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lundi, 31 décembre 2001 01:00

Mutter

L'étape du troisième album est toujours un moment décisif dans la carrière d'un groupe rock. Après avoir commis un "Herzeleid" martial à souhait et un "Sehnsucht" qui leur avait fait connaître amour, gloire et beauté sur tout le globe, les Allemands de Rammstein allaient-ils se conformer dans cette formule électro-métal-gothique sophistiquée, sans prendre le risque de valider de nouvelles théories musicales? Ces derniers temps, les interrogations étaient grandes. Dès "Mein herz brennt", premier titre caractérisé par son riff qui n'est pas sans évoquer le "Kashmir" de Led Zeppelin, le ton est donné. Les Teutons n'ont rien perdu de leur sens aigu du heavy qui tache, mais y ont ajouté une touche épique, des harmonies sombres, mélancoliques, et renforcé le symphonisme par l'apport de chœurs féminins et d'un ensemble à cordes. Savante alchimie entre métal glacial et mélodies aux structures plus complexes, "Mutter" apporte son lot de joies, de surprises et d'émotions au fil des onze titres qui le composent. Et citer les "tubes" potentiels se résumerait tout simplement à énumérer son tracklisting dans son intégralité. En distillant ses chansons dans la langue de Goethe, Rammstein a réussi à imposer à l'échelle internationale, en l'espace de quatre ans, ce que Nina Hagen et Die Toten Hosen tentent vainement d'atteindre depuis l'aube des années 80. Avec un "Mutter" en forme de symphonie martiale, qui devrait arriver en tête des référendums de fin d'année, le combo peut prétendre au titre du groupe métal le plus prometteur du moment.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Anthology

Joey Ramone n'est plus. Emporté par une maladie imputable à une vie jalonnée d'excès en tout genre, le leader du groupe punk américain le plus influent de l'histoire laissera des traces de son passage dans le monde des vivants. Et pas seulement une kyrielle d'albums devenus des classiques ; mais aussi une multitude d'élèves biberonnés à son rock n'roll survitaminé.

Sans les Ramones, les Green Day, Offspring, Rancid, et autres combos pseudo hard core n'auraient sans doute jamais vu le jour. Avec cet "Anthology", on pourrait penser que Warner cherche à capitaliser sur la mort du big Joey. Pour notre part, nous préférons voir en ce double album un ultime hommage au plus binaire mais au plus furieux groupe de rock de ces vingt-cinq dernières années. D'autant plus que le travail a été accompli minutieusement, et qu'aucune période de la carrière des Ramones n'a été oubliée. Cinquante-huit titres, pas moins, retracent l'histoire du band de 1976 à nos jours. L'objet idéal pour quiconque voudrait s'initier à la Ramones mania, sans avoir à casser sa tirelire pour se procurer l'intégralité de l'oeuvre, forte de dix-huit albums. "Blitzkrieg Bop", "Rockaway Beach", "Rock n' roll high School", "Mama's Boy", "Psycho therapy", "Somebody put something in my drink", "Pet Semetary", "Chinese rock": ils y sont tous ! Que des classiques, du pur fun, de l'énergie, de l'adrénaline, le tout construit sur trois accords et une rythmique des plus simplistes...Les Ramones quoi ! Absolument incontournable.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Initium

Depuis Machiavel et Now, il ne s'est rien passé de vraiment révolutionnaire dans le paysage du rock progressif belge. C'est donc à bras ouverts que nous accueillons le premier mini-cd (quatre titres) d'une formation verviétoise qui cite Rush comme principale influence. Bien que sa solution sonore s'oriente davantage vers le hard FM américain des années 80 que vers le néo-prog de formations telles IQ ou Pendragon, Quantum fait preuve d'un grand professionnalisme. Mieux encore, son " Initium " n'a rien à envier aux grandes productions du genre. Le chant de Philippe Boudron constitue sans aucun doute un apport peu négligeable pour le quatuor ; et le titre " Believe " pourrait même faire un hit tant son potentiel mélodique est énorme. Habitué de la scène du Spirit of 66 et glorifié dans le magazine Prog Resiste, Quantum ne demande qu'à sortir de l'anonymat. Un espoir est né!

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Nuclear Fire

Fidèle à ses racines hard des eighties, Primal Fear voue un culte immodéré à Judas Priest dont il est aujourd'hui un clone. Plus de vingt années d'expérience ont fait du leader Mat Sinner une redoutable machine à composer des riffs tranchants et des rythmes surpuissants. Authentique gloire à la rigueur germanique, Nuclear Fire privilégie la piste du speed métal le plus caractérisé, sans concessions ni fioritures. Le son est énorme et gras, la voix de Ralph Scheepers brille de mille feux et les solos qui émaillent les douze hymnes guerriers sont terrifiants de puissance. Les amateurs de heavy métal qui va droit au but en auront pour leur argent, mais ceux qui recherchent l'originalité, la nouveauté ou la finesse se passeront volontiers de ce " Nuclear Fire " réservé aux puristes du genre.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Believe in nothing

Depuis "Host", Paradise Lost cherche à se faire plaisir et se moque du qu'en-dira-t-on. Exit le son death métal et les grognements gutturaux. Sans renier leurs racines métal, les quatre d'Halifax développent désormais un gothic rock tendance électro, à l'instar des derniers Theatre of Tragedy ou autre Lucyfire. Néanmoins, ce nouvel opus marque un retour aux guitares lourdes. Elles se confondent désormais avec bonheur dans les sonorités ‘new wave’ et ‘depechemodiennes’ caractérisées par un son clinique nettement plus soft que par le passé. Les thèmes abordés sont toujours aussi optimistes ; mais qui oserait s'en plaindre, tant cette douce mélancolie est agréable à partager. Même si "Believe in nothing" nécessite plusieurs écoutes avant de bien s'en imprégner, des titres plus directs comme "Mouth" ou "Look at me now" devraient réconcilier les fans de l'époque "Draconian times". Parce que le groupe n'a pas hésité à se remettre totalement en question, alors que le dark métal qu'il a propulsé au devant de la scène, début des années 90, n'a jamais été aussi en vogue qu'aujourd'hui. Avec son heavy new wave, Paradise Lost a réussi la synthèse parfaite des deux facettes de sa brillante carrière.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Greatest Fits

Bien avant Rammstein et Marylin Manson, Ministry, groupe américain à l'humour cynique et grinçant, avait jeté les premières bases du métal industriel le plus sombre et malsain. Alors que le groupe de Paul Barker et de l'icône tourmentée Al Jourgensen n'ont jamais cédé aux chants des sirènes commerciales, ce best of apparaît comme un paradoxe dans la carrière sans faute du groupe. Une formation qui connut son heure de gloire dans les années 80, avant de se faire voler la vedette par un Nine Inch Nails qui, entre parenthèses, lui doit énormément. Avec " Greatest Fits ", Ministry aura vite fait de convaincre le néophyte qu'il demeure la référence ultime en matière d'indus brutal. Le band a volontairement fait l'impasse sur ses deux premiers opus 100% électros, "With Sympathy" (83) et "Twitch" (86), pour concentrer ses efforts sur sa période la plus prolifique. Et en particulier, celle du mythique "Land of rape and Honey" dont on trouve deux extraits, du multiplatine "Psalm 69", rendu célèbre par des compos aussi exceptionnelles que "N.W.O." et "Just one fix", ou encore du plus récent et sous-estimé "Reload". Les reprises du "Lay lady Lay" de Dylan et du lourdingue "Supernaut" de Black Sabbath laissent pantois! Quant aux vrais fans, qui possèdent déjà la discographie intégrale des dieux de l'indus, ils pourront toujours se rabattre sur la version live du monumental "So What ", sur le remix déjanté de "Reload" et sur le déjà culte "What about Us?", seul titre véritablement inédit de cet avant-goût de l'apocalypse.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Darkness and Hope

Sur "Butterfly FX", dernier album des portugais de Moonspell, le travail était principalement axé sur la recherche de sonorités nouvelles et l'utilisation de samplers. Avec "Darkness and Hope", le léger alibi indus a volé en éclats pour aboutir à un résultat pour le moins inattendu. "Trois pas en avant, deux pas en arrière" diraient certains! Moonspell délaisse les effets technologiques et revient à la formule qui a fait le succès de l'album "Irreligious" en 1996. Mais en moins "trash" ; puis surtout davantage empreint de romantisme que de satanisme. Imprimé sur un tempo plutôt lent, l'oeuvre révèle des titres dans la pure tradition métal-gothique, laissant la place à l'émotion, aux climats brumeux, aux mélodies imparables. Produit par Hiili Hilesmaa, responsable du son de Him et de Sentenced, cet album a été enregistré aux désormais incontournables studios Finnvox en Finlande. Du beau travail ! En guise de point d'orgue, Moonspell nous livre pour la première fois de sa carrière un titre dans sa langue natale. "Os senhores da Guerra" semble d'autant plus insolite qu'il constitue le titre le plus accrocheur de cette nouvelle production jouissive à souhait.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Sketch of supposed murderer

A l'instar de Mortiis, Jack D. Ripper demeure un phénomène à part entière dans le petit monde du métal glauque et horrifique. Il est en effet le seul et unique membre de Morgul et assure toutes les parties vocales, comme instrumentales. Lors de la sortie du sublime "The horror grandeur", en 1999, Morgul avait révélé au public son concept morbide, étalant une musique flippante qui baignait dans un climat malsain de folklore des Pays de l'Est, le tout renforcé par des parties de violon tziganes. L'album avait fait l'effet d'une bombe et on ne pouvait s'empêcher d'établir un parallélisme entre les délires de Morgul et l'œuvre noire du très sous estimé Devil Doll, dont nous vous recommandons chaudement la discographie dans son intégralité, pour peu que le métal horrifique ne vous laisse pas de glace. Plus mécanique, plus froid, plus électro, "Sketch of supposed murderer" a subi une légère industrialisation du son. Samael n'est pas très loin, Dimmu Borgir non plus dans les moments les plus speed. Mais l'essence même du "groupe" est toujours palpable au fil de ces neuf titres, toujours aussi sulfureux grâce, entre autres, à ces obsédantes incursions de violon. Le seul élément qui semble sortir du contexte Morgul est la reprise de la ballade "She" de Kiss que l'on retiendra plus comme une curiosité que comme un chef d'œuvre. Mais l'ensemble est à découvrir d'urgence !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Anoraknophobia

Après quelques albums d'un rare pessimisme, Marillion confirme une joie retrouvée à travers cette nouvelle oeuvre intimiste. Groupe hors norme à la longévité exceptionnelle, le très british Marillion n'est plus cet ersatz de Genesis, dont l'étiquette lui est restée collée à la peau jusqu'au départ de son emblématique chanteur Fish, remplacé en 1989 par le non moins charismatique Steve Hogarth. Aujourd'hui libre comme l'air, faisant fi du dédain des puristes qui lui reprochent ses amours entretenus avec les sonorités trip hop et la pop rock de Radiohead, Marillion se retrouve de nouveau associé à EMI, la grande maison qu'il avait quittée en 1995. Fort d'un noyau d'aficionados entièrement dévoué à sa cause, le groupe a fait financer son nouveau né par les membres de son fan club.

"Anoraknophobia" est de loin la meilleure production de l'ex groupe phare du rock progressif anglais depuis l'émouvant "Brave" ; un disque considéré par le band lui-même comme le point culminant de sa carrière. Bien qu'excellente entrée en matière, le single très rock "Between you and me" est peu représentatif de l'ensemble de l'œuvre ; une œuvre dominée par la richesse harmonique du sublime "Quartz" aux réminiscences Porcupine Tree et par les envolées aériennes de joyaux tels que "When I meet god" ou "Separated out". Les groupes issus des années 70 et 80 qui continuent à vivre sur leur passé sont légion. Marillion n'est pas de ceux-là et pousse l'honnêteté jusqu'à prendre le risque de perdre ses fans de la première heure en accouchant d'un album simplement authentique. La démarche mérite le respect. "Anoraknophobia" deviendra à coup sûr un classique, une référence qui n'aura pas pris une ride dans deux décennies.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Reality in Focus

Même si sur cette deuxième salve, Magnitude 9 reprend note par note le grand classique d'Iron Maiden "Flight of Icarus", il faudrait plutôt chercher ses influences du côté de chez Dream Theater, Queensryche ou Fates Warning. Déclinant un métal progressif teinté de hard FM, au fil de ses neuf nouvelles compositions, les Américains ne dénigrent pas les atmosphères épiques, parfois teintées d'un certain néoclassicisme. Construit avec intelligence de la première à la dernière note, " Reality in Focus " nous invite à parcourir des titres d'excellente facture, dont la durée dépasse rarement les six minutes. Un fait plutôt rare dans ce style métallique empreint de rock progressif. Le chant évoque Geoff Tate ou Bruce Dickinson, et le jeu de batterie, fin et précis, ne déplairait pas à Neil Peart de Rush. L'album nécessite néanmoins plusieurs écoutes avant d'en apprécier son contenu à sa juste valeur. Vaut le détour !

 

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