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mardi, 11 décembre 2007 20:19

Transmissions

Combo britannique fondé en 1969, Uriah Heep a longtemps été considéré comme un sous-produit du heavy rock, un dérivé de Deep Purple, en plus pop. Toujours en activité, et impliquant le guitariste Mike Box (NDR : c’est l’unique survivant de la formation originale), Uriah Heep a connu son apogée entre 1970 et 1978, époque à laquelle il a délivré des pépites telles que « Salisbury », « Look at Yourself », « Demon’s and Wizard’s » ou « Return to Fantasy ». Des œuvres qui ont probablement donné naissance à un style dont aucun média ne parlait à l’époque, et qui défraie la chronique aujourd’hui : le métal progressif. Les ex Spice ont en effet été les premiers à marier des riffs lourds façon Sabbath, à des chœurs grandiloquents soutenus par d’épaisses nappes de clavier. L’orgue Hammond était la marque de fabrique du Heep.

Ce « Transmissions » semble refléter une célébration audiovisuelle du fabuleux chanteur qu’était David Byron, renvoyé du groupe en 1976. A cause de son éthylisme, devenu trop insupportable pour la vie sur la route. Enregistré live durant la tournée de « Return to Fantasy » –la dernière de Byron– la pièce ravira les collectionneurs. Le premier Cd réunit 8 titres, dont les hymnes « Easy Livin » et « Stealin ». Multimédia, le second permet, le temps de cinq morceaux, de visionner un document filmé aux USA en 1975 et de savourer une légende au sommet de sa forme. Le tout est glissé dans un luxueux book de 72 pages où le journaliste anglais Bob Carruthers livre des réflexions et analyse l’ère David Byron avec un sens du détail particulièrement pointu, et une humanité laissant supposer que l’écrivain a été très proche de certains membres du Heep durant cette période aussi riche que chahutée. Un beau document, réservé aux vrais fans !

mardi, 11 décembre 2007 20:08

World for Tomorrow

Le quatrième opus du combo new-yorkais s’affiche d’ores et déjà comme une des toutes grandes surprises de l’année ! Ce « World for Tomorrow » est jubilatoire. Coheed and Cambria y dépoussière le monde du progressif, ouvre de nouvelles portes au métal, et infiltre habilement la génération ‘punk fashion’. Imaginez un subtil alliage entre Rush et les Foo Fighters, un chanteur à la fois proche de Geddy Lee et de Dave Grohl, tout au long d’une musique imaginative, agressive et mélodiquement imparable. La comparaison est aisée, quand on sait que l’album a été enregistré sous la houlette de la figure montante Nick Raskulinecz, coupable, comme de juste, du son des derniers Rush et Foo Fighters, sous les conseils judicieux de l’empereur des studios, Rick Rubin.

Des titres aux rythmiques flamboyantes, truffés de refrains particulièrement accrocheurs, le tout émaillé de nombreuses références aux grands classiques du hard rock et de soli contrebalancés par des sonorités punkysantes, parfaitement maîtrisées par un groupe dont les musicos sont sans nul doute aussi solidaires que les cinq doigts de la main droite de Ritchie Blackmore.

Des orgues, des violons, et la frappe impitoyable d’un invité de luxe : Taylor Hawkins (Foo Fighters). Il sera cependant remplacé sur les routes par le non moins talentueux Chris Pennies (Dillinger Escape Plan). Tout cet arsenal instrumental vient enrichir cette palette sonore de compositions à tiroirs. Coheed and Cambria est probablement le seul combo actuel capable de rassembler lors de ses concerts, des fans de Linkin Park, Dream Theater, Rush ou des White Stripes ! Le single « The Running Free », titre le plus accessible de l’œuvre, confirme le talent de compositions de ces jeunes gens pour des fragments explosifs dont l’effet est immédiat. Mais Coheed and Cambria n’est pas un groupe à singles ou une machine à hit. Il est bien davantage. Il est une valeur sûre pour le Metal avec un grand M. Il figure parmi ceux qui parviennent à faire évoluer la musique lourde et garantit sa pérennité. « World of Tomorow » constitue un chef d’œuvre incontournable, au même titre qu’un « Images and Words » ou un « Keeper of the Seven Keys ». Je le répète : incontournable ! En concert le 20 janvier 2008 au VK de Bruxelles.

mardi, 30 octobre 2007 20:16

Instant Dislike

Vandal X pratique du noisecore matiné de punk rock et saupoudré de métal marécageux. Ce n’est pourtant qu’un duo, belge de surcroît, mais il parvient à faire plus de bruit qu’un quatuor noisy classique. La formule est simple : une voix, une batterie, une gratte et des samples. Le résultat est, pour le moins, décoiffant !

« Instant Dislike » constitue déjà le quatrième opus de ces admirateurs de Jesus Lizard, en compagnie desquels ils partagent quelques affinités musicales, cela saute aux oreilles ! Après avoir travaillé auprès de Steve Albini sur l’album « Songs From The Heart », écumé tous les clubs de Belgique et de Hollande et assuré les premières parties de combos aussi disjonctés que Tomahawk, Ministry, Fugazi ou même Alec Empire, le duo limbourgeois est à nouveau d’attaque pour terroriser les salles de concert. Fort de ce nouvel opus qui enchantera ses fans, et d’un nouveau contrat singé chez Vlas Vegas records, Vandal X est déjà sur les routes à l’heure où vous lirez ces lignes. Treize nouveaux titres poisseux, violents, malsains, bruyants et non dénués d’un sens de l’humour qui lui est bien propre. L’intro de « Like you Not » est la pire tirade d’insultes et de grossièretés (en deux langues svp !) de toute l’histoire du rock belge ! Bref, Vandal X est en pleine forme et il hurle pour le faire savoir.

mardi, 30 octobre 2007 20:04

Jetzt Erst Recht

Dans un style fortement marqué par le gothic-metal, La Fee pourrait être la réponse allemande féminine au phénomène Tokio Hotel. Très appréciée dans son pays natal, Christina Klein n’est pas encore âgée de 17 ans lorsqu’elle enfante son premier album qui s’écoule à plus de 400.000 exemplaires à travers l’Europe. Malgré son jeune âge et l’aspect particulièrement juvénile de ses chansons interprétées dans sa langue maternelle, La Fee entame une carrière florissante, tout en continuant à suivre ses études dans un collège de banlieue. Le soir du réveillon de l’an 2006, elle chante devant plus d’un million de personnes au Brandebourg de Berlin, tout en révisant pour une épreuve de math programmée quelques jours après la Saint-Sylvestre. Une bio au parfum de conte de fée, et néanmoins absolument authentique. Mais nous n’irons pas jusqu’à crier au génie, car La Fee n’a pas inventé la serpe à couper le gui…

Les admirateurs d’Evanescence seront les premiers à trouver leurs marques sur les douze titres de cette galette largement saupoudrée de sucre impalpable ! Les riffs de guitare ne manquent pas de puissance et s’intègrent parfaitement dans l’univers poético-gothique de cette nouvelle muse allemande au regard irrésistible. La Fee chante. Mais elle ne fait pas que ça ! Elle murmure, chuchote, parle, hurle, gémit afin de donner un large spectre d’émotions déjà bien marquées par le biais des textes adorablement sordides de ce plaisant « Jetzt Erst Recht ». Elle sait apprécier la douceur d’un piano, et le moelleux d’un quatuor à cordes. La Fee ne va pas révolutionner un style, mais elle réussit à nous surprendre, à nous faire rêver. En choisissant la langue de Goethe pour s’exprimer, ce n’était pourtant pas gagné d’avance !

Pour regarder le clip de « Wer Bin Ich »

http://www.youtube.com/watch?v=R_IKvXTsbiA

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/826954/lafee-wer-bin-ich.html

http://www.wideo.fr/video/iLyROoaft54R.html

mardi, 30 octobre 2007 20:02

Rock n Roll Jesus

Kid Rock est la pire des choses qui pouvait arriver au ‘metal’ américain depuis l’avènement de Linkin Park. Mi rappeur, mi rockeur, Kid a incontestablement une verve et un phrasé hallucinant. Originaire de Detroit, Bob Ritchie, a fait ses débuts en 1990 en sortant un premier album déjà racoleur : le pathétique « Grit Sandwiches For Breakfast ». Il refait surface trois ans plus tard en commettant le plus ambitieux « The Polyfuze Method », un elpee qui séduit une bonne poignée d’ados à la recherche d’un nouveau Kurt Cobain. Résultats peu concluants ! Pourtant, les ventes vont bon train au pays de l’Oncle Sam… Après un troisième album, tout aussi inspiré, Kid signe chez Atlantic avant d’accoucher, en 1998, d’un « Devil Without a cause » digne d’une parodie de « Spinal Tap ». C’est dire ! Entre ses obsessions mammaires et son mariage avec Pamela Anderson, sans parler de son implication dans une sombre histoire de poudre blanche, Kid s’affiche aux côtés des plus grandes stars du porno, et nous balance un « Cocky » au nom évocateur.

« Rock n roll Jesus », nouvelle livraison de l’histrion yankee peroxydé, est la pire des daubes sorties sous l’étiquette ‘hard rock’ depuis des lustres !! Si tous les clichés insupportables du hip hop, et même de la country, y sont réunis, aucun riff de guitare ne justifie la classification de ce ‘foutage de gueule’ dans la catégorie Metal. Même ma petite sœur, fan de Sum 41, éclate de rire quand j’insère dans ma platine cette nauséabonde rondelle qui pue le dollar, le triple cheeseburger ketchup mayonnaise, et l’intérieur cuir d’une Testa Rosa full option. Pauvre Jesus !!  

mardi, 30 octobre 2007 19:57

Passion for Power

Spécimens plutôt rares de nos jours, les Suédois de Hell n’Diesel cultivent un look qui correspond comme deux gouttes de bourbon à la musique qu’ils distillent. Nostalgiques de Motley Crüe, de Guns n’Roses, et autre Hanoï Rocks, cessez de vous morfondre et réservez d’ores et déjà une place de choix dans votre cédétèque à ce brûlot de sleaze glam metal. Il est terriblement bluffant et accrocheur ! Même si le combo enfonce encore davantage le clou, en tombant dans les poncifs les plus éculés du glam ‘couillu’, les gars sont d’authentiques musiciens et accomplissent l’exploit d’insérer dans ce hair metal à la eighties une coloration garage. Hell n’Diesel s’adresse donc également aux amateurs de Hellacopters, de Turbo Negro et de Peter Pan Speedrock.

Quelques secondes de « Sweet Sister » suffisent pour mettre l’auditeur en confiance. Côté guitares, l’influence de Slash est indéniable, une empreinte que nous retrouverons régulièrement au fil de l’album. Côté batterie, l’utilisation de la cloche, et le son un peu ‘boîte de conserve’ de la caisse claire, évoquent Motley et surtout Cinderella ! « You Shook Me », qui n’est pas une cover de Led Zeppelin, révèle un groupe cohérent, à l’impact impressionnant. Le meilleur reste à venir ! « Miss Cocaïne », single en puissance, est un pur joyau estampillé année 80 et mérite à lui seul l’achat de la rondelle. Les réminiscences Guns n’Roses s’accentuent sur « Crosses Kixxx » ainsi que « Attitude » et l’intro de « Fallin » ressemble étrangement au fameux tube « Without You » du Crüe. Mais il s’agit là d’un premier album. Laissons le temps aux musicos de Hell n’Diesel de digérer leurs influences, et remercions les de nous faire revivre, le temps de 43 minutes, une tranche d’histoire du rock n’roll qui compte encore bien des adeptes.

mardi, 23 octobre 2007 22:31

Mémoire de Singes

Plus de quinze ans après ses débuts amorcés sur les cendres encore chaudes du rock alternatif ‘à la française’, Lofofora demeure un digne représentant de la scène hexagonale, au-delà des courants auxquels ils ont souvent été associés. La formule pour « Mémoire de Singes » n’a pas bougé d’un iota ; Lofofora tire à boulets rouges sur toutes les défaillances du système sociopolitique français. En chargeant leurs titres militants d’une fusion de hard core, métal et punk rock. Un sixième album studio qui séduira les fans, et laissera de marbre ceux qui n’ont pas crié au génie à la sortie de « Dur comme Fer », en mars 99.

Le chanteur Reuno, porte-parole particulièrement engagé, demeure extrêmement critique face au système sur les 13 plages qui forment cette nouvelle galette incendiaire. ‘Quand j’étais petit, on disait un clochard, maintenant on dit un SDF parce que c’est plus propre. On ne parle plus de maladies vénériennes mais bien de MST. J’estime toujours qu’on nous prend pour des cons’». A l’écoute de « Nobody’s Perfect » ou du particulièrement réactionnaire « Tricolore », impossible d’avoir des doutes sur la bonne foi du chanteur…

Sur le plan musical, cette nouvelle livraison ressemble à toutes les autres productions de Lofofora… Du bon travail, mais pas ma tasse de thé !

mardi, 23 octobre 2007 22:04

Plug me In (Dvd)

Les inconditionnels d’AC/DC vont faire des bonds au plafond en découvrant dans les vitrines des disquaires ce très bel objet que constitue « Plug it In », box dvd qui retrace toute la carrière du plus célèbre groupe de hard rock de tous les temps. D’autant plus qu’on annonce la sortie en 2008 d’un nouvel opus signé par les frangins électriques et que les fans trépignent d’impatience depuis l’annonce du successeur de « Stiff uper Lip ». L’objet tombe donc à point ! L’occasion était trop belle ! Des centaines de milliers de frustrés vont se précipiter sur le box, qui, s’il n’est pas dépourvu d’intérêt, flaire néanmoins très sérieusement le pognon facilement gagné.

Plus qu’un simple dvd classique, « Plug » se présente sous deux formes différentes : un coffret double dvd (5 heures de disque) et une édition de luxe comprenant trois rondelles et une foule de gadgets Ayant reçu le format classique de Sony/Bmg (ce qui n’est déjà pas si mal, car les temps sont durs en matière de promo), c’est donc ce dernier que nous allons déballer sous vos yeux ébahis et écarquillés ! Tout d’abord, couleur café italien, l’étui noir est frappé du célèbre logo AC/DC en lettres rouges et en relief. Le pack est de la même facture mais il est illustré de photos argentées des deux chanteurs du combo aussie (Bon Scott et Brian Johnson). Outre les deux rondelles, on y découvre émerveillé deux livrets truffés d’anecdotes, de photos inédites, de copies de backstages, de documents divers, et de tickets des plus célèbres concerts accordés par Angus et sa meute. Notons la reproduction d’un billet d’entrée pour un concert accordé à Forest National, datant de juin 1986. A l’époque on ne déboursait que 500 francs pour se faire décrasser les cages à miel !

La première plaquette passe en revue les 5 premières années de la vie du groupe, et leurs premières prestations en compagnie de l’inégalable Bon Scott. Elle commence très fort par une performance aux premières heures du band à la télé australienne. En 1975. Au ‘King of Pop Awards’. Les frères Young sont à peine reconnaissables, et les boutons d’acné n’étaient pas un problème pour les maquilleuses de l’époque. Dès lors, on se rend compte que « Plug it In » ne s’adresse qu’aux archivistes et aux fans invétérés du plus célèbre groupe australien. Les documents, n’ont pas fait l’objet d’un nettoyage et la qualité d’image et sonore est trop souvent mise à mal. Parmi les meilleurs moments, nous retiendrons la première performance publique de « Highway to Hell » pour la télévision hollandaise en 79 ou encore la version costaude d’un « Do Eat Dog » captée à Glasgow. Les bonus regorgent d’interviews de Scott avant sa tragique disparition, mais on a vite l’impression de tourner un peu en rond…

Le contenu du DVD II est dédié, à juste titre, à la période Brian Johnson. La qualité des documents laisse une nouvelle fois souvent à désirer, malgré l’aspect plus ‘récent’ des 27 titres proposés. Et c’est à l’écoute des morceaux écrits pour Scott chantés par Brian ‘Casquette’ qu’on se rend compte que l’ex chanteur des Geordies a parfois frôlé le massacre lors de certaines de ses interprétations, et qu’il demeure beaucoup plus à l’aise dans le répertoire commençant dès l’excellent « Back in Black ». Il serait inutile de vous énumérer toutes les plages sous-titrées « 1981-2003 », mais nous apprécierons le beau geste de la production qui nous gratifie d’une interview à Bruxelles (ainsi que d’une version live du hit Hell’s Bells), ainsi que de la désopilante intro du ‘Ballbreaker tour’ commise par les affreux Beavis and Butt-head !

En conclusion, « Plug it In » s’adresse à de véritables marteaux (n’y voyez aucun jeu de mot) d’AC/DC et ne constitue pas une pièce indispensable dans votre dévédéthèque.  Mais bon, ce groupe est énorme et il ne sera pas aisé de ne point céder à la tentation !

mardi, 25 septembre 2007 21:07

God Luck and Good Speed

Le sludge metal semble avoir le vent en poupe ces derniers temps ! Après la claque engendrée par le nouvel album de Rammesses et le récent engouement inattendu pour l’ensemble de l’œuvre d’Electric Wizzard, dont on s’arrache les albums sur le net, voici de nouveaux drôles d’oiseaux dont on entendra le ramage au-delà des frontières de leur Caroline du Nord. Notons tout d’abord que c’est Steve Albini  (Nirvana, High On Fire…) qui a pris place derrière les consoles pour donner un son à « God Luck and Good Speed ». Imaginez l’importance de cette collaboration pour un groupe de sludge, courant sous médiatisé et dont les géniteurs ont pour noms Eyehategod, Cluthc ou Crowbar. Au niveau des textes, tout ou presque tourne autour de ‘l’herbe qui fait rire’. Musicalement, imprimé sur un mid tempo, le son bien crade dégouline de disto. Plébiscités par Jello Biafra et les membres de Mastodon, les trois lascars de Weedeater ont écumé durant le printemps dernier, les clubs les plus sordides de Californie, en ouvrant pour The Sword, The Hidden Hand et même pour Corrosion of Conformity ! Du bien gras arrosé de bourbon et de chili con carne. La bio précise : à conseiller aux fans de Buzzoven, Orange Goblin, ZZ Top et Electric Wizard. Nous approuvons !

mardi, 25 septembre 2007 21:00

Moneycracy

Epoustouflant ! Le premier album des trashers de Trouble Agency s’affiche comme la meilleure production belge en matière de metal survitaminé depuis la dernière livraison de Channel Zero. « Moneycracy » replonge l’auditeur au beau milieu des années 80, à l’époque où Exodus, Death Angel, Testament et Voivod donnaient naissance à un nouveau style : le trash métal. Didier Vancopenolle et Larry V. de Rostyne savent y faire lorsqu’il s’agit de composer des riffs tranchant comme un scalpel. Si le combo originaire de Soignies a parfaitement bien appris sa leçon et utilise tous les codes du trash, il évite, par un savant tour de passe-passe, de nous plonger dans la lassitude. Pourtant tout est là : la voix hargneuse, les breaks assassins, les tempos infernaux, les textes revendicatifs… et une production ultra professionnelle, signée Dirk Miers. Récemment, en ouverture du concert d’Anvil au Negasonic d’Alost, Trouble Agency a démontré à un public, médusé par tant de dextérité, que ses prestations scéniques sont à la hauteur de cette petite bombe à fragmentation baptisée « Moneycracy ». Sur certains titres, plus techno trash, on pense beaucoup à Coroner (une référence !) et même à leurs compatriotes de Celtic Frost. La voix de Didier Meeus évoque parfois l’organe de Thomas Gabriel Warrior, et certains riffs sont aussi lourds qu’un « Dethroned Emperor ». Les gars ont à coup sûr perforé leurs tympans en écoutant « To Mega Therion » et « Cold Lake ». Le groupe, cela se sent, croit dur comme fer en ce qu’il crée, en ce qu’il joue. Et il ne se trompe pas. Des titres tels que « 08/06/1945 », « Moneycracy » ou « The King of Blood » ont l’étoffe d’un « Bonded by Blood » ou d’un “Black Fuel”, rien que ça !

Après le succès éphémère de Cyclone dans les eighties et le sabordage de Channel Zero à la fin des années 90, Trouble Agency a pour périlleuse mission de défendre les couleurs du trash ‘Made in Belgium’. Que le Dieu métal leur accorde pérennité !

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