• Ici ou d’ailleurs…
    Ici ou d’ailleurs… Après deux années de construction et de performances scéniques souvent saluées et déroutantes (au Botanique à Bruxelles, au Reflekor à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Se connecter

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait
Didier Deroissart

Didier Deroissart

Fort de ses 30 années d’expérience dans le monde du spectacle, Richard Walter Productions a décidé de consacrer une tournée au concept ‘Rock Legends’ à travers l'Hexagone et la Belgique, un concept réservé aux cover bands de mythes de l'histoire du rock'n'roll, concept devenu un véritable phénomène outre-Atlantique. Nostalgie, nostalgie ! En montant ces shows, RWP cherche à bouleverser les codes et surtout à tordre le cou aux idées reçues sur l’intérêt suscité par les Tribute Bands. Le Cirque Royal est presque complet pour accueillir les clones des Doors, du Led Zeppelin et de Queen, bien décidés à nous faire vibrer au son des « Whole Lotta Love », « Riders in the Storm » ou encore « We are the Champions! ». Enfin, excellents musiciens, les membres de Letz Zep, Gary Mullen and The Works  et The Doors Alive sont déterminés à faire revibre leurs modèles, à travers leurs prestations.

La soirée est divisée en 3 parties de 45 minutes. The Doors Alive ouvre le bal...

The Doors Alive :  Morrison s’est mis dans la peau de Mike Griffioen. Il est épaulé par un trio réunissant un drummer, un claviériste et un gratteur, qui se servent d’instruments vintage afin de restituer le plus fidèlement possible le son du trio de référence. Mike ressemble étrangement au Roi Lézard lorsqu’il était jeune et beau. Et son baryton est très proche de feu Jim. « Break On Through (To The Other Side) » et « Alabama Song (Whisky Bar) » ouvrent les portes d’un univers que l’auditoire espérait secrètement pénétrer. Plutôt enthousiaste, ce public se lève de temps à autre pour applaudir les artistes et reprendre les refrains. Et tout naturellement, « The End » clôt le show. On ferme les yeux et on se remémore les images de guerre reproduites dans le film ‘Apocalypse Now’, un long métrage sorti en 1979.

Setlist : « Break On Through (To The Other Side) », « Alabama Song (Whisky Bar) », «Back Door Man », « Light My Fire », « Riders On The Storm », « Touch Me », « The End » 

Letz Zep :  Billy Kulke veut réincarner Robert Plant. Non seulement, il lui ressemble, mais sa voix est capable de monter dans les aigus jusqu’à presque rompre ses cordes vocales, comme le natif de West Bromwich, lorsqu’il avait 20 ans. Il s’autorise, en outre, les mêmes déhanchements. Pour gouverne, Plant avait confié au sujet de Letz Zep : ‘I walked in, I saw Me!!!’. Un fameux compliment ! Billy est épaulé par le gratteur Andy Gray, le claviériste/bassiste Jack Lonergan et le batteur Pete Tullock. Très concentré et jouissant d’une fameuse technique, il impressionne par ses solos, surtout à la double guitare, en l’occurrence une Gibson EDS-1275. De « Kashmir » à « Immigrant Song », en passant par « Stairway To Heaven » et « Whole Lotta Love », les morceaux interprétés sont bluffants d’authenticité. Et la mise en scène l’est tout autant. Le public est debout pour reprendre les refrains et applaudir ces artistes. En fermant les yeux, on se croirait presque face aux idoles originales. Un beau voyage en dirigeable de trois quarts d’heure.  

Setlist : « Rock And Roll », « Black Dog », « Since Loving You », « Kashmir », « Stairway To Heaven », « Whole Lotta Love », « Immigrant Song ».

Gary Mullen and The Works : Place enfin au plat de résistance. ‘One Night Of Queen’ with Gary Mullen and The Works va rendre un hommage très authentique et particulièrement impressionnant à Queen. Mullen est la véritable réincarnation de Mercury. C’est une authentique bête de scène comme l’était Freddy. Il est soutenu par un batteur, un guitariste, un bassiste et un claviériste. « Tie Your Mother Down » ouvre le set. Mullen gambade et sautille un peu partout sur le podium. Il aime bien se faire toucher les fesses par la gente féminine et masculine. A plusieurs reprises, il les offre aux premiers rangs. Les hits sont passés à la moulinette. Les interventions du gratteur sont imparables. Et celles de Mullen qui a alors empoigné une six cordes semi-acoustique, le sont tout autant sur « Crazy Little Thing Called Love ». Il s’autorise régulièrement des bains de foules, et inévitablement, on ne peut que se remémorer le concert mythique accordé à Wembley en 1986 lors de la tournée ‘Magic’, 6 mois avant le décès de Mercury…

Setlist : « Tie Your Mother Down », « Another One Bites The Dust », « Somebody To Love », « Under Pressure », « I Want To Break Free », « Don't Stop Me Now », « Fat Bottomed Girls », « Crazy Little Thing Called Love », « Bohemian Rhapsody », « Radio Ga Ga », « We Will Rock You », « We Are The Champions ».

(Organisation : AA Productions en accord avec Richard Walter Productions)

 

 

 

mardi, 22 janvier 2019 18:12

La Gueule de l’Emploi

Lénine Renaud évoque inévitablement la révolution, la contestation et les chants de partisans. Mais il raconte, avant tout, nos moments d'égarements. Pourtant, en le choisissant comme patronyme, les musicos voulaient également adresser un clin d’œil gauche à Mademoiselle from Armentières, Line Renaud… Parce que ce sont aussi des gars du Nord, parmi lesquels on retrouve deux figures emblématiques des ex-Marcel et son Orchestre : Franck Vandecasteele et de Cyril Delmote, ex-chanteur des VRP, Nonnes Troppo et Suprême Dindes. Dans cette aventure, ils sont soutenus par des compères joviaux : Sonia à l’accordéon, Gauthier à la basse, ainsi que JB et Guillaume aux grattes.

Il a donc fallu trois longues années à ce combo, pour donner suite au précédent opus, « Rue Brûle Maison ». Entretemps, les musiciens ont pris le temps de voyager à travers le monde et de s’imprégner de différentes cultures.
Ces joyeux lurons analysent la vie de tous les jours, un peu comme Renaud ou Bénabar, en affichant un vécu certain, mais aussi en maniant l’humour potache ou tragique. Selon. A l’aide de textes riches en mots, en rimes, en rebondissements, sur fond de piano à bretelles, de guitares manouche ou carrément punk. Quand ce ne sont pas les rythmes balkaniques, le swing ou la valse qui mènent la danse. Le tout dans une ambiance digne des troquets et des guinguettes du temps passé. Cependant, on peut être déconneur, titiller les zygomatiques, et avoir envie de toucher le cœur des gens, à la manière des Têtes Raides, l’engagement militant revient chaque fois à la surface. A l’instar de « Mon petit doigt m’a dit » qui nous parle des religions. ‘Mon petit doigt m’a dit, si Allah est grand, Jésus l’est aussi, Yahvé a tout compris, Bouddha est un visionnaire et moi je suis le missionnaire de mon auriculaire’.

Un disque à écouter en sirotant une bonne bière et devant un bon feu au charbon, en pensant pourquoi pas, à Emile Zola et Victor Hugo…

lundi, 14 janvier 2019 15:24

Trop peur d’en perdre une goutte…

Plus de 20 ans que Flogging Molly écume les concerts en proposant une musique qui mêle punk, rock et folk celtique. Partout où il passe, on assiste ou plus exactement participe, à une fête géante. Un peu comme si on fêtait la Saint Patrick. Dans l’esprit de The Pogues, Social Distortion, Rancid, Bad Religion ou encore Dropkick Murphys, pour lequel il avait assuré le supporting act, en février dernier, au même endroit. Bien que fondé en 1997, à Los Angeles, aux Etats-Unis, son guide, Dave King, est fier de ses origines irlandaises. Pas étonnant qu’il tape les paroles de ses chansons sur une machine à écrire datant de 1916, année au cours de laquelle s’est déroulée l'insurrection de Pâques, en Irlande.

Buster Shuffle est programmé en première partie. Son dernier LP, « I'll Take What I Want », remonte à 2017. Son principal slogan ? ‘Fuck the Brexit’ ! Et il va nous le rappeler, tout au long du set. Lorsqu’il grimpe sur le podium, à 19h45, il y a déjà bien du peuple dans l’AB. Le quatuor réunit le chanteur/pianiste –coiffé d’une casquette noire– Jet Baker (NDR : dont la voix évoque curieusement Suggs, le vocaliste de Madness), le drummer Terry Mascali, le guitariste rythmique James Stickley ainsi que le bassiste Gravy (NDR : son chapeau mou vissé sur le crâne lui confère une binette bien sympathique). Un rideau noir masque le matériel –imposant, par ailleurs– de Flogging Molly. Le show s’ouvre par « Brothers and sister », un ska incendiaire qui incite déjà la foule à sautiller. Le combo va nous réserver deux superbes covers. Tout d’abord le « You Never Can Tell » de Chuck Berry, puis le « Out of Sapce » de Prodigy, un rock steady qui va mettre une ambiance du tonnerre. Le chanteur est hyper-interactif. De quoi entretenir le souk qui agite la fosse. Point d’orgue du concert, un pot-pourri constitué de reprises de Queen, Madness et Specials…

Setlist : « Brothers And Sisters », « I'll Get My Coat », « Petit Pot Pourris », « We Fall To Pieces », « You Never Can Tell (cover Chuck Berry), « Our Night Out », « Out Of Space (cover The Prodigy).

Le line up de Flogging Molly réunit Dave King (gratte semi-acoustique et chant), Bob Schmidt (mandoline, banjo, bouzouki), Matt Hensley (accordéon), Nathen Maxwell (basse, chant), Dennis Casey (guitare électrique), Bridget Regan (violon, flûte irlandaise, uilleann pipes) et le drummer George Schwindt, qui se plante au centre, légèrement en retrait sur une estrade. Ce soir, le septuor va puiser généreusement dans son dernier elpee, « Life Is Good », paru en 2017, mais également au sein des 9 autres long playings, en privilégiant, bien entendu, ses hits. En toile de fond, le sigle distinctif du band est affiché, soit un énorme trèfle à 4 feuilles au cœur duquel 2 serpents sont entrelacés, l’un d’entre eux brandissant dans sa gueule, un poignard vengeur, lame vers le haut.

Dès le début du set on est plongé dans un univers bien celtique. Banjo, violon, fifre et accordéon favorisant cette impression. Les mélodies sont irrésistibles. Les refrains, contagieux. Les chansons, rafraîchissantes, allègres et récréatives. Et lorsqu'un pogo impliquant 1200 personnes éclate, c’est impressionnant. Le personnel de sécurité ne chôme pas. Il y a d'ailleurs longtemps que votre serviteur, calé dans son fauteuil au balcon, n’a plus assisté à un tel spectacle !  Sur les planches, les musicos profitent du moment présent autant que l'auditoire, régulièrement illuminé par un light show dominé par les lumières bleues, vertes et jaunes. King est partout, harangue les premiers rangs et arpente la scène dans tous les sens en sautillant comme un cabri. Hormis « Laura », un vieux standard que votre serviteur apprécie, tous les tubes sont passés en revue, des compos aux textes intelligents et engagés. Et pas question de profiter des titres plus mélancoliques pour prendre une pause, aller aux toilettes ou aller chercher un rafraîchissement. Trop peur d'en perdre une goutte. Et de manquer, par exemple, le magique « Crushed (Hostile Nations) ».

Le rappel est carrément bordélique. Et lors du final, le groupe au grand complet fait le mariole sur l’air du ‘montypythonesque’ « Always Look On The Bright Side Of Life », les musicos balançant tout ce qu'ils ont sous la main, Dave King se délestant même de sa chemise, chargée de transpiration. Un moment à revivre le plus tôt possible.

Setlist : « There's Nothing Left Pt. 1 », « (No More) Paddy's Lament », « The Hand of John L. Sullivan », « Drunken Lullabies », «The Likes Of You Again », « Swagger », « The Days We've Yet To Meet », « Requiem For A Dying Song », «Life In A Tenement Square », «Float », «The Spoken Wheel, Black Friday », The Spoken Wheel, Black Friday », « Life Is Good », « Rebels Of The Sacred Heart », « Devil's Dance Floor », «  Crushed (Hostile Nations) », « What's Left Of The Flag », « The Seven Deadly Sins ». 

Rappel : « If I Ever Leave This World Alive », « Salty Dog », « Always Look on the Bright Side of Life » (Monty Python cover).

(Organisation : Ancienne Belgique)

Photo : Richie Smyth

mercredi, 16 janvier 2019 15:21

Lucie in the sky with Obispo…

Obispo a décidé d'entamer sa tournée 2019 par la Belgique. Elle va se dérouler à guichets fermés. Ce soir, il est programmé pour le deuxième jour consécutif au Cirque Royal. Une semaine bien chargée, puisqu'il se produit encore à Liège et à Charleroi, avant de revenir aux Solidarités de Namur et le 29 novembre à Forest National (tickets en vente ici). Obispo a publié son onzième elpee studio, en octobre dernier. Il est éponyme. Pourquoi débuter son périple dans la capitale européenne ? Parce qu’il s'y sent bien, y possède une solide fan base et estime que le public y est chaleureux.

A 19h45, le maître de cérémonie vient annoncer la première partie : Antoine Galey. Un jeune artiste qui a participé au télé-crochet, 'The Voice France’, en 2016. Ne pas oublier qu'Obispo a été membre du jury de cette compétition. Et puis, Antoine est la vedette du clip d’Obispo, « Rien Ne Dure ». Cheveux longs, il chante en s'accompagnant à la gratte semi-acoustique et en s'éclairant à l'aide d'une lampe de chevet. Petit prodige de la six cordes, il va nous présenter quelques extraits de son premier album, « On Ne Sauvera Pas Le Monde Ce Soir ».  

Le temps de déménager la lampe de chevet et le micro, et Pascal Obispo grimpe sur les planches. A brûle-pourpoint, il concède que le public belge est indulgent. Son backing group implique un drummer –barbu, il est installé sur une estrade dans le fond à gauche, derrière un paravent en plexi, deux guitaristes, dont un coiffé d'un chapeau haut de forme de couleur rouge, ainsi que deux claviéristes dont l’un double aux cuivres (sax, clarinette, trompette). Pascal se charge de la basse. Il signale d'ailleurs qu'il n'est pas facile d'en jouer et de chanter en même temps ; et puis qu'il souhaite ébranler la machine à hits pop/rock empreinte de nostalgie qui fait rêver, à Bruxelles. Vu la réaction du public, on peut affirmer qu’il est entièrement acquis à sa cause. Une rampe composée de 40 spots tapisse le fond du podium devant quatre immenses écrans led sur lesquels sont projetées les paroles en mode karaoké. Pascal Obispo est un artiste sympa mais particulier. Généreux, il n'hésite pas à accorder des prestations de plus de 3 heures. Ce sera encore le cas ce soir dans un Cirque Royal bourré comme un œuf.

Le set débute par « Je Rentre ». Le natif de Bergerac glisse au milieu de la chanson un 'Vous m’aviez manqué', particulièrement touchant. Il est largement applaudi pour sa déclaration. Conquis, le public se lève de son siège pour entamer « Au paradis », et tout particulièrement le refrain. La soirée sera électrisée, rock, nostalgique et fortement teintée de sonorités issues des années 80. Pascal rend hommage à John et Paul à travers « A Forthlin Road », un morceau qu'il a coécrit. Caractérisée par des guitares un peu dark et des effets de pédales, il baigne au sein d'un climat réminiscent du célèbre "Sgt Pepper's" des Fab Four.  Premier hommage à Souchon qui apparaît en hologramme pour remercier Pascal et le public. Et c’est parti pour « Les Chansons De Souchon et Voulzy », des pointures de la chanson française, dans les années lumières. On ressent l’empreinte du fan avant d’être un artiste. Ensoleillé, « Ou Et Avec Qui Tu M’aimes », issu de l'elpee « Millésimes », est balayé de rythmes africains. « Assassine » se révèle particulièrement percutant. Mais c'est lors des titres les plus doux que Pascal se révèle le plus séducteur, sa voix montant alors dans les tours. Chaque trait d'humour fait mouche, renforçant l'interactivité entre l'artiste et la foule. Des roadies apportent un piano sur le podium. Place au moment « Lucille ». Pascal sollicite une Lucie de 23 ans, dans l'auditoire, en référence à sa chanson du même titre. Plusieurs bras se lèvent donc celui de votre serviteur qui tente sa chance. Directement, Pascal le regarde et s'exclame : ‘ Toi le barbu sympa, tu t’appelles Lucien, pas Luciole’. Après un contrôle d'identité, une Lucille de 31 ans grimpe sur scène et vient se placer à la gauche de Pascal. La fille est jolie, émue et… elle ‘a chaud’. Après quelques embrassades et quelques selfies, le duo nous réserve un joli duo plein d'émotion. Lucie est alors dans les cieux, avec Obispo dans les yeux. Mais l'hommage qu'il rend à sa pote, feu Maurane, sur « Rentrer Chez Soi », est bien plus bouleversant. Claudine apparaît alors en hologramme, derrière, sur l’écran. « Et Bleu » constitue une ode passionnante consacrée à la femme. A la fin de « 1980 », les musicos embraient par « Someone, somewhere in summertime » de Simple Minds, puis « Relax » de Frankie Goes To Hollywood, et enflamment inévitablement la fosse. Max s’invite à la trompette pour « D'un Ave Maria ». C’est à la fois beau et déroutant. Avant qu’Obispo ne nous incite à rejoindre le dancefloor, grâce aux rythmes endiablés et africains qui dynamisent « Chante La Rue Chante ». On se croirait alors, à Bamako.

(Organisation : Next Step / AA productions en accord avec Arachnée Productions)

 

vendredi, 11 janvier 2019 17:31

Comme un zombie dans un cimetière…

Håvard Ellefsen est un des membres fondateurs du légendaire groupe de black metal symphonique, Emperor. Il n’y est cependant resté qu’un an, montant ensuite différents projets, dont Mortiis, qu’il lance dès 1993. Ce Norvégien le pilote, tantôt en solo ou flanqué d’un groupe. Sa musique mêle darkwave, synthpop et rock industriel. Ce soir, il se produit en solitaire, au Magasin 4.  

Le supporting act est assuré par The Nightstalker. Il ne s’agit cependant pas du groupe grec qui porte le même patronyme, sans le ‘The’, un combo responsable d’une forme d’atmospheric gothic/dark metal. Et rien à voir avec le livre du Liégeois Steve ‘Serpent’ Fabry, ‘Le journal de Nightstalker’. En fait il s’agit d’un duo issu de la région gantoise impliquant un guitariste et un drummer. A son actif, deux albums. Intitulés « Death Bringer » et « Destination Dystopia », ils sont vendus lors de leurs concerts sous la forme de cassettes, vinyles ou alors en numérique, via Bandcamp.

A l’arrivée du tandem, le guitariste reproduit le signe de ralliement des métalleux, soit le ‘V’ des cornes du diable. Il saisit un le squelette d’un crâne, placé à sa gauche, puis le remet à sa place. Des images défilent sur l’écran placé derrière le drummer, qui se sert d’un kit de batterie électronique.  Les sonorités de de trompettes et de cuivres sont issues de samplings. Atmosphérique, instrumentale, la musique est plutôt agréable à écouter, mais lorsqu’elle monte dans les tours, elle devient ténébreuse et glaciale, rappelant alors les B.O. des films d’épouvante nés au cours des eighties. Synthwave elle est également baptisée outrun ou retrowave. Et puis quand la guitare s’impose, elle vire vers une forme de black-death-indus métal. Le leader du band se qualifie lui-même de ‘John Carpenter qui rencontre les années 80 et l’Electro Body Music (EBM) qui a popularisé Front 242’. C’est somme toute très cérébral, mélodique à souhait et finalement une belle découverte.

Recouverte d’un drap noir, une immense table envahit la partie centrale du podium. Y sont disposés plusieurs synthétiseurs. Mortiis vient se placer derrière, sous un déluge de lumières bleutées et dans un épais brouillard de fumée. Son look est impressionnant : piercings, dreadlocks et visage maquillé de blanc, pour ne pas dire blafard. L’artiste va nous livrer de larges extraits de son troisième album, « Ånden Som Gjorde Opprør », paru en 1994. Son rock industriel est uniquement instrumental. En ‘live’, ses compos se révèlent plus puissantes et énergiques, mais toujours soignées. Certaines sonorités de claviers adoptent même celles d’orgues d’église. Pas question ici de voyage au cœur des fjords, mais plutôt au sein d’un univers anxiogène, un peu comme chez The Nightstalker, raison, sans doute pour laquelle, ce duo a été choisi pour assurer la première partie. Et au sein de cet univers, Mortiis se sent comme –non pas un poisson dans l’eau, sinon on parlerait de cœlacanthe– un Zombie dans un cimetière…

(Organisation : Hellhole Project). 

vendredi, 11 janvier 2019 21:54

Face To Faith

Il y a 3 ans, Benjamin avait quitté sa carrière d’ingénieur pour se lancer dans la musique et ce choix lui a plutôt réussi. C’était en 2015. Depuis lors, il a fait du chemin. « Face to faith » constitue son second elpee,

Après avoir engagé de nouveaux musiciens en 2014, en l’occurrence le bassiste Nicolas L’Herbette et le batteur Sam Rafalowicz, tous deux issus de l’univers du jazz, il a enrichi le line up de son backing group, en engageant la choriste Stéfy Rika (NDR : elle a notamment prêté sa voix à Akro, Starflam, Axel Red, Selah Sue et Zap Mama) et le claviériste Xavier Bouillon.

Mais venons-en à l’album. Les mélodies sont toujours chargées d’énergie, mais la musique intègre davantage d’éléments, pop, funk et électro. En Ben joue davantage de sa gratte en picking.

« Radical Bourgeois » ouvre la plaque, un morceau qui donne le ton, puisqu’il affiche déjà ce changement d’orientation musicale. Il y chante d’ailleurs aussi bien en anglais qu’en français ; et ce mélange est bien équilibré. On y entend, cependant des applaudissements, en début de parcours, laissant supposer que ce titre a été enregistré en public.

Single qui a précédé l’album, donc compo radiophonique, « Sunny Anyway » est destiné à nous entraîner sur le dancefloor.

Percutant, « I'll Be Trying » bénéficie d’une mélodie accrocheuse.

D’abord chargé de spleen, « Easy Emotion » finit par s’emballer lorsque l’électro s’en mêle…

Nonobstant la voix vocodée, le plus funky « Warmer » semble hanté à la fois par Jackson 5 et Nile Rodgers. Une voix triturée de la même manière sur « Stay With Me », avant qu’elle ne s’envole dans les aigus, alors que les cordes délicates de Ben émergent d’une expression sonore tapissée de claviers. Des claviers qui s’imposent encore tout au long de « Space Odyssey (Losing You) », une autre plage funkysante et également taillée pour le dancefloor.

Benjamin étale tout son talent en picking, sur sa semi-acoustique, tout au long d’« Another Day In Heaven », une piste paisible au cours de laquelle la voix talonne parfaitement les cordes. Un climat qu’on retrouve sur « Men Should Never Fall In Love », même si la piste finit par décoller, grâce au concours des claviers…

Caractérisé par ses harmonies vocales atmosphériques, « Go For A Ride » est une jolie ballade sucrée/salée. 

Cap sur l’Afrique pour les deux bonus tracks et tout particulièrement le Burkina Faso. Tout d’abord « Just In Time », mais surtout « Dancing In The Morning », qu’illumine Stéfy de sa belle voix.

Grandgeorge se produira à l’Eden de Charleroi le 15 mars prochain et la veille au Reflektor de Liège.

 

La Jungle est de sortie, ce soir, au Salon de Silly, dans le cadre des Nuits Plasma. En tournée, le duo revient de Dijon pour assurer une des dernières dates de l’année 2018. Pas trop le temps de réaliser des balances parfaites. No prob, ces pros sont capables de les régler dès les premières minutes du set. Qui va se dérouler au sein du bistrot, en formule club. Et il y a du peuple pour accueillir la paire montoise…

Screaming Use Of Bass assure le supporting act, un quatuor atypique impliquant deux bassistes, dont Joris Oster (Yel, Organic, Silver Riot) et Michaël Colart, mais également le chanteur Jairo Alvarez Garcia et le drummer Olivier Justin (Organic,Yel).

« Just Shine » ouvre les hostilités. Et, bien évidemment, c’est la combinaison entre les deux basses qui forge la singularité de l’expression sonore. L’une libère des sonorités distinctes, incisives et mécaniques ; et l’autre, caoutchouteuses. Saccadé, le tempo finit par envoûter. La voix est limpide, atmosphérique ou enflammée. Et la musique navigue quelque part entre cold wave, rock, indus, post punk, psyché, stoner, électro et prog. Parfois, le spectre d’Archive se met à planer. Mais également, et sans trop savoir pourquoi, celui de Pearl Jam. Le groupe n’en oublie pas « Agora », son single percutant. « Plastic Dream » met en exergue des percussions paradoxalement sauvages ou métronomiques. A limite de la saturation, une des basses claque littéralement, tout au long de « Perfect Profile ». La formation a prévu de graver un album en 2019. Mais si vous souhaitez en connaître davantage sur ce combo, cliquez ici.

Setlist : « Just Shine », « Emergencia », « Breackdown », « Cinnamon Light », « Perfect Profile », « Sliding Doors », « Plastic Dream », « Agora », « Utopia ».

Mathieu Flasse et Rémy Venant appliquent la fameuse équation ‘1 + 1 = 3’ à leur math/kraut/noisy/funk rock transique et débridé. Une six cordes, un casio et un kit de batterie : après deux breaks et trois accords, ils font déjà péter le mercure, alors que les yeux s’irritent de sueur. Au sein de cette jungle équatoriale, peuplée de bêtes sauvages, dangereuses et venimeuses, la température devient rapidement torride et humide.

Structurées en crescendo, parfois même s’ébrouant sur un tempo lent, les compos giclent de riffs métalliques, d’éclats de noise, alors que les assauts de toms et cymbales sont guidés par les oscillations du stroboscope. Les loops sont créés en ‘live’, à partir de la guitare ou de la voix. Rien n’est préenregistré, et pourtant le résultat est rigoureux. Un peu dans l’esprit de Métroland voire de Kraftwerk. Et des morceaux comme « Hahehiho », « Ape In A Python » ou « Thylacine » en sont de parfaites illustrations. Un concert de La Jungle est considéré comme une expérience unique à découvrir. L’énergie est omniprésente. On a l’impression d’assister à une course-poursuite entre musique et physique. A l’issue du show, les t-shirts des musicos sont trempés de sueur, comme s’ils sortaient de la machine à laver, sans avoir été essorés…

(Organisation : Silly Concerts ASBL)

vendredi, 28 décembre 2018 18:32

Encore à décanter…

C’est la première fois que Hooverphonic foule les planches du Lotto Arena. La salle est archicomble pour accueillir la formation drivée par Alex Callier et Raymond Geerts, dont une nouvelle chanteuse vient d’être recrutée. En l’occurrence une lauréate du télécrochet ‘The Voice’ versus Flandre : Luka Cruysberghs. Toute jeune chanteuse, elle n’avait alors que 17 printemps. Lors de ce concours, elle avait brillé en interprétant « Mad to you », un hit du groupe. Son coach, Alex, avait alors décidé de l’intégrer à son combo. Une première ! Hooverphonic a prévu de partir en tournée, cet été, aux USA. Mais, le baptême du feu de Luka est prévu ce vendredi 28 décembre, à Anvers. La sixième vocaliste du band a la lourde tâche de reprendre le flambeau laissé, par ses ‘prédécesseures’. Elle a cependant, déjà participé aux sessions d’enregistrement du 10ème opus, « Looking For Stars », un disque paru ce 16 novembre ; et le résultat est concluant. On attend donc de la voir et surtout de l’entendre, en ‘live’…

Une cape noire recouvre la tête de Luka qui laisse néanmoins entrevoir de longs cheveux blonds platine. A côté d’Alex ou de Raymond, elle paraît toute petite. Ils auraient d’ailleurs pu être leur père.

Tour à tour rouge ou bleu, suivant les variations du light show (NDR : 6 rampes de 4 spots superposés, sont disposés de chaque côté du podium alors que 6 projecteurs sont destinés à se focaliser sur les différents artistes), un rideau est tendu derrière le drummer planté sur une estrade. A sa droite, Pieter Peirsman se charge de claviers, d’une gratte semi-acoustique et assure les backing vocaux.

Le set s’ouvre par deux titres issus du dernier elpee, « Concrete Skin » et « Lethal Skies », des compos qui collent parfaitement à la voix de Luka. A l’issue de ce dernier morceau, elle ôte sa cape, laissant apparaître une robe bouffante de couleur rouge, enfilée au-dessus d’un pantalon, lui même enfoncé dans des bottes ; le tout de teinte noire. Alex troque ses claviers contre une basse et attaque « Ether » (« Reflection »). A cet instant, malgré son potentiel vocal, on se rend compte qu’elle n’a pas encore complètement assimilé l’ancien répertoire de Hooverphonic. Alex évoque les 23 années de carrière du band, au cours desquelles la formation a eu recours à des cuivres, des cordes et même à un orchestre symphonique. Mais ce soir, il en est revenu à une formule plus basique. D’ailleurs ces cordes et ces cuivres sont samplées par les synthés de Peirsman. Luka enlève sa robe et se retrouve en body, falzar et bottillons. Peirsman la seconde tout au long de « Horrible Person » et « Badaboum », aux vocaux. Caractérisé par ses grandes envolées, de riches contrastes, des touches subtiles et une mélodie envoûtante, le futur single, « Romantic » (NDR : sortie prévue le 18 avril), baigne au sein d’un climat vintage. Plus dansant, « Uptight » reflète très bien l’ambiance du nouvel opus. Et dans le même esprit, « Looking For Stars » est hanté par un Simple Minds au sommet de son art. Alex à la gratte et Luka, qui pour la circonstance a endossé une mante argentée, interprètent en duo l’inévitable « Mad About You ». Le contraste est flagrant, mais la voix manque de maîtrise. Et au bout de 90’, Hooverphonic clôt le show par un « Amalfi » d’anthologie.

Les artistes saluent et vident les lieux, mais accorderont un rappel dont une cover du « Suspirium » de Thom Yorke, bien réappropriée. Et c’est « Long Time Gone qui achève un concert au cours duquel on s’est rendu compte que l’intégration de la nouvelle chanteuse était encore en pleine phase de rodage…  

Setlist : « Concrete Skin », « Lethal Skies », « Ether », « Vinegar & Salt », « Heartbroken », « Anger Never Dies », « Horrible Person », « Eden », « Romantic », « Sleepless », « Jackie Cane », « The Night Before », « Hiding In A Song », « Mad About You », « Uptight », « One Two Three », « Badaboum », « Looking For Stars », « Amalfi ».

Rappel : « Suspirium » (Thom Yorke cover), « 2Wicky », « Long Time Gone ».

(Organisation : Greenhouse Talent)

dimanche, 30 décembre 2018 08:43

Diablo dans le nouveau clip de Jain

Jain, la nouvelle icône de la chanson française, est actuellement en tournée en Europe. Elle en a profité lors d’un concert à Barcelone (Espagne), pour réaliser le vidéo-clip de « Oh Man », extrait de l’album « Souldier », dans la salle ovale du Musée National d’Art de Barcelone (MNAC). Cette pièce est située dans le Palais National de Montjuïc de Barcelone, construit pour l’Exposition Universelle de 1929. La performance live a été tournée en un seul plan séquence avec la participation de 7 musiciens portant des masques, une trentaine de figurants et du danseur Diablo. Les images s’enchaînent et il apparaît au milieu des œuvres d’art. Une scénographie qui s’achève par un mouvement de nombreux danseurs prenant part à un tableau géant.

Pour découvrir la vidéo, c’est ici

https://www.jain-music.com/fr/

 

https://www.jain-music.com/fr/

samedi, 22 décembre 2018 18:05

Un débordement d’énergie et d’humour…

Située à Opwijk, la salle Nosta est réputée à la fois pour sa convivialité et la qualité de son matos audio. Ce soir, on y célèbre la Chlistmasfest, une soirée organisée par Fleddy Melculy, un groupe plutôt insolite, puisque non seulement ses textes –à prendre au second, voire au troisième degré– sont torchés en patois flamand bruxellois, mais aussi parce qu’il pratique une forme de recyclage écologique de l’histoire du métal. Leader du combo, Jeroen Camerlynck (NDR : c’est également la tête pensante de la formation De Fanfaar) s’autoproclame fils illégitime de Lars Ulrich et de Lita Ford ; et il n’a pas tout à fait tort. Les influences majeures du combo oscillent cependant de Motörhead à Aborted en passant par Korn et Metallica. Les lyrics abordent les sujets aussi hétéroclites que la faim, la nourriture, l’humeur, la boisson, le nightshop du Paki, la musique qu’il déteste (le jazz) ou encore le t-shirt de Metallica.

Le supporting act est assuré par The Curse Of Millhaven, dont le patronyme est emprunté à une compo de Nick Cave. Issu d’Ypres, ce quintet réunit le chanteur Jasper Lobelle, le bassiste Bram Dewilde, le drummer Bart Rambour (NDLR : on n’a pas dit Tambour !) ainsi que les guitaristes Jeroen Debruyne et Kurt Mylle. Il pratique un death métal mélodique teinté de deathcore. Bref, c’est du lourd ! Sombres, les lyrics traitent de thèmes aussi joyeux et divers que l'infection, la maladie la mort et l’enfer. Bref, tout ce qui pourrait détruire notre race humaine. Bel enchaînement !

Le musicos sont en ligne pendant la diffusion d’une intro préenregistrée. Ils regardent le drummer frapper ses cymbales pendant qu’une voix d’enfant pose des questions existentielles. Jasper lève un poing vengeur, se retourne vers le public, le salue, l’incite à se rapprocher et à entamer des pogos juste devant lui. La setlist est partagée entre morceaux du premier elpee, « Vestibulle Of Hell », paru en 2017, et le nouvel Ep 8 titres, « Plagues », gravé en août 2017. Le drumming est incendiaire, démoniaque même.

Très technique, tour à tour rapide ou flemmard, le sixcordiste excelle sur son instrument. Et il le démontre tout particulièrement tout au long de « Black Death ». La voix de Lobelle est rageuse et âpre, mais parfaitement mélodique. Le chanteur invite la foule à se lancer dans un circle pit pendant « Simony », mais il ne prend réellement forme qu’à partir de « The Infection ». Pour remercier le band, certains spectateurs aux premiers rangs courbent le corps, en signe de reconnaissance. C’est un peu une chorégraphie rituelle exécutée lors des concerts de métal. Une bonne entrée en matière… (Pour les photos, c'est ici)

Setlist : « Bringer Of Disease », « Frame Of Deceit », « Black Death », « Downfall Of Inquisition », « My Reign, My Wrath », « Shelter », « Left In Steench », « Simony », « The Infection », « Plagues ». 

Comble, la salle accueille 300 personnes. Le set de Fleddy Melculy démarre à 22h00 précises. Une voix ‘off’ annonce le concert de Channel Zero (humour melculyal). Puis signale qu’il s’agit d’une erreur et rectifie le tir. Le ton est donné. Jeroen rectifie, on va bien assister au concert de Noël de Melculy. Il vient de débarquer au son de cloches d’église et de clochettes chères au Père Noël. Il est vêtu d’une chemise à carreaux de couleur rouge et noire (NDR : de bûcheron, si vous préférez). Le bassiste et l’un des deux gratteurs portent des masques de cuir. L’autre est coiffé d’un chapeau. En retrait, le drummer est planté sur son estrade. Outre la double grosse-caisse plantée à l’avant, son kit est décoré de guirlandes de Noël.

Morceau qui ouvre le set, « Kerk » est slammé. Le flow est constant. La compo évoque la difficulté de chauffer un édifice aussi spacieux qu’une église. Samplées, les sonorités aux ivoires sont puissantes. Les cordes de grattes grondent. Infernales, torturées elles menacent de vous conduire sur les rives du Styx. Ce déchaînement se poursuit tout au long de « 2 Dagen Te Laat » et « Feestje In Uw Huisje ». Deux gamines, âgées de tout au plus 10 ans, montent sur les planches, tendent les bras et entament un crowdsurfing jusqu’au fond de la salle, un exercice qui va se répéter tout au long du show. Mais également entraîner de nombreux spectateurs à les imiter. D’autres préfèrent s’abandonner dans des moshpits. Le groupe n’en oublie pas son hit explosif, « Geen Vlees Wel Vis ». Que ce soit du punk, du punk core, du death core, du metal core ou du truc core, l’ambiance, au sein de la fosse, ne baisse jamais d’un cran. « Apu Van De Nightshop » incite votre serviteur à se joindre à la fête. Ce débordement d’énergie et d’humour met tout le monde d’accord et surtout de bonne humeur.

Autre titre incontournable, « T-Shirt Van Metallica » clôt le concert. Le meilleur moment de la soirée ! La formation se produira au Zik Zak de Ittre le 27 avril 2019. Et le supporting act sera assuré par Baraka, d’autres barakis qui décoiffent tout autant… (POur les photos, c'est )

Setlist : «  Kerk », « 2 Dagen Te Laat », « Feestje In Uw Huisje », « Geen Vlees Wel Vis », « Camouflage », « Ik Ben Kwaad », « Moeidunidotcom », « 668 », « Apu Van De Nightshop », « Varken », « Brood », « Pinker », « Nooit Meer Drinken », « Fuck Dees Fucking », « Ik Haat Jazz », « Voor Altijd Jong ».

Rappel : « T-Shirt Van Metallica ».

(Organisation : Nosta)

 

Page 7 sur 75
FaLang translation system by Faboba