Mots-clés

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait
Taï

Taï

samedi, 16 juin 2018 19:10

Wintershed

Il y a des secrets qu’on aime garder pour soi… Responsable d’une irrésistible indie pop, Calc –qui a sévi de la fin des 90’s au début du nouveau millénaire– constitue l’un d’entre eux. Cette formation hexagonale était emmenée par le très doué Julien Pras, un artiste qui a décidé depuis, de multiplier les projets, dont Pull, Victory Hall, Mars Red Sky (consacré au stoner !), outre son intéressante carrière solo.

C’est cette dernière qui nous intéresse. Loin des riffs de Mars Red Sky, le Bordelais nous propose, tout au long de « Wintershed », des compositions pop/folk mélancoliques aux mélodies crève-cœur, influencées par la lointaine étoile d’Elliott Smith.

Pour ce troisième chapitre de son aventure en solitaire, il a reçu le concours de l’ingénieur du son Leonard Brémond et d’Helen Fergusson aux chœurs. Le titre de cet LP colle parfaitement à sa musique. Et pour cause, ‘Wintershed’ signifie ‘abri pour l’hiver’ et on s’imagine à merveille se blottir au coin du feu tout en se délectant de ses harmonies. Julien Pras est un artiste à chérir… car il est capable de réchauffer les cœurs, auprès de l’âtre, lors de grands froids… et même tout de suite, en plein été... Qu’importe !   

 

samedi, 16 juin 2018 19:02

Somersault

Les hipsters de Beach Fossils composent leurs morceaux de pop alternative à partir de leur QG de Brooklyn, depuis 2009. Réunissant Dustin Payseur, Jack Doyle Smith et Tommy Davidson, le trio navigue dans les eaux mélodiques chères à Real Estate. Agréable à l’écoute, son quatrième elpee, « Somersault », a bénéficié du concours de Rachel Goswell (Slowdive) sur « Tangerine » et « Saint Ivy », ainsi que du rappeur de Memphis, Cities Aviv, tout au long de « Rise ». En outre, il a été publié sur Bayonet, le propre label de sieur Payseur ; la formation new-yorkaise ayant décidé de quitter l’écurie mythique, Captured Tracks.

Claire, la voix de Dustin Payseur continue naviguer au cœur d’une pop atmosphérique. Si un titre comme « This Year » rappelle Real Estate au sommet de sa forme, entre les cordes de « Closer Everywhere » et les guitares shoegaze de « Be Nothing », l’instrumentation se révèle particulièrement léchée ; mais ce sont surtout les mélodies **** qui impressionnent, même s’il manque encore un tube potentiel dans le lot. Au fil de l’album, les New-yorkais tissent donc des sonorités lascives et cotonneuses qui siéraient à merveille aux images tout aussi hype et mélancoliques chères à Sofia Coppola.

 

samedi, 16 juin 2018 18:58

Okovi

Outre son nom assez incongru, Zola Jesus se pose en véritable ovni musical qui ferait de Nicole Hummel (ou Nika Roza Danilova selon les jours !) une sorte de Björk aux tendances gothiques. « Okovi » constitue le cinquième elpee de l’Américaine, une œuvre de pop expérimentale aux influences clairement industrielles. De retour chez Sacred Bones, Zola s’est inspirée des malheurs de ses proches (cancer, suicide et dépression, entre autres joyeusetés…) sur des titres au lourd contenu rappelant les textes de Virginia Wolfe ou les poèmes de Percy Shelley. Les pistes baignent au sein d’un climat ténébreux mais sincère et permettent à Nicole Rose Hummel d’exorciser ses démons, mais également aux mélomanes de se délecter de petites perles de pop noire, telles que « Witness » ou « Half-Life ». Un must pour les amateurs du genre !

 

mercredi, 06 juin 2018 12:52

The Last Rider

Condamné à un injuste anonymat, diamétralement opposé à son talent d’écriture et son agrément par la critique, Ron Sexsmith –aujourd’hui quinquagénaire– a une nouvelle fois sorti sa plus belle plume pour concocter 15 nouveaux morceaux qu’il a gravé sur ce « The Last Rider ». Un 14ème opus studio qui pourrait bien être son dernier, son ultime ‘ride’, comme mentionné dans son titre…

Racé, son songwriting agrège –et ce depuis ses débuts, en 1991– romantisme pop et folk un brin suranné. Et cette pop, il la sculpte comme un véritable artisan ; sans le moindre artifice et en toute humilité. Il serait dommage que « The Last Rider » constitue son dernier périple, quand on sait que l’artiste est capable de marcher sur les traces de McCartney (« Our Way »), Lennon (« Dreams are Bigger ») ou encore Costello (« West Gwillimbury»). La scène pop/rock y serait largement perdante. Rien qu’en écoutant « Upward Dog », on ne peut qu’être inquiet de sa future décision…

 

mardi, 05 juin 2018 03:00

Tepes

Douze années déjà que Pierre Remy a lancé son projet Fractional. « Tepes » succède à « Blood », paru en 2010. De nationalité belge, cet artiste propose une musique électronique fortement contaminée par l’indus. On pourrait ainsi la décrire comme idéale pour sonoriser un film au climat post-apocalyptique du style ‘Blade Runner’. Mais les influences ne s’arrêtent pas en si bon chemin, puisqu’on y décèle également des traces de noise, breakcore et dubstep. Ainsi, la transe synth-wave de « Sionvi » répond au plus cinématographique et sombre titre maître. Se référant au nom du célèbre comte Dracula (Vlad Tepes), « Tepes » n’est certainement pas l’album le plus facile d’accès de Fractional, mais il devrait plaire aux mélomanes, à la recherche d’une électro plus aventureuse et alternative.

 

jeudi, 29 novembre 2018 12:22

Slow Time

Après 10 ans d’excellence instrumentale au sein de Balmorhea, Rob Lowe a ressenti le besoin de voler de ses propres ailes. Il a donc choisi le pseudo RG Lowe sous une enveloppe oscillant entre pop et r&b alternatif. Le Texan s’est envolé vers Philadelphie afin d’enregistrer ses morceaux en compagnie de Jeff Ziegler, déjà vu aux côtés de Kurt Vile ou The War on Drugs. Caractérisé par ses mélodies assez ‘catchy’, « Slow Time » laisse découvrir une voix malléable à souhait soutenue par un synthé Wurlitzer. En outre, la touche suave et le groove de l’ensemble rappellent les meilleurs moments des Wilds Beasts. A suivre…

 

Cette nouvelle compilation Vampisoul nous plonge dans le répertoire de Nelson Records, collectif fondé en 1970 par quatre requins de studio surnommés ‘I MARC4’ pour Maurizio Majorana (basse), Antonello Vannucchi (Hammond), Roberto Podio (batterie) et le surdoué Carlo Pes (guitare). Et au sein des studios Telecinesound, ils ont expérimenté inlassablement pour forger leur propre son naviguant entre soul-pop (« Dirottamento »), jazz (« André ») et psyché/pop (« Compression »), un son qu’ils avaient baptisé la ‘New Italian Library’. Parfaites vignettes acides comme toile de fond pour vos BBQ ensoleillés et arrosés.

 

lundi, 21 mai 2018 17:42

Jersey Devil

Il s’agit de toujours dissocier la vie, les convictions ou les actes d’un artiste de son œuvre… si on peut être aujourd’hui interloqué par les nombreuses plaintes posées par des femmes (dont Best Coast) à l’encontre de Matt Mondanile, accusé à de possibles harcèlements sexuels, on ne peut nier qu’en matière d’orfèvrerie indie pop, on a pas fait beaucoup mieux que Real Estate (qu’il a été forcé de quitter à la suite de ces accusations) ou Ducktails (son projet solo), ces dernières années.

Et ce n’est pas « Jersey Devil », son sixième album, qui changera cette norme d’excellence. Enregistrés dans la cave de sa mère, au New Jersey, les morceaux constituent de nouveaux exemples d’écriture pop alliant une apparente simplicité à une réelle finesse mélodique et une profondeur d’arrangements (« Light A Candle »). Les lignes de guitares ciselées et les synthés savoureusement vintage soulignent la voix claire si chère à Mondanile. Le diable de Jersey se pare de ses plus beaux habits… tentez « Solitary Star » pour voir… ou plutôt entendre…

 

lundi, 21 mai 2018 17:39

Hardcore Problem Solver (Ep)

« Hardcore Problem Solver » constitue le dernier Ep d’Adam Carpet. Pour la circonstance, le combo milanais a épousé un profil plus électro que lors de son précédent album, « Parabola ». La musique des Transalpins pourrait être qualifiée de post électro-pop, car elle est souvent instrumentale (« Rock is Dead, Mambo is Not ») tout en n’oubliant jamais sa forme sautillante et mélodique, à l’instar d’une plage comme « Hector Mann ». Rafraîchissant !

 

vendredi, 27 avril 2018 14:03

Always Ascending

Les dandys pop allaient-il survivre au départ de Nick McCarthy, leur guitariste historique (remplacé par l’ex-1990s, Dino Bardot) et l’arrivée de Julian Corrie aux claviers ? L’appel au mythique producteur Philippe Zdar (du non moins mythique duo Cassius) leur permettait, en tout cas, d’envisager « Always Ascending » comme une forme de nouvelle ascension. L’écoute de ce 5ème opus démontre rapidement que les Ecossais sont loin d’être en manque de mélodies imparables, malgré 14 ans de carrière ! Dopé aux sonorités nouvelles bien plus électroniques, le son du gang de Glasgow se fait plus disco dès l’inaugural « Always Ascending » ou à travers le single « Lazy Boy » ; et on ne peut non plus nier l’influence de leur collaboration avec les Sparks au sein de FFS sur des morceaux tels que « Lois Lane ». S’il leur sera toujours impossible de surpasser leur premier prodigieux elpee, « Always Ascending » figurera au panthéon de Franz Ferdinand lorsque adviendra l’heure d’établir les comptes…

Page 4 sur 241