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Taï

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vendredi, 27 janvier 2017 17:06

First Ditch Effort

Absolument rien ni personne ne parviendra jamais à arrêter les doux dingues de NOFX… Active depuis 1983 –tout en affichant une même fougue et motivation intacte– la formation punk californienne nous propose son 13ème opus. Fat Mike et ses sbires (Melvin, El Hefe et Smelly) nous refourguent plus ou moins la même came ; et c’est plutôt une excellente nouvelle, car « First Ditch Effort » constitue un excellent come-back, après 4 ans d’abstinence. Nos punk-clowns vétérans préférés cachent toujours une certaine conscience politique (« Sid and Nancy », critique à peine voilée sur la famille Reagan ; et Oxymoronic », attaque frontale de l’industrie pharmaceutique) et des introspections personnelles sans concession sous une forme à la fois hyper mélodique et toujours sonique. Mike raconte sa dépendance à l’héroïne sur l’inaugural et énervé « Six Years on Dope » ou son combat contre l’alcool sur le très classiquement speedé « California Drought », une piste enrichie par un chouette solo de saxo accordé par El Hefe. NOFX rend un poignant homage à Tony Sly sur l’émouvant « I’m So Sorry Tony »  (‘And I think she’s sad / Cuz tomorrow she hopes her dad / Will be coming home / Cuz he told her that three years ago on the phone’). Entre harmonies pop (« Happy Father Day ») ou morceaux de punk quasi-hardcore (« First Ditch »), NOFX a préféré ne pas choisir. L’album s’achève par l’épique « Generation Z », une plage de 5 minutes au cours de laquelle les filles jumelles de Tony Sly scandent qu’elles ne verront pas la fin de l’humanité… Une note sombre pour clôturer un elpee qui ne l’est pas moins ; mais une nouvelle réussite issue d’une discographie presque parfaite. 

 

vendredi, 20 janvier 2017 18:36

Mapple Key (Ep)

Choisir pour patronyme Le SuperHomard, n’est pas un gage de sérieux. Et c’est même un euphémisme… même s’il s’inspire du nom d’un restaurant qui figure dans un film de Georges Lautner (‘Ne Nous Fâchons Pas’). Encore un a priori ? Probablement, car ce SuperCrustacé le démontre tout au long de « Mapple Key ».

Ex-Pony-Taylor, Christophe Vaillant en est le leader. Cet Avignonnais est soutenu par son frère Olivier ; mais également par la chanteuse Pandora Burgess, sur quelques titres. Au menu, des morceaux de pop racée. Concédant de forts accents 60’s, elle est pourtant bien british. Dès l’intro instrumentale de « MappleKey », les basses rondes et les claviers cotonneux évoquent Jacco Gardner ainsi que les vétérans de The High Llamas, d’autres orfèvres en matière de pop psyché. En à peine 8 titres –dont quelques instrumentaux– pour une vingtaine de minutes, Le SuperHomard nous réserve un petit condensé de pop chic et mélodieuse (« Mapple Key »)… à qui on ne pourrait peut-être reprocher un tempérament un brin trop sage. 

 

vendredi, 20 janvier 2017 18:29

Jupiter

Le 5ème opus du Néerlandais Johannes Sigmond, aka-Blaudzun (NDR : le patronyme est inspiré du nom d’un cycliste danois, qui a usé ses pneus de vélo, au cours des années 60…), constitue la première partie d’un triptyque qui sera donc enregistré en 3 actes au sein de différents studios, lors de périodes bien distinctes… le tout dans des conditions quasi-live.

Un cinquième elpee symbolisé par « Jupiter », la 5ème planète du système solaire… Premier constat : il s’agit de l’œuvre la plus pop de l’artiste qui ose, sans le moindre scrupule, le recours au saxo (« Everything Stops ») ou aux guitares légères et captivantes, réminiscentes des 80’s. Le concours de Tom Stewart (au piano), de son frère Jakob (à la guitare) et de Simon Levi (à la batterie) insuffle une belle dose d’énergie aux compos, des morceaux qui semblent s’inspirer du lyrisme d’Arcade Fire sur l’enflammé « Here is to Now », sans toutefois atteindre une même incarnation. En un peu plus de 30 minutes, le rock spasmodique du Batave parvient à réchauffer le bout de nos oreilles, grâce à des mélodies rock racées, bienvenues au cœur de ce climat polaire…  

dimanche, 15 janvier 2017 11:28

Honeymoon on Mars

Beaucoup moins grand public et accessible que son patronyme ne le laisserait croire, The Pop Group est un groupe mythique insulaire (NDR : il est issu de Bristol) qui a sévi aux débuts du mouvement post punk, dès la fin des seventies. Engagée politiquement, cette formation a aiguisé ses guitares aux côtés de bands tels que Gang of Four, PiL ou A Certain Ratio, jusqu’à son split en 1981 ; soit après avoir seulement publié deux elpees.

Reformé en 2010, le combo avait apparemment encore quelques revendications et récriminations à faire valoir. Et il souhaitait les clamer à la face du monde… Après avoir gravé « Citizen Zombie », en 2015, il nous propose « Honeymoon on Mars », un second volet qui confirme sa renaissance artistique. On retrouve dans la musique de The Pop Group ce mélange unique et énervé si caractéristique de l’esprit punk. Outre, les claviers louches. Et puis ces textes scandés par Mark Stewart à la façon d’un Mark E. Smith, des paroles qui véhiculent des messages anticapitalistes voire même carrément provocateurs, à l’instar de « Burn Your Flag » ou « War Inc. ». On a même droit à de la dub détraquée (« Instat Halo »). Enfin, le long playing a été impeccablement produit par Dennis Bovell (Fella Kuti, The Slits) et Hank Shocklee (Public Enemy). Passer une lune de miel en compagnie de ces types ne devrait pas être de tout repos…

 

jeudi, 29 décembre 2016 13:14

Boy King

Après la sortie du flamboyant « Two Dancers », en 2009, on avait peu à peu perdu de vue les élégants Anglais de Wild Beasts. Une raison ? La confection d’albums qui –bien que très propres sur eux et d’une évidente classe– manquaient cruellement de ces mélodies d’orfèvres, issues de leur chef-d’œuvre. Les dandys de Kendal reviennent aujourd’hui à des bases plus pop et dansantes sur « Boy King », un 5ème elpee moins intellectuel que leur précédent, « Present Tense » ; un opus qui propose une collection de titres louvoyant constamment à l’extrême et fine limite entre sensibilité et maniérisme, grandiloquence et subtilité. La voix d’Hayden Thorpe, rappelant celle d’Antony/Anohni, est toujours aussi soyeuse et la production de John Congleton (St Vincent, Swans, The Walkmen,…) apporte une belle instantanéité à leur musique enregistrée chez lui au Texas. Les bêtes sauvages n’hésitent pas à sortir des synthés crapuleux et autres beats r&b ; des éléments qui collent parfaitement à un artwork lorgnant avec gourmandise vers le mauvais goût… et ce pour notre plus grand plaisir. Difficile de ne pas succomber aux dansants et pop « He The Colossus » et « Tough Guy », à l’imparable « Big Cat » ou au sensuel « Dreamliner ». Plus accessibles sans être putassiers, les Wild Beasts gagnent en légèreté et c’est officiellement une bonne nouvelle pour cette fin d’année…

 

jeudi, 22 décembre 2016 13:11

Running Out of Love

Considéré comme culte, The Radio Dept. n’avait plus donné signe de vie depuis 2010. Soit depuis la sortie de l’impeccable « Clinging to a Scheme »… Le duo suédois réunissant Elin Almered et Johan Duncanson était pourtant loin d’être sous perfusion et nous propose donc un nouvel elpee, toujours publié chez le mythique label Labrador.

Le succès des Scandinaves avait été boosté, à l’époque, par leur participation à la B.O. du film « Marie-Antoinette », réalisé par la très douée Sofia Coppola. Leur spleen cadrait merveilleusement avec l’œuvre mélancoliquement pop de celle-ci. Bonne nouvelle sa dream pop n’a pas pris une ride. Elle est d’ailleurs toujours aussi subtile. On y retrouve ces synthés éthérés, cette électronica et ces mélodies imparables. Tout comme la dualité entre le contenu très engagé et la forme romantique, voire lascive. Et elle est parfaitement reflétée tout au long de plages comme « Swedish Guns » (NDR : traitant du trafic d’armes) ou encore « Death to Facism » (pas besoin d’expliquer…) La paire lorgne même vers l’eurodance sur « We Got Game » et « Occupied », tout en décochant ses flèches empoisonnées en direction du gouvernement suédois ou des fascistes en tout genre. Ce « Running Out of Love » est donc excellent à la fois pour la tête et les jambes…  

 

jeudi, 22 décembre 2016 13:08

Astronaut Meets Appleman

Kenny Anderson, aka King Creosote, est né en Ecosse. Ses deux frères –Ian (Pip Dylan) et Gordon (Lone Pigeon, The Aliens)– sont également considérés comme des surdoués, dans l’univers de la musique. Depuis plus de 20 ans, il sème des pépites au cœur d’un sillon d’une inaltérable qualité. Et ce nouvel exercice d’orpaillage en recèle 10. Dix morceaux de folk/pop illuminés par une voix capable de vous flanquer des frissons partout. Classiques, ils intègrent  une instrumentation celtique plus traditionnelle, comme la cornemuse et la harpe.

Enregistrés sur l’île écossaise de Mull, les compositions de cet opus recèlent ce feeling infinitésimal, capable de vous entraîner dans un autre monde. Des exemples ? « Melin Wynt », caractérisé par sa mélodie céleste. « Surface », souligné de chœurs et magnifié par la cornemuse. Ou encore « You Just Want », reflet d’une humble ambition. « Astronaut Meets Appleman » est une œuvre vraiment convaincante qui enrichit pourtant une discographie plus que pléthorique.

 

jeudi, 22 décembre 2016 13:06

Care

Sur les traces du flamboyant James Blake, une certaine scène r&b alternative, mais bien soul, s’est constituée autour d’artistes comme Chet Faker, FKA Twigs, Blood Orange, Frank Ocean ou encore l’Américain Tom Krell. C’est ce dernier qui nous intéresse dans cette chronique. Il a choisi le bel et élégant patronyme de How To Dress Well pour publier ses compos… suaves. Et il vient d’en publier sur « Care », un 4ème opus, bien plus facile d’accès que ses précédents, une œuvre qui le place encore un peu plus du côté pop de la force… une pop mutante, terriblement contemporaine, alimentée par une instrumentation électro syncopée. Etrangement chaleureuse et glaciale à la fois, elle est, en outre, soulignée par la voix veloutée de Krell ; un falsetto qui se révèle parfois, très ‘cheesy’ (« Lost You/Lost Youth », « Anxious »). Bref, tout au long de ce « Care », Krell a le bon goût de distribuer de délicieuses sucreries acidulées.

 

vendredi, 09 décembre 2016 16:55

Ghost train

Les Comptes de Korsakoff est une formation savoyarde qu’on pourrait qualifier de barrée. Et pou cause, si son univers expérimental est jazzyfiant, il laisse également de l’espace au rock et au cabaret. Un peu comme si Tom Waits (« Ghost Train ») invitait Primus (« Sailing Out of Sight ») à une séance cinématographique sonorisée par DAAU (« Monologue of the Beggar »). Quatrième elpee, « Ghost Train » fait suite à « Projectioniste », paru en 2014. Il conte les affres d’un homme forcé d’embarquer dans un train fantôme, porteur d'un bouquin mystérieux, qui relie les personnages entre eux et entraîne des rencontres.

Entre dissonances et mélodies tordues, l’expression sonore –ténébreuse– se nourrit de cuivres (trompette, trombone, saxo), de cordes (violoncelle), mais également d’un piano ‘bastringue’ ; de quoi varier les climats. Une belle découverte pour les mélomanes en recherche d’originalité…

 

mercredi, 30 novembre 2016 17:05

The Magic

Ne comptez pas sur les cerveaux –en ébullition constante– des membres de Deerhoof pour mettre un jour fin à leurs divagations sonores, toujours à mille lieues de tout carcan prédéfini… Le quatuor réunissant Greg Saunier, Satomi Matsuzaki, Ed Rodriguez et John Dietrich n’a pourtant plus rien à prouver tant il a été adoubé par les médias de tous bords… Un éventuel succès commercial cette fois ? Impossible, tant leur musique est excentrique et libre ; et en écoutant « The Magic », manifestement, la formation n’a pas changé de cap. Ce 16ème elpee a été enregistré au milieu du désert du Nouveau-Mexique, une œuvre qui se nourrit de rock (« Kafe Mania »), funk (« Debut », « Model Behavior »), pop (« I Don’t Want to Set the World On Fire »), métal (« The Devil and His Anarchist… »), jazz (« Nurse Me »), punk (« That Ain’t No Lie To Me ») mais aussi de hip-hop (« Life is Suffering ») ; et même de doo-wop, tout en conservant cette touche lo-fi décalée. Pourtant, la technique de ces Californiens (NDR : ils sont issus de San Francisco) est irréprochable. Et tout en affichant une dextérité impressionnante sur leurs instruments, ils prennent un malin plaisir à nous désorienter, sans pour autant nous perdre. Deerhof possède définitivement quelque chose de magique…

 

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