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mercredi, 24 octobre 2018 15:45

The Other

King Tuff (NDR : également impliqué chez The Muggers) pourrait être le neveu de Ty Segall, tant le Californien l’apprécie. Les deux musiciens collaborent d’ailleurs régulièrement au sein de leurs différents projets. Kyle Thomas (NDR : c’est son vrai nom) est sans doute plus loufoque et sa musique un peu plus pop. Mais il est aussi doué que celui qui le chaperonne. Sa musique navigue au cœur d’une galaxie décalée depuis maintenant 4 réjouissants albums de moins en moins ouvertement lo-fi. « The Other’, King Tuff » s’ouvre d’ailleurs aux influences ouvertement glam et se frotte à de réjouissants claviers 80’s ! Le roi du Tuff s’autorise tout : la basse hypnotique et le saxo de « Raindrop Blue » répond aux effluves psyché du judicieusement intitulé « Psycho Star » tandis qu’« Ultraviolet » s’autorise un beau riff bluesy. Vu ces nouvelles ambitions qui lui ouvrent de nouveaux horizons, on ne peut que souhaiter une longue vie au King Tuff ! « The Other » constitue le ‘feel good’ album du mois…

 

vendredi, 19 octobre 2018 15:35

Arrhythmia

Lorsque Stuart A. Staples prend provisoirement congé de ses Tindersticks, c’est pour emprunter d’intéressants chemins de traverse. Et il le démontre tout au long d’« Arrhythmia », son second album solo en… 13 ans ! L’élégant dandy anglais ose tout ce qu’il veut sur ce nouveau chapitre personnel. Depuis les 30 minutes de musique ‘ambient’ et post-rock dispensées tout au long de « Music For A Year In Small Paintings », un morceau qui accompagne les expositions de peintures de son épouse Suzanne Osborne, aux plages vaporeuses (« Memories of Love ») lorgnant vers l’univers de Mark Hollis (Talk Talk) en passant par des pistes truffées de moments de silence significatifs si chers à Scott Walker (le dissonant « Step Into The Grey »). Le tout enrichi par la voix veloutée du vétéran british. Les fans adoreront ces aventures sonores classieuses, cinématographiques et singulières ; les autres auront besoin de temps pour les apprécier mais pourraient en être grandement remerciés, s’ils prennent la peine de s’en imprégner…

 

vendredi, 19 octobre 2018 15:31

Deux

Marchant sur les traces de ses modèles que sont GoGo Penguin, BadBadnotGood et probablement Grandbrothers, Glass Museum possède un talent indéniable et une dextérité musicale bluffante pour sonder jazz et classique, tout en y ajoutant une multitude de touches électroniques, conférant à ses morceaux une évidente modernité. Martin Grégoire et Antoine Flipo parviennent ainsi à agréger cérébralité et émotion sur « Deux », second –étonnant et réussi de bout en bout– album enregistré au sein des studios Rubens. Lors des sessions, ils ont été épaulés par Haring, Sun Glitters, DC Salas et Monolithe Noir à la mise en forme. Une belle prouesse réalisée par ce tandem tournaisien…

vendredi, 19 octobre 2018 15:30

Freedom

Amen Dunes, c’est le projet solo de Damon McMahon et « Freedom » constitue son cinquième essai. Produit par Chris Coady (Beach House), ce disque devrait assurément figurer à la plus haute marche de sa discographie. Difficile de décrire sa musique tant ses morceaux dominés par un vibrato sont emplis d’émotion (« Believe ») et regorgent de nuances. Il s’agit bien de rock, mais il est teinté de folk, déborde de points de tensions émotionnels (« Miki Dora »), autorise des chemins de traverse (« Skipping School » et son harmonica halluciné) ou célèbre des moments de pure épiphanie (« L.A. »), des compos qui véhiculent des textes introspectifs et cryptiques. Amen Dunes parvient à emmener le ‘classic-rock’ vers d’autres sphères intemporelles, comme Adam Granduciel était parvenu en compagnie de ses formidables The War on Drugs. Définitivement l’un des albums de l’année… Amen.

 

lundi, 24 septembre 2018 14:43

Black Times

Fils du grand Fela et frère de Femi, Seun Kuti trace peu à peu son chemin dans le monde de l’afrobeat qui portera à jamais l’écrasante figure tutélaire de son père. Sur ce 4ème elpee et accompagné d’Egypt 80, le groupe qui accompagnait son aïeul, Seun poursuit le travail de son géniteur à travers ses ‘protest songs’. Armé de son saxo (‘You promise me justice and then you jail the poor/You promise jobs and you close the factory/But there’s always work in the penitentiary’), il brancarde le gouvernement nigérian (« Zombie ») ou le colonialisme américain (« African Dreams »), s’appuyant même sur le concours de Carlos Santana à la guitare (« Black Times ») ou d’Oladimeji Akiyele à la trompette (« Last Revolutionary »). Grâce à ce frondeur ‘Black Time’, la dynastie Kuti réserve à l’Afrique et au monde une belle piqûre de rappel musicale et surtout sociopolitique.

lundi, 24 septembre 2018 14:35

Grand Paon de Nuit

Aussi mystérieux que l’inquiétant empereur Palpatine de la saga Stars Wars, Palatine signe un premier album d’un étrange titre : « Grand Paon de Nuit ». Mais bon sang ne saurait mentir : le quatuor a déjà fait ses armes en première partie de Dominique A ou Feu ! Chatterton. Excusez du peu ! Entre interprétations françaises et anglaises, les jeunes Parisiens semblent en tout cas aussi lettrés que ces derniers. Grâce à des textes énigmatiques et poétiques (« Comme Ce Rouge me Plaît ») portés par la voix précieuse de Vincent Ehrhart-Devay et une instrumentation folk/rock raffinée par de la reverb et des pédales, Palatine entraîne la chanson française vers des contrées décalées et romantiques. A découvrir absolument…

dimanche, 09 septembre 2018 19:35

Drape

Sur ce second album, Mugwump troque ses outils électroniques contre un attirail classiquement bien plus rock. Enregistré sur une période de 9 mois, en compagnie du bassiste Stephane Fedele, du guitariste Thomas Stadnicki et du batteur Lukas Melville, « Drape » navigue quelque part entre post-punk, noise et post-rock (« No Trepidation »), quand il ne mouille pas en eaux ‘kraut’ (« Rain/frame »), tout en larguant quelques amarres électro destinées à aérer l’ensemble (« Empty Peculiar »), au sein d’un climat réminiscent d’un passé proche… Geoffrey Mugwump a donc troqué son rôle de DJ/producteur contre celui d’un leader de groupe rock ; et il manifeste un véritable talent dans cette reconversion. Cependant, si sa voix de crooner est aussi belle que nonchalante et décadente, l’expression sonore perd ici de son originalité et de son énergie. Saluons néanmoins la prise de risque et la bonne facture de l’ensemble.

 

mardi, 21 août 2018 18:56

I’ll Be Your Girl

Véritable mythe de la scène indie U.S des années 2000, The Decemberists a publié la bagatelle de 8 elpees, depuis 2002. Mais au fil du temps, le combo a un peu perdu de sa fraîcheur originelle, libérée tout au long de ses classiques « Picaresque » et « The Crane Wife »… Une constatation corroborée par le dernier opus, « What a Terrible World, What a Beautiful World », qu’on pourrait qualifier de moyen. Pourtant, la passion de Colin Maloy et sa bande est demeurée intacte ! Et le groupe nous le démontre tout au long de cet « I’ll Be Your Girl », un disque qui respire la bonne humeur dès son morceau d’ouverture, l’hymnique « Once in My Life », une compo aux accents électro 80’s. Ou encore « Severed », un titre aux réminiscences disco. Sans oublier le glam/rock addictif, « We All Die Young ». Le long playing recèle, en outre, un morceau de bravoure, comme il est le seul à pouvoir le composer; en l’occurrence le sombre diptyque final « Rusalka, Rusalka/The Wild Rushes ». Mais en général, le folk/rock de la formation est joliment coloré de teintes new wave. Tout en conservant le lyrisme qui fait son charme, The Decemberists semble avoir retrouver son potentiel créatif, mais également une joie de jouer diablement communicative grâce en partie au producteur John Congleton (St. Vincent, The Walkmen). The Decemberists prend à nouveau des risques ; et c’est une très bonne idée !

 

mardi, 21 août 2018 18:55

Tranquility Base Hotel + Casino

Devenus en l’espace de quelques albums, l’un des mastodontes du circuit rock mondial, les p’tits gars d’Arctic Monkeys auraient pu décider, à l’instar de King of Leon ou des Editors, de devenir une véritable machine à tubes, en gonflant le son et en offrant aux stades les refrains XXL et testonérisés dont ils raffolent. C’était mal connaître Alex Turner et ses élégantes aventures précédentes vécues au sein de The Last Shadow Puppets…

« Tranquility Base Hotel + Casino » est surprenant. A cause de cette ambiance classieuse et croonesque’ si chère à ce projet partagé auprès de son comparse Miles Kane. Turner a écrit les pistes de son sixième opus au piano, depuis Los Angeles, et pas à la guitare, comme il était coutumier du fait. En résulte des compos feutrées, matinées de sonorités 70’s, qui évoluent aux confins de l’univers d’un Father John Misty voire de Jarvis Cocker. Un opus qui risque de désarçonner les fans. Pas un single à l’horizon, mais une collection soyeuse de titres nostalgiques teintés de soul. Une belle prise de risque…

 

dimanche, 05 août 2018 12:02

Beautiful Thing

Alexis Taylor est une des têtes pensantes des mythiques geek dansants, Hot Chip. A l’instar de ses compères Joe Goddard et Al Doyle, respectivement chez The 2 Bear et New Build, il s’est autorisé une petite virée en solitaire, pour assouvir ses propres aspirations musicales.

Produit par Tim Goldsworthy (co-fondateur de DFA en compagnie de James Murphy du LCD Soundsystem), « Beautiful Thing » constitue quand même son quatrième opus solo. Une œuvre au cours de laquelle il explore des paysages plus mélancoliques, mais légèrement moins électro-pop. Tel un Elton John indie, Alexis Taylor expérimente, à l’aide de ses claviers foutraques. Tout comme sur les albums de Hot Chip, la première écoute est déroutante. Mais au fil de celles-ci le charme commence à opérer. Et on finit par se laisser griser en savourant le piano sautillant qui dynamise « Beautiful Thing », les notes presque kitsch qui dégringolent tout au long du pluvieux « Out of Time », l’électro dansante et déviante alimentant « Suspicious of Me » ou encore l’atmosphère vaporeuse enrobant la ballade « A Hit Song ». A travers des schémas totalement décomplexés, Taylor est parvenu à tracer une route unique en son genre…

 

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