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Taï

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jeudi, 10 octobre 2019 15:20

Introducing Juan Pablo

Uruguayen, Juan Wauters s’est établi à New-York au début des années 2000. Très rapidement il fonde The Beets avant de se lancer dans une carrière solo. Mais ce n’est qu’à partir de 2014 qu’il commence réellement à faire parler de lui lors de la sortie de son second album, « Who Me ? », un opus sur lequel figurait déjà des titres interprétés en anglais et en français. Son 3ème long playing, ironiquement baptisé « Introducing Juan Pablo », paraît aujourd’hui après la parenthèse « La Onda de Juan Pablo », un LP enregistré sur la route en compagnie de musiciens locaux lors de périples accomplis en Amérique latine pendant plus de 2 ans. Ses compos aux teintes latinos ne dépassent jamais les 3 minutes et rappellent le dernier –par ailleurs délicieux– elpee d’Helado Negro, un autre New-yorkais d’adoption, lorsqu’elles ne lorgnent pas vers Devandra Banhart. Son envie viscérale de composer est reflétée à travers les 17 titres de cet essai, des pistes qui partent dans tous les sens, dans l’esprit de son parrain spirituel, Jonathan Richman. Au gré de ses envies, Juan Wauters réinterprète brièvement le « Bolero » de Ravel, exécute un magnifique duo avec la Suissesse Maxine Yolanda (une des 2 versions de « Letter ») et réalise une exquise reprise du « El Hombre de la Calle » de Jaime Roos. Et si au cœur de ce climat sonore ensoleillé, son pop/folk à la sincérité désarmante se charge d’humilité, l’artiste a le don de transformer quelques notes éthérées en véritables tranches de vie musicales… Une belle découverte !

jeudi, 10 octobre 2019 15:15

1 Time Mirage

Depuis l’éclosion de Shabazz Palaces, la maison très ‘rock’ Sub Pop concède un peu de terrain au hip-hop. Mais le label de Seattle a décidé de ne s’intéresser qu’au hip-hop alternatif tout en exigeant une indéniable qualité. Le duo Knife Knights, réunissant Ishmael Butler (membre de Shabazz Palaces) et l’ingénieur du son et musicien Erik Blood s’inscrit définitivement dans cette lignée. « 1 Time Mirage » baigne au sein d’un climat dense et étrange propice aux rythmes syncopés, et ne pénètre dans les oreilles que progressivement. Grâce à ses lyrics fascinants et mystérieux, ses beats atmosphériques rappelant le trip-hop, des loops électros expérimentaux (« Can’t Draw the Line »), des vibrations jazzy (« Come On Let’s Go ») sans oublier des segments se référant au hip-hop classique ou à la soul (le plus accessible « Give You Game » qui bénéficie du concours de Marquetta Miller), Knife Knights  flanque un bon coup de pied dans l’Amérique conservatrice de Trump.

Une œuvre peut-être un peu glaciale et cérébrale de prime abord, mais diablement hypnotique et marchant même sur les traces d’artistes comme Thundercat et Flying Lotus…

mardi, 01 octobre 2019 16:12

Seeing Other People

A côté de sa belle et récente carrière de producteur (Weyes Blood, Whitney, Father John Misty), Jonathan Rado continue sa belle aventure au sein de Foxygen en compagnie de son comparse Sam France. Embrassant une belle amplitude de styles depuis leur coup de poing mélodique et psyché asséné par « We Are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic » (NDR : leur second elpee), les deux jeunes Américains ne se refusent rien…. Après avoir publié un double album conceptuel (le très inégal « …and Star Power ») et un LP à la théâtralité assumée (le très beau « Hang »), le tandem nous propose « Seeing Other People », une collection de morceaux boostés aux sonorités 70’s. Plutôt pop, il recèle des titres glam fluides à souhait (« Work », « News »), un brin jazzy (« Face the Facts »), des ballades soft-rock (« Livin’ A Lie »), un petit brûlot springsteenien (« The Thing Is ») et une version hi-fi d’Ariel Pink (« Mona »). Toujours à la limite du pastiche, Foxygen s’en sort toujours haut la main grâce à d’étonnantes capacités mélodiques et ce brin de folie qui fait tout son charme…

lundi, 30 septembre 2019 15:44

Out of Sight

Le précédent album de Jake Xerxes Fussell, « What in a Natural World », avait totalement conquis votre serviteur, lors de sa sortie en 2017. Son interprétation fidèle mais contemporaine de classiques de l’‘americana’ (NDR : il ne reprend que des morceaux traditionnels tombés dans le domaine public) transcende les époques. En outre, il souligne ses compos de sa voix plutôt irrésistible. Son 3ème essai, « Out of Sight », est de la même trempe. Et dès le titre inaugural, « The River St. Johns », une adaptation digne des plus grands interprètes du genre, on tombe à nouveau sous le charme. Jake Xerxes Fussell dynamise son folk estampillé d’époque par des guitares électriques et des rythmes actuels. Les chants irlandais (« Michael Was Hearty ») deviennent des hymnes rock tandis que des rengaines blues se parfument d’effluves psyché (« Oh Captain »). Nostalgique sans être plongé dans la naphtaline… Du bien beau travail d’artisan !

dimanche, 08 septembre 2019 15:02

Chris Cohen

Après l’illustre Leonard mais aussi les très talentueux Tim ou Gabriela, place à Chris Cohen, fils de Kip Cohen, un ponte de l’industrie musicale à Los Angeles, et de l’actrice Lynn Carlisle… Ex-Deerhoof et The Curtains, mais aussi membre du backing group d’Ariel Pink, ce multi-instrumentiste particulièrement doué a embrassé une carrière solo en 2012 ; et cet essai éponyme constitue son troisième long playing. Autobiographiques, ses lyrics relatent notamment le divorce de ses parents, mais également le coming-out de son père, des textes qui se posent sur des plages soft-pop-psyché-rock léchées, très marquées par les 70’s. Le Californien ose cependant insérer des solos de saxo sur « Edit Out » ou du clavecin sur « Twice in a Lifetime »… A premier abord discrète et sans prétention, la musique de Chris Cohen révèle son incroyable richesse au fil des écoutes. Rien que celle du psyché/pop « Green Eyes » devrait vous convaincre. Mac Demarco n’est pas fan pour rien…

dimanche, 08 septembre 2019 14:57

Do Not Return Fire

Les musicos de Flèche l’annoncent d’emblée : ce sont de grands fans des Get Up Kids, d’Alice in Chains et de Minus the Bear ! Ces rockeurs parisiens affichent d’ailleurs fièrement la couleur, en mêlant grunge, emo-rock et indie-pop, dès « Gold and black », la plage d’ouverture de ce « Do Not Return Fire », un nouvel opus enregistré lors de 2 sessions qui se sont déroulées à 6 mois d’intervalle. Motif ? Produire un son plus dur et direct tout en mixant à la fois refrains facilement mémorisables et mélodies mélancoliques. Le mélomane devrait percevoir des influences punk (« Better Or Worse »), des réminiscences émo (« Wait Listen ») ou encore des salves grunge (« New Sun » et « People & Empty Space ») sur cet album fortement marqué par les années 90. Malheureusement quelques morceaux lorgnent un peu trop vers le rock FM (« Long Before ») pour réellement convaincre, malgré quelques passages très réussis et une indéniable maîtrise technique…

Que de bonnes ‘vibes’ offertes par Vampisoul à travers cet excellent 3ème volet de leurs compilations « Cumbia Beat » dédiée cette fois encore aux sonorités péruviennes –originaires de Lima mais aussi de partout ailleurs dans le pays andin– enregistrées entre 1965 et 1980 au cœur de la dictature militaire locale. Ce nouveau chapitre réunit des raretés du genre, quelques ‘one-hit wonder’ irrésistibles ou des pépites de la ‘huaycumbia’ (Los Demonios de Corocochay ou Los 5 Palomillas), une sorte d’hybride entre la Cumbia et le huayno (Musique populaire péruvienne remontant à l’époque précolombienne). Les morceaux sont influencés par la Cumbia colombienne, la Guaracha cubaine ou les sons psyché anglo-saxons de l’époque formant un tout euphorisant et diablement efficace !

mercredi, 31 juillet 2019 16:28

Indigo

Wild Nothing, le projet solo de Jack Tatum, voit poindre ses 10 ans d’existence en gravant « Indigo », un 4ème album tout en nuances dans ce genre vaporeux qualifié de dream-pop (mouvement lancé par des artistes comme Violens, Twin Shadow, Neon Indian, Washed Out) … Aujourd’hui établi à Los Angeles et bénéficiant du concours de Jorge Elbrecht (Violens encore…) à la production, l’Américain lorgne vers la pop des années 80 –celle de Roxy Music, Prefab Sprout ou encore Tears For Fears– à travers ses saxos (« Partners in Motion ») et synthés de circonstance. Le son est toujours mélancolique mais moins ‘brumeux’ via une voix mixée plus en avant. Un album parfaitement réalisé auquel il manque peut-être quelques mélodies imparables…

jeudi, 18 juillet 2019 17:19

Midland Lullabies

Incarnation même du ‘secret bien gardé’ –qui possède néanmoins une solide base d’aficionados… en France !– le discret Bill Pritchard ‘is back’, en publiant « Midland Lullabies », un opus qui succède au magnifique « Mother Town Hall », paru en 2016. Sorte de ‘crooner du pauvre’, cet Anglais pétri de talent et lettré –que l’on a connu aux côtés de Daniel Darc– nous conte la tragédie de ‘Iolanda’, une héroïne parisienne, à travers les rues de la capitale hexagonale (« Lullaby »), lorsqu’il n’aborde pas les aventures de « Garibaldi » ou ne succombe pas aux tentations bruxelloises (« The Last Temptation of Brussels »). En tirant parti de somptueux violons, de notes de piano évanescentes et de cordes discrètes, il tisse des chansons pop parfaites qu’il interprète d’une voix veloutée, tout en marchant sur les traces de Ray Davies. Rien de moins !

jeudi, 18 juillet 2019 16:35

Czech Up! Vol. 2: We'd be happy

Nouveau cap sur les trésors musicaux cachés à l’Est de l’Europe pour l’honorable maison défricheuse Vampisoul, grâce à ce second chapitre dédié à la pop tchèque des années 60 et les trésors des tiroirs du label Supraphon (fort de plus de 60 000 références depuis ses débuts en 1950 dans l’ex-Tchécoslovaquie !). Ce second volet dévoile des pépites de cette période marquées par de grands évènements politiques qui ont suivi le Pacte de Varsovie de 1968 à 1979 à travers 22 morceaux d’artistes peu connu dans nos contrées tels que Lukás Machata, Hana Ulrychová, Mahagon, Framus Five, Apollobeat, Beatings, Valerie Cizmárová, Gustav Brom Orchestra, The Blue Effect, SHQ, Metronom, Synkopy 61, Jazz Q, Vulkán, George & Beatovens, Flamengo, Eva Pilarová, Flamingo, The Soulmen, Barnodaj, Hana Zagorová ou encore Karel Cernoch. Une pincée de soul, une autre de jazz-funk, un zeste de funk, des effluves psyché et des incursions beat… une véritable orgie de sons tchèques à découvrir absolument.

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