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Taï

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lundi, 24 septembre 2018 14:35

Grand Paon de Nuit

Aussi mystérieux que l’inquiétant empereur Palpatine de la saga Stars Wars, Palatine signe un premier album d’un étrange titre : « Grand Paon de Nuit ». Mais bon sang ne saurait mentir : le quatuor a déjà fait ses armes en première partie de Dominique A ou Feu ! Chatterton. Excusez du peu ! Entre interprétations françaises et anglaises, les jeunes Parisiens semblent en tout cas aussi lettrés que ces derniers. Grâce à des textes énigmatiques et poétiques (« Comme Ce Rouge me Plaît ») portés par la voix précieuse de Vincent Ehrhart-Devay et une instrumentation folk/rock raffinée par de la reverb et des pédales, Palatine entraîne la chanson française vers des contrées décalées et romantiques. A découvrir absolument…

dimanche, 09 septembre 2018 19:35

Drape

Sur ce second album, Mugwump troque ses outils électroniques contre un attirail classiquement bien plus rock. Enregistré sur une période de 9 mois, en compagnie du bassiste Stephane Fedele, du guitariste Thomas Stadnicki et du batteur Lukas Melville, « Drape » navigue quelque part entre post-punk, noise et post-rock (« No Trepidation »), quand il ne mouille pas en eaux ‘kraut’ (« Rain/frame »), tout en larguant quelques amarres électro destinées à aérer l’ensemble (« Empty Peculiar »), au sein d’un climat réminiscent d’un passé proche… Geoffrey Mugwump a donc troqué son rôle de DJ/producteur contre celui d’un leader de groupe rock ; et il manifeste un véritable talent dans cette reconversion. Cependant, si sa voix de crooner est aussi belle que nonchalante et décadente, l’expression sonore perd ici de son originalité et de son énergie. Saluons néanmoins la prise de risque et la bonne facture de l’ensemble.

 

mardi, 21 août 2018 18:56

I’ll Be Your Girl

Véritable mythe de la scène indie U.S des années 2000, The Decemberists a publié la bagatelle de 8 elpees, depuis 2002. Mais au fil du temps, le combo a un peu perdu de sa fraîcheur originelle, libérée tout au long de ses classiques « Picaresque » et « The Crane Wife »… Une constatation corroborée par le dernier opus, « What a Terrible World, What a Beautiful World », qu’on pourrait qualifier de moyen. Pourtant, la passion de Colin Maloy et sa bande est demeurée intacte ! Et le groupe nous le démontre tout au long de cet « I’ll Be Your Girl », un disque qui respire la bonne humeur dès son morceau d’ouverture, l’hymnique « Once in My Life », une compo aux accents électro 80’s. Ou encore « Severed », un titre aux réminiscences disco. Sans oublier le glam/rock addictif, « We All Die Young ». Le long playing recèle, en outre, un morceau de bravoure, comme il est le seul à pouvoir le composer; en l’occurrence le sombre diptyque final « Rusalka, Rusalka/The Wild Rushes ». Mais en général, le folk/rock de la formation est joliment coloré de teintes new wave. Tout en conservant le lyrisme qui fait son charme, The Decemberists semble avoir retrouver son potentiel créatif, mais également une joie de jouer diablement communicative grâce en partie au producteur John Congleton (St. Vincent, The Walkmen). The Decemberists prend à nouveau des risques ; et c’est une très bonne idée !

 

mardi, 21 août 2018 18:55

Tranquility Base Hotel + Casino

Devenus en l’espace de quelques albums, l’un des mastodontes du circuit rock mondial, les p’tits gars d’Arctic Monkeys auraient pu décider, à l’instar de King of Leon ou des Editors, de devenir une véritable machine à tubes, en gonflant le son et en offrant aux stades les refrains XXL et testonérisés dont ils raffolent. C’était mal connaître Alex Turner et ses élégantes aventures précédentes vécues au sein de The Last Shadow Puppets…

« Tranquility Base Hotel + Casino » est surprenant. A cause de cette ambiance classieuse et croonesque’ si chère à ce projet partagé auprès de son comparse Miles Kane. Turner a écrit les pistes de son sixième opus au piano, depuis Los Angeles, et pas à la guitare, comme il était coutumier du fait. En résulte des compos feutrées, matinées de sonorités 70’s, qui évoluent aux confins de l’univers d’un Father John Misty voire de Jarvis Cocker. Un opus qui risque de désarçonner les fans. Pas un single à l’horizon, mais une collection soyeuse de titres nostalgiques teintés de soul. Une belle prise de risque…

 

dimanche, 05 août 2018 12:02

Beautiful Thing

Alexis Taylor est une des têtes pensantes des mythiques geek dansants, Hot Chip. A l’instar de ses compères Joe Goddard et Al Doyle, respectivement chez The 2 Bear et New Build, il s’est autorisé une petite virée en solitaire, pour assouvir ses propres aspirations musicales.

Produit par Tim Goldsworthy (co-fondateur de DFA en compagnie de James Murphy du LCD Soundsystem), « Beautiful Thing » constitue quand même son quatrième opus solo. Une œuvre au cours de laquelle il explore des paysages plus mélancoliques, mais légèrement moins électro-pop. Tel un Elton John indie, Alexis Taylor expérimente, à l’aide de ses claviers foutraques. Tout comme sur les albums de Hot Chip, la première écoute est déroutante. Mais au fil de celles-ci le charme commence à opérer. Et on finit par se laisser griser en savourant le piano sautillant qui dynamise « Beautiful Thing », les notes presque kitsch qui dégringolent tout au long du pluvieux « Out of Time », l’électro dansante et déviante alimentant « Suspicious of Me » ou encore l’atmosphère vaporeuse enrobant la ballade « A Hit Song ». A travers des schémas totalement décomplexés, Taylor est parvenu à tracer une route unique en son genre…

 

dimanche, 05 août 2018 11:59

Vessel

Inépuisable vivier de talents, New-York révèle, à une cadence insolente, des artistes en devenir. A l’instar de Greta Kline, aka Frankie Cosmos… Cette artiste au pedigree **** (NDR : c’est la fille de l’acteur Kevin Kline que l’on a vue dans ‘Un Poisson Nommé Wanda’ et de l’actrice Phoebe Cates icône des ‘Gremlins’) vient de graver « Vessel », son troisième opus, un parfait recueil de morceaux anti-folk, aux fortes réminiscences pop.

Bien qu’impliqué comme guitariste chez Porches, elle a trouvé néanmoins le temps de graver 18 pistes, sur ce long playing ; de petites comptines introspectives très susceptibles de toucher votre petit cœur sensible au folk légèrement lo-fi. A conseiller aux aficionados d’Adam Green et de Moldy Peaches…

 

lundi, 23 juillet 2018 18:27

Peace Potato

« Peace Potato »… quel drôle de nom pour un petit album aux subtils contours pop… Doug Tuttle n’est en effet qu’un petit artisan d’indie vintage bercée aux 70’s qui livre son attachant 3ème opus solo. Sa pop faite de légères guitares acoustiques regorge d’harmonies de poche chères aux Beatles dans la lignée de ce que livrait Elliott Smith dans sa seconde partie de carrière (avec moins de puissance émotionelle, toutefois). Actif au sein du groupe MMOSS, ce songwriter de talent joue de tous les instruments sur cette délicate collection de 15 (courts, seulement 3 dépassant les 3 minutes !) titres, qui naviguent entre pépites pop-folk (« Bait the Sun ») et plages instrumentales (l’hispanisant « Peace Potato »). Une chose est sûre, ce « Peace Potato » est rempli de ‘Good Vibes’…

lundi, 23 juillet 2018 18:19

Tell Me How You Really Feel

Débarquant d’Australie en 2015, grâce à une pépite indie rock semblable à une météorite, le premier opus de Courtney Barnett était aussi doux qu’acidulé. Alors, pour son second essai, elle était, bien sûr, attendue au tournant ! Et c’est un euphémisme d’affirmer qu’elle confirme tout le bien qu’on pensait d’elle sur ce second elpee. Baptisée « Tell Me How You Really Feel », c’est une oeuvre grandiose de bout en bout. L’à peine trentenaire dévoile une série de titres hymniques jouissant de cette jouissive coolitude rock… Le tout dans un esprit indubitablement 90’s. « Sunday Roast » et son refrain imparable ou «  Charity » devraient figurer au top des vues sur YouTube dans un monde parfait, tellement ils agrègent à merveille aisance mélodique, énergie lo-fi et esprit slacker à la Pavement (« City Looks Pretty »). Les textes sincères et introspectifs sont de plus magnifiquement ciselés et les guitares juste suffisamment saturées… ce qui n’est pas pour nous déplaire. Bref, cet album fait déjà figure de classique du genre…

 

dimanche, 08 juillet 2018 13:06

1982

Comment rebondir après avoir participé à la belle –mais trop courte– aventure d’Efterklang, mise entre parenthèses pour une durée incertaine, après avoir publié 4 albums (dont le grandiose « Magic Chair »). Trois des membres du magique groupe danois ont simplement décidé de continuer leur parcours musical au sein d’une nouvelle formation baptisée Liima. En compagnie du Finlandais Tatu Rönkkö, elle nous propose un second opus de pop racée et classieuse. « 1982 », la date de naissance de Casper Clausen, ex-leader d’Efterklang, marche sur les traces de ce combo tout en concédant d’indéniables touches 80’s. Le ton est cependant plus sombre et mélancolique que sur leur précédent essai « ii ». Depeche Mode et Joy Division ne sont jamais loin… Chris Taylor (Grizzly Bear) a apporté son concours lors des sessions d’enregistrement de cet opus, enregistré à travers l’Europe, un œuvre qui baigne au sein d’une ambiance rétro-futuriste de type ‘Blade Runner’, claviers martiaux (« David Copperfield »), funk venu du froid (« Life is Dangerous ») ou synth-pop (« Amerika ») illustrant le propos. La vie semble donc exister après Efterklang…

 

dimanche, 08 juillet 2018 13:00

What in the Natural World

Jake Xerxes Fussel a vraiment un  drôle de nom. Pourtant, ce n’est pas un obscur mariachi, mais un véritable amoureux du folklore yankee, tout simplement… Tout au long de son second opus, ce Géorgien revisite, en effet, la musique américaine ancestrale de fort belle manière. Il adapte ainsi un répertoire majoritairement issu du Sud des Etats-Unis. A l’instar du « Jump for Joy » de Duke Ellington, « St. Brendan’s Isle » de Jimmy Driftwood ou « Bells of Rhymney » d’Idris Davies. Des contes parfois quasi centenaires –à l’esprit blues indéniable– retraçant l’histoire locale peuplée de mineurs et autres chercheurs d’or, qu’il interprète en s’accompagnant à la sèche ou à l’électrique, en superbe fingerpicking, mais également en tirant parti d’une steel, d’un banjo ou d’un melodica. Et le songwriter a le bon goût de préserver le caractère éternel des compos tout en leur communiquant une coloration moderne. Un magnifique travail de préservation culturelle des gloires locales du passé…

 

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