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Béber

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Etabli à Bruxelles, Otherdays est un quatuor espagnol réunissant Santiago Calvo Ramos, José Manuel Domínguez, Guillermo López et Sergio Negrín. Son premier elpee, « Architecture », est paru en 2015, un disque qui a demandé 10 longues années de travail avant de voir le jour. Ce nouvel opus compile deux enregistrements différents. Baptisé « On the Eighth Floor », le premier est le fruit de sessions réalisées en 2013, au sein d’un appartement, en Espagne. Il est découpé en 7 pistes. Intitulé « At The Piano Workshop », le second a été immortalisé en 2014,  au ‘Kaufmann piano workshop’ de la capitale européenne.

Essentiellement acoustique, la musique d’Otherdays baigne au sein d’un climat mélancolique. La voix de Santiago Calvo Ramos et la sèche servent de fil rouge, le reste de l’instrumentation –lap steel, orgue, piano, mélodica ou encore ukulélé– s’invitant en fonction des circonstances. Traditionnel, ce folk est surtout destiné aux longues soirées d’hiver, passées au coin du feu…

 

jeudi, 08 mars 2018 21:54

Mechanics of dominion

2017 a été une année faste pour le label montréalais Constellation. Quelques mois après avoir publié le superbe dernier elpee de Godspeed You ! Black Emperor, « Luciferian Towers », il nous propose le tout aussi remarquable « Mechanics of dominion » d’Esmerine. Un opus qui fait suite à « Lost Voices », paru il y a deux ans. Il s’agit du 6ème long playing du duo réunissant le percussionniste Bruce Crawdon (ex-Godspeed You! Back Emperor) et la violoncelliste Rebecca Foon (ex-Thee Silver Mount Zion, Satland). Dans l’esprit de la philosophie prônée par l’écurie canadienne, « Mechanics of Dominion » véhicule un message sociopolitique. Un message, pour la circonstance, environnemental. Sujet auquel Rebecca est particulièrement sensible…

Pour enregistrer cet LP, la paire a bénéficié du concours de quelques invités, dont la violoniste de GY !BE, Sophie Trudeau. Découpé en huit longues plages, cette plaque baigne dans un indéfectible post-folk-rock, caractérisé par une riche orchestration, au sein de laquelle on reconnaît la présence d’un marimba. Entre pistes minimalistes (« The Space in Between »), intimistes (le mélancolique « La Pénombre), construites en crescendo (l’énergique « La Plume des armes ») ou instrumentalement riches (« La Lucha Es Una Sola », « Que se Vayan Todos », « Mechanics of Dominion »), Esmerine varie les climats et les émotions.

Votre serviteur n’a écouté cet album qu’après avoir confectionné son Top 2017. Il n’a donc malheureusement pas l’intégrer. « Mechanics of Dominion » y aurait pourtant mérité une place de choix !

 

Près d’un an après la sortie de son dernier opus et plus de cinq après son dernier passage à Bruxelles, Ibeyi est de retour dans la capitale européenne. Manifestement, les jumelles franco-venezuelo-cubaines (NDR : ce sont les filles du regretté Anga Diaz, l’ex-percussionniste de Buena Vista Social Club) ont pris du galon. En outre, de curiosité, le duo est passé au statut de hype, depuis l’an dernier. Le dernier elpee a été salué par la critique. Même Beyoncé est tombée sous le charme. Un disque pour lequel elles ont reçu le concours de Kamasi Washington, Mala Rodriguez ainsi que de Chili Gonzalez, lors des sessions d’enregistrement. Le concert est soldout depuis plusieurs mois. Ce qui confirme l’engouement suscité par les filles…

Une demi-heure après la fin de la première partie, assurée par le duo louvaniste, Esther and Fatou (pour les photos, c’est ici), les lumières s’éteignent à nouveau. Quelques instants plus tard, les deux sœurs montent sur l’estrade, vêtues de combinaisons rouges. Elles ne se ressemblent pas comme deux gouttes d’eau, mais il y a quand même un air de famille. A droite de la scène, Lisa-Kaindé, la pianiste à la voix haut perchée, se différencie par sa coupe de cheveux africaine. De l’autre côté, derrière un sample pad et un bata (deux tambours en sablier à tête double), Naomi Diaz, la percussionniste à la voix cassée, laisse pendre deux longues tresses sur les côtés de son visage et une à l’arrière de la tête. Les personnalités se complètent à merveille. Au fond de la scène, en guise de décor, le logo de la pochette d’« Ash » est suspendu. 

Pendant une heure et demie, elles vont servir un cocktail de r’n’b, soul et musique latine, sur lequel elles chanteront, tantôt en anglais, en espagnol ou en yoruba (langue originaire d’Afrique de l’Ouest qui s’est étendue aux Antilles suite à la traite négrière). Elles ouvrent le show par « I Wanna be like You » et embraient par « No Man is Big Enough for My Arms » et « Away Away ». Dès le début, les jumelles sont dans leur rôle. Elles se déplacent de gauche à droite (NDR : ou l’inverse) et se motivent mutuellement. Entre les morceaux, elles n’oublient pas d’échanger quelques mots avec un public conquis d’avance. Après l’avoir bien chauffé, elle se plantent au centre du podium, côte à côté : Lisa-Kaindé derrière plusieurs claviers, Naomi sur un cajon (caisse claire originaire d’Amérique latine). Elles attaquent alors plusieurs morceaux plus paisibles tels que « Vale » ou « Mama Says ». Mais après cette accalmie, le set redémarre de plus belle, notamment à travers le plus latino « Me Voy » ou le single issu du premier LP, « River », interprété lors du rappel.

Au-delà de la richesse de leur musique, ce qui impressionne, c’est le cœur mis et l’énergie déployée par Ibeyi tout au long du spectacle. Un bel exemple ? Lorsqu’elles exhortent la foule à les suivre pour crier ‘Whatever happens, whatever happened (oh hey). We are deathless’ sur le judicieusement intitulé « Deathless ». Et les quelques petits problèmes techniques rencontrés en milieu de parcours ne sont pas parvenus à déstabiliser les frangines. Au contraire, cet incident va décupler leur vitalité déjà débordante (pour le photos, c’est ).

(Organisation : Ancienne Belgique + Live Nation)

 

mercredi, 21 février 2018 12:47

Gray gardens

Micah Blaichman est originaire du Queens à New York. Avant d’enregistrer ce premier elpee, il a pas mal bourlingué. D’ailleurs, c’est en posant ses valises quelque temps, à Copenhague, qu’il a entamé l’écriture de cet opus. Après avoir sillonné le Vieux Continent, il faut le préciser. Auparavant, il avait bien tenté l’un ou l’autre essai, dont un Ep, mais rien de bien concluant. Encore que toutes ces expérimentations figurent sur un album éponyme, paru l’an dernier.

Tout au long de « Gray Gardens », Blaichman creuse le sillon du folk/blues. On se croirait revenu quelques décennies en arrière. La mise en forme et tout particulièrement les grésillements ainsi que la légère saturation dans la voix accentuent cette impression. Parfois on se croirait au sein d’un obscur bar américain hanté par Tom Waits. Pourtant, chaleureux et mélancoliques, les arpèges alimentent, en général, un climat réminiscent des premiers disques de Timber Timbre voire certaines compos signées Tindersticks. Encore qu’à l’écoute de « Everybody’s listening to the fire », on ne peut s’empêcher de penser à Micah P.Hinson. Le trackslisting est partagé entre plages langoureuses et plus énergiques. On regrettera cependant la présence de quelques pistes superflues. Sans quoi, le parcours de ce songwriter est à suivre, et de très près…

 

mercredi, 14 février 2018 02:00

Sans se soucier du qu’en-dira-t-on…

C’est après avoir publié l’album « Perpetual Motion People », en 2015, qu’Ezra Furman s’est réellement forgé une certaine notoriété aux States ainsi qu’en Europe. Il faut d’ailleurs reconnaître que ses disques précédents ainsi que ses collaborations auprès d’autres groupes, n’ont guère eu d’écho, surtout sur le Vieux Continent. Né à Chicago, cet artiste jouit également d’une excellente réputation de performer sur les planches, concerts au cours desquels il ne se cache jamais et donne tout ce qu’il a dans le ventre. Ce qui explique sans doute pourquoi, il figure régulièrement à l’affiche des plus grands festivals de la planète, comme le Primavera Sound, le Paloma ou encore le SXSW… On avait donc hâte de découvrir l’Américain, et surtout les nouveaux morceaux qui figurent sur son septième opus, « Transangelic Exodus », paru quelques jours plus tôt. La salle est comble. Plus aucune place n’était d’ailleurs disponible au guichet du Botanique.

Il est 20h30 lorsque les lumières de la Rotonde s’éteignent. Des panneaux blancs sont installés en fond de scène. Ils reproduisent différents signaux. Les haut-parleurs crachent une musique de bal. Quatre musicos entrent et s’installent aux extrémités du podium. En l’occurrence un bassiste (également contrebassiste), un claviériste (gratteur à ses heures perdues), un batteur et un saxophoniste/xylophoniste/guitariste, habile sur n’importe lequel de ses instruments. Fidèle à son image, Ezra Furman grimpe sur l’estrade vêtu d’une robe et maquillé. L’Américain se soucie très peu du qu’en-dira-t-on. Il n’hésite pas à jouer de son personnage en alternant les poses sensuelles, les crises de nerfs et les danses frénétiques. Jamais avare en paroles, il partage ses sentiments. Plutôt que d’exprimer ses sensations sur un canapé, Ezra Furman les extériorise sur scène, sur laquelle, il se met, en quelque sorte, à nu…

Le set s’ouvre par un titre du nouvel elpee, « Come Here Get Away From Me ». Départ raté comme il le reconnaîtra. Il faudra d’ailleurs attendre deux morceaux avant que la formation ne trouve la bonne carburation. Mais une fois mise en route, la machine ne s’arrêtera qu’une heure et demie plus tard. Le band nous réserve du bon vieux rock’n’roll aux accents punk et parvient à décider quelques spectateurs à danser. Du dernier LP, on épinglera « Love You so Bad », « Driving Down to L.A » et encore « Suck the Blood from my Wound ». Après une bonne heure de spectacle, la troupe vide les lieux. Furman revient d’abord seul et attaque plusieurs compos en s’accompagnant à la guitare. On découvre alors son talent de songwriter à l’état brut. Ses musicos reviennent ensuite pour interpréter les derniers titres, et notamment le tube « Restless Year ».

On ne regrettera pas cette soirée passée en compagnie d’Ezra Furman. On a découvert un personnage haut en couleurs qui assume ses choix. Sa musique réchauffe, insuffle une bonne dose d’énergie. Tout ce dont on avait besoin en ce mois de février hivernal.

(Organisation : Botanique)

Ces 8 et 9 février, l’Ancienne Belgique accueille l’étoile allemande de la musique néo-classique, Nils Frahm. Programmées quelques mois plus tôt, les deux performances consécutives du pianiste affichent ‘complet’ depuis belle lurette. Il faut dire que le musicien établi à Berlin est un digne représentant de cette scène musicale qui réalise un pont entre la musique indé et le classique. C’est lui qui a ouvert la voie à des artistes tels qu’Olafur Arnalds ou encore Peter Broderick. Son dernier opus, « All Melodies », paru au début du mois a, tout comme ses précédentes productions, récolté des avis unanimement favorables. Votre chroniqueur se consacre à la soirée du vendredi. Compte-rendu

Il est près de 20h30 lorsque Nils Frahm grimpe sur les planches. La salle est pleine à craquer. Votre serviteur opte pour le balcon. Il y restera bien confortablement assis dans son fauteuil de velours rouge, y bénéficiant, en outre, d’une vue imprenable.

Six pianos, orgues et autres filtres trônent devant la fosse et entourent l’artiste. Pendant deux heures, Nils Frahm va courir de l'un à l'autre. Ou de l'autre à l'un, selon. Quelque part entre classique, électro, rock et jazz, il crée sa propre musique en jouant de ou en bidouillant sur ses instruments.

Les plages de « Spaces » et du dernier LP, « All Melodies », se succèdent, entrecoupées par les remarques mi-gênées mi-amusantes de Nils. Hypnotiques, les plus enlevées passent parfaitement la rampe. Le public est enthousiaste, sans pour autant se lancer dans le pogo.

Le bât blesse lorsque Nils Frahm s'assoit devant son piano droit. Les bières tombent, les ‘chut !’, tout aussi désagréables, y répondent. Certaines personnes s’imaginent à la messe ou dans un stade de foot, pas à un concert à l'AB. Ici, la musique vit. Casque et canapé seraient peut-être à privilégier pour certains énergumènes.

Le concert se poursuit cependant et les morceaux se succèdent. Finalement, Nils annonce qu’il interprétera encore deux titres. Il n’en accordera pas davantage. Il ne consent d’ailleurs jamais de rappel ! En fin de set, il s'amuse à marteler son majestueux piano à queue avant de quitter la salle sous les applaudissements d’un public heureux d’avoir pu assister à une expérience musicale particulière, loin des concerts dits conventionnels. Ici, seules comptent la musique et l’ambiance. Exit le jeu de scène et le superflu, il ne reste que le musicien face à son public. 

(Organisation AB + Toutpartout)

dimanche, 11 février 2018 18:39

Lingering

Derrière Sleep Party People se cache le Danois Brian Batz que l’on a déjà pu remarquer aux côtés de Trentemøller et de Tomas Barfod, le batteur de WhoMadeWho. Trois ans après gravé "Floating", le multi-instrumentiste est de retour et propose un quatrième LP intitulé "Lingering". Comme le précédent, il est sorti sur le label américain Joyful Noise (Son Lux, Deerhoof, Lou Barlow, Why?, …) S’il assure l’écriture de son répertoire et toute l’instrumentation, hormis les percussions, il est seul à la composition et assure tous les instruments hormis les percussions. Le Scandinave a cependant reçu le concours de choristes pour enrichir des morceaux pourtant déjà forts fouillés. On peut notamment entendre la voix du leader de The Antlers, Peter Siberman, sur « Dissensions ».

L’univers de Brian Batz est particulier. On s’y perd aux premières écoutes, avant de finir par s’y blottir. En superposant des nappes de claviers, de guitares et autres instruments plus difficilement identifiables, il élabore des morceaux de pop/psyché sur lesquels vient se poser sa voix douce et moelleuse. Entre les plages plus atmosphériques rappelant des groupes tels que Flaming Lips, Mercury Rev ou Tame Impala, il parvient à insérer des passages plus rythmés qui peuvent rappeler Animal Collective. Et surtout, il ne néglige pas pour autant le sens mélodique…

La musique de Sleep Party People est complexe et mérite de s’y attarder. Le résultat est d’autant plus intéressant lorsque l’on sait qu’il a accompli le travail quasi en solitaire...

 

dimanche, 11 février 2018 18:37

Refractions

Hormis les valeurs sûres telles que Mogwai et Explosions in the Sky ainsi que quelques satellites aujourd’hui confirmés comme And So I Watch You From Afar, il faut bien avouer que depuis quelques années le post-rock ne parvient plus à accoucher que de pâles copies des groupes précités. Souvent ils se contentent de reproduire des schémas usés jusqu’à la corde. Il est même de plus en plus difficile d’en sortir un du lot.

Le dossier de presse de Meniscus stipule que le post-rock est une nouvelle fois mis à l'honneur. Pas de quoi susciter l’engouement chez votre serviteur. Pourtant, après une écoute attentive, il faut bien avouer que la musique de Meniscus est très intéressante. Issue de Sydney, cette formation affiche une belle carte de visite. Au cours de sa carrière, débutée en 2005, le quatuor australien a eu l'occasion de sillonner les routes européennes. On a pu l’apercevoir, par exemple, du côté de Zottegem, dans le cadre du Dunkfestival. Il a également eu l'occasion de partager la scène avec des combos mieux connus comme Caspian ou This Will Destroy You. Face à ce dernier, Meniscus n'a d’ailleurs pas à rougir.

"Refractions" constitue son troisième elpee. Il y maîtrise parfaitement les codes du genre. Mais surtout, il parvient à jongler entre différents tableaux. Sur "Doom", les riffs lourds et lents sont entrecoupés de passages plus atmosphériques, rappelant Isis voire Caspian. Tout au long de "Simulation", alors que le tempo s’accélère, les musicos démontrent leurs aptitudes techniques. Pourtant, le climat est aussi susceptible de virer à la mélancolie, à l’instar de "Daturas". Mais bien souvent, l’oppression, la dextérité et les variations rythmiques alimentent un seul et même morceau.

Pour tout amateur de post-rock, Meniscus est donc un groupe à découvrir au plus vite.

 

mercredi, 31 janvier 2018 02:00

The Weather Station

The Weather Season, c’est le projet de Tamara Lindeman. Avant d’embrasser une carrière musicale, cette jeune torontoise a incarné quelques rôles dans quelques séries TV et au cinéma. Elle a ainsi notamment tenu un second rôle dans le ‘Crimson Peak’ de Guillermo del Toro. Rien de bien transcendant, cependant…

Avant de publier cet LP éponyme, elle avait déjà gravé trois long playings, qui n’ont guère eu d’écho sur le Vieux Continent. Et pourtant, elle possède des atouts indéniables.

Ce nouvel essai explore une forme country/folk, circonstanciellement teintée d’accents jazzyfiants. Superbe, la voix de Tamara évoque celle de Lisa Hannigan. 17 musiciens viennent jouer, à tour de rôle, banjo, violon, guitare slide ou encore de l’orgue. Parmi ceux-ci, figurent Daniel Martin Moore, Nathan Salsburg (Joan Shelley), Ben Boye (Ryley Walker) ou encore Mika Posen (Timber Timbre, Agnes Obel). Une œuvre qui nécessite, voire mérite, plusieurs écoutes avant d’en déceler la subtilité des mélodies, la variation des tonalités et la richesse ainsi que l’excellence de l’instrumentation. Partagées entre plages rythmées et paisibles, ce disque mérite clairement le détour. Cette artiste talentueuse, parfaitement entourée, a concocté un opus dont la beauté se révèle au fil de ses écoutes.

 

samedi, 20 janvier 2018 12:43

Elastic

Amy Oelsner, alias Amy O, est américaine. Et plus précisément originaire de Bloomington, dans l’Indiana. Au départ, elle faisait cavalière seule, mais au fil du temps, elle s’est entourée de musiciens, pour finalement driver un véritable groupe, dont elle assure, bien sûr, le leadership.

« Elastic » constitue son second album (mais le premier enregistré dans un véritable studio). Il fait suite à un premier paru en 2016 et intitulé « Arrow ». Elle nous y propose douze plages énergiques, sculptées dans un indie rock sans grande prétention, mais agréables à l’écoute, qui ne marqueront cependant pas l’histoire du rock de leur empreinte. Paradoxal, si certains thèmes de ses compos sont plutôt douloureux, comme celui de la mort d’amis proches, les mélodies paraissent particulièrement légères. Mais néanmoins efficaces, à l’instar de « Cherry Blossom » ou encore « Soft Skin ». Dominées par les guitares et la voix d’Amy O, les titres sont quelquefois soulignés par des chœurs ou soutenus par une ligne de clavier…

 

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