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mardi, 16 mai 2017 14:08

Triomphe

Ex-trio devenu ‘one girl band’, La Féline (merci Jacques Tourneur !) est devenu, depuis 2014 –date de la sortie du long playing « Adieu L’Enfance »– le projet solo d’Agnès Gayraud (NDR : également critique musicale à Libération et Docteur en Philo à ses heures perdues…) Elle publie aujourd’hui « Triomphe », un opus qui a reçu un accueil critique prophétiquement annoncé par son titre…

Sa pop véhicule des accents ‘variétés’ ou ‘chanson’ française. S’y pose des textes poétiques d’une belle richesse, liés aux monde du Japonais Miyazaki, à l’univers médiéval (NDR : oui, oui, même si cette description ne semble pas glamour, elle l’est, et franchement) ou à l’œuvre de Marguerite Duras. Et l’ensemble est entretenu par une instrumentation légère aux textures toutefois complexes, à l’instar de « Le Royaume », caractérisé par ses interventions tortueuses au saxophone ou de « Comité Rouge », dont le final monte progressivement en crescendo. Fauve délicate, La Féline ne sort pas ses griffes d’emblée mais propage plutôt de doux et racés miaulements pop à travers son double baptisé ‘Senga’ (anagramme d’Agnès) – aventurière tropicale incarnée dans le très convaincant et tribal morceau d’ouverture du même nom– ou par « Gianni », un morceau euphorisant dont le refrain est chanté en italien. Les compos sont variées. Les textures sont multiples. On a ainsi droit à des sonorités orientales sur « La Femme du Kiosque sur l’Eau » et un feeling pop instantanément accrocheur lors du magnifique « Séparés ».

« Triomphe » est un titre parfaitement judicieux, tant il est rare qu’un album de chanson française parvienne à marier accessibilité et exigence avec tant de maestria…

 

mardi, 16 mai 2017 14:00

Luck Man

Figure tutélaire de la scène indie de San Francisco, aux côtés d’autres doux allumés tels que John Dwyer (Thee Oh Sees) ou de l’insatiable Ty Segall, Tim Cohen participe lui aussi à une multitude de projets dont celui des très recommandables rockeurs psychés, The Fresh & Onlys ou autres Window Twins. L’artiste publie aujourd’hui le 4ème  chapitre de son aventure solo. « Luck Man » s’éloigne des productions réalisées au sein des différents groupes. A peine enrichie de quelques notes de piano, de discrètes interventions de trompette ou de subtiles percussions, l’enveloppe est essentiellement acoustique. De sa voix grave, Tim Cohen relate ses textes à l’humour –noir et absurde !– salutaire (l’artwork de la cover ne trompe pas… l’homme ne se prend pas au sérieux). A l’instar de « Meat is Murder » rappelant le tout aussi cool Baxter Dury, « I Need a Wife », dont l’ambiance est digne de feu Léonard Cohen, ou du judicieusement intitulé « Irony ». Le tout en affichant une attitude désinvolte qui doit autant à Adam Green qu’au légendaire artiste Canadien… qui porte le même patronyme, mais sans établir le moindre lien de famille. Entre folk (« Wall About A Window ») et psyché (« Shine »), l’Américain tisse constamment des mélodies contagieuses… Espérons simplement que Tim Cohen puisse rencontrer le même succès que ses comparses de la côté Ouest. Mais deviendra-t-il pourtant un homme chanceux ?

 

mardi, 09 mai 2017 12:55

The Midnight Sun

Ce petit prodige du songwriting s’était d’abord illustré en publiant, dès 2015, le très élégant « Architect », une œuvre nominée au Mercury Prize, il faut le rappeler. Christopher ‘C’ Duncan confirme partiellement les perspectives escomptées, en publiant « The Midnight Sun »…

Entre pop de chambre et pop/folk, la musique de cet Ecossais est toujours aussi limpide et cotonneuse. Et les arrangements particulièrement subtils, réservés à ce nouvel opus, en sont encore une belle illustration. Atmosphériques, les compos sont alimentées par des nappes de synthés ou diverses boucles qui soulignent le timbre velouté de l’Ecossais. Mais si l’ensemble se révèle cohérent, il souffre quand même singulièrement d’un manque de relief, bien plus présent sur le précédent essai. En bref, toutes les plages sont impeccables, mais elles sont trop similaires. Et au fil du long playing, elles deviennent ennuyeuses. Si le jeune compositeur osait quelques saillies pop accrocheuses, à l’instar de « He Believe in Miracles », il parviendrait de nouveau à tutoyer les étoiles, tant son talent est incontestable. Et des morceaux comme « Wanted It Want It Too » et « The Midnight Sun » sont certainement révélateurs de son énorme potentiel. En fait, lorsqu’il a gravé son premier essai, C Duncan avait mis la barre tellement haute, qu’il était quasiment impossible de renouveler cette prouesse. Ce qui explique, cette légère déception… 

 

samedi, 29 avril 2017 19:47

Life & Livin’ It

L’heure de Sinkane semble avoir sonnée ! Actif depuis 2007, le pétillant New-yorkais (NDR : quoique d’origine soudano-britannique) est parvenu à gravir un pallier en publiant « Life & Livin’ It », son 6ème elpee. Et il est parfait. A peine sorti de sa belle aventure vécue auprès de William Onebayor, Ahmed Galab semble transcendé par sa courte proximité du monde si particulier du sorcier nigérian. Fruit d’un mélange de funk, de doo-wop (« Won’t Follow »), d’afro-pop au accents 70’s (Fela Kuti en tête) et de disco (« Telephone »), la musique de cet  LP communique une fameuse dose de bonne humeur tout en libérant un groove irrésistible. Sinkane bénéficie, en outre, du concours d’Antibalas, une section de cuivres issue de Brooklyn ; de quoi booster certains morceaux, et tout particulièrement le single imparable « U’Huh », une compo qui aurait pu figurer au répertoire d’Isaac Hayes. L’expression sonore se singularise également par ses claviers vintage généreux et s’enflamme lorsque le falsetto souffle sur les braises de « Fire »… Et c’est un bel euphémisme d’admettre qu’on se sent vivant à l’écoute de « Life & Livin’ It » !

 

mercredi, 05 avril 2017 20:06

Solide Mirage

Après avoir tutoyé les cimes, en publiant « E Volo Love » et « Piano Ombre », ses deux opus précédents, François Marry et ses Atlas Mountains ont dû affronter le très difficile exercice de la confirmation. Un pari difficile, quand on sait qu’une partie du staff, en l’occurrence Pierre Loustaunau et Gerard Black, a décidé de quitter le navire pour se consacrer à des projets personnels, respectivement Petit Fantôme et Babe…

Bien que reproduisant des recettes semblables, le band a décidé de les agrémenter de nouvelles épices. Et le résultat est plus que probant. Quoique bien indie, « Solide Mirage » continue de puiser au sein de la world, et tout particulièrement africaine, dont le raï, mais se nourrit également de calypso (NDR : musique de carnaval issue des Antilles –Trinidad et Tobago– et du Venezuela).

En pétard contre la situation mondiale actuelle, François ose des textes plus engagés –mais toujours poétiques– sur « Le Grand Dérèglement » et « Apocalypse à Ipsos ». Le premier morceau évoque la crise des migrants et le second se penche sur les excès des sondages. Désireux de varier les plaisirs, le combo français s’autorise une piste quasi-punk (« Bête Morcelée ») et bénéficie du concours de l’incontournable Owen Pallett, responsable de superbes arrangements de cordes (« Perpétuel Eté »). Moins accessible que « Piano Ombre » et peut-être moins mélodieux, « Solide Mirage » gagne toutefois en profondeur grâce à son engagement mais aussi à la production d’Ash Workman (Metronomy, Christine & The Queens). Bien plus solide qu’un simple mirage donc...

 

jeudi, 30 mars 2017 19:00

Kernel, Foreign Moons

Ropoporose est une histoire de famille… ‘Ro’ comme Romain (batterie) et ‘Popo’ (chant et guitare) comme Pauline, sont frère et sœur. Manifestement, un beau projet commun ! Une aventure familiale née à Vendôme et fortement influencée par la quintessence du rock indépendant de ces 20 dernières années. Et après avoir publié l’excellent « Elephant love », en 2015, le duo propose aujourd’hui une suite : « Kernel, Foreign Moons ».

L’inspiration du tandem français navigue à la croisée des chemins de Blonde Redhead (« Moon ») et Sonic Youth (« Guizmo »). Entre mélancolie (« Moon »), délire indistinct, si bien incarné par Deerhoof (« Faceless Man ») et intensité sonique alimentée par des guitares musclées (« Horses »), l’opus pose un pied dans la noise indie (« Spouknit ») et l’autre dans la pop déviante (« Holy Birds »). Ajoutez-y, une tachycardie rythmique quasi-math-rock et une excellent mise en forme signée Thomas Poli, guitariste de Dominique A et Laetitia Shériff, et vous atteindrez le cœur de ces lunes étrangères… Dans ces conditions comment résister à pareille confirmation ? Un conseil : n’essayez même pas ! 

Ne manquez pas le concert de la frangine et du frangin qui se déroulera ce 7 avril, à l’Atelier 210 de Bruxelles…

 

jeudi, 30 mars 2017 18:53

Ca m’saoule (Ep)

Préambule à un album prévu pour le printemps, l’Ep « Ca M’Saoule » nous permet de découvrir l’univers de Gosh (ex-Hugo F.), jeune artiste hexagonal dont la musique louvoie entre pop radiophonique et chanson française (« Ca m’saoule »), mais également reggae/pop réminiscent du presque disparu… Pierpoljak (« Cocktail pour Deux »). Des chansons enregistrées en compagnie de Manu Larrouy et Jean-Paul Gonnod (Fréro Delavega, Zazie, Michel Delpech) dont les textes sont à la fois légers et ensoleillés…  Bref, si on oublie « La Nuit », plage qui se vautre dans les travers de Christophe Maé, ce disque est plutôt agréable à écouter. M’enfin, pas de quoi bouleverser le monde de la musique, quand même ; mais plutôt satisfaire celles et ceux qui ne sont pas encore gavés de sucreries inoffensives…

 

jeudi, 30 mars 2017 18:45

Elements

Zenzile est une figure marquante de la scène dub hexagonale. Et pour cause, cette formation angevine roule sa bosse depuis bientôt 20 ans. Elle vient de publier « Elements », un 10ème elpee qui succède à « Berlin », paru il y a déjà 3 ans. Le line up a accueilli un nouveau visage ; en l’occurrence Zakia Gallard, une jeune chanteuse de 23 ans qui possède un timbre vocal à la fois puissant et soul. Elle rejoint ainsi les deux autres chanteurs, Vincent Erdeven et Matthieu Bablée. Jamais avare de découvertes, le combo aime emprunter des chemins de traverse et explore ici, tour à tour, le post-punk (« Outsight »), la pop (« Escape ») et le post-rock (« Storm ») ; sans oublier –c’est sa marque de fabrique, il ne faut pas l’oublier– le dub propice à la danse (« Presence », « Polly »). L’opus recèle également un instrumental cosmique (« Escape ») et particulièrement énergique (« DRY »). Bref, un LP au cours duquel Zenzile varie les climats tout en ne négligeant pas ses racines. La définition même d’un groupe qui vieillit bien !

 

mardi, 21 mars 2017 11:26

Outer Heaven

Les très énervés Japandroids, mais également les tout aussi remontés Metz ont de nouveaux acolytes biberonnés au post-hardcore 90’s saveur Fugazi, & Co ; et ce sont des compatriotes ! Greys. « Outer Heaven » constitue le second album de cette bande de rockeurs torontoise. Drivée par Shehzaad Jiwani, cette formation privilégie les guitares résolument noise. Greys –entre noir et blanc– hésite entre sucreries grunge réminiscentes de Silverchair (et oui…, celui de « Cruelty ») et salves bien plus noise que n’auraient pas renié The Jesus Lizard, Sonic Youth voire Unwound. Naviguant entre noise et punk, les morceaux d’« Outer Heaven » libèrent une énergie maximale tout en consommant une salvatrice dose mélodique. Le leader déclarait, il y a peu, que leur but était ‘de rendre le bruit plus mélodique et les mélodies plus dissonantes’ ; et on n’aurait pas trouvé meilleure formule pour définir la musique de Greys. Cette maxime est d’ailleurs incarnée à merveille sur le catchy « Complaint Rock » ou le plus mélancolique « No Star ». Le groupe rend d’ailleurs hommage, mais de biais, à la tragédie du Bataclan sur cette dernière compo, rappelant à quel point, malgré les événements dramatiques, il faut éviter de faire des amalgames ou stigmatiser les gens en fonction de leur couleur de peau. Le chanteur est d’ailleurs d’origine indienne (« Don’t Shoot, I’m Not the Enemy »). Amateurs de rock tout en tension et de la quintessence des 90’s, cet « Outer Heaven » est pour vous !

mercredi, 15 mars 2017 13:00

Whispers: A Scar is Born

« A Scar is Born » ! Le titre annonce la couleur… Plus étonnant, William Wilson est de nationalité italienne. Et cet opus n’est pas destiné à nous faire pleurer de rire, mais plutôt pour nous plonger au cœur d’une profonde mélancolie. Ce mystérieux artiste sicilien s’est inspiré d’une nouvelle d’Edgar Allan Poe sur le dédoublement d’identité (tiens, tiens…), afin de choisir son patronyme. Il nous propose son 3ème elpee, un disque dont les compos plutôt rock peuvent se révéler tour à tour ténébreuses (« Whispers »), lyriques (« Omid ») ou à coloration folk (« The Other One »). Mais en général, le climat n’est pas à la fête tout au long de « Whispers: A Scar is Born ». Le ton est même parfois grave. Et les chuchotements accentuent cette impression. Ce qui n’empêche pas Wilson de tisser de belles mélodies ou d’accélérer quelque peu le tempo (« The Same Fuckin’ Shit »), de manière à apporter davantage de nuances à une œuvre parfois austère. Maintenant si vous appréciez ce type de musique, vous risquez fort d’adopter rapidement cette nouvelle ‘Scar’…

 

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