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mardi, 17 juillet 2007 12:03

Black Rain

Désormais clean et délivré des ses addictions multiples, l’ex chanteur de Black Sabbath ne nous avait guère convaincu lors de la sortie de son dernier album studio, en l’occurrence l’insipide « Down To Earth ». Un disque paru il y a six ans déjà. Le Madman allait-il réussir à se renouveler et à faire oublier cette erreur de parcours ? En quelque sorte oui. Sur les dix morceaux qui constituent « Black Rain », cinq sont excellents, les autres anecdotiques. Ozzy ne composera plus jamais un « Over the Mountain » ou un « Bark at the Moon ». Mais épaulé par son poulain Zakk Wylde, gratteux de génie, de l’ex Faith No More Mike Bordin derrière les fûts, et d’un producteur aussi talentueux que Kevin Churko, il aurait été impardonnable d’accoucher d’un navet.

D’entrée, « Not Going Away » au rythme bulldozer, enchaîné à « I Don’t wanna Stop », caractérisé par son riff tronçonneuse, confirme l’osmose qui règne entre les musiciens et l’homme en noir. La volonté est bien d’aller de l’avant en actualisant le son, en industrialisant la voix, en incorporant des éléments inattendus, comme ce didgeridoo et ces bruits de bottes sur la plage titulaire, authentique manifeste anti-guerre ! ‘Je vois les cadavres s’accumuler… God bless the almighty Dollar’. Ozzy s’engage, Ozzy se mouille d’une pluie noire comme le pétrole. Hélas on s’ennuie durant les deux fragments qui suivent ce nouvel hymne pacifiste. Heureusement, « 11 Silver » redressent la barre. Mike Bordin s’en donne à cœur joie sur le titre le plus rapide de l’album, tandis que Zakk Wylde balance un solo en forme de clin d’œil à Rhandy Rhoads.

Nous zappons à nouveau deux titres pour savourer le meilleur ! « Countdown’s Begun », dont l’intro ressemble comme deux gouttes de bourbon au « Hell’s Bells » d’AC/DC, est probablement le titre le plus classieux d’Ozzy depuis « No More Tears ». Une grosse machine de riffs bien lourds et une rythmique qui ferait headbanger notre rédacteur en chef en personne (ce dernier est pourtant loin d’être un inconditionnel de cette discipline si chère à Beavis and Butthead). « Trap Door » conclut l’opus en force, un autre morceau de bravoure une nouvelle fois éclaboussé d’un son époustouflant et de l’incroyable talent de l’Ozbourne’s Team. Un album inégal sans aucun doute, mais ponctué d’authentiques joyaux du heavy rock.

mardi, 17 juillet 2007 11:28

Lost Highway

Dixième album déjà pour la machine à hits américaine Bon Jovi. Des albums vendus à des millions d’exemplaires, des tournées triomphales, des clips matraqués sur MTV, des tubes diffusés sur les radios les plus platement commerciales, une VW Golf à l’effigie du combo, des singles à la pelle… Le tandem Richie Sambora/Jon Bon Jovi gère son affaire comme Bill Gates dirige Microsoft. C’est propre, envahissant, facile d’accès, et diffusé sur tout le globe !

Mais peut-on encore parler de hard rock quand on évoque la musique produite par le combo ? Assurément pas… Il est loin le temps de « Runaway » et de « Livin on a Prayer ». Il y a belle lurette que Jon et Richie ont troqué leurs jeans déchirés contre des Rolex !

« Lost Highway », dont le titre éponyme fait partie de la B.O. du film ‘bétifiant’ « Bande de Sauvages », délivre un condensé de country, de pop rock et de ballades bien sirupeuses. Même si l’incontournable Desmond Child n’est pas loin, la production, léchée à souhait, est signée Dann Huff, ex membre du combo de hard fm White Heart, reconverti en rat de studio. Si « Lost Highway » éloigne encore davantage la formation de ses origines eighties, il fera le bonheur des amateurs de Springsteen, Bryan Adams et autre Michael Bolton. Une plaque à écouter en poussant son caddie… !

mardi, 10 juillet 2007 11:23

Free Ride

Spécialisé dans le stoner rock et le métal psychédélique, le petit label Elektrohasch devient une référence du genre et une garantie de qualité pour les amateurs d’underground. Si bien que les dernières productions de Turn Me On Dead Man et de Phased ne quittent plus nos platines. Causa Sui et son vaporeux « Free Ride » possèdent toutes les qualités pour connaître la même destinée. Subtil croisement entre heavy psyché et kraut rock, les sept fragments de l’œuvre hallucinatoire se nourrissent des riffs de Black Sabbath, d’atmosphères à la Hawkwind, de sonorités spatiales façon Amon Düul. Les titres avoisinent tous les neuf minutes et sont bâtis autour d’arrangements hypnotiques. La six cordes embrasée de Jonas Munk virevolte au-dessus des claviers fantomatiques, emportant nos sens dans un tourbillon jouissif. Souvent sulfureuses, parfois mélancoliques, les mélodies de « Lotus », « Top of the Hill » ou de la plage titulaire, allument des flammèches convulsives qui invitent l’auditeur à s’enfermer dans une bulle dont il ne sortira qu’à l’issue d’un « Newborn Road » que n’aurait pas renié Blue Cheer. Un voyage paradoxal, à la fois passéiste et contemporain, que les fans de métal psyché se doivent de découvrir au plus vite !

lundi, 09 juillet 2007 23:25

Like a New Pathology ?

Souvent sous-estimée, la scène métal française a révélé d’incontestables talents depuis l’avènement de Loudblast notamment. S.U.P., Misanthrope et Division Alpha entretiennent le métal pur et dur, tout en dépoussiérant le style. Pleymo et Lofofora et consorts ont emboîté le pas au mouvement ‘néo métal’.

Issu de la région de Nancy, inTRaMURos lorgne vers un univers différent. Mystique, complexe et torturé, son concept évoque Neurosis par certains aspects sonores, Placebo au niveau vocal, A Perfect Circle pour les sphères les plus planantes et surtout le géant Tool, incontestable influence majeure du combo.  

Initialement sorti en 2004 sous le format elpee autoproduit, « Like a New Pathology ? » connaît une seconde jeunesse sous cette version CD reliftée. Nous ne crierons pas au génie, mais Intramuros aurait pu accoucher d’une copie conforme d’un « Lateralus », le gros son en moins. Le combo s’est créé un univers propre, ‘toolien’ sans aucun doute, mais en y apportant quelques variantes, comme ces séquences électroniques qui sauvent les onze fragments de la peu honorable qualification de copie carbone d’un grand du métal contemporain. Un essai satisfaisant.

lundi, 09 juillet 2007 21:49

Inside the Difference Engine

Formé par Heck Armstrong, ancien leader de Hangnail, stoner band qui écuma l’Europe et le Japon en 2002 en compagnie de Cathedral, End of Level Boss mise beaucoup sur le riff lourd et dévastateur. Digne successeur de « Prologue », un premier opus commercialisé en 2004, soutenu par des combos aussi légers et délicats que Orange Goblin et Atomic Bitchwax, « Inside the Difference Engine » cultive le doom psyché et le métal d’avant garde. Voivod est la référence ultime pour ces quatre cockneys amoureux de gros son, de changements de rythmes incessants, de structures complexes et de sonorités noisy. Neurosis n’est pas étranger à un titre comme « Reticence ». Et en particulier lors du final étourdissant. En outre, l’ombre du Sludge se profile sur certains fragments. Il faudra multiplier les écoutes avant de totalement apprivoiser cette galette dont on aurait tendance à dire à priori que les titres se suivent et se ressemblent, sans aucune nuance. Mais l’œuvre est insidieuse, et on se laisse prendre au jeu des frères Armstrong, pour peu qu’on tente une écoute intégrale en appliquant la formule consacrée « Play it Loud ! »

mercredi, 30 mai 2007 04:00

Le rock de demain parfumé au patchouli.

Après avoir annulé leur concert prévu au Vooruit de Gand pour cause de cérémonie des Grammy Awards (au cours de laquelle ils ont été nominés dans la catégorie ‘Best Hard Rock Performance’)  les Australiens de Wolfmother ont investi une AB pleine à craquer. Une AB où se croisent des jeunes filles de 16 ans, pantalons pat d’ef et t-shirts à l’effigie de la tête d’affiche, des métal heads chevelus et cloutés, ainsi que des nostalgiques des années psychédéliques dont on se demande parfois s’ils ne sont pas les grands-parents des groupies agglutinées sur le devant de la scène. Nous préférons nous désaltérer durant la prestation catastrophique de Brant Bjork and the Bros dont le stoner monotone et totalement dépourvu d’inspiration lasse un public qui scande déjà le nom des héros du soir.

 Comme pour accentuer son attachement à la fin des sixties et aux années 70, le combo se produit sur la scène la plus minimaliste qui soit ! Pas de backdrop, pas de décor, d’effets pyrotechniques ou de lights sophistiqués. Une batterie, une guitare, une basse, un orgue Hammond, des amplis et quelques projecteurs… Les Aussies semblent apprécier l’esprit club et on les imagine aisément sur la scène du Spirit of 66, qu’ils ne risquent pas de fouler de sitôt. Il est un peu plus de 21h lorsque le trio entame un set court mais d’une rare intensité. Inattendu et imprévisible il va faire des dégâts et tout balayer sur son passage ! Débordant d’énergie à l’image de leurs compatriotes et idoles AC/DC, Wolfmother égrène toutes les chansons de sa première galette éponyme. Le riff saccadé et violent de « Dimension » évoque Led Zeppelin. « Woman » est sans doute le titre le plus connu, mais il cartonne à chaque fois, tandis qu’ « Apple Tree » constitue un autre morceau versatile. Le son, l’attitude, les compos, l’atmosphère… le concert est une succession d’allusions et d’hommages à l’histoire du rockToutes ces références au passé sont là comme des balises, mais les trois de Sydney ont suffisamment de personnalité pour rester crédibles. Ils respectent le public et le public lui rend bien. C’est une authentique ovation qui est faite à « Mind’s Eye », alternant douceur et vigueur, selon la méthode appliquée par Thin Lizzy à l’époque de « Black Rose ». La version live de « Joker and the Thiefs » gagne encore en efficacité.

 Andrew Stockdale, à la bouille sympathique, lance un cordial ‘merci d’être venu ! A la prochaine’. Après une telle leçon, il peut être sûr que nous reviendrons.

 Les plus résistants se sont dirigés ensuite vers l’AB club pour un ‘late night show’ en compagnie de l’excellent groupe stoner flamand El Guapo Stuntteam, mais après une telle secousse tellurique, nous avons préféré prendre le chemin du retour, complètement rassasiés de hard rock n’roll. Un futur grand est né !

 Wolfmother + Brant Bjork and the Bros + El Guapo Stunteam

 

jeudi, 24 mai 2007 18:19

Snakes n’ Arrows

L’exercice de chroniquer un CD ou un concert du célèbre trio canadien sans utiliser les termes ‘perfection’, ‘technique’ ou ‘sublime’ n’a jamais été chose aisée. Car, force est de reconnaître que depuis 1973, le groupe n’a cessé de produire des albums de plus en plus fouillés, d’une finesse peu commune. Le sommet a d’ailleurs été atteint lors de la sortie du monstrueux « Moving Pictures » incluant le hit interplanétaire « Tom Sawyer ». Rush, contrairement à bon nombre de combos de sa génération, ne cesse de bonifier, et ses prestations scéniques ne sont en fin de compte qu’une magistrale leçon de bon goût et d’ingéniosité. 

Il aura quand même fallu attendre cinq ans pour voir sortir « Snakes n’Arrows ». Une plaque résolument ambitieuse, au cours de laquelle Alex Lifeson, Geddy Lee et Neil Peart (considéré par bon nombre de musiciens comme un des meilleurs batteurs du monde) se mettent au service de l’expérimentation sans pour autant négliger le sens du groove. Rush abandonne peu à peu ses premières amours progressives et insuffle à ces nouvelles compos un son résolument heavy. Dans cet écrin sonore, on se prend à succomber au style unique d’Alex Lifeson, dont les sons de guitare n’ont jamais été aussi inventifs et captivants. Alex brille particulièrement sur le titre final « We hold on » ou encore tout au long de l’époustouflant « Workin them Angels » qui évoque la période eighties de ces monstres du hard mélodique. Le travail de production est hallucinant de clarté. Il faut dire que la tâche a été confiée à Nick Raskulinecz (Stone Sour, Foo Figthers etc…) qui n’est pas né de la dernière pluie diluvienne ! L’imparable single « Far Cry » ouvre de façon magistrale un album dont les sept premiers titres rivalisent d’efficacité. Le combo s’essaye une fois de plus à l’exercice périlleux du titre instrumental. Le captivant « The main Monkey Business » n’est pas sans évoquer un certain Porcupine Tree, et les 2 minutes 10 de « Malignant Narcissim » suffisent à démontrer la virtuosité des Canadiens à la discographie irréprochable. Bien sûr, il y a quelques temps ‘moins forts’ sur ce disque. Dont « Snakes n’ Arrows » qui fait parfois penser à « Presto », comme les plus classiques « Faithless » ou « Bravest Face » ; mais dans son ensemble, l’œuvre est d’une parfaite cohérence. 

Peu de groupes de la génération de Rush sont capables d’une telle remise en question, et d’entretenir une créativité qui semble ne pas avoir de limites. On s’incline…  

jeudi, 24 mai 2007 17:19

Divine Armor

Dans la catégorie Métal/Punk/Garage au féminin, il y avait déjà les ‘crasseuses’  L7, les bruitistes Babes in Toyland, les furieuses Cycles Sluts from Hell ou encore l’hyper médiatisée veuve éplorée Courtney Love. Il faudra désormais compter sur Hazard County Girls, trois demoiselles au look peu aguichant, mais qui connaissent la science du riff sur le bout des faux ongles. Ces héritières de Wendy O’ Williams, de Patti Smith, des Runaways et même des Breeders, sont de toute évidence en terrain connu quand il s’agit de blinder un son, et de coller la voix désabusée de Christy Kane à de gros accords métalliques et noisy.

 

Originaire de la Nouvelle-Orléans les miss ont collaboré avec la délicieuse Sean Yseult, bassiste de feu White Zombie, avant de fonder Hazard County Girls, un titre qui évoque une série américaine aussi culte que kitsch (« Shérif fais moi peur !! »). En clair, si vous avez succombé à l’irrésistible « Bricks are Heavy » de L7, cette galette vous est vivement recommandée. La ressemblance entre les deux trios de nanas déjantées est plus que troublante ! Entre pop glauque et métal furieux, « Divine Armor », sans être révolutionnaire, frappe là où il faut sans fioritures… On aime beaucoup !   

vendredi, 09 novembre 2018 15:26

Un décor digne des pères de l'indus...

Situé à moins de 200 mètres des berges de l'Escaut, le Petrol club est un ancien bâtiment du service de la voierie de la ville d'Anvers, reconverti en boîte techno underground. En plein quartier industriel, les lieux évoquent les décors les plus glauques des road movies américains. Tôles rouillées, bâtiments désaffectés, murs tagués, véhicules abandonnés, il est difficile de trouver plus inhospitalier que les abords du Petrol club. C'est pourtant dans cet endroit paumé que Jaz Coleman et compères ont décidé de roder la tournée promo du nouvel album décapant « Hosannas from the Basements of Hell ». Une date surprise, ajoutée en dernière minute, avant d'entamer la tournée européenne qui sillonnera la France, l'Allemagne, l'Italie, et qui repassera par la Belgique, le 26 avril à Louvain. D'une capacité de 1000 personnes, le Petrol club n'a rien d'une salle de concert traditionnelle. Des divans en cuir blanc sont disposés pêle-mêle à quelques mètres du bar éclairé par des luminaires sphériques rouges et bleus. Des films pornos « kitsch » des années 70 sont projetés sur un écran géant, tandis qu'un dj, confortablement installé sur un podium mixe des vinyles de Black Sabbath, Siouxsie and the Banshees, Bel Canto, Led Zep pour faire patienter une partie du public qui a fait le déplacement pour Red Zebra, institution new wave flamande dans les années 80.

Il est 22h30 lorsque le combo désigné pour assurer le supporting act des Jokes débarque sur la scène dissimulée par une tenture noire. Nettement plus rock qu'à ses débuts, Red Zebra revisite une bonne dizaine de classiques. « I Can't live in a living Room » fait un carton, et les refrains de « Man comes from ape » et « Innocent people » sont repris en chœur par un public chaud comme de la braise. Deux rappels seront nécessaires pour calmer les ardeurs des nostalgiques de new wave punkysante.

Minuit et quart. Les lumières faiblissent, la sono joue la superbe bande sonore du film « Barry Lyndon » avant d'enchaîner sur le classique « The faith Healer » du Sensationnal Alex Harvey Band, intro officielle de la tournée 2006 de Killing Joke. Le visage barbouillé de noir, et les yeux complètement éclatés, Jaz Coleman fait son entrée sur « Communion », un classique issu de l'album très heavy « Pandemonium ». Coiffé d'un béret, Geordie triture sa guitare tel un enragé sur le final bruitiste du particulièrement tribal « War Dance » qui provoque un pogo général sur le dance floor du Petrol club. Si la rage et la folie sont toujours bien présentes, on déplore la qualité sonore, plutôt brouillonne. Dommage, car les rares titres interprétés du nouvel album perdent en intensité, et le public réagit timidement aux compos hyper speedées d'« Hosannas from the Basement of Hell ».

Retour aux classiques avec un « Requiem » plus mou qu'à l'accoutumée, un « Asteroïd » épileptique, avant le discours coutumier de Jaz en faveur de l'Amérique du Sud, contre le dollar et fatalement contre le président des Etats-Unis. Très attendu, le tube punk « The Wait », popularisé par Metallica, transforme le Petrol Club en véritable fourmilière. Pascal, notre photographe de la soirée, s'évertue à mitrailler un Jaz excité et grimaçant, au péril de la vie de son appareil flambant neuf ! Le concert se referme sur le titre d'ouverture du fabuleux « Pandemonium ». Il est minuit et demi, et l'assistance en délire n'aura droit à aucun rappel ! Soulignons néanmoins le prix très démocratique des billets (12€) et l'aspect événementiel de ce concert qui, même s'il laisse un goût de trop peu dans la bouche, restera gravé dans les mémoires des privilégiés qui ont eu la chance d'y assister. On en parlera encore dans dix ans !

 

 

mardi, 06 novembre 2018 17:25

What a beautiful evening !

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Cornerstone a accordé son premier concert dans le temple national du heavy metal ce 28 janvier. C’est que le Biebob de Vosselaar jouit d’une réputation européenne (NDR : au bas mot), et que les groupes branchés ne conçoivent pas une tournée des clubs sans débarquer les flight cases sur la minuscule scène du lieu mythique. Cornerstone aura donc attendu la sortie de son troisième album pour venir saluer un public constitué uniquement de connaisseurs et d’habitués. Formé d’un ex Rainbow (le chanteur Dougie White) et d’un ancien Royal Hunt (le guitariste Steen Mogensen), le combo a véritablement atomisé la salle, passant en revue les meilleurs titres de ses trois opus. Complices d’un chanteur qui ne manque pas d’humour, les musiciens ont délivré une prestation sidérante de virtuosité et d’enthousiasme. Les nostalgiques de Rainbow, dont le band s’est largement inspiré, en ont pris plein les oreilles. Parce que ce groupe sonne aussi bien que l’arc-en-ciel de Ritchie Blackmore à son apogée. Les titres s’enchaînent sans aucune baisse de régime, et le combo se fend d’une set-list absolument remarquable : « Welcome to Forever », « When the Hammer Falls », « End of the World » (NDR : issu du petit dernier « Once upon our Yesterdays »), mais aussi de véritables hymnes extraits du fabuleux « Human Stain ». Lors du hit “Midnight in Tokyo”, titre emblématique de Cornerstone, le groupe s’est attiré la complicité d’un public tout acquis à sa cause. Frissons dans le dos dès les premières mesures du sublime « Unchosen One » interprété avec un formidable feeling, et succès garanti pour la reprise de la plage titulaire du dernier album de Rainbow  (« Stranger in us all » avec Dougie White et déjà Candice Night !!). En rappel, ce joli monde nous a gratifiés d’un « Perfect Stranger » plus puissant que l’original. Un final en apothéose. What a beautiful evening !

 

 

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