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samedi, 31 décembre 2005 01:00

Leaders Of The Free World

La Britpop s’est trouvée ses éternels seconds. La complexité du cas Elbow remet perpétuellement nos croyances musicales en cause. Le groupe de Guy Garvey dispose d’une puissante assise artistique, d’un lyrisme à faire fondre des kilomètres de banquise et d’irréprochables compositions, habitées d’une aura à la profondeur abyssale. Mais où sont les milliers de fans ? Les couvertures du New Musical Express ? Les femmes nues ? Les stades en ébullition ? L’Elbowmania ? Les tamponnades chez Top Of The Pop ? Le problème de la formation de Manchester est récurrent: trop petit pour être grand, trop grand pour être petit, l’énigme Elbow pourrait être la suivante. Proches cousins de Radiohead dans leurs sublimations expérimentales, liés à Coldplay dans les intonations et la manière, les membres d’Elbow peuvent aujourd’hui s’interroger. Pourquoi sont-ils malmenés par la planète rock ? Que peuvent-ils faire de plus ? Rien. La réponse est définitive. Guy Garvey et les siens fourbissent d’excellentes intentions, ne se répètent pas et font constamment évoluer leur musique vers de nouvelles cimes. En 2001, les Anglais signaient « Asleep In The Back », solide album, unanimement acclamé par la critique et immédiatement nominé au prestigieux Mercury Prize. En 2003, contre toute attente, Elbow livre un classique : « Cast Of Thousands ». Un disque fulgurant. Coincé entre la musique classique, le rock, la Britpop, l’expérimentation et l’électronique. Décrit par beaucoup comme le « OK Computer » du groupe, l’album trempe ses onze titres dans le calice du succès. Pourtant, l’Europe continentale résiste, nie l’évidence et refuse de contempler l’œuvre d’Elbow à sa juste valeur. Aujourd’hui, l’heure du troisième essai a sonné. « Leaders Of The New World » s’imbrique dans l’invraisemblable discographie de la formation. Magnifique. Une fois encore. Mais combien de temps faudra-t-il pour que cède le nouveau monde ? Elbow s’applique et redécouvre ses racines, revient à Manchester (« Station Approach »), fonce à travers les ruelles à la recherche de l’amour et s’oublie dans les bras de l’être attendu, de la reconnaissance publique (« Forget Myself »). Les musiciens s’impliquent et s’affranchissent d’un puissant message politique (« Leaders Of The Free World »). Et pour tout dire, Elbow présente toutes les caractéristiques du leader idéal, souverain respectueux d’un monde libre. Un monde plus logique où triomphe l’honnêteté et la labeur. Un monde nettoyé des jérémiades de Chris Martin, sauvé des arnaques commerciales de Keane. Un monde plus libre. Tout simplement.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Radar

Peut-on réellement s'attacher à Kelly De Martino ? C'est la question qui nous brûle les lèvres dès les premiers mots prononcés par l'intrigante jeune femme. ‘Please don't call me. Please don't love me, I'm not pretty’, supplie-t-elle de son timbre aérien. Le genre de déclaration à faire fuir des colonies d'homme en mal d'amour et de compassion. Pourtant, la carte de visite de Kelly De Martino a de quoi séduire. A l'écran, elle assure quelques répliques du côté d'Hollywood. Au quotidien, elle se voit styliste dans une petite boutique new-yorkaise. A Paris, elle rencontre Dominique Depret (Holden) et enregistre de jolies mélopées flanquées sur un mélange dépouillé de folk et de jazz. Et à chaque fois, ce sont de grandes réussites. Oui mais une fois seule, Kelly se perd dans ses tréfonds sentimentaux, ses récurrents conflits introspectifs. Sur "Bumblebees", par exemple, la belle déclare ses intentions : partir loin. Loin de son interlocuteur imaginaire, loin de cet angoissant amour. A cet instant précis, personne ne souhaiterait se trouver face à Kelly De Martino. Que cherche-t-elle? Du soutien? Une forme réconfortante d'isolation? D'un bout à l'autre de ce disque, Kelly De Martino semble trouver son inspiration au plus profond de ses peurs, de ses complexes et d'un évident manque de confiance. Radar est un album en forme de catharsis, un appareil de radiorepérage romantique. On peine toujours à croire que Kelly De Martino a le cœur brisé. Car nous, secrètement, on l'aime Kelly de Martino.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Stand Up

Si on s’en réfère à l’adage avancé par Joe Matt (cartooniste/humaniste refoulé et névrosé) dans Strip-Tease, ‘la variété serait le sel de la vie’. Très bien. Partant de là, nous limiterons nos assaisonnements quotidiens. Et nous éviterons de nous prélasser dans la cuisine de Dave Matthews. Il y a plus de dix ans que ce musicien sud-africain nous refait le coup de son « Under the Table & Dreaming », disque acclamé et écoulé à plus de six millions de copies sur la planète Terre… Son secret ? De la pop recouverte d’une fine pellicule de jazz, des excentricités world auxquelles Sting ou Paul Simon avaient déjà songé ; et une voix à chercher dans le voisinage de Christopher Barron (Spin Doctors). Et, depuis 1993, ce stakhanoviste de la bande FM américaine nous exporte sa livraison annuelle. 2005 sera donc l’année de « Stand Up », album accessoire dans la discographie de Dave Matthews. Le défilé des 14 chansons ressemble à une longue procession : comme chaque automne, on ressort la tunique de la confrérie Saint Dave Matthews, en rejouant les prouesses instrumentales et vocales d’antan. Aussi « Stand Up » s’inscrit d’emblée dans la pure tradition locale. Ce nouvel effort de Dave et son Matthews Band risque encore de se vendre dans toutes les ‘bonnes’ boulangeries (pour les petits pains) et librairies (pour les petits comics) américaines. De son côté, l’Europe attend le déclic, l’innovation et le changement artistique d’un musicien devenu redondant. Peut-être que la Saint Sylvestre 2005 marquera le tournant spontané d’une musique devenue forcée.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

You´re a Woman, I´m A Machine

Auditeur contemplatif : prudence ! Ce passage est hautement électrifié. Une seule décharge de cette fricassée pré-eighties peut entraîner un sérieux pétage de plombs récalcitrant. Ce premier disque de la paire Death From Above 1979 est une véritable bombe nucléaire, un Hiroshima de tension, un Nagasaki tout-puissant. Le duo canadien impulse un époustouflant hard-rock’n’roll hypnotique sauce Liars. Plus curieux encore : Sébastien Grainger s’applique à mener le chant et la batterie de front alors que son Jesse Keeler de compère se poste à la basse et aux synthés. Ici la basse est utilisée comme une six cordes. Et la mixture opérée ‘frouche’ dans le lard comme David fracasse Goliath. Les deux petits Canadiens n’ont guère de craintes à se faire : ils sont très forts. Les poids lourds qui se risqueraient à se frotter à ces deux-là devront faire gaffe. Ces types sont des tueurs de son, d’authentiques ‘audiovores’. Le riff initial de « Turn It Out » indique la marche à suivre. C’est la course folle : le rythme est infernal, intransigeant. Plus loin, « Blood On Our Hands » s’épanche sur le plancher comme le hit de la révélation, la terreur qui corrige les erreurs. Et puis, l’heure de la rythmique psychotique de « Black History Month » retentit. Les coups de basse montent comme une grosse poussée d’adrénaline entaillant un état comateux prolongé. Finalement, Death From Above 1979 sort l’artillerie pour un « Sexy Results » insufflé au cœur même de la torpeur. L’expérimentation reprend les dessous de la scène rock : la mort est proche !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The runners four

Huitième album pour Deerhoof. Vingt chansons, 56 minutes, une plombe d'effusions noisy qui tournoient dans des entrelacs de mélodies sucrées. Originaire de la baie de San Francisco, le trio présente des caractéristiques typiquement indie. Indépendante jusqu’à l’os, cette musique viscérale chavire dans un univers tortueux où les belles mélopées sautillent, pieds liés à des riffs solidement sanglés. Derrière le micro, le timbre de l’espiègle Satomi Matsuzaki apostrophe celui de Kazu Makino (Blonde Redhead). Les chevauchées délirantes de Deerhoof évoquent les élucubrations foldingues d’Erase Errata, sans oublier d’inviter l’héritage libertaire de Sonic Youth. Les chansons respirent d’inspirations, se chantent à tue-tête (« Wrong Time Capsule », « Twin Killers »). Goûtant ici (« Midnight Bicycle Mystery ») et là (« Bone-Dry ») aux joies de l’expérimentation, « The Runners Four » n’en demeure pas moins un disque abordable et mélodique. Et ce, même si les tympans dégustent sur « Scream Team ». Pour l’occasion, Deerhoof délivre son album le plus long. Ce ne sera pas le moins bon : en déplaise aux amateurs de courtes distances. Partout, des refrains catchy s’élèvent et galopent à la lisière de la folie électrique qui anime le trio. Dynamique au possible, toujours sur le qui-vive, rarement policé, le rock de Deerhoof suit une trajectoire parallèle, volontairement ignorée des ondes hertziennes.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Dirty Words

L’année dernière, la presse spécialisée recherchait vainement ses nouveaux Franz Ferdinand. Aujourd’hui, le dernier passe-temps préféré des magnats de la critique rock suppose de pourchasser toute décalcomanie d’Interpol et ce, jusqu’aux portes du local de répétition. But de la poursuite : une croix dûment libellée dans le coin inférieur droit d’un bout de contrat. Au terme de cette traque aux billets verts: un disque, quelques dates de concerts et une ‘nouvelle vague’ d’articles incendiaires sur l’énième révélation post-punk de l’année. Alors voilà, c’est dans cette jungle marketée à en crever qu’apparaissent les cinq dandys de The Departure. Evidemment, tous les doutes sont permis quand à l’honnêteté du projet : moins d’un an d’existence et déjà une signature chez Parlophone. C’est sûr, ce genre d’idylle en ferait rêver plus d’un… Mais ne remettons pas en doute la loyauté et la clairvoyance du label britannique. Ces gens ont souvent fait preuve de bon goût. Pour la circonstance, le catalogue s’enrichit d’une jeune formation (23 ans de moyenne d’âge) noyée de références revivalistes. The Departure épingle d’entrée de jeu ces disques cultes au portillon : « War » de U2, « Meat Is Murder » des Smiths et « Violator » de Depeche Mode. Dans ces conditions, comment ne pas être étiqueté eighties ? Peu importe, la formation persiste et signe « Dirty Words », album consensuel mais sans fausse note perceptible. « All Mapped Out », le premier simple, laissait augurer du meilleur. A l’arrivée, The Departure évite le pire, esquive les traquenards de l’industrie du disque et tout en réverbération, glisse un disque méritoire, véritable instantané de l’époque. Les côtés les plus dérangeants du répertoire des pensionnaires de Northampton renvoient directement à ceux des jeunots de The Killers (« Just Like TV ») ou aux lustres vieillots de Human League (« Arms Around Me »). Le reste de l’album négocie un tournant contemporain en compagnie de Bloc Party (« Don’t Came Any Closer ») ou des inévitables Interpol (« Only Human »). Les vocalises de David Jones apparaissent indéniablement comme celles du clone de Paul Banks, lui-même clone de Ian Curtis, lui-même décédé. Preuve ultime des dangers du clonage ?
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Ten Thousand Fists

Les enfants ont toujours cherché à contrer l’univers flegmatique des parents. Des générations d’adolescents remontées à bloc pour transcender les mœurs, transgresser les habitudes chroniques des anciens : l’état des lieux n’est pas neuf. Depuis, les déhanchements sensuels d’Elvis, la planète jeune tourne autour de ce concept régulateur. Suite à ces exploits impudiques, la musique a toujours joué un rôle de premier plan pour la jeunesse et son invariable envie de changement. Aux quatre coins du globe, les expériences ont afflué au cours des décennies. Combien de Beatles, de Doors, de Clash, de Noir Désir, de Rage Against The Machine, de Snoop ? Combien d’exemples réformateurs de carcans quotidiens périmés ? Les teenagers s’en remettent alors aux bonnes paroles des musiciens et en dégustent les mots comme Bush se touche en tripotant les pages du nouveau testament. Mais certains groupes malhonnêtes s’amusent des desseins et des rêves des enfants du rock en leur refilant des tubes de pacotilles, de la révolte en boîte. Des idées savamment chantées avec l’aval de producteurs aux cigares, d’entreprises voués au culte de la marge bénéficiaire. Bienvenue dans la danse. Bienvenue dans « Ten Thousand Fists ». Bienvenue dans les plans stratégiques et financiers de Disturbed. Un monde où la contestation est programmée. Un monde où les gosses se promènent en troupeau comme autant de moutons de Panurge. Le changement n’est pas planifié. Il ne le sera jamais. N’en déplaise aux perturbateurs.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Floor Show

Dans le domaine de la musique, il n’est pas facile d’être le fils de Ian Dury. C’est aussi délicat que d’assumer la progéniture d’Eddy Merckx, aussi périlleux que de gagner cinq ‘Tours de France’ et cinq ‘Tours d’Italie’. La descendance de Ian Dury s’incarne sous la bouille de son biquet : Baxter Dury. Pour les mélomanes, le jeune homme ne chatouillera jamais la cheville de son maître de père. Comment pourrait-il écrire un hymne incantatoire du calibre de « Sex and Drugs and Rock and Roll » ? L’étiquette ‘fils de…’ collée sur le faciès, Baxter Dury s’était déjà défendu de toutes comparaisons en 2002 par l’entremise du singulier « Len Parrot’s Gift ». Aujourd’hui, l’artiste délivre un second effort : « Floor Show ». Soit neuf titres submergés de brouillard et de défonce : une nébuleuse effronterie. Baxter Dury ne doit souffrir d’aucune comparaison : il se tient fièrement dans son siècle. Songwriter mélancolique, improbable héritier de la morgue de Lou Reed, Baxter tourne le dos à ses détracteurs. L’écoute anesthésiante de « Cocaine Man » replonge irrémédiablement l’auditeur dans le coma d’ « I'm Waiting For The Man ». Le single « Lisa Said » sort de la masse narcotique et attend sagement son heure radiophonique. Et puis, il y a « Young Gods », chanson autobiographique, ‘overdosée’ de regrets et de souhaits, pétrie de légères notes de piano qui s’enfoncent doucement dans l’air comme la seringue dans la chair. « Francesca’s Party » ouvre le disque. Elle aurait tout aussi bien pu le clôturer. Terminer par une fête, c’est toujours agréable. Mais Baxter préfère la face sordide de l’existence. Il psalmodie « Dirty Water », fin plus sale, incisive et diaboliquement jouissive. Baxter Dury a choisi la perversion, la déchéance et la déliquescence comme thèmes de prédilection. C’est le « Floor Show » : l’enfer y est paradisiaque. Bienvenus à tous.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Sean Costello

Comment remettre la musique populaire américaine au goût du jour ? Rien de plus simple. Prenez Sean Costello, par exemple. Une guitare grinçante mais agile, un illustre patronyme (n’est-ce pas Elvis ?), un timbre vocal coincé entre l’afro-funk d’un James Brown sous Prozac et le blues guttural enfumé d’un Joe Cocker sautillant le long des rives du Mississipi et le tour est joué ! A 25 ans, le petit Sean signe un quatrième enregistrement abouti et pétillant.

Malheureusement, en ce qui concerne un éventuel succès populaire, le rendez-vous est pris pour le prochain album. L’auditeur à beau écouter, chercher encore et encore, retourner le disque sous toutes ses circonférences, il manque le hit, ce sursaut ‘tubesque’ nécessaire pour faire la différence. Pourtant, l’objet proposé par ce jeune pensionnaire d’Atlanta démontre d’un redoutable savoir-faire, d’une solide énergie et d’un ton incisif, calqué sur les grandes voix de la musique noire américaine. Combien de bluesmen Sean Costello ingurgite-t-il à l’heure du petit déjeuner ? Cette question demeure encore un mystère mais il y a fort à parier qu’il dépasse largement l’apport journalier recommandé !

 

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Super Extra Gravity

Au fil du temps, du vent, les Cardigans se sont imposés sur le marché du disque. Et pour tout dire, le groupe de la charmante Nina Persson a longtemps été le bel arbre qui cachait la forêt scandinave. Pourtant, les Cardigans ne faisaient pas d’ombre à leurs compatriotes. Bien au contraire : ils ont largement contribué à révéler au monde une scène bouillonnante, sulfureuse et rafraîchissante comme le blizzard suédois. Sans eux, les Hives répéterait toujours dans leur cave, déguisés pour le carnaval local de la ‘Sant-Sveningsson’. La frimousse de la jolie Stina Nordenstam ne serait qu’un fantasme moderne, nordique. Et les exemples sont nombreux. Si les Cardigans ne signent pas des classiques à toutes leurs sorties, ils peuvent être fiers de leur brèche, de ce courrant d’air populaire nécessaire à la vitalité d’une scène qui, aujourd’hui encore, n’attendrait que le dégel. Le sixième album des Cardigans, « Super Extra Gravity », ne dénature pas la chaude atmosphère installée par le groupe depuis 1994. Mais cette fois, mis à part le single « I Need Some Fine Wine and You, You Need to be Nicer » (ce titre !), il y a fort à parier que l’avalanche des tubes provoquée par l’album « Gran Turismo » ne se reproduira pas. Ce nouveau disque lorgne davantage du côté de l’intimité de Nina, de ses rêves énamourés au sein de « A Camp », son projet sacré avec Mark Linkous (Sparklehorse). « Super Extra Gravity », c’est l’histoire du superbe album d’un modeste succès commercial. Les Roméo et Juliette peuvent toujours chercher un « Lovefool » sur les 11 titres de ce disque : leurs recherches seront vaines. Ne leur restera alors que la solution ultime : l’élixir empoisonné. En 2006, les Cardigans se présentent simplement et humblement dans une musique confinée aux recoins de leurs univers mélodique : pop classieuse et bijoux en acajou. Les fans se réjouiront de cette nouvelle période de faste, les autres regretteront de ne pas entendre le nouveau « My Favourite Game » dans les haut-parleurs de leur supermarché préféré.
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