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Didier Deroissart

Didier Deroissart

Triple affiche ce mercredi à l’Orangerie du Botanique qui accueille, dans le cadre des Nuits Botanique, Alice Phoebe Lou, une Sud-africaine établie à Berlin, Halehan, un chanteur/compositeur bruxellois que votre serviteur avait découvert en supporting act d’Asgeir au Cirque Royal, il y a 2 ans, toujours dans le cadre du même festival, et Olmo, invité depuis deux jours à peine, Un Italien qui partage sa vie entre Londres et Berlin. Et la soirée est décrétée sold out !

Alias Francesco Lo Giudice, Olmo est un pote à Alice. Lorsqu’il débarque sur les planches, il y a déjà pas mal de monde dans la fosse. Si sa musique oscille entre électro et acoustique, sa voix est plutôt soporifique, voire fausse. On a l’impression qu’il est un peu à côté de ses pompes. Ce qui explique peut-être pourquoi il a enfilé des chaussettes de couleur différente. Il alterne entre claviers et gratte, mais manifestement, il n’est pas très à l’aise sur l’estrade. Trop approximative, sa prestation incite votre serviteur à s’éclipser au bout de trois chansons… 

Né en 1994, Alexandre Lambrecht a choisi le pseudo Halehan comme nom de scène. Cet auteur, compositeur et chanteur belge puise manifestement ses influences chez Bon Iver, Norah Jones, Chet Baker ou encore Peter Doherty.

Il chante en s’accompagnant à la gratte acoustique ou électrique, et se sert d’une basse lors de l’interprétation de son dernier single, « Kind of blue », une compo qui fait un véritable tabac sur les ondes radiophoniques, en Belgique. D’autant plus qu’il a une très belle voix, chargée de feeling, et très susceptible de faire craquer le public féminin, une voix qu’il peut rendre nasillarde, à la manière de Max Colombie d’Oscar And The Wolf. Halehan va passer en revue l’essentiel des plages de son Ep, « Temple Of Maia », mais faute de temps, il n’a pu clore son concert par « Snow », morceau prévu dans la setlist. Par contre, il a bien interprété son single phare, « Whirlwind ». Au cours de sa prestation, il est rejoint par la jeune Camille Camille. Ensemble, ils brodent délicatement leurs voix en harmonie, un peu comme de la fine dentelle. Interactif et particulièrement sympa, il s’adresse à la foule en trois langues.

Derrière les ivoires, il nous réserve un excellent « Gene’s man », un morceau de hip hop teinté d’électro et de jazz, qui figurera sur son prochain Ep. La foule est conquise par le set de ce talent à l’état brut, déjà qualifié par certains médias de nouvelle perle du folk. A vivement conseiller si vous appréciez Lias Hannigan, Damian Rice ou encore Tamino

Setlist : « Maia », « Dragon », « Whirlwind », « Shades », « Waterbird », « Cause Of You », « Humi », « Gene’S Man », « Kind Of Blue », « Snow ».

Alice Phobe Lou possède une approche farouchement indépendante de la musique. Epurée, sa musique est profondément ancrée dans le blues et le folk, un style qu’elle a développé dans les rues de Berlin où elle s’est installée. Elle connaît bien Bruxelles, car ses grands-parents y ont vécu et sa mère y a étudié. Elle a autoproduit son deuxième elpee, « Paper Castels », un disque paru en mars dernier et dont elle va nous réserver de larges extraits. 

Longs cheveux blond platine, plutôt jolie, vêtue d’un short argenta, elle débarque sur le podium, flanquée de ses musicos. En l’occurrence un drummer, un guitariste et un bassiste. Elle opère les derniers réglages des micros et des retours de scène, pendant que ses musiciens meublent l’intermède…

Le set s’ouvre par « Something Holy » et embraie par « Girl On An Island », deux morceaux assez consistants, allégés par les interventions de flûte traversière. Egalement très interactive, Alice occupe tout l’espace scénique. Elle se sert également épisodiquement d’une gratte. Les sonorités puissantes du saxophone boostent littéralement « Skin Crawl » et « My Outside ». La voix de Lou est feutrée, délicate et aérienne. Techniquement, ses musiciens sont irréprochables. Le set s’achève par « She », une compo tirée de la BO du film « Bombshell » et nominée aux Oscars. Quand elle entame ce titre, un fol enthousiasme empare l’auditoire. Faut dire que bon nombre de spectateurs connaissait ce hit et attendait impatiemment qu’elle l’interprète. Mais vu la version un peu trop molle du genou, le soufflé est rapidement retombé. Dommage, car le reste du show a parfaitement tenu la route…

Setlist : « Something Holy », « Girl On An Island », « Nostalgia », « Want Me » (cover Puma Blue), « Plastic » (cover Moses Sumney), « Drive », « Fynbos », « Skin Crawl », « Paper Castles », « My Outside », « New Song », « Galaxies », « She »

(Organisation : Botanique)

Alice Phoebe Lou + Halahan + Olmo

Voir aussi notre section photos ici

 

mardi, 23 avril 2019 16:01

Dans leur trip !

Englué dans les embouteillages, votre serviteur débarque en retard, à l’Ancienne Belgique, pour assister au concert du Tedeschi Trucks Band. Faudra donc se contenter d’un emplacement au premier balcon. Dès lors si la situation n’est pas problématique pour écouter la musique, elle l’est davantage lorsqu’on souhaite observer les mouvements des artistes…

Le groupe a été fondé à Jacksonville, en 2010, par un couple, réunissant Susan Tedeschi and Derek Trucks. Ce dernier n’est autre que le neveu du batteur et membre fondateur de l’Allman Brothers Band. Agé de 39 ans, il y a d’ailleurs sévi de 1999 à 2014, année de fin de parcours du mythique band géorgien. Au sein de ce nouveau projet, il se consacre à la guitare. Tout comme son épouse, qui se charge des vocaux.

Sur les planches, la paire est soutenue par un collectif de 10 musicos. En l’occurrence, les drummers Tyler Greenwell et JJ Johnson, plantés sur leur estrade, en arrière-scène, le bassiste Brandon Boone (NDR : qui a remplacé Tim Lefebvre) et un préposé aux claviers (Hammond, …), qui semble sortir tout droit du Quartier Français de la Nouvelle Orléans. Sans oublier les trois choristes, dont un possède une voix proche de Joe Cocker, et un trio de cuivres constitué de Kebbi Williams à la trompette, Ephraim Owens à la trompette et Elizabeth Lea au trombone, cette dernière participant également aux chœurs.   

La voix de Susan est à la fois soul et sablée ; puissante, elle évoque même celle de Beth Hart. La setlist va nous réserver de nombreux extraits du dernier elpee du Tedeschi Trucks Band, « Signs », paru en février dernier, mais également cinq reprises de classiques signés Willie Nelson, Bob Dylan, Spooner Oldham, The Box Tops et Matthew Moore.

Oscillant entre blues, rhythm and blues à coloration 70’s, funk et americana, le répertoire est bien chargé de groove, concédant cependant certains morceaux plus langoureux. Bien que techniquement irréprochable, Derek est plutôt discret sur les planches. Son toucher de cordes rappelle qu’il a fréquenté le Berklee College of Music comme John Mayer et Eric Krasno. Il se produit le plus souvent aux côtés du claviériste, parfois quand même, près de son épouse, et se laisse même voler la vedette par ses musicos, qui vont même s’autoriser de nombreux solos. A l’instar de « Sweet Inspiration » de Spooner Oldham, au cours duquel chaque cuivre va y aller de son petit numéro. Le show va aussi permettre aux deux batteurs de mettre leur talent en exergue, démonstration soutenue par les choristes qui vont se muer en percussionnistes. On aura même droit à un moment plus exotique, fruit d’un cocktail entre musique indienne, rock, jazz et gospel, nous replongeant dans l’univers de Beatles sous influence…

Une constante quand même : on a l’impression que les musiciens vivent dans leur trip et ne se soucient guère de l’auditoire, celui-ci respectueux, se montrant pourtant très attentif. 

En rappel, la troupe va attaquer « Space Captain », une composition que Joe Cocker interprétait déjà chez Mad Dogs & Englishmen. La cerise sur le gâteau !

Setlist : « Shame », « High & Mighty », « Do I Look Worried », « Somebody Pick Up My Pieces » (cover Willie Nelson), « Down In The Flood » (cover Bob Dylan), « Don't Know What It Means », « The Letter » (cover The Box Tops), « Sweet Inspiration » (cover Spooner Oldham), « Let Me Get By », « Laugh About It », « When Will I Begin », « Midnight In Harlem », « Part of Me », « I Want More ».

Rappel : « Space Captain » (cover Joe Cocker)

(Organisation : Ancienne Belgique et Gracia Live)

 

vendredi, 26 avril 2019 14:37

Sarah Carlier timide?

Le nouvel album de Sarah Carlier a été financé uniquement grâce au crowdsurfing. Plus aucune contrainte de la part d’un label indépendant ou d’un major. Intitulé « Shy girl », il propose des compos salées/sucrées, ensoleillées (NDR : à l’instar de « I’ve done my share » qui nous entraîne jusqu’aux plages de Kingston), aux arrangement pointus et enrichis de touches électro subtiles ainsi que de rythmes africains. C’est Dan Lacksman qui s’est chargé de la mise en forme au sein des studios SynSound.

L’album est disponible sur toutes les plateformes de téléchargements légaux.

Paru le 25 mars dernier, le single « Nation Of love », doublé d’un clip, est disponible ici

http://sarahcarlierofficiel.com/live/

 

- RAPHAEL IMBERT's Bach Coltrane, le 01.05.2019 au Tournai Jazz Festival- Cathédrale de Tournai à 16h00.

- JIL CAPLAN, le 02.05.2019 au Tournai Jazz Festival- Grand Place à 21h45.

- CHANCE, le 03.05.2019 au Deux Ours à Ramelot à 19h30

- GRANDGEORGE, le 05.05.2019 à l’Inc'Rock Festival d’Incourt à 18h15.

- DELGRES, le 25.05.2019 au DuvelBlues festival de Peer

- LES FRANGLAISES le 06.06.2019 au Cirque Royal de Bruxelles.

- SARAH CARLIER en duo le 08.06.2019 - Faut qu'ça Bouge à LA Maison Des Loisirs de Mont-Saint-Guibert

- Les Innocents le 11.12.2019 en la salle de La Madeleine de Bruxelles (Bruxelles)

https://www.facebook.com/ubuproduction/

 

samedi, 20 avril 2019 18:21

Quand un rêve se réalise…

Ce samedi 20 avril, Roméo Elvis se produit à Forest National. 8 500 personnes sont attendues. Le concert est donc soldout. Hier, il entamait sa tournée au Zénith de Paris. Roméo reconnaît d’ailleurs y avoir été impressionné, mais que, ce soir, il est chez lui à Bruxelles. Il vient de publier son véritable premier album, « Chocolat », il y a 8 jours à peine et il est déjà numéro 1 des ventes en Belgique et 3 dans l’Hexagone. Chouette initiative, le public bénéficie d’une distribution gratuite de chocolat, à l’entrée. 

L’Or du Commun et Lord Gasmique assurent les supporting acts.

Agé de 20 printemps, Stéphane-Antoine Eklou a choisi pour patronyme Lord Gasmique. Il est soutenu par un second Mc’s et un préposé aux manettes, planté derrière une table placée à droite. Pendant 20 minutes, il va parler d’or, inviter l’auditoire à lever les mains en l’air, devant une fosse encore dispersée, mais déjà bien en forme…

L’Or du Commun embraie. Un set plus court, mais dispensé dans le même esprit que celui accordé à l’AB, ce 12 avril (voir compte-rendu ici). Quelques moments forts : « Truman show » et surtout « Homosapiens » qui va encore mettre le feu à l’auditoire ; mais pas de smartphones ouverts pendant « Telephone », pour recréer le fameux tapis d’étoiles…  

Roméo Elvis s’est établi près de Forest et avait un jour imaginé qu’il allait remplir FN. Son rêve s’est donc réalisé.

Un grand rideau jaune masque l’arrière de la scène. Sous les cris, les applaudissements et les infrabasses qui résonnent derrière la tenture qui finit par tomber, Roméo crie ‘Bruxelles ‘. Il est attaché à un harnais, balance les pieds, et atterrit à l’avant du podium. Un immense écran de lumière inonde les planches. Ses musicos sont perchés sur deux estrades lumineuses. Celle de droite héberge le drummer Sammy Wallens et Victor Defoort à aux claviers. Celle de gauche, Lennard Vink (NDR : un Néerlandais) aux claviers et Benoît -Asian Rocky - Do Quang aux machines. Ces trois derniers se consacrent également, suivant les circonstances, aux grattes (basse ou guitare). Deux d’entre eux et Roméo vont même conjuguer leurs six cordes sur « Drôle de question ». 

Le titre maître de son elpee ouvre le show. Elvis nous réserve ensuite un « Dessert » gouteux et savoureux. Chaud-boulette, le public réagit au ¼ de tour. On est loin des petits concerts accordés en compagnie de ses potes de Motel, devant une centaine de personnes, et pour lesquels la setlist était calée dans un ordinateur. De gros moyens ont été mis en œuvre pour rendre ce concert exceptionnel (light show, vidéos, scène mobile rectangulaire manœuvrée par les fils métalliques depuis le plafond, susceptible de se transformer en écran ou rampes de spots). Pendant « Respirer », « Normal » et « Parano », calligraphiés, les titres s’inscrivent un peu partout sur les écrans en arrière-plan. Sur ce dernier morceau, le fils de Marca et de Laurence Bibot vient au bord du podium pour libérer son flow aux paroles poétiques. Le refrain de « Bébé Aime La Drogue » est repris en chœur par la foule. Premier invité, casquette blanche vissée sur le crâne, Zwangere Guy participe à l’interprétation de « Kuniditdoen (« We Zijn Overal »). L’union fait la force, vive la Belgique ! Le setlist recèle de larges extrais de « Chocolat », mais également des classiques issus des Eps « Morale », « Morale 2 » et « Morale Deluxe ». « Pogo » (NDR : une plage chantée en duo avec M, sur disque) provoque inévitablement cette danse virile dans la fosse. Génial ! Roméo se roule au sol, comme s’il se débattait pour échapper à des démons intérieurs. Sa sœur, Angèle, est bien sûr de la fête. Ils apparaissent, tous deux, en haut de la scène mobile. Elle et son frangin se partagent les vocaux sur deux compositions plus paisibles, « J’ai Vu » et « Tout Oublier ». La foule est alors aux anges.

Autre guest, Lomepal vient booster «1000 Degrés ». Et en rappel, « Malade » va littéralement retourner la salle. Pour votre serviteur, c’est le concert de l’année.

Setlist : « Chocolat », « Dessert », « Bébé Aime La Drogue », « Respirer », « Drôle de Question », « Les hommes Ne Pleurent Pas », « Kuniditdoen (« We Zijn Overal ») », « Normal », « Pogo », « J’ai Vu », « Tout Oublier », Lenita », « Dis-Moi », « Parano », « 300 », « 1000 Degrés », « Tu Vas Glisser », « Trois Etoiles », « Ma Tête »

Rappel : « Bruxelles Arrive », « Nappeux », « Malade ».

(Organisation : Back In The Dayz)

vendredi, 12 avril 2019 09:33

L’Or Du Commun… des mortels…

L’Or du Commun est un trio de hip hop bruxellois dont le deuxième album, « Sapiens », est paru en novembre dernier. Un disque qui fait suite à un Ep 9 titres intitulé « Zeppelin », publié en 2017, sur lequel figure le single « Appolo », une compo boostée par le concours de Roméo Elvis. Actuellement en tournée à travers la France, le groupe se produisait ce vendredi 12 avril, à l’AB de Bruxelles. Sa seule date en Belgique. Composée d’un jeune public multiculturel, la salle est comble ce soir…

Si cette scène noir-jaune-rouge s’est emballée au cours des trois dernières années, il faut reconnaître qu’elle est occupée de se stabiliser. Pas de s’essouffler ! Certains représentants décollent, d’autres restent à quai. Après 6 ans d’existence, le crew a mûri, grandi et pris de l’assurance tout en restant très proche de son public. De la bande rigolarde, bourrée d’énergie boom bap décalée à la Saïan Supa Crew, la formation a conservé la spontanéité, la simplicité, mais en rendant le propos plus personnel.

Le supporting act est assuré par Peet, un pote à Roméo Elvis, Caballero & Jeanjass et Hamza. Il a pour devise : ‘Viens voir le doc-teur et n’ai pas peur !’, en référence aux paroles d’une chanson de Doc Gyneco. Ce jeune artiste bruxellois est un amoureux du rap. Il est à la fois autodidacte, beatmaker, rappeur et ingé son.

Sur l’estrade, il est accompagné de deux Mc’s, dont un se charge des platines.  Il va nous proposer de larges extraits de son Ep (NDR : un 8 titres baptisé « Peat »). Extrêmement interactif, il invite un jeune vêtu d’un t-shirt à l’effigie de Ronaldo, à monter sur le podium. Il parle avec décontraction et sans prise de tête sans autre but précis que de parler de la vie quotidienne, de la réflexion sur le monde et des soirées entre amis. Il est aussi bien influencé par le rap anglo-saxon qu’hexagonal, mais aussi par le jazz et la house.  

Bref, Peet a assuré son rôle de chauffeur de salle en parvenant à faire sauter en cadence, l’ensemble de l’auditoire.

L’Or du Commun implique trois Mc’s : Swing, Primero et Loxley, ainsi que le Dj Junior Goodfellaz. Ce soir, le band est épaulé par un second préposé aux manettes.

C’est sous une vague d’applaudissements que ODC déboule sur les planches au sein d’une atmosphère qui baigne dans les teintes bleutées. Et dès le premier morceau, « Antilope », c’est le coup de massue. Une compo qui se réfère à Jean D’Ormesson, à travers sa citation, ‘Ne meurent que ceux qui ont vécu’. Lent mais constant au début, le flow est alors stimulé par le public qui reprend les paroles en chœur. Un public particulièrement réactif. Faut dire que les artistes on la niaque et mouillent littéralement leur chemise. A la manière de Big Flo et Oli, ils déménagent sur les planches. Les vibes sont excellentes. « Léon » et « Prison vide » abordent la dure réalité de l’existence. On sent qu’il y a du vécu dans les lyrics. A la demande des musicos, la foule se lance dans un « Pogo ». Le set va nous réserver quelques surprises, sous la forme d’invités. Tout d’abord Lous, mais sans ses Yakuza. Plutôt jolie, de grande taille et mince, elle est vêtue tout de blanc. Mais lorsqu’elle chante sur « Rose », sa voix puissante prend vraiment aux tripes. Un impact renforcé par la présence d’une guitare. Résultat des courses, c’est la folie tant sur le podium que dans la fosse et aux balcons. Tout le monde est debout ! Les ‘Yé’ et les ‘Yo’ fusent de partout. Isha, ensuite. Pour « Nos Gênes », qui va également mettre le souk dans la salle. Et enfin Felle, qui va également soulever l’enthousiasme de l’auditoire tout au long de « Poignée de punchline ». 

Pendant « Téléphone », un des Mc’s demande également aux spectateurs, d’une voix vocodée, d’allumer leurs portables. La réaction est immédiate et on assiste à l’éclosion d’un tapis d’étoiles. Magique ! ODC est ravi d’être là et va le signaler à plusieurs reprises. « Sous les Pavés » a été écrit en hommage à leur ville d’origine. C’est dans une euphorie générale que les paroles du refrain sont reprises en chœur par le public. « Homosapiens » est sans doute la plus belle chanson écrite à ce jour par ODC. A cause de sa prose, mais aussi de sa charge émotionnelle.

Bref un concert au cours duquel peuple et artistes sont véritablement entrés en communion. Et si vous souhaitez vivre ou revivre ce concert, on vous invite à cliquer ici.

https://youtu.be/YDEJqgCzHoQ

Setlist : « Antilope », « Léon », « Prison Vide », « 1000 », « Slalom », « Rose », « Pogo », « Cercle », « Nos Gênes », « Téléphone », » Sous les Pavés », « Homosapiens », « Truman Show », « Poignée de Punchline », « Sunglasses De Style », « Vrai », « Apollo ».

Rappel : « Sur Ma Vie »

(Organisation : Ancienne Belgique)

Agé de 79 balais, Giorgio Moroder est souvent considéré comme un des pionniers du disco, de la dance music et de l’électro. Il a entamé sa carrière en 1960, comme bassiste, au sein du backing group de Johnny Hallyday. Son premier hit, « Looky looky », remonte à 1970. Il a collaboré avec de nombreux artistes, parmi lesquels Donna Summer, Cher, Blondie, David Bowie, Debbie Harry, Freddie Mercury, Bonnie Tyler ou encore Pat Benatar sont les plus notoires. Outre ces coopérations et sa discographie personnelle, il a également composé plusieurs B.O. de longs métrages, dont celles de ‘Midnight Express’ et ‘Scarface’ qui d’ailleurs ont été oscarisées.

Moroder est l’une des personnalités les plus influentes de l’industrie musicale. Il est le premier à avoir introduit un rythme répétitif dans la musique de danse, se jouant des lois de l’harmonie et plaçant le synthétiseur au cœur de sa démarche. C’était déjà en 1963.

Ce soir, il se produit à l’Ancienne Belgique devant un public réunissant essentiellement des quadras, quinquas et sexas. Il est venu défendre une sorte de ‘Best Of’ de sa carrière, longue de 55 ans. Intitulé « A Celebration Of The 80’s », ce spectacle théâtral, visuel et musical se consacre aux moments les plus marquants de son parcours.

Sur les planches, il est soutenu par 13 musicos ; et c’est lui qui va jouer le chef d’orchestre et le chauffeur de salle. Une toile est tendue en arrière-plan sur laquelle est mentionné, en lettres bleues, ‘Giorgio Moroder’ (NDR : une inscription sans doute destinée à celles et ceux qui ne le savaient pas encore !). Il s’installe derrière une immense table posée en avant-scène sur laquelle reposent, au centre, des claviers. Face à son pupitre, des images vidéo seront projetées sur l’écran géant. Parfois aveuglant, le light show, composé de spots à leds et de stroboscopes, est parfaitement synchronisé à l’expression sonore.

Les musiciens sont perchés sur des estrades disposées à des hauteurs différentes : un drummer et un percussionniste à gauche, un préposé aux synthés au centre, un quatuor à cordes (trois violons et un violoncelle) à droite, et en bas à gauche, un guitariste et un bassiste qui doublent également aux synthés. Sans oublier trois vocalistes féminines et un masculin qui vont se relayer ; ce dernier pour deux morceaux, le reste du temps, se fondant dans les chœurs. 

Le set s’ouvre par le « (Theme From) Midnight Express » d’Alan Parker. Souriant, rayonnant même, Moroder demande à la foule –en anglais, français, allemand et italien– si tout va bien et si elle est contente d’être là ce soir. Ponctuant sa déclaration d’un grand rire. L’effigie de l’artiste –chevelure, moustache et grosses lunettes qu’il a, bien évidemment, chaussées sur son nez– est maintenant projetée sur la toile. Il accompagne le public en frappant dans les mains. Place ensuite à une version plus funky du hit de Donna Summer, « Love To Love You Baby ». Sept titres de The Queen of Disco seront adaptés au cours du show. Il n’en n’oubliera pas pour autant son vieux tube « Looky Looky », l’un ou l’autre soundtrack de film (‘Flashdance’, ‘Berlin’, ‘Top Gun’), ainsi que sa cover de Daft Punk, « Giorgio by Moroder », morceau qui lui avait permis de renouer avec le succès en 2013. Mais l’essentiel de son répertoire se focalisera sur les 80’s. En fin de set, il chante « Cat people », en compagnie de David Bowie ressuscité en hologramme. Et « Last Dance », suivant la même technique, de Donna Summer.

Georgio Moroder va nous accorder deux rappels, non prévus dans la setlist, ponctuant ainsi un set de 120 minutes. La boule à facettes au plafond a ranimé le souvenir de la jeunesse de votre serviteur, et il en avait des étoiles plein les yeux…    

Setlist : « (Theme From) Midnight Express »,  « Love To Love You Baby » (cover Donna Summer), « The Never Ending Story » (cover Limahl), « Bad Girls » (cover Donna Summer), « On the Radio » (cover Donna Summer), « Chase », « Together in Electric Dreams » (cover Philip Oakey & Giorgio Moroder), « From Here To Eternity », « Flashdance... What a Feeling » (cover Irene Cara), « Giorgio by Moroder » (cover Daft Punk), « Take My Breath Away » (cover Berlin), « Danger Zone », « Right Here, Right Now », « I Feel Love » (cover Donna Summer), « Cat People », « MacArthur Park » (cover Jimmy Webb), « Last Dance » (cover Donna Summer).

Rappel 1 : « Hot Stuff » (cover Donna Summer).

Rappel 2 : « Call Me » (cover Blondie)

(Organisation : Greenhouse Talent)

Julia Jacklin est chanteuse et compositrice. Une Australienne responsable de deux albums à ce jour. Le premier, « Don’t Let The Kids Win », remonte à octobre 2016. Deux années de tournées intenses et une déception sentimentale plus loin, elle enregistre son second, « Crushing », un elpee paru en février dernier. Elle s’était déjà produite à deux reprises, au Club, en première partie de Whitney. Elle pratique une forme d’alt country teintée de dream pop et reconnaît, pour influences majeures, Billy Bragg, Björk, Doris Day, The Andrews Sisters et Leonard Cohen.

Il y a déjà pas mal de peuple dans le club, lorsqu’Olivia Bartley, alias Olympia, débarque. Elle assure le supporting act. Blonde, plutôt jolie, cette Australienne (NDR : elle est originaire de Melbourne) chante d’une voix fragile et atmosphérique en s’accompagnant à la gratte électrique. Interactive, elle possède un humour décapant. Elle entame son set par « Biscuits » (NDR : pas aux ivoires, comme sur disque, mais à la guitare). Son toucher de cordes est empreint de délicatesse et évoque celui d’Annie Clark, aka St Vincent. « Somewhere To Disappear » monte graduellement en puissance. Tant la voix que ses cordes, à la fois métalliques et nerveuses. Sa setlist est puisée au sein de ses long playings « Resurrection » et « Self Talk », dont « Smoke Signals », un morceau à la mélodie contagieuse. Pas de trace de « Honey » cependant, mais en 30’, l’artiste est quand même parvenue à afficher de nombreuses facettes de son talent. Franchement, c’est une excellente surprise !  

Setlist : « Biscuits », « Somewhere To Disappear », « Smoke Signals », « Atlantis », « Nervous Riders », « Shoot To Forget », « Star City ».

Place ensuite à Julia Jacklin, la tête d’affiche. Soutenue par un backing group, impliquant un drummer, un bassiste ainsi que deux guitaristes, l’un masculin et l’autre féminine, cette dernière doublant aux claviers et aux chœurs, elle se réserve le micro et la gratte. Dès qu’elle a grimpé sur les planches, elle signale être enrhumée et rencontrer un petit problème de voix. Pour tenter de la sauver, son gratteur lui file son verre de whisky. Lorsque les trois sixcordistes conjuguent leurs instruments, l’intensité est alors à son apogée. Malheureusement, la voix de Julia manque cruellement de relief, et empêche le concert de véritablement décoller. Dommage ! A revoir en pleine possession de ses moyens…

Une petite déception largement compensée par le récital d’Olympia…

Setlist : « Body », « Eastwick », « Leadlight », « Motherland », « Don't Know How To Keep Loving You », « Good Guy », « When The Family Flies In », « Don't Let The Kids Win », « You Were Right », « Turn Me Down », « Pool Party », « Head Alone », « Pressure to Party ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

dimanche, 07 avril 2019 19:25

BRDCST 2019 : dimanche 7 avril

Depuis quelques années déjà l’Ancienne Belgique organise le BRDCST, un festival qui se déroule quatre jours de suite. Ce dimanche 7 avril, il est programmé dans trois salles ; en l’occurrence l’AB Box, l’AB club ainsi que l’AB Salon, un espace situé au-dessus du Café. Lors des trois premières soirées, il a été délocalisé au Café Central, Beursschouwburg, Café Bonnefooi et La Machine, des endroits sis près de l’AB. Cet événement est destiné à faire découvrir des musiques issues de toute la planète ; et pour cette édition, il s’intéresse aussi bien au black metal féminin, au psychédélisme turc, à la noise abstraite, au classique contemporain, au hip-hop, à l’afrofuturisme, à l’electronica, à la poésie sonore, à l’avant-jazz, à la world d'Afrique du Nord, au dub, à l’american primitive guitar, au (post) punk, au piano préparé, au grime qu’au flamenco. C'est donc une belle occasion d'assister à des shows de groupes ou d'artistes qui sortent de l’ordinaire. Compte-rendu du dernier jour qui accueille la formation belge Whispering Sons, les artistes canadiens Jason Sharp et Yonotan Gat (qui a prévu le concours d’invités), américaines Morgan et Léa Bertucci, espagnol Refree, sans oublier le Dj gantois Bolt Ruin.

En débarquant, Refree (poulain de l’écurie global sounds Glitterbeat) a déjà entamé son set. Il joue de la gratte dans un style, ma foi, expérimental, entre flamenco et de jazz. Il y a pas mal de peuple au salon qui semble apprécier ce set empreint de sérénité…

Direction L’AB Box pour le set du Gantois Bolt Ruin qui vient de publier un vinyle, en février dernier, un disque baptisé "Circuit". Le Dj se produit, derrière une immense table de mixage, recouverte d'un drap noir, devant une salle quasi-vide qui va heureusement quelque peu se remplir au fil des minutes. Des images d'usagers qui se déplacent au sein d'un métro futuriste ou tournées en accéléré sur un place devant une église, défilent en arrière-plan, sur grand écran. Tantôt plus lentes, tantôt soutenues, les sonorités électroniques sont chargées d'infra-basses et alimentent l'univers sonore torturé et dark de l'artiste, alors que le light show inonde la fosse. Classique!

La prestation de Jason Sharp se déroule au même endroit. Il grimpe sur les planches à 19h00, flanqué d’un préposé en bidouillages. Un certain Adam Basana qui a recours à divers ustensiles en verre. Il dispose également de deux microphones. Quant à Jason, il se consacre à un énorme saxophone basse. Issu de la scène montréalaise expérimentale, il a milité au sein de nombreux groupes de jazz avant-gardistes et contemporaines. Il s’est forgé une solide notoriété, en pratiquant la respiration circulaire, une technique qui permet de maintenir, pendant un laps de temps assez long, un souffle d'air continu à l'aide de la bouche. Cette technique particulière focalise toute l’attention de l’auditoire, d’autant plus qu’elle est prolongée par des boucles. Malgré une fameuse dose d’impro, il faut reconnaître que les deux musicos se complètent parfaitement. Un concert aussi étonnant que captivant…

Direction l’AB Club pour y découvrir Léa Bertucci, une artiste américaine qui a publié un Ep en février dernier, un disque intitulé « Metal Aether ». Minimaliste, sa musique est alimentée par un saxophone alto, un pc mac et une petite machine qui ressemble à un dictaphone qui propage des sonorités électroniques ‘ambient’. Et elle est particulièrement habile pour jongler entre ses instrus, notamment lors d’un morceau de près de 20 minutes, au cours duquel elle ne reprend pas son souffle, tout tapotant sur son sax ou le triturant dans tous les sens.

Yonathan Gat est considéré comme un des meilleurs guitaristes au monde. Il se sert d’une double gratte à 12 et 6 cordes… comme Jimmy Page. Il est épaulé par une section rythmique basse/batterie qui semble prendre beaucoup de plaisir sur l’estrade. Mais le clou du spectacle sera atteint lorsque deux Amérindiens (The Eastern Medecine Singers) vêtus de parures rituelles (NDR : des Sioux, des Iroquois ?) viennent frapper sur un énorme tambour indigène à l’aide de manches terminés par un morceau de métal, tout en psalmodiant des incantations. Bien que saccadées et hypnotiques, leurs interventions collent parfaitement à la musique proposée par le trio. Ce cocktail de punk rock, pow pow drum et psychédélisme, ouvert à l’impro, en devient alors fascinant. Sans oublier que Gat en profite pour étaler toute sa virtuosité sur son double manche. Epatant !

Kelly Moran se produit au club, mais votre serviteur prend une petite pause avant le show final. Qu’assure un des meilleurs combos belges, actuellement sur le circuit. En l’occurrence The Whispering Sons. Et tant les médias que les mélomanes ne tarissent pas d’éloge le band. Pas étonnant que leurs concerts soient sold out. La salle est pleine à craquer.

Le quintet débarque sur le podium. Il réunit le guitariste Kobe Lijnen, le bassiste Tuur Vandeborne, le claviériste Sander Hermans, le drummer Sander Pelsmaekers et la chanteuse Fenne. Cette dernière est également la figure de proue du band. Sauvage, elle possède une manière particulière de se déhancher ; et puis androgyne, sa voix est capable de passer du plus clair au baryton. Régulièrement, elle ponctue sa véhémence de coups de poing dans le vide. On la sent habitée par sa chorégraphie.

Le post punk de la formation est paradoxalement énergique, glacial et dansant. Mais cette fusion tient parfaitement la route.

Whispering Sons ne devrait probablement pas s’éterniser dans les tournées des petites salles. A mon humble avis, il est à l’aube d’une carrière internationale fructueuse…

L’an prochain, le BRDCST se déroulera du 2 au 5 avril.

Setlist The Whispering Sons : « Stalemate », « Got A Light », « Alone », « White Noise », « Performance », « Skin », « No Time », « Fragments », « Hollow », « Waste », « Wall », « Insights », « Dense »

Rappel : « No Image ».

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(Organisation : Ancienne Belgique)

mercredi, 03 avril 2019 17:02

Avancez d’une place !

La Rotonde du Botanique constitue un endroit idéal pour une release party. Et celle de Beautiful Badness, qui va se dérouler ce mercredi 3 avril, va de nouveau le démontrer.

Beautiful Badness vient de sortir un troisième Ep, baptisé « Walking A Mirror », en mars dernier, des plages qui figureront sur le futur elpee « Rewind », dont la sortie est prévue pour cette année, un disque mis en forme par Marlon B (Brigitte, Benjamin Clementine, Juliette Armanet) et pour lequel Albin De La Simone a participé.  

Le supporting act est assuré par Léo Nocta. Il milite également au sein d’autres groupes, et notamment chez Delta, formation que votre serviteur avait découverte dans le cadre du festival Scène-Sur-Sambre, en août 2017. Elle va d’ailleurs repartir en tournée, à partir du 25 de ce mois. De grande taille, il est soutenu par un drummer. Les interventions au piano de Léo sont empreintes de délicatesse tout en révélant une grande agilité des doigts. Un véritable virtuose ! Il chante d’une voix vaporeuse, envoûtante, finalement assez proche de celle de Sesboué, des chansons ténébreuses, mais chargées d’émotion. Pas étonnant que Gabriel l’ait choisi pour se produire en première partie. Il va nous proposer des extraits de ses deux Eps, « Atom », paru en 2015, et « Origin », en 2017, dont « Satellites », en ouverture, et son nouveau single « When We All Fall », gravé en février dernier, pour clore ce set bref, mais de très bonne facture…

Setlist : « Satellites », « How Many Roads », « Higher Than Here », « Rose », « I Can’T Feel My Face », « When We All Fall ».

Outre le chanteur Gabriel Sesboué, Beautiful Badness implique Olivier Delescaille (NDR : d’ordinaire préposé à la gratte, ce soir il va se consacrer, à la basse, aux claviers et aux machines) et Gilles Servais (drums), un trio soudé depuis 7 longues années. Il s’est quand même élargi à un quatuor depuis l’arrivée de Lou Wery, qui se charge des claviers et également des vocaux.  

Gabriel vit intensément ses chansons. Il s’exprime aussi avec les mains, un peu à la manière de feu Joe Cocker. Capable de passer des graves aux aigus avec une facilité déconcertante, son spectre vocal est ample et lyrique.

La salle est comble et tous les spectateurs sont debout. « A Sunny Morning » ouvre le concert, un morceau au cours duquel Gabriel étale déjà toutes ses capacités vocales. Tour à tour, cette voix me fait penser à Jón Þór Birgisson (Sigur Rós), Antony/Anhoni Hegarty, Rufus Wainwright, Agnès Obel, Woodkid ou encore Freddy Mercury. Et lorsqu’elle se conjugue à celle de Lou et d’Olivier, on assiste à de véritables exercices de polyphonie vocale. Quant à l’univers sonore de Beautiful Badness, il navigue à la croisée des chemins empruntés par AaRON, Queen, ou encore Jeff Buckley.

L’atmosphère au sein de la Rotonde est tellement feutrée qu’on se croirait au sein d’une cathédrale. « Blackbird In The Storm » est littéralement raffiné par les ivoires. Gab signale qu’il s’agit de la 10ème fois qu’il se produit au Bota, et pour la première, comme tête d’affiche. Et il en est très fier. Mais encore qu’il a écrit « The Train », entre les sessions d’enregistrement, lorsqu’il se déplaçait de Paris à Bruxelles ou inversement. On le sent à la fois concentré et étonnamment cool…

 « I’ll Be There For You » se distingue par sa mélodie contagieuse. Bonne surprise, Sasha et Julie (Juicy) débarquent sur les planches pour assurer les chœurs de « Walking On The Mirror », en compagnie de Lou (NDR : on comprend mieux pourquoi Gab et Oli avaient assisté à leur show, samedi dernier). Toute l’équipe est en cercle sur le podium pour interpréter cette chanson, a cappella. Magique ! A vous flanquer des frissons partout !

En rappel, les filles sont encore de la partie pour nous réserver « Silent and still », avant que le groupe n’achève le concert par une plus ancienne compo, « One Step Forward »… et c’est le cas de le dire, Beautiful Badness, avancez d’une place…

Setlist : « A Sunny Morning », « Blackbird In The Storm », « Freedom », « Wave On Me », « 11011 Days », « The Game Is Over », « Winds Blows », « The Train », « I’ll Be There For You », « Everything I Have », « Walking On The Mirror » (avec Juicy)

Rappel « Silent And Still » (avec Juicy), « One Step Forward ».

(Organisation : Botanique)

Photo : Pierre Destrebecq

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