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Jérémie Malengreaux

Jérémie Malengreaux

mercredi, 10 mars 2010 19:55

Efterklang - Magic Chairs

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mercredi, 10 mars 2010 16:51

Peter von Poehl

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mardi, 23 septembre 2008 23:31

Friendly Fires

Friendly Fires est une des dernières découvertes du label XL Recordings (Radiohead, Sigur Rós, The White Stripes). Un jeune trio anglais dont le style mélancolique est paradoxalement le fruit d’un mélange entre dancefloor et guitares shoegaze. Originaires de St-Albans, au nord de Londres, Ed Macfarlane, Edd Gibson et Jack Savidge sont des amis d’enfance. Mais avant de se tourner vers la pop, les trois musiciens militaient au sein d’un groupe de hardcore/punk. Leur nouvelle aventure est donc caractérisée par un changement de cap quelque peu étonnant ; mais finalement très judicieux. Un disque éponyme, que le groupe, malgré sa signature auprès du label prestigieux, enregistré et produit lui-même dans le garage des parents d’Ed, le chanteur/guitariste.

Et le résultat est plutôt probant. Dix titres pour un total de trente-sept minutes susceptible de vous jeter sur les pistes de danse et vous inciter à gigoter jusqu’au bout de la nuit. Enfin, au moins de l’album. L’elpee s’ouvre par le seul morceau non mis en forme par la formation. Un “Jump in the Pool” qui, comme son nom l’indique, nous invite à sauter dans la piscine. Alors que la batterie est fort proche d’un rythme latino, le chant lui ne dépasse pas le murmure. Macfarlane est responsable de la plupart des parties de synthétiseur. Et il sait comment enrober sa voix dans un ensemble de sons ; et puis surtout créer une atmosphère bien particulière qui ne manque pas d’Air. “In the Hospital” est plus contrasté. Il baigne au sein d’une ambiance ‘Soul’ circa seventies. Single, “Paris” a cartonné dans les charts au Royaume-Uni. Il raconte l’histoire d’un faubourg londonien qui rêve d’aller habiter à Paris (NDLR : peut-être pour fonder un XXIème arrondissement). “White Diamonds” trahit la fascination du groupe pour le label techno allemand Kompakt. Le tempo est un peu plus lent. La rythmique ne laisse d’autre choix à l’auditeur que de remuer son corps (NDLR : encore !) Et la suite varie les plaisirs et les styles tout en préservant une certaine homogénéité.

Ce disque va sans doute permettre à Friendly Fires d’embrasser de nouveaux horizons. Ce qui serait amplement mérité, vu l’excellent travail fourni par le trio. Une seule question reste sans réponse : qu’attendez-vous pour aller découvrir ce groupe ?

 

mardi, 23 septembre 2008 23:30

When Your Blackening Shows

Il arrive souvent que des artistes soient guidés par leurs états d’âme lorsqu’ils composent. D’autres par le milieu au sein duquel ils vivent. C’est le cas pour Anna Brønsted. Parallèlement à Efterklang, elle a créé un autre projet musical répondant au doux nom d’Our Broken Garden. Après avoir découvert un paradis secret, la chanteuse/compositrice s’est installée dans une école abandonnée d’un petit village danois. C’est dans ce lieu isolé, mais aidée de ses compères Søren Bigum (guitare et claviers) et Moogie Johnson (basse), qu’Anna a écrit les chansons de son premier opus solo “When Your Blackening Shows”, un elpee qui fait suite à l’Ep “Lost Sailor”.

Laissant rêveur, les neufs titres de l’album mettent tout particulièrement en exergue la voix belle et envoûtante de la sirène. Pourtant, ces vocaux ne seraient rien sans l’instrumentation fragile qui tapisse subtilement toutes les mélodies. Søren et Moogie sont d’ailleurs épaulés par toute une série de collaborateurs dont Poul Terkildsen à la batterie ou encore Palle Hjort au piano. Et cet ensemble exhale un délicieux et délicat parfum sonore pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

“When Your Blackening Shows”, premier album d’Our Broken Garden, symbolise la solitude, mais dans un style danois des plus purs. A écouter absolument !

 

samedi, 06 septembre 2008 17:47

D.I.Y. : le crédo de Friendly Fires…

Friendly Fires est une formation britannique. Issue de St Albans, dans le Hertfordshire. Fin 2007, le groupe avait édité un single fort intéressant : "Paris". Depuis, le combo s’était enfermé dans son studio pour enregistrer son premier elpee. Un accouchement difficile. Et pour cause, non seulement les musiciens sont des perfectionnistes, mais ils ont voulu tout contrôler. Même la pochette. De passage à Bruxelles, Ed Macfarlane, Jack Savidge et Edd Gibsonnous se sont expliqués sur leur manière de concevoir l’enregistrement d’un album ; mais également, nous ont parlé de leur parcours accompli depuis maintenant un peu plus de deux ans…

Pour l’instant, vous vivez un peu un rêve éveillé, non? Je m’explique : vous êtes signé chez XL (Radiohead, The White Stripes, Adele), votre single “Paris” a été élu meilleur single par le Guardian et le NME, vous avez joué en première partie d’Interpol à Dublin et même Bono a été impressionné par votre performance. Cette situation vous est-elle tombée soudainement sur la tête ou est-elle le résultat d’une lente et longue progression ?

Ed : Je pense qu’elle est le fruit d’une progression constante. Nous avons commencé à composer vers l’âge de quatorze ans. Mais nous avons dû attendre des mois avant de pouvoir monter sur les planches des clubs locaux. Car, en général, ce sont souvent des groupes de reprises qui s’y produisent. Et, enfin, quand on a commencé à y jouer, il n’y avait qu’une trentaine de personnes pour assister à nos sets. No potes ! Mais on a recommencé l’expérience plusieurs fois. Jusqu’au moment où on a décroché quelques concerts à Londres. C’était, super, géant même. Nous partions cependant dans l’inconnu. Le public potentiel avait peut être écouté quelques chansons sur MySpace ; cependant, il se demandait surtout ce que nous avions dans le ventre. Mais ce parcours nous a permis de nous frayer un chemin jusqu’ici.
Jack : En fait, depuis que nous sommes devenus Friendly Fires, soit plus ou moins deux ans et demi, notre itinéraire a été graduel. Nous avons eu besoin de beaucoup de temps pour sortir un album. Un cheminement bien plus progressif que celui de la plupart des autres groupes. Aujourd’hui, dès qu’une formation manifeste un peu de potentiel, on tente de forcer les événements. Tout va alors trop vite. Nous n’avons jamais voulu accepter de marcher dans ce système.
Edd : On est plus à l’aise ainsi. On ne se sent pas lâché dans un rêve au sein duquel on ne maîtrise plus rien.
Ed : C’est clair. Au départ nous ne disposions que de deux bonnes chansons. Or nous voulions, au moins, en écrire une dizaine. Tu sais, de bonnes chansons, susceptibles de plaire au public

Oui, d’ailleurs j’ai lu que vous aviez passé des heures et des heures à enregistrer... (rires)

Ed : Ouais, on a vraiment pas mal de trucs qui sonnent bien. Mais, bon ce sont surtout des jams ; et si les lignes de basse sont vraiment chouettes, tu ne peux pas vraiment transformer ces morceaux en chansons pop.

Sans quoi, vivez-vous de votre musique ou exercez-vous d’autres jobs, en parallèle ?

Jack : Non, c’est notre job, pour l’instant on n’a que ça.
Ed : Qui a dit ça ?
Jack : C’est moi, Jack (rires)

Donc vous avez réussi votre pari, vu que vous ne vouliez pas bosser chez HMV ?

Ed : Oui ! HMV est un magasin de disques à St Albans. Notre plus grande crainte était de se taper un job de routine. Mais finalement les circonstances nous ont été favorables. On a eu de la chance, quoi…

Militez-vous au sein d’un seul groupe ou certains d’entre vous participent-ils à d’autres projets ?

Ed : Non ! D’abord l’écriture de cet album a exigé beaucoup de temps. Et puis on veut beaucoup tourner. Aussi, si on veut vraiment s’impliquer à fond, on ne peut pas se disperser. Pour nous, multiplier les projets est impossible. Du moins pour l’instant. Quand on aura rôdé tout ce gros travail dans le groupe, on pourra donc y penser ; mais pour l’instant, l’objectif qui focalise notre attention, c’est Friendly Fires .

Votre premier album sort début septembre. J’imagine que votre excitation est à son comble ?

Tous : Absolument !
Jack : Par contre, on y croira vraiment que lorsque nous pourrons tenir le boîtier et la pochette en mains. L’enregistrement physique, comme objet naturel. Pour l’instant il n’existe pas vraiment. Les fichiers PDF et le booklet sont ‘congelés’ dans un ordinateur.
Ed : Je serai vraiment content lorsqu’il sortira. C’est le résultat de deux ans de travail.

A ce sujet, vous déclarez, dans votre bio, que cet album est ‘le produit fini de deux ans d’inspiration, de frustrations, de dur labeur et de passion’. Voulez-vous préciser votre idée ?

Ed : Comme nous avons produit le disque nous-mêmes, dans notre garage, nous éprouvons un sentiment de frustration. A force de réécouter tes chansons, tu finis par conclure que tel ou tel passage aurait pu sonner un peu mieux. Si quelqu’un d’extérieur produit ton album, il débarque au studio pendant quelques heures. Il fait l’une ou l’autre prise, puis décrète qu’elle est bonne. Un producteur t’emballe des chansons pop en buvant son café. Pas nous ! En nous réservant personnellement cette tâche, nous avons voulu que le résultat soit le plus parfait possible. Nous sommes des perfectionnistes. En ce qui me concerne, j’ai passé un temps fou à écouter et réécouter ma propre voix. Mais je crois que cette méthode a fini par payer.
Edd : Parfois, on écrit des chansons de bonne facture. Mais pas assez valables à notre goût. Aussi, on bosse dessus pendant des heures, en espérant l’améliorer. Et finalement, on se rend compte qu’il est impossible de rectifier le tir. Aussi, on l’abandonne… 

Vous enregistrez dans votre garage. Hormis une compo (NDR : "Jump In The Pool", produite par Paul Epworth), vous avez mis en forme l’intégralité de l’opus. Ce choix est-il dicté par une éthique DIY (Do It Yourself = Fais-le toi-même) ou est-ce plutôt une volonté de vouloir contrôler la moindre décision ?

Ed : Nos EPs et nos singles sont parus en édition limitée. Et nous nous étions chargés du design de la pochette. On a fait le choix de tout contrôler. Ainsi, tu risques moins de te faire ‘baiser’, si je puis m’exprimer de cette manière. Tu es responsable de tout. Finalement, l’artwork va aussi refléter ton identité en tant que groupe.
Jack : Nous avons une vision très particulière de notre création. Nous voulons tous être impliqués à tous les niveaux ; parce qu’il est vraiment fondamental de bien maîtriser les événements. De ne pas devoir accepter la manière de voir ou de penser d’une personne extérieure.

Ces choix étaient-ils partagés par votre label ou avez-vous ressenti de la résistance à cet égard ?

Ed : Totalement. Je crois qu’ils étaient derrière nous à 100%.
Jack : En même temps, lorsque le label est entré en jeu, nous avions déjà réalisé 70% de l’album. Maintenant, il est vrai que d’autres labels nous ont proposé de réenregistrer les pistes dans leur studio. Mais ce n’était pas dans notre projet. XL a accepté notre choix. Notre son. C’est la manière dont on perçoit les choses. Et ils ont marqué leur accord à ce sujet.

Edd : En fait, nous avions établi cette règle avant qu’un label ne se manifeste. Et certains concurrents on voulu changer la donne. Pas XL.
Ed : XL montre vraiment beaucoup de respect pour ses artistes. Il admet qu’ils puissent avoir une autre manière de travailler. De penser. Pourvu que le résultat soit à la hauteur.  

Votre répertoire est assez éclectique. Quelles en sont les raisons ? Votre humeur du moment ? Une évolution de vos influences consécutives aux deux années nécessitées pour l’écriture et l’enregistrement du disque ou est-ce simplement un choix ?

Ed : Lorsqu’on écrit une chanson, il n’y a jamais de plan préétabli. Par exemple, quand on a composé « Paris », on aimait vraiment la rythmique. On a ajouté plein de mélodies ; et le résultat était probant. Nous étions satisfaits du résultat et nous étions prêts à reproduire la même recette. Mais finalement, à l’issue des sessions d’enregistrement, la chanson était totalement transformée. En fait, on a simplement commencé à jammer et quand on s’est arrêté, la compo n’était plus la même.
Jack : Je pense aussi qu’inconsciemment, personne ici ne veut repasser les plats.
Ed : En fait, je crois qu’on est incapables de répéter une bonne partie des morceaux qu’on a construits. J’espère que je me que je me fais bien comprendre.
Jack : Je pense tout à fait le contraire…
Ed : Bien sûr, on pourrait écrire un deuxième « Paris » ; mais quand on arrive en studio avec une chanson, elle est systématiquement modifiée par les jams. Et dans 99% des cas, le résultat final est différent.
Edd : Oui mais par contre, on peut facilement reprendre deux accords percutants comme base d’une chanson, et construire un truc distinct ensuite.
Ed : Personnellement j’écoute rarement un album de 45 minutes de bout en bout. Mais si quelqu’un est capable d’y parvenir de A à Z, il doit ressentir une drôle d’impression. Surtout si la musique est totalement linéaire. D’ailleurs je pense que la nôtre baigne dans un univers tout autre que celui de la house et de la dance, car elle fluctue constamment. Et comme tous les titres sonnent distinctement, tu es obligé de les écouter attentivement. Si c’est répétitif, au bout d’un certain moment, tu déconnectes et tu n’y prêtes plus guère attention.

J’évoquais tout à l’heure Bono qui avait été impressionné par votre performance. Estimez-vous que Friendly Fires est un groupe qui prend toute sa dimension en live ?

Ed : Oui ! Nous avons dû modifier certaines composantes pour les adapter à la formule ‘live’. En concert, nous sommes quatre ; et certaines partitions sont impossibles à recréer sur scène de manière totalement identique. Il y a la version studio et la version ‘live’. Je pense d’ailleurs que c’est positif. La version ‘live’ est beaucoup plus agressive, trashy, brute. Nous ne nous contentons pas d’interpréter le titre exactement comme sur le disque. Il reflète davantage l’esprit de nos 15 ou 16 ans. On y injecte toute notre énergie, toute notre détermination à remuer. On y met les guitares bien en avant. Bref, on cherche à rendre notre excitation très perceptible, parce que si un groupe est à fond dedans lors des concerts, c’est déjà 60% de gagné. C’est plus important que la perfection de la musique ou du son.
Edd : Donc au cours de toutes ces années, tu essayais seulement de bien paraître ? (rires)
Ed : Non, je ne dis pas qu’on essaye de bien paraître, mais je pense que cette attitude impulsive est très importante en ‘live’ ; parce que la plupart du temps, en concert, les retours sont quasi inexistants, et tu tentes désespérément de percevoir ce que tu joues. Aussi, si le groupe semble s’investir à fond dans son trip, le public va être beaucoup plus impressionné.

Donc on arrive à ma dernière question, plus bateau : quels sont vos projets pour l’année prochaine, hormis tourner pour promouvoir l’album ?

Jack : Nous n’avons pas beaucoup de choix pour l’instant. Nous sommes ‘bookés’ jusque fin octobre. Au moins !
Ed : Même décembre, si on tient compte de la tournée américaine et de quelques autres concerts... Sinon, on va se remettre à composer ; mais je crois qu’on va s’y consacrer lorsqu’on sera de retour en studio ; car sur la route on est dépendant d’un portable. Pas l’idéal ! Je veux dire que sur un ordinateur, tu te contentes d’enchaîner des sons ; et ce n’est pas la meilleure manière d’écrire des chansons. Il est toujours plus judicieux d’utiliser nos instruments pour accomplir cette tâche. Mais on verra plus tard…

Jack : Oui, plus tard. Enregistrons un album pour Noël...
Ed : Oui, un Christmas Album... (rires)

 

mardi, 02 septembre 2008 20:56

Agony & Irony

Originaire de Chicago, Alkaline Trio véhicule une image quelque peu gothique. Pourtant, il pratique une forme de punk rock hymnique. Dont les chansons sont faciles à reprendre en chœur, si vous préférez. Pourtant, ses textes sont susceptibles de toucher le corps et l’âme d’une audience jeune et désillusionnée. Son dernier opus, “Crimson”, embrassait un aspect poli, voire pop. “Agony & Irony” constitue le sixième elpee du groupe et le premier sur une major. Et pas de surprise, il persévère dans la même direction. A qui la faute, si faute il y a ? A celle de Josh Abraham. Vous n’avez peut être jamais entendu parler de ce personnage ; et pourtant vous connaissez déjà son œuvre. Et pour cause, ce dernier a bossé pour Limp Bizkit, Pink, Korn, Staind ou encore Crazy Town.

Il est très probable que cet « Agony & Irony » ne plaise pas trop aux premiers aficionados du combo ; il n’en est pas moins de bonne facture. Les guitares sont attachantes, les drums enlevés et les refrains provoquent une envie incontrôlable de joindre sa voix à celle des vocalistes. Certes, le passage sur une major a rendu la solution sonore plus accessible à la ‘masse’ ; mais il n’empêche que Matt Skiba et sa bande sont à nouveau parvenus à poser leur griffe sur des chansons et des textes qu’ils écrivent toujours avec autant de talent et passion.

“Agony & Irony” est peut-être le début d’une nouvelle ère pour Alkaline Trio. Et il ne fait aucun doute que des chansons comme “Calling All Skeletons” ou encore “Help Me” risquent fort de pousser le groupe vers le haut des charts.


mardi, 26 août 2008 23:08

The Bright Lights of America

“The Bright Lights of America” constitue le huitième album d’Anti-Flag, mais le second pour une major. Pour le réaliser, la formation a décidé de faire confiance –et c’est une surprise– au producteur Tony Visconti (David Bowie, T-Rex). Loin des racines ‘punk rock’ des précédents essais, cet elpee tire parti des expérimentations forgées lors du précédent opus. Exit les chansons punk de cent vingt secondes, les nouvelles compositions, oscillant entre trois et cinq minutes et dans un style beaucoup plus varié, impliquent tantôt une chorale d’enfants, un piano, un violoncelle et d’autres instruments atypiques pour un tel genre musical.

Que la musique ait changé ou non, le message du groupe quant à lui est resté pareil. Il tente de dénoncer les abus de pouvoir. Malheureusement, en se contentant de dénonciations ‘faciles’ ou en pointant trop vaguement du doigt ses cibles, son message n’a plus gère d’impact sur l’auditeur. De plus, la ‘dilution’ de la puissance musicale atténue la véhémence du slogan. En outre, il est plus difficile de prendre au sérieux un refrain soulignant une injustice quand celui-ci est chanté de manière presque joyeuse.

Bien sûr, ce « The Bright Lights of America » reste plaisant à écouter ; mais en changeant de style, Anti-Flag a perdu une grande partie de son efficacité. Conclusion, si le groupe pourrait fort bien séduire de nouveaux aficionados, il risque surtout de perdre le noyau dur de ses fans.

Lien iTunes :  http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D129819162%26id%3D129817950%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

 

mardi, 08 juillet 2008 22:03

Rise and Fall, Rage and Grace

Le lecteur se met en marche. Après dix secondes, on se demande si on ne s’est pas trompé de disque. Vérification faite, on est rassuré : ce n’est pas un album de Muse. Heureusement les événements reprennent rapidement leur cours normal et on est d’attaque pour écouter le huitième opus de The Offspring. Intitulé “Rise and Fall, Rage and Grace” il manifeste un sérieux qu’on ne connaissait guère chez la formation californienne, une austérité que certains médias n’ont pas hésité à comparer au Green Day d’“American Idiot”.

Musicalement, cependant, l’heure n’est pas encore au changement. D’ailleurs, tant le groupe que les fans souhaitent-ils un véritable changement ? L’abandon de la pop ‘cartoonesque’ (“Pretty Fly (For A White Guy)”) est même plutôt de nature à réconcilier les deux parties. D’autant que l’aspect énergique de leur punk rock qui a fait sa réputation est ici davantage mis en exergue, même si “Rise and Fall” n’est pas encore de la trempe de “Smash”. Le quatuor aux multiples disques de platine annonce la couleur : quelque chose ne tourne pas rond. Le message politique est clair. Les lyrics abordent des thèmes qui touchent tout particulièrement le peuple américain comme la guerre en Irak (“Hammerhead”) ou la téléréalité (“Stuff Is Messed Up”).  Mais également des relations humaines qui se détériorent (“Fix You”) ou simplement la manifestation de la colère (“Takes Me Nowhere”). Tous ces sujets sont exprimés par la voix atypique et unique du chanteur Dexter Holland, un chant soutenu par les harmonies vocales de Noodles et Greg K, probablement les meilleures qui puissent exister dans l’univers du punk. “Half-Truism”, “Trust In You” et “Hammerhead” rappellent davantage la période “Smash”. Les rythmes sont rapides. La guitare est agressive et mélodique. Bref tout ce qui nous a fait flasher à l’époque. Bien sûr, aujourd’hui le son est plus léché ; mais difficile de résister à une telle mise en forme, lorsqu’on bénéficie des moyens financiers de leur label Columbia. Si “Takes Me Nowhere” campe la chanson traditionnelle du skateur de la côte ouest (pour les amateurs de Tony Hawk), “Fix You” et “Nothingtown” sont destinées aux stations radiophoniques. Le quatuor concède une ballade plus paisible : “Kristy, Are You Doing Okay?”. Excellente par ailleurs. A conseiller pour sonoriser vos rassemblements autour d’un feu de camp ou d’un barbecue. Bob Rock assure la mise en forme de cet elpee ; et il faut reconnaître qu’il a fait de l’excellent boulot. D’une part il est parvenu à préserver l’esprit punk d’Offspring, mais en même temps, il y a réinjecté un feeling réminiscent d’« Epitaph ».

La critique vis-à-vis de “Rise and Fall, Rage and Grace” risque pourtant de ne pas partager mon point de vue. Je lis déjà : ‘ce disque n’est pas aussi bon que les précédents, ‘leur musique continue désespérément de stagner’ ou encore ‘le groupe a succombé aux sirènes de l’argent’, etc., etc.’. Quoiqu’il en soit, j’ai pris mon pied en écoutant cet opus. Et pas seulement parce que les textes de The Offspring sont solides. Rien que ceux dispensés tout au long de ce “Stuff Is Messed Up” démontrent que leur philosophie de vie est très loin de se confondre voire de se conformer dans et à la masse. “Rise and Fall, Rage and Grace” n’est peut-être pas l’album du siècle ; mais c’est un bon disque et surtout il marque un très bon retour du combo punk.

Lien iTunes : http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D281277245%26id%3D281277193%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

 

mardi, 01 juillet 2008 21:13

Shades

Originaire de l’Arizona, Knights Of The Abyss roule sa bosse depuis quelques années déjà. Sa notoriété, il ne la doit pas seulement à la présence de l’ex-drummer de Job For A Cowboy, au sein de son line up, mais également sa musique. Une musique aussi délicate qu’un régiment de Panzers à l’assaut, mais dont l’aspect mélodique peut paraître paradoxalement apaisant. Presque !

Un an après avoir sorti un premier elpee autoproduit, le groupe signe ce « Shades » chez Ferret Records. Un opus qui navigue au cœur du pur deathcore. Relatant la descente au sein des différents niveaux de l’enfer, les compos constituent une sorte de concept, dans l’esprit d’« Inferno » de Dante. Près de 40 minutes de folie furieuse. Des lignes de guitares rapides, mélodiques, des soli, des breakdowns, une batterie qui fuse, une voix gutturale. Tout y est. Il ne vous reste plus qu’à enfilez vos chaussures et à foncer dans le ‘mosh pit’ illico presto. Les vocaux n’ont pas été assurés par Mike Manheimer. En fait, il s’est abîmé les cordes vocales au cours d’un concert. Et lors des sessions d’enregistrement, elles n’étaient pas encore bonnes pour le service. Pour la circonstance, c’est donc Dustin Curtis, le vocaliste d’A Breath Before Surfacing qui est venu le suppléer. Et ma foi, il ne s’en sort pas trop mal, parvenant même à varier son timbre entre gaves et aigus. Depuis, les metalleux ont retrouvé leur ‘frontman’. Qui les accompagnera donc pour la nouvelle tournée.

Si vous êtes amateur de gros son, n’hésitez pas à prêter une oreille attentive à Knights Of The Abyss, même si en fin de parcours, le style souffre d’une certaine monotonie ; mais comment ne pas leur pardonner ces imperfections, lorsqu’on est en présence d’une telle somme de talents tant techniques que créatifs. D’autant que la formation en est encore à ses balbutiements et qu’elle a encore une belle marge de manœuvre devant elle.

A noter que le groupe partira en tournée cet été, en Europe, un périple qui passera par Bruxelles ce 1er août. Il sera accompagné par The Acacia Strain. 

 

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