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Béber

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samedi, 16 juin 2018 19:00

Lier

Depuis la sortie de son dernier album, « Imager », la vie de James Mathé, alias Barbarossa, a connu quelques turbulences. Le Londonien d’origine est devenu père et a quitté la frénésie de la capitale anglaise pour s’installer à Margate, une petite ville côtière, sise à l’Est de l’Angleterre. C’est dans ce nouvel environnement que le Britannique a composé son cinquième opus, intitulé « Lier », dont les thèmes principaux traitent de la géographie et des bouleversements personnels. 

Si on avait déjà discerné les penchants de James Mathé pour la musique électronique tout au long de ces long playings précédents, sur celui-ci, il a décidé de franchir une nouvelle étape, en se servant plus que généreusement des sonorités synthétiques. Une contribution qui souligne, cependant, un songwriting encore bien ancré dans le folk. Le piano constitue toujours le fil conducteur de ses compos, à l’instar de l’excellent « Cyclone ». Néanmoins, certaines plages se concentrent davantage sur les claviers et les rythmiques électro, une expression sonore sur laquelle vient se poser la voix paisible et sensuelle de James Mathé, tellement proche de celle de son compatriote James Blake (« Aluminium Skies »).

Sans faire de bruit, Barbarossa enchaîne des albums de très bonne facture. Hormis la reconnaissance de ses pairs (notamment de José Gonzalez, en compagnie duquel il a joué), James Mathé mériterait une reconnaissance au-delà de l’Albion. Espérons que « Lier » y parvienne !

 

mardi, 12 juin 2018 03:00

En véritable chef d’orchestre !

Qui est Rostam Batmanglij ? Un petit prodige qui a fait ses classes à l’Université de Columbia. Mais encore ? Lui et Wesley Miles, membre de Ra Ra Riot, ont fondé le groupe électro Discovery. Il a également sévi chez Vampire Weekend, au début de son aventure. Il a gravé, en compagnie de Hamilton Leithauser, « I Have a Dream That You Were Mine », un des meilleurs albums de l’exercice 2016. Et l’an dernier, ce multi-instrumentiste publiait son premier opus solo, intitulé « Half-Light », un disque salué unanimement par la critique. Enfin, il est plus que probable que vous ayez entendu une de ses compo sur l’une ou l’autre station radiophonique. On avait donc hâte de découvrir l’univers de ce musicien talentueux, qui se produisait donc ce mardi 12 juin, au Botanique de Bruxelles…

Dholes assure le supporting act. La formation belge est venue défendre un premier LP qui devrait bientôt sortir. Il n’y a malheureusement pas grand monde, dans la Rotonde, pour accueillir le quintet. Bien en place, il nous réserve une expression sonore rappelant Balthazar et ses déclinaisons, Warhaus et J.Bernardt, et au sein de laquelle la voix grave du chanteur, qui milite également au sein d’Elvis Black Stars, est particulièrement habitée…

Il est 21 heures lorsque les lumières s’éteignent. La salle est à présent à moitié pleine (ou vide, selon). Rostam se plante au beau milieu du podium. Devant lui prend place une section de cordes, réunissant trois violonistes et un violoncelliste. Et à l’une des extrémités, s’installe un percussionniste. Devant une toile sur laquelle sont projetés des vidéos, Rostam débute son show par « Wood », un morceau aux accents orientaux qui témoigne de ses origines iraniennes. Les arrangements sont recherchés et plein de finesse, preuve des talents du musicien. Polyvalent, il est capable d’alterner des morceaux pop tel que « Bike Dream », compos issues du répertoire de Discovery, et titres plus expérimentaux, sur lesquels il n’hésite pas à se servir de l’auto-tune.

Tout au long du set, il semble prendre du bon temps et surtout parvient à communiquer sa bonne humeur en faisant participer l’auditoire.

Lors du rappel, Rostam va nous réserver une chouette version du « Pink moon » de Nick Drake, à la sèche.

Pendant une bonne heure, le mélomane a pu s’immerger dans l’univers de ce véritable chef d’orchestre responsable d’une musique aux influences multiples. Des ingrédients qui ont contribué à une soirée pleinement réussie !

(Organisation : Botanique)

mardi, 05 juin 2018 03:00

I Can Feel the Night Around Me

Lorsqu’il ne se consacre pas à la basse chez War on Drugs, Dave Hartley s’investit au sein d’un projet qu’il a baptisé Nightlands. « I Can Feel the Night Around Me » constitue déjà son troisième opus, des disques publiés sur le label texan, Western Vinyl, une écurie qui héberge,  notamment, Bonnie Prince Billy et Dirty Projector…

L’Américain a enregistré cet elpee, seul, chez lui. Neuf plages de folk/rock atmosphérique légèrement teintées de psychédélisme. Le tempo est indolent et vous berce constamment. La voix de Hartley et l’instrumentation –riche par ailleurs– est chargée d’effets, comme si elle était recouverte d’un voile. L’expression sonore navigue quelque part entre The War on Drugs et Tame Impala, mais sous prozac. Pas vraiment idéal si vous souhaitez un bon coup de boost. Bien sûr, Dave affiche une impeccable maîtrise instrumentale, mais le long playing recèle bien trop de compos soporifiques pour maintenir l’esprit en éveil de bout en bout…

 

L’éclosion de Car Seat Headrest, opérée il y a quelques années au sein du paysage musical pop/rock, a fait l’effet d’une véritable bouffée d’air frais pour tous les amateurs de ce style. Et pour cause, ce groupe s’est jamais senti obligé de tapisser ses compos de claviers, pour être dans l’air du temps. En outre, il est devenu d’autant plus intéressant, que non seulement, il incarne le chaînon manquant entre les Strokes et Nirvana, mais il a consacré Will Toledo. Ce fameux songwriter, qui se cache derrière ce projet, est ainsi capable de torcher des pépites sonores, à la pelle. Alors qu’il n’a pas encore 20 printemps, il avait déjà publié sept albums autoproduits, sur son Bandcamp. Et trois autres dans la foulée, avant de graver son premier LP sur le label indépendant Matador, en 2015. Son troisième opus, « Twin Fantasy », est sorti en février sur la même écurie. Et à l’instar des précédents long playings, c’est un condensé de hits… 

Un an après être passé par le Botanique, Car Seat Headrest était donc de retour en Belgique ; mais, pour la circonstance, à l’Ancienne Belgique. Une belle occasion de se rattraper, pour toutes celles et tout ceux qui avaient manqué le précédent concert.

Après une première partie assurée par Seattle Naked Giants, un trio punk issu de Seattle, les lumières s’éteignent. Il est 21 heures. Les musicos de Car Seat Headrest grimpent sur les planches. Will Toledo se plante au centre du podium derrière son micro ; ce qui ne va pas l’empêcher d’empoigner une gratte, à plusieurs reprises. Un batteur et un percussionniste s’installent derrière lui. Il est en outre, épaulé par un bassiste. Ainsi que deux guitaristes, c'est-à-dire les 2/3 du supporting act. Chaussé de lunettes, Will Toledo a un look d’adolescent adepte de jeux vidéo. On dirait même qu’il sort tout droit du lycée. Difficile d’imaginer qu’il s’agit d’un des compositeurs les plus brillants de sa génération. Tout en maîtrise, Toledo enfile les morceaux issus de ses différents long playings. Malgré un manque de charisme sur les planches, il parvient à séduire l’auditoire. A contrario, hormis le batteur, ses acolytes sont plutôt mobiles. Energiques, les passages instrumentaux sont parfaitement maîtrisés. Mais surtout, certaines compos sont de véritable hymnes ; à l’instar de « Drunkdriver/Killer Whales » ou encore « (Joe Gets Kicked Out of School for Using) Drugs With Friends (But Says This Isn’t a Problem) ». Ce qui ne va pas empêcher le combo de puiser au sein de son ancien répertoire. Faut dire qu’il y a du choix ! Après une bonne heure, toute l’équipe vide les lieux.

Will Toledo revient flanqué d’un guitariste pour attaquer "Sober Death ". Il est bientôt rejoint par les autres membres du band. Et le morceau s’achève par la reprise en chœur du refrain par la foule : ‘You and Me won't be Alone no more’. Après un deuxième titre intitulé « Stop Smoking », le concert prend fin. Pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, les spectateurs risquent fort de siffloter les mélodies des chansons de Car Seat Headrest. Contrairement à ce qu’une certaine presse, de plus en plus de labels et certains organisateurs de concerts affirment, le rock à guitare(s) a encore de beaux jours devant lui…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

 

vendredi, 25 mai 2018 19:00

Reservoir

Sophie Payten, alias Gordi, a grandi dans un village australien. Dès son plus jeune âge, elle est sensibilisée à la musique. Elle apprend, au fil des années, la guitare et le piano. Elle commence à écrire ses propres morceaux alors qu'elle est encore au lycée. Plus tard, elle migre à Sydney. C'est dans la métropole qu'elle décroche ses premiers succès. Elle bénéficie alors d'un programme gouvernemental qui lui permet de se forger un nom et d'être repérée par le célèbre label américain, Jagjaguwar (Bon Iver, Angel Olsen, Unknow Mortal Orchestra, ...) Son premier Ep (« Clever Disguise ») lui permet d'assurer la première partie d'artistes tels que Bon Iver, Asgeir ou encore Son Lux. Après avoir passé quelques temps aux USA et en Islande afin d’acquérir davantage d’expérience, la jeune artiste, âgée aujourd'hui de 25 ans, grave son premier album intitulé « Reservoir ».

Musicalement, Gordi excelle dans son mélange de folk et d’électronique. Le rapprochement avec Bon Iver est inévitable (d’autant qu’elle a été tout un temps sa choriste). Pas étonnant, dès lors, qu’elle ait invité S.Carey, musico qui a notamment bossé pour Justin Vernon, à participer au titre « I’m Done ». Comme sur le dernier opus de ce dernier, la demoiselle a recours aux beats électroniques et se sert de l'auto-tune pour la voix, une voix éthérée qu’elle superpose en couches. Ce qui ne l’empêche pas d’enrichir le tout d’instruments acoustiques, tels que le piano et la guitare. Elle excelle également dans la construction de morceaux qui prennent aux tripes, en tirant profit des crescendos. Et si certaines pistes baignent au sein d’un climat mélancolique, à l’instar de « Bitter End » ou « Myriad », elles sont toutes d’une efficacité remarquable. Mieux encore, ce premier essai est haletant de bout en bout !

Aux côtés des Bon Iver, Asgeir ou autres James Vincent Mcmorrow, Sophie Payten constitue certainement une incarnation féminine idéale de ce style musical...

lundi, 21 mai 2018 17:46

Two trains

Högni Egilsson est loin d’être un inconnu. Cet Islandais a notamment drivé un groupe pop répondant au patronyme de Hjaltalin, mais surtout milité au sein de la formation électro GusGus. « Two Trains » constitue son premier essai en solo. Un disque paru sur l’excellent label Erased Tapes, écurie qui héberge déjà pas mal de ses compatriotes…

La plus ancienne chorale islandaise chante a cappella, « Andadu », le morceau qui ouvre l’elpee. Une intro religieuse, avant d’entrer dans le vif du sujet. Et ce sujet est… essentiellement électro. En fait, l’artiste semble être revenu à ses premiers amours. A l’instar de l’excellent « Shed Your Skin », sur lequel il vient poser sa voix aigue, rappelant Thomas Dybdahl voire James Vincent McMorrow, sur des nappes de claviers… omniprésentes. Quand l’artiste a le bon goût d’y intégrer tantôt quelques cordes ou des chœurs, le résultat tient la route, par contre, lorsque les pistes sont exclusivement instrumentales (« Dragu Mig »), la forme électronique fait un peu pâle figure… 

 

mardi, 08 mai 2018 23:33

Microshift

C’est en 2013 que l’on découvrait ce quintet originaire du Nord de l’Angleterre, de Leeds très exactement, à travers son premier opus, « Pearl Mystic ». Son psyché/rock s’inscrivait directement dans l’esprit de celui pratiqué par Black Angels. Un an plus tard, il embraie par un deuxième elpee, également de toute bonne facture. Certaines épreuves vont cependant freiner son ascension. Comme lorsque son studio est ravagé par une inondation, en 2015. Il a donc fallu quatre années au groupe pour remonter la pente...

Contrairement aux elpees précédents, « Microshift » paraît résolument optimiste et se signale par ses mélodies réjouissantes. Sans pour autant négliger la forme psyché, toujours bien vivace. Les riffs sont hypnotiques, les claviers, omniprésents et les voix sous reverb’, persistantes. Sans oublier ce sens mélodique accrocheur qui contamine les plages de cet LP. C’est même plutôt impressionnant. Impossible de résister au jouissif « Ullwater » (NDR : plus de plus de six minutes, quand même) ou encore au planant « The Soft Season », qui aurait pu figurer au répertoire de Flaming Lips.

Après quelques années de disette, Hookworms revient en grande forme. Le changement d’état d’esprit qui le guide vers une musique plus colorée n’a rien enlevé au potentiel du combo insulaire... 

 

mardi, 08 mai 2018 23:27

Last night all my dreams came true

« Last Night All my Dreams came True » constitue une forme de testament pour Wild Beasts. En septembre dernier, la formation anglaise annonçait la fin de son parcours entamé début de ce millénaire. En une quinzaine d’années, ponctuées de cinq albums, Wild Beasts s’est inscrit sur la scène mondiale comme l’un des groupes de pop/rock les plus originaux.

Avant de nous quitter, le quatuor nous lègue un opus réunissant treize titres enregistrés en public au AT RAK Studio de Londres. La majorité des morceaux sont issus du dernier elpee, « Boy King », paru en 2016, mais quelques uns, de plus anciens long playings, à l’instar des excellents « Hooting & Howling » et « All the King’s men », deux plages qui figuraient sur leur meilleur opus, « Two Dancers », gravé en 2009. Tout au long de ce live, on peut se rendre compte de la qualité et la complexité des compos de ce band insulaire et surtout de la somptueuse combinaison entre les voix de Tom Fleming et de Hayden Thorpe.

Ce dernier essai paraîtra certainement inutile à celles et ceux qui possèdent déjà l’intégralité de sa discographie, car les versions ne diffèrent pas énormément des originales. Cependant, « Last Night All my Dreams came True » est un moyen parfait pour appréhender ce groupe que l’on regrettera certainement…

Après avoir ouvert une parenthèse, au cours de laquelle Tim Darcy (NDR : surnommé Tim Beeler, il est né en Arizona) a tenté une aventure en solitaire, Ought a enregistré un nouvel elpee. Paru sur le label Merge, « Room Inside the World » constitue le troisième opus du quatuor. Un combo établi à Montréal. Qui se produisait donc dans le cadre de l’édition 2018 des Nuits Botanique. Ce mercredi 2 mai, l’Orangerie accueille également la jeune Américaine Lucy Dacus et le combo suédois, Hater.

Malheureusement, votre serviteur est arrivé trop tard pour assister à la prestation de la formation scandinave. Ce n’est que partie remise…

Place donc à Lucy Dacus qui grimpe sur l’estrade devant un public plutôt clairsemé. Elle est épaulée par un trio classique, guitare/basse/batterie. Oscillant quelque part entre Cat Power et Angel Olsen, son indie pop ne manque pas d’allure, sur disque. En live, bien que mélodieuse, l’expression sonore fait un peu pâle figure. Le guitariste tire pourtant bien son épingle du jeu, mais la jeune dame ne parvient pas à transcender sa musique sur scène. Si bien qu’au bout de quelques minutes, l’attention de l’auditoire commence à se dissiper. Les spectateurs vident alors peu à peu les lieux ; si bien qu’au bout 30 minutes, temps dévolu à l’artiste, il n’y a plus grand monde dans la salle. Un concert qui ne restera pas dans les annales…

Après une petite demi-heure de break, retour dans l’Orangerie pour assister au set de la tête d’affiche. Et il s’agit déjà du troisième passage du quartet, au Botanique. Il est 22 heures, et la salle est à moitié pleine (NDR : ou vide, selon), quand Ought débarque sur les planches. Elle ne va se remplir qu’après quelques titres. Armé de sa gratte, Tim Darcy s’installe au milieu du podium entre le claviériste et le bassiste. Filiforme, le jeune dandy ne manque pourtant pas de charisme. Profonde, nasillarde, mais capable de monter dans les aigus, sa voix impressionne. Il interprète ses morceaux, comme si c’était un acteur. Un rôle qu’il joue à merveille. Il focalise tous les regards. Riche et diversifiée, la setlist ne compte aucun temps mort. Elle recèle de nombreux titres issus du dernier long playing, dont les deux singles, « Desire » et « Disgraced in America », compos qui s’enfoncent encore davantage dans un univers proche de Joy Division. Mais puise également au sein d’un répertoire plus ancien, à l’instar de « Men for Miles » et « Beautiful Blue Sky », deux plages issues du second LP. Et pour couronner cette prestation, il nous réserve les deux morceaux les plus excitants de sa discographie, « Today More than any other day » et « The Weather Song ».

Ce soir, Ought a démontré une nouvelle fois, qu’il avait un énorme potentiel, un groupe capable de torcher des mélodies implacables, mais également de concocter des compos progressives ou expérimentales. En outre, Tim Darcy confirme qu’il est des chanteurs les plus charismatiques de sa génération…  

Ought + Lucy Dacus + Hater

 

vendredi, 27 avril 2018 14:05

Froidepierre

Depuis la sortie de son premier elpee (« Symmetry »), Jean Jean a subi pas mal de bouleversements. Après avoir accompli une tournée de plusieurs mois à travers l’Europe mais également les USA et le Mexique, les deux membres fondateurs, Edouard Lebrun et Sébastien Terregossa avaient décidé de limiter leur projet à la formule duo avant de finalement intégrer un troisième larron. En l’occurrence le claviériste Gregory Hoepffner (Almeeva, Kid North).

Dès les premières secondes d’écoute de cet opus, le ton est donné. Alors qu’auparavant, Jean Jean nous proposait un math-rock énergique et enjoué, « Froiddepierre » baigne au sein d’un climat énigmatique. Les morceaux affichent une plus grande maturité et recèlent davantage de nuances. Outre l’énergie très ‘math-rock’ dont il a fait sa marque de fabrique, le combo français alterne ici passages atmosphériques et ondoyants. L’omniprésence d’un clavier apporte, à n’en pas douter, une dimension supplémentaire. Les conditions d’enregistrement (les sessions se sont déroulées dans un chalet au sein des Alpes) ont peut-être eu raison de l’humeur festive, vu le ton légèrement mélancolique des plages. Quoi qu’il en soit, c’est une réussite et on y adhère pleinement !

 

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