunter » (« Hammerbeatmatic ») entame la deuxième partie du concert. Signé Otis Rush, « All Your Love » a été adapté par de nombreux artistes et/ou groupes, dont les Bluesbreakers d’Eric Clapton et John Mayall, Aerosmith, Stevie Ray Vaughan, Buddy Guy et bien d’autres. Tout au long de sa version, Fred y change son grain de voix tout en dispensant une version respectueuse de l’originale.

Au cours du set, de nombreux fantômes se mettent à planer : Jimi Hendrix, Steve Ray Vaughan, Johnny Winter, Rory Gallagher, Jimi Hendrix ou encore Albert King. Encore que parfois, certaines compos lorgnent carrément vers ZZ Top, The Cream, Humble Pie et même les Black Keys. Bref, ce plongeon au cœur d’un univers sonore qui a marqué les sixties et le début de seventies, période au cours de laquelle rock, blues, boogie et métal faisaient florès, même si parfois, certains titres épousent un profil carrément pop, a de quoi ravir le public lambda…

Lors de ce show, on s’imagine traversant les States de part en part, remontant le delta du Mississippi, depuis la Louisiane jusqu’au Minnesota, mais également en les sillonnant depuis les Appalaches vers la Californie, en passant par les plaines du Texas.

Les interventions aux cordes de Fred sont incisives, brillantes et chargées de feeling. Le toucher de cordes de Bertrand est davantage rythmique. Il communique une coloration country, voire americana, à certaines compos. Bref, ses initiatives sont rafraîchissantes. Et pour couronner le tout, la section rythmique est solide comme le roc(k)…

Après un aussi chouette concert accordé par Fred and The Healers, on a hâte d’écouter ce « Live, Love, Evolve »…

Setlist :

Partie 1 : « Easy Baby », « Dark Soul », « Another Me », « Psycho Boogie », « Laura », « Thanks For The Snack », « Buzzin Around », « 130 Signs, « How Long », « Boy Take A Step Back », « The Pulse », « Messin » With The Kid ».

Partie 2 : « Doyle The Hunter », « Back To basics », « All Your Love », « New Generation », « Remedy », « AVD », «  Same Old Blues », « The Best Thing », « Watcha Wanna Do », « Lovers Boogie ».

(Organisation : Zik Zak et Rock Nation)

vendredi, 23 novembre 2018 09:39

Un partage des émotions…

Dans le cadre de son projet ‘Live Europe’, l’Ancienne Belgique a décidé d’aller à la découverte d’artistes ou de groupes émergents. Lydmor figure parmi les heureux élus et elle est venue défendre son second elpee, « I Told You I'd Tell Them Our Story », paru en septembre dernier.

Issu du Nord de la Belgique, Amery est programmé en supporting act. Ses singles y cartonnent. Notamment « I need lovin », « So good » et « Blame ; et son dernier, « You Know », devrait suivre le même chemin. Soutenu par Studio Brussel, il compte Elton John parmi ses admirateurs.

Sur l’estrade, il est épaulé par un drummer et un préposé aux synthés. Bien que timide, le chanteur possède une voix puissante. Influencée par Rihanna et Michael Jacskon (NDR : ses idoles), sa musique baigne dans une forme de néo-soul au relents électro, une expression sonore dynamisée par des percus caribéennes produites par des samples. Curieux, entre les morceaux, il ne s’exprime qu’en anglais. Il se balance de gauche à droite agrippé à son pied de micro. Un artiste à suivre, c’est une certitude…

Originaire des îles Féroé (NDR : de Aarup, très exactement), Lydmor (NDLR : un patronyme plutôt morbide), aka Jenny Rossander, est chanteuse/compositrice/interprète/musicienne. Mais c’est également une djette. Elle intègre sa vision du monde à travers une électro/pop dansante et créative. En outre, ses textes traitent aussi bien de sexe que de drogue. Très jeune, elle s'est initiée à la musique de manière créative. Elle s’est établie à Shanghai, depuis déjà quelques années. C’est là qu’elle a trouvé son sound électro rythmique, en compagnie duquel elle parcourt à présent la planète, du plus petit club au plus branché des festivals. Et c’est en Asie qu’elle a été découverte par John Rohan et Hendrick d’Arsenal, lorsqu’ils ont ébauché leur projet « Furyo ».

Lydmor est seule sur les planches et se sert d’un synthé, d’un ordinateur et d’un MPD. Un espace rectangulaire lui est réservé pour ses évolutions scéniques. Cet espace est délimité par une dizaine de lampes néons placées verticalement sur trépied dont la lumière va varier suivant les beats électro dispensés par les machines. Douce et délicate, sa voix s’intègre parfaitement à la musique. Très interactive, la Scandinave se promène régulièrement dans la fosse, n’hésitant pas à caresser un crâne ou le torse des spectateurs. Pas de distinction de sexe, tout le monde a droit à ses égards. Tout dans son show est lié : l'éclairage, la musique, le chant. Chaque chanson raconte une histoire qui la touche personnellement et elle cherche à partager ces émotions avec le public. Au bout de 60’, elle tire sa révérence, à l’issue d’un set qui n’en a certainement pas manqué… 

(Organisation : Ancienne Belgique)

samedi, 24 novembre 2018 13:35

La vendetta féminine de Juicy

Juicy est de retour. Le premier Ep « A Spell » est sorti en mars 2018. Le duo révélé par ses loufoques reprises r&b et hip-hop des années 90 et 2000, dévoile aujourd'hui un clip réalisé par Marion Castéra pour leur nouveau single « GHB », dont le thème traite de la vendetta féminine, suite au viol favorisé par la consommation de cette drogue…

Fidèles à elles-mêmes, Julie et Sasha continuent ici à développer leur univers délirant et au second degré, en posant leurs voix singulières sur un visuel plutôt réussi. Cette chanson en concert était dédicacée à notre Secrétaire d’Etat : Théo Francken.

Juicy poursuit sereinement une année 2018 plutôt chargée, puisqu'en plus d'avoir assuré les premières parties d'Angèle et Ibeyi ou d'avoir été à l'affiche des gros festivals cet été comme Dour, Les Ardentes, Esperanzha ou le BSF. Le duo travaille actuellement sur un nouvel Ep dont la sortie est programmée pour mars 2019.

La vidéo est ici : https://youtu.be/C0AiHs9WQ1c

 

GRANDGEORGE - 07.12 - La Madeleine
(Brussels)

DELGRES -11.12 - AB Club
Ancienne Belgique (Brussels)

LES FRANGLAISES -14.12 - Ancienne Belgique
(Brussels)

BÉNABAR-15.12 - Palais 12 Theater
(Brussels)

https://www.facebook.com/GRANDGEORGE.official/

https://www.facebook.com/Delgresband/

https://www.facebook.com/franglaises/

https://www.facebook.com/Benabarofficiel/

 

https://fr-fr.facebook.com/ubuproduction/

 

 

Il y déjà deux ans que le Zik Zak à Ittre propose un large éventail de concerts. Mais depuis que l’organisation, qui ne bénéficie d’aucun subside, a décidé de collaborer avec Rock Nation, les affiches sont plus alléchantes. Ce soir, par exemple, métallique, elle propose trois groupes, dont CoreLeoni, une formation impliquant le fondateur de Gotthard, Léo Leoni ainsi que le chanteur actuel de Rainbow, Ronnie Romero. Deux musicos qui se produisent, régulièrement, devant des auditoires de 10 000 personnes.

Quartet helvète, Redeem réunit le bassiste Alessio Piozza, le chanteur/guitariste Stefano Paolucci et le drummer Simon Steiner. Fondé en 2003, il a publié son dernier et troisième elpee, « Eleven », en 2016, dont il va nous proposer de larges extraits. Vu la place prise par le matos de Coreleoni, les musicos se placent en ligne. Alessio se sert d’une basse à 5 cordes.  

Amorcé par des notes de synthés samplées, « Insanity » ouvre le set, une compo issue du dernier opus. Mais au fil du morceau, l’expression sonore prend une coloration métallique, à travers des interventions de gratte bien acérées. « 999 » est un titre percutant. Lors de « Black Monkey », la voix –proche de celle d’Eddie Vedder (Pearl Jam)– rattrape les cordes de guitare. Classique, bien électrique, le rock de Redeem est manifestement taillé pour les stades… 

Setlist : « Insanity », « Spendid », « Dreams You’Ve Lost Along The Way », « 999 », « Everlong », « Somebody Out There », « Murder », « Beauty Of A Lie », « Black Monkey », « Tie Your Mother Do ».

Deuxième supporting act, Mad Max, est un quatuor allemand. Fondé en 1982, il s’était séparé en 1989, avant de se réunir 10 ans plus tard. Issu de Münster, il réunit Michael Voss, Juergen Breforth, Axel Kruse et Hutch Bauer. Après avoir tâté du hard rock mélodique, sans récolter le succès escompté, il a décidé de se convertir davantage au heavy metal ! Son dernier elpee, « 35 », est paru en 2018. Et c’est cet LP qu’il est venu défendre ce soir.

« Running To Paradise » –également la plage d’ouverture de ce long playing– entame les hostilités. La gratte est nerveuse et la section rythmique particulièrement efficace. Les solos de guitares se révèlent plutôt classiques, mais finement ciselés. Les mélodies sont énergiques et les refrains accrocheurs. « D.A.M.N. » baigne au sein d’un hard mélodique réminiscent des 80’s. Pensez à Scorpions, Dokken, Stryper, TNT, Bonfire ou Pretty Maids. D’ailleurs, régulièrement, le band adresse des clins d’œil appuyés à ces combos. Et « 35 », titre maître du dernier album, en est un bel exemple. A cause de ce groove et de ce mid tempo spécifiques. Et la prestation de s’achever par le « Fox On The Run » de Sweet. Un final qui nous replonge dans le glam rock des 70’s. Même que le spectre de Slade s’est mis à rôder. Dommage quand même que la set list ait négligé la superbe reprise du « Paris Is Burning » de Dokken…

Setlist : « Running To Paradise », « D.A.M.N.», « Beat Of The Heart »/ « 35 »/ « Guitar Solo », « Fallen From Grace », « Night Of Passion », « Lonely Is The Hunter », « Fox On The Run » (Cover Sweet).

Outre Léo Leoni et Ronnie Romero, CoreLeoni implique également le batteur Hena Habegger (Gotthard), le bassiste Mila Merker ainsi que le second gratteur Jgor Gianola (U.D.O., JORN). En février 2018, il a publié « The Greatest Hits Part 1 ». La setlist prévoit la quasi-intégralité de cet album, dont les titres se consacrent à des covers de Gotthard.

L’intro préenregistrée, « Speak Softly Love (Love Theme From The Godfather) », est en fait une version de la B.O. du film le ‘Le Parrain’, un long métrage au cours duquel une des familles mafieuses répondait au nom de ‘Corleone’. Ce qui explique, finalement, le patronyme. Une voix de petite fille chante ‘Firedance’ et prélude ce fantastique titre à la rythmique groovy si reconnaissable. Dans « Higher », Romero monte très haut dans les tours. Malgré son jeune âge, Romero possède une voix mélodique dont la tessiture s’envole dans les aigus ou s’enfonce dans les graves avec une facilité déconcertante. Pas étonnant qu’il milite dans le band de Coverdaele despuis 2015. Boogie nerveux, « Downtown » est hanté par Status Quo. Et la voix de Romero s’adapte comme un véritable caméléon(i).

Les deux adaptations des classiques de Gotthard sont épatantes. Tout d’abord la délicieuse power ballade « Let It Be ». Puis l'emblématique « In The Name », dont le refrain est légèrement différent de l’original. Mid tempo, « Firedance » opère un retour au cœur des 70’s. Solide ballade, « All I Care For » aurait pu figurer au répertoire des Scorpions. Dans la fosse, il y a une sacrée ambiance. Et sur le podium, les musicos ne sont pas en reste. Ils semblent d’ailleurs prendre du plaisir à se produire ce soir. Les duels entre manches sont fréquents. Hormis le drummer, chaque musico s’autorise une petite jam au milieu de la foule. Un bel exercice de style au sein d’un climat rock’n’roll ! En fin de set, Leoni va se servir d’une guitare à double manche (12 et 6 cordes).

Et en guise de rappel, le band va réserver aux 150 âmes présentes ce soir, « Immigrant Song ». Après cette reprise du Led Zep, on retombe sur terre. Vraiment une superbe soirée !

Setlist : « Speak Softly Love (Love Theme From The Godfather) », « Higher », « Standing In The Light », « Downtown », « Get It While You Can », « Fist In Your Face », «Walk On Water », « Firedance », « All I Care For », «Let It Be », « In The Name », « Tell No Lies », « Make My Day », « Mountain Mama », « She Goes Down », « Ride On », « Here Comes the Heat ».

Rappel : « Immigrant Song » (cover Led Zeppelin)

(Organisation : Zik Zak et Rock Nation)

vendredi, 16 novembre 2018 11:22

Plein la vue et les oreilles…

Ce soir, c’est le grand retour de Bring Me The Horizon, dont la nouvelle tournée a été baptisée ‘First Love Tour’. Cette formation insulaire, issue de Sheffield très exactement, est née en 2004. Et sa musique a constamment évolué. A l’origine deathcore, elle est passée par le metalcore avant d’embrasser un rock plus alternatif, à la limite du popcore, généreusement nourri par l’électronique. Et son dernier opus, « That's the Spirit », paru en 2015, en est certainement la plus belle illustration. Son nouvel elpee, « Amo », devrait paraître en janvier 2019.

Yonoka assure le premier supporting act. Lorsque le combo grimpe sur l’estrade, la salle est encore clairsemée, et surtout les gradins. Au fil de la soirée, elle va se remplir…

Issu de Brighton, ce quatuor implique la chanteuse Theresa Jarvis, le guitariste George Edwards, le bassiste/claviériste Alex Crosby et le drummer Robert Mason. Une tenture est tendue derrière le drummer et un immense ‘Y’ de couleur rouge est imprimé au milieu de la toile. C’est le sigle de reconnaissance du groupe. La chanteuse est vêtue d’un legging gris à paillettes et d’une large veste rouge genre ‘grosse doudoune. Lors de son concert, le band va puiser généreusement dans ses deux Eps, « Teach Me To Fight » et « Creature », gravés cette année, ainsi que « Heavy », en 2016…

Le radiophonique « Own Worst Enemy » ouvre le show. Fruit d’un cocktail entre électro et métal, l’expression sonore est censée être dynamisée par la voix puissante et mélodieuse de Jarvis. Mais elle peine à s’en extraire. « Waves » (« Teach Me To Fight ») libère des envolées davantage pop que métalliques. « She's Not There » (NDR : ce n’est pas la célèbre chanson des Zombies, mais une reprise des Cranberries) est truffée de beats électro. En milieu de parcours, la section rythmique devient sauvage alors que la voix survole enfin l’instrumentation. Eclectique, « Creature » se nourrit d’indie et d’alt rock ainsi que de punk. Malgré des critiques favorables en Grande Bretagne, Yonoda n’a pas vraiment convaincu ce soir…

Setlist : « Own Worst Enemy », « Ignorance », « Waves », « Drongo », « She's Not There » (The Cranberries cover), « Creature », « Fire Up », « F.W.T.B. ».

The Fever 333 est un projet qui réunit le chanteur Jason Butler (Letlive), le guitariste Stevis (The Chariot) et le drummer Aric Improta (Night Verses), un trio qui va littéralement tout écraser sur son passage… A son actif, un album. Intitulé « Made In America », il est paru en mars 2018. 

La salle est maintenant comble lorsque le combo débarque sur l’estrade. Tatoué, Butler a enfilé une salopette. Il s’est forgé une réputation de showman imprévisible. La théâtralisation de ses attitudes implique des mouvements non-stop à haute énergie, des routines de danse, la destruction d'objets sur la scène et un surf fréquent au sein de la foule.

Avant d’aborder « Burn it », le premier titre, il est seul sur le podium, immobile, un sac de jute noir recouvrant sa tête. Des images défilent. Celles de manifestants défiant les forces de l’ordre. Du Führer saluant ses partisans. D’un drapeau américain en décomposition et en flammes. Pas de son. Cette intro se poursuit par le célèbre discours de Charlie Chaplin dans ‘The Great Dictator’, puis par celui prononcé lors d’une réunion du Ku Klux Klan. Puis il enlève et jette cette cagoule au loin. Il s’avance alors vers le bord de la scène et le band attaque « We Are Coming In ». Jason lance son micro en l’air et le rattrape. Il quitte l’avant de l’estrade, qu’il va régulièrement squatter, pour traverser la foule, monter sur le bar, escalader les barrières avant d’atteindre les gradins. Le roadie chargé de le suivre éprouve alors d’énormes difficultés à libérer le fil de son micro. Il achève sa compo, et décide de poursuivre son périple dans les gradins et la fosse, tout au long de « Made An America ». Il revient sur les planches pour « One Of Us ». Stevis tournoie avec sa guitare. Sans câble, heureusement, alors que le batteur se lève de son siège afin d’haranguer l’auditoire et l’inciter à lever les bras, applaudir et jumper. Pendant que Butler exécute une danse tribale, un carton s’élève de la foule sollicitant des sticks. Jason en pique au drummer et les lance au quémandeur. Puis lors du titre suivant, en récupère d’autres, et replonge dans la fosse. Il les frappe sur le bord du podium, remonte dessus afin de récupérer un tom bass qu’il cogne alors sauvagement. Puis le balance en direction du batteur. Il entame ensuite une série d’exercices de human beatbox. Ce qui provoque une montée de la température dans la salle. Les smartphones s’allument pour immortaliser ce moment magique. Pendant « Walking In My Shoes » (NDR : non, ce n’est pas une cover de Depeche Mode), sa voix emprunte les mêmes intonations que celles du Chester Bennington (Linkin Park). Hanté par Rage Against The Machine et POD « Hunting Season » clôture ce spectacle au cours duquel les musicos ont livré tout ce qu’ils avaient dans les tripes. Le rapcore super communicatif de The Fever 333 a vraiment mis le feu aux poudres…

Setlist : « Burn It », « We're Coming In », « Made An America », « One Of Us », « Beatbox & Drum Solo », « Trigger », « Walking in My Shoes », « Hunting Season ».

Bring Me The Horizon est de retour. Son chanteur charismatique, Oli Sykes, en est la figure de proue. Il est épaulé par le fidèle bassiste Matt Kean, le claviériste/percussionniste Jodan Fish, les gratteurs Lee Malia et John Jones (lead) ainsi que le drummer Matt Nicholls. La scène a été relevée de 70 centimètres sur toute sa surface afin d’y glisser des canons à fumigènes. Pour le light show, trois rampes rectangulaires couvrent toute la superficie du podium au dessus des musicos. Ils sont actionnés par des vérins qui montent ou descendent en fonction des morceaux. Et ce jeu de lumières est vraiment grandiose, mais aussi particulièrement aveuglant. Des spots de couleur blanche se focalisent sur Oli qui débarque, triomphant, le micro levé à bout de bras. Il pivote sur lui-même et le combo se lance dans son nouveau single, « Mantra ». Les smartphones sont déjà en éveil. Enthousiaste, la foule jumpe généreusement. Et les personnes assises aux balcons se lèvent dès la première déferlante de notes. Oli invite la foule à chanter « House Of Wolves », tout en jumpant. 10 000 âmes qui s’exécutent pendant plus de 5 minutes, c’est vraiment impressionnant.

Les riffs de grattes semblent émaner de l’enfer. Les canons à fumigènes se déclenchent. La formation abandonne ses sonorités metalcore et hardcore, pour adopter un style plus mélodique, proche du metal alternatif, du nu metal, du pop metal voire de l'électro-rock, tout au long de « Go To Hell, For Heaven’s » (« Sempiternal »). Un changement radical de style ! Les cordes se révèlent à la fois frémissantes et entêtantes. Les chœurs sont limpides. Jordan Fish se charge d’ailleurs régulièrement des backing vocals. Sykes accomplit des kilomètres sur planches, même s’il occupe surtout l’avant-scène. Tout au long de « It Never Ends », il s’arrache littéralement les cordes vocales. « Sleepwalking » ouvre une parenthèse plus paisible. Et dans un même climat, Sykes et Lee Malia nous réservent une version acoustique de « Drown », pour achever le set.

Et en rappel, le band va nous accorder deux titres, « Doomed » et « Throne ». Pour celles et ceux qui ont manqué ce concert, rappelons que BMTH se produira l’an prochain, dans le cadre du festival Rock Werchter, le 18 juin…

Setlist : « Mantra », « House Of Wolves », « Avalanche », « Go To Hell, For Heaven’s », « Sake », « It Never Ends », « Wonderful Life », « Shadow Moses », « Happy Song », « Sleepwalking », « Can You Feel My Heart », « Follow You », « Antivis » , « Drown ».

Rappel : « Doomed », « Throne ».

(Organisation : Live Nation)

mardi, 20 novembre 2018 21:10

Cult Of Scarecrow

Cult of Scarecrow révèle sa prophétie et notre destin : la destruction de notre planète, l'extermination de l'humanité et la fuite inéluctable vers l'espace sombre et glacial… 

Ce combo belge réunit des musicos issus de différentes formations de metal qui ont notamment sévi au cours des 80's. Et tout particulièrement chez Innerface, Explorer, Dead Serious, Di Sinner Die, Battering Ram, Ramses et Mindruin. Le line up réunit le chanteur Filip De Wilde, les guitaristes Jan Van Der Poorten et Ivan De Strooper, le bassiste Gunther ‘Gunny’ Poppe, le préposé aux synthés Eddy Scheire et le drummer Jeannot Schram. La formation pratique une forme de doom metal mélodique et emphatique.

D’une durée de 9’, « The Hour Of Blood Run » prélude une fin du monde proche et… sanglante.

« The Cult Of Scarecrow » ressuscite un ancien culte religieux qui remonte à la nuit des temps. Dieu de la prospérité, de la fertilité et de la richesse, cette divinité nordique (NDR : Vanes ou Vanir en anglais) protège celles et ceux qui lui vouent un culte exclusif. Et ce rituel consiste en un sacrifice annuel au cours duquel un couple, après son dernier repas, un soir de préférence, sert d’offrande. Ce dieu prend leur vie et en échange, apporte ses faveurs à cette communauté.

Caractérisé par ses superbes arrangements, « Last Words From Black Birds » nous réserve un bel envol de grattes, alors que la section rythmique est en parfaite osmose...

« Adrift And Astray » clôt cet Ep. Un titre qui navigue aux confins des univers sombres et âpres des bands suédois Ghost, Electric Wizard et Kvelertak…

 

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