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Béber

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dimanche, 27 août 2017 12:00

Spells

Né en 1981, Ben Lukas Boysen est tombé, dès le plus jeune âge, dans la marmite à la musique. Pas étonnant, quand on sait que sa mère était chanteuse d’opéra. A partir de sept ans, il commence déjà à apprendre la guitare et le piano. S’il vit de son métier depuis quelque temps, il lui a cependant fallu tout un temps avant de publier des œuvres, sous son propre nom. Auparavant, l’Allemand (NDR : établi aujourd’hui à Berlin) composait des bandes son pour la publicité. Il a également gravé plusieurs elpees électro sous le patronyme Hecq. Son premier elpee solo, « Gravity », est paru en 2013. A l’instar du premier, « Spells », son second, est paru sur le label Erased Tapes.

A l’instar de la majorité des artistes hébergés par cette écurie, Ben Lukas Boysen crée des pièces de musique classique au clavier (NDR : programmé pour reproduire le son du piano), sur lesquelles il vient poser des tonalités électroniques. Un concept assez proche d’Olafur Arnalds voire de Nils Frahm. Pas étonnant, d’ailleurs, de retrouver ce dernier au mixing. Mais pour enrichir son expression sonore, il a invité plusieurs musiciens. Dont Achim Farber (drums), Anton Peisakhov (violoncelle) et Lara Somogyi (harpe), qui apportent leur concours suivant les morceaux.

L’opus ne se limite cependant pas au néo-classique. Contemplative « The Veil » baigne dans l’ambient. « Golden Times 1 » est construit en long crescendo. Et tout au long de « Nocturne 4 », la batterie n’hésite pas hausser le rythme. Bref, malgré le style, « Spells » ne suscite jamais l’ennui. Bref, c’est une certitude, Erased Tapes a signé artiste talentueux…

 

dimanche, 27 août 2017 11:58

Masculin Feminin

« Masculin Féminin », dernier essai de Blonde Redhead, n’est pas vraiment un nouvel album. En fait il s’agit d’un coffret qui compile des singles, des démos, des enregistrements radios ainsi que les deux premiers elpees du band new-yorkais, l’éponyme et « La Mila Violenta ». Parus respectivement en 1994 et 1995, ces deux long playings, parus sur Smells Like Records, le label de Steve Shelley (NDR : c’est le drummer de feu Sonic Youth), sont épuisés depuis belle lurette. 

A l’écoute de la plupart des morceaux, on comprend bien pourquoi le trio (à l’époque le line up était encore constitué d’un quatuor) a été comparé, pendant de longues années à Sonic Youth. La voix de Kazu Makino rappelle clairement celle de Kim Gordon. La guitare d’Amadeo Pace évoque les triturations noisy de Thurston Moore. Et enfin, ce rock ne perd jamais le sens de la mélodie. L’une des grandes qualités de Sonic Youth. La musique de Blonde Redhead est alors essentiellement noise/rock. Elle n’a pas encore été épurée. Et on n’y recèle pas encore de prédisposition pour la dream pop.

Ces rééditions enrichies d’inédits est donc une aubaine si vous souhaitez (re)découvrir les prémices de Blonde Redhead, un combo qui deviendra culte. En outre, a contrario de bon nombre de recueils de ce type, le son ne souffre de (quasiment) aucun raté…

 

dimanche, 16 juillet 2017 10:59

Telling it like it is

En 2008, un groupe d’ados fonde Iceage. Constitué d’ados, il est issu de la scène DIY de Copenhague. Et en 2011, alors que les musicos n’ont pas encore 20 ans, la formation publie don premier mini elpee, « New Brigade », dont les morceaux crachent un post/punk hargneux et énergique. Dans la foulée, le combo publie « You're Nothing », en 2013, et « Plowing Into the Field of Love », l’année suivante.

Le chanteur/guitariste, Elias Bender Rønnenfelt, a ensuite décidé de voler de ses propres ailes, en montant son propre projet, Marching Church. Pour lequel grave, en 2015, "This World is not enough", un LP pour lequel il a reçu la collaboration de musicos issus de différents combos danois, et tout particulièrement Lower et Hand of Dust.

Paru en 2016, "Telling it like it is", don deuxième long playing solo, propose des morceaux plus aboutis, à l’instrumentation riche et aux différents styles. Et qui évoluent en fonction de la sensibilité personnelle de l’artiste…

Mais manifestement, sur de nombreux titres, le spectre de Nick Cave plane. A l’instar de « Let it Come Down », sorte de marche funèbre, ou du rythmé « Heart of Life ». « 2016 » est sculpté dans un rock plus ‘classique’, alors que « Calendure » lorgne carrément vers le folk. Un seul fil rouge, le climat ténébreux des compositions…

Bref, il y a à boire et à manger tout au long de l’hétérogène « Telling it Like it is » ; mais ce n’est pas une raison pour abandonner le parcours de Marching Church à son triste sort, tant le potentiel du Scandinave est indéniable.

 

vendredi, 07 juillet 2017 12:48

Live in Paris

Après 10 longues années de retraite, le trio de punk/garage féministe Sleater-Kinney (fer de lance du mouvement Riot Grrrl) a donc décidé de reprendre du service. Soit depuis 2015. Et c’est une bonne nouvelle. Corin Tucker, Carrie Brownstein (les deux membres fondatrices) et Janet Weiss (NDR : cette quatrième drummeuse dans l'histoire du groupe a débarqué en 1996) ont donc d’abord publié un huitième album, intitulé "No Cities to Love", un disque unanimement acclamé par la critique. Dans la foulée, la formation est partie en tournée européenne ; et, c'est à l'issue de celle-ci que le combo a décidé de sortir le premier ‘live’ de son parcours, en immortalisant son set accordé à la Cigale de Paris, en mars 2015.

Tout au long de ce concert, on retrouve la fougue punk et l’énergie du band originaire d'Olympia (NDR : c’est dans l'Etat de Washington). Sur les 26 titres interprétés lors de cette soirée, Sleater-Kinney n'a décidé d'en garder que la moitié. Aussi, certains morceaux ont été intervertis. La première partie propose ainsi des compos issues de son dernier elpee, dont « Price Tag », « No Cities to Love » et « A New Wave ». La seconde celles extraites des précédents long playings, et notamment « I Wanna Be Joey Ramone » ainsi que « Dig Me Out ».

Finalement, "Live in Paris" constitue une sorte de ‘Best Of’ pour Sleater-Kinney, et en même temps une belle opportunité si vous souhaitez découvrir cette formation devenue mythique.

 

vendredi, 30 juin 2017 03:00

Sirens

Avant de se lancer en solo, dans une carrière musicale, Ben Abraham était scénariste. Et le choix de l’Australien (NDR : il est originaire de Melbourne) est récent. Au départ, il composait, paroles et musique, pour d’autres artistes. Puis, il y a deux ans, il a décidé de franchir une étape, en interprétant son propre répertoire. Et il vient d’en graver son premier elpee ; un disque intitulé "Sirens", paru chez Secretly Canadian (War on Drugs, Jens Lekman, Damien Jurado, ...)

Sculptées dans la folk/pop, ses chansons sont dominées par le piano, la guitare et les claviers. Les plus vaporeuses laissent transparaître un lyrisme que ne renieraient pas Asgeir ou James Vincent McMorrow. Et "Times" en est certainement la plus belle illustration. Malheureusement, comparaison n'est pas raison, car loin d’être inoubliable, mielleuse même, sa voix souffre d’une carence en supplément d'âme. Et à l’eau de rose, les lyrics ne sont pas de nature à améliorer le bilan. Ce qui rend les morceaux inoffensifs. Et tout particulièrement les plus pop. Car les mélodies s’y révèlent manifestement prévisibles. "I belong to you" en est d’ailleurs le plus bel exemple. Anecdotique !

 

jeudi, 29 juin 2017 11:11

Hear the lions roar

Au départ, c’est-à-dire à la mi-70’s, les frères David et Jad Fair fondent Half Japenese. La formation crée un rock expérimental lo-fi, style dont elle d’ailleurs précurseur. Sans jamais rencontrer un grand succès, elle parvient cependant à intéresser de nombreux artistes. Ce qui va lui permettre d’opérer une tournée en compagnie de Nirvana, à la demande de Kurt Cobain, qui apprécie particulièrement son expression sonore...

Plus tard, David Fair prend ses distances. Son frère récupère alors les commandes et s’entoure de musiciens chevronnés. Haf Japanese continue à enchaîner les albums et les collaborations auprès de tout le gratin du rock indépendant ; et tout particulièrement Teenage Fanclub, Sonic Youth, Yo La Tengo ou encore J. Mascis.

Etabli au Texas, le combo publie aujourd’hui « Hear the lions roar », un elpee gravé un an à peine après « Perfect ». Half Japanese ne réécrit pas sa formule. Ne vous attendez donc à rien de révolutionnaire… On retrouve le rock (punk) lo-fi auquel la formation nous avait habitués. On redécouvre ce son particulier si bien entretenu par Pavement. Le chant (ou plutôt le phrasé) nasillard et je-m’en-foutisme de Jad Fair évoque toujours celui de Daniel Johnston, en compagnie duquel Fair a par ailleurs déjà enregistré. L’Américain nous raconte encore des histoires de vampires et de zombies, à l’instar de « The Preventers ». Derrière une production minimaliste, les riffs de guitares sont bien sûr efficaces. En outre, ce n’est qu’après plusieurs écoutes, que les mélodies remontent à la surface. Et « On the Right Track » en est une parfaite illustration.

Rien n’a donc réellement changé chez Half Japanese ; mais personne ne s’en plaindra tant ses morceaux sont restés captivants...

 

jeudi, 29 juin 2017 11:08

Iris

Derrière le patronyme A Winged Victory for the Sullen, se cachent deux Américains : Adam Bryanbaum Wiltzie (NDR : membre fondateur de Stars Of The Lid et The Dead Texan) ainsi que Dustin O’Halloran (NDR : établi à Berlin, ce compositeur a notamment signé la B.O. du film ‘Marie-Antoinette’ de Sofia Coppola). C’est en Italie, en 2007, que les deux musiciens se sont rencontrés au cours d’un festival. Ils ont alors donc décidé de monter ce nouveau projet, en agrégeant symphonique et électronique. Pas étonnant, dès lors, qu’AWVFS soit hébergé sur le label londonien indépendant Erased Tapes, boîte qui fait la part belle au néo-classique, et notamment grâce à Nils Frahm, Olafur Arnalds ou Peter Broderick…

« Iris » constitue le troisième long playing du band yankee. A l’origine, les différents morceaux servaient de soundtrack pour « Iris », un film français qui met en scène Romain Duris et Charlotte Le Bon. Un long métrage réalisé par Jalil Lespert (NDR : scénariste et acteur, il est également le réalisateur du film « Yves Saint-Laurent », consacré au célèbre couturier parisien, décédé en 2008).   

Les plages sont instrumentales. Les nappes de claviers se fondent dans l’instrumentation classique assurée, en grande partie, par l’orchestre de Budapest. Tout à tour, les cordes ou le piano prennent le pouvoir. Quelques invités sont venus apporter leur pièce à l’édifice.

Dans l’ensemble cette œuvre baigne au sein d’un climat proche de celui imaginé par leur compagnon de label, Nils Frahm. Cependant, il faut admettre qu’AWVFS est passé maître dans l’art de dessiner des paysages sonores où les moments atmosphériques côtoient des crescendos. 

Contrairement à certaines B.O. qui souffrent de l’absence d’images, AWVFTS réussit le pari de ne pas en dépendre. Ce qui explique pourquoi « Iris » est un excellent album… 

 

jeudi, 29 juin 2017 11:06

Hard Love

Strand of Oaks, c’est le projet de Timothy Showalter. Ce songwriter n’est pas du genre à faire les choses à moitié. En 2014, il publiait l’album « Heal ». L’artiste américain (NDR : originaire de l’Indiana, il réside aujourd’hui à Philadelphie) y racontait comment il était passé près de la mort, suite à un accident de voiture. « Hard Love » constitue son cinquième elpee. Découpé en 9 plages, ce disque traduit des états d’âme, qu’on pourrait qualifier de dépressifs…

Principal reproche : la production est (trop ?) léchée. Et dès la première piste, c’est flagrant. Pourtant, les compos sont bien électriques et se distinguent par des mélodies bien ficelées, tout en ne recherchant pas, à tout prix, la facilité. « Radio Kids » est sculpté dans le pop/rock. Les racines sudistes remontent à la surface tout au long de « Salt Brothers ». Un instant, on pense même aux premiers opus de Kings of Leon, avant que le band ne se trompe de chemin. Pas d’électricité sur « Cry », mais des accords de piano. Le tempo est plus lent. La voix de Timothy est davantage fluette. Le spectre de Jeff Buckley y plane. Enfin, flirtant avec un blues bien crade, « Quit it » constitue incontestablement la meilleure piste de l’opus… 

Bref, « Hard Love » n’est pas du tout déplaisant à écouter, malgré quelques pistes formatées pour la bande FM. Et puis les plus aventureuses, sont vraiment intéressantes. Strand of Oaks se produira le 17 août, dans le cadre du Pukkelpop.

 

samedi, 03 juin 2017 19:00

Phase Zero

Depuis deux ans, soit la publication de son premier elpee –un éponyme– chez Trouble in Mind (Fuzz, Jacco Gardner, Mikal Cronin, …), Morgan Delt a parcouru son petit bonhomme de chemin. Ce qui lui a permis de se forger une certaine notoriété. Tout relative, elle a notamment débouché sur une signature chez le légendaire label Sub Pop. Sur lequel, il vient donc de graver son deuxième opus, « Phase Zero ».

Tout en adressant un clin d’œil à Grateful Dead, Morgan Delt (NDR : il est graphiste de formation) a imaginé un artwork parfaitement adapté à sa musique. Les dix plages de cet opus nous plongent dans un univers pop/folk psychédélique. On pense au groupe anglais The Birds, pour les titres les plus acoustiques (« Another person »), mais aussi à Tame Impala, lors des plages les plus atmosphériques (« Sun powers »). D’ailleurs, dans l’esprit le plus purement acide, le Californien (NDR : il est originaire de Los Angeles) n’hésite pas à noyer ses riffs hypnotiques sous des nappes d’effets spéciaux. De quoi plonger le mélomane, dans une atmosphère relaxante, éthérée. Et constituer un excellent remède au stress.

Et si ce « Phaze Zero » n’apporte rien de neuf dans la galaxie psyché, il a au moins le mérite de proposer quelques morceaux qui sortent vraiment du lot…

 

lundi, 29 mai 2017 18:04

My best human face

Depuis la sortie, en 2013, de « Julia with blue jeans on », un superbe album qu’il a interprété en solo, en s’accompagnant uniquement au piano, Spencer Krug (aka Moonface) n’a pas chômé. Outre les quelques concerts accordés en compagnie de son ancienne formation, Wolf Parade, il est retourné en Finlande, dès 2014, pour y retrouver ses potes de Siinai. Un combo de krautrock. Ensemble, ils avaient déjà publié un premier opus baptisé « Heartbreaking Bravery ». Ces retrouvailles vont déboucher sur l’enregistrement de démos, qu’il va rapatrier, chez lui, à Montréal, afin d’exploiter cette matière première. C’est ainsi qu’est né « My best human face », un troisième LP tout au long duquel Spencer Krug démontre, une nouvelle fois, son talent de songwriter.

Plus rock que le long playing précédent, le dernier essai va droit au but. Il ne recèle d’ailleurs que 7 plages en une demi-heure. « The Nightclub Artiste » ouvre judicieusement la plaque. Le Canadien y pose sa voix sur des lignes de nappes de claviers et de guitares. Chargée d’émotion, elle est soulignée de chœurs. En chœur, comme le mélomane risque fort de reprendre le couplet, absolument irrésistible. Plus énergique, « Rist’s Riff » claque comme un bon coup de fouet. Spencer Krug rend hommage à Montréal à travers « City Wrecker », une plage qui baigne au sein d’un climat froid et mélancolique. « Prairie Boy » adopte un riff carrément math-rock. Et ces fameux chœurs refont surface tout au long de « Queen of Both Lightness and Dark ».

Qu’il soit seul derrière son piano ou flanqué d’un véritable groupe (NDR : Wolf Parade, Sunset Rubdown ou encore Swan Lake), Spencer Krug a un talent fou. Et pourtant, il n’est toujours pas reconnu à sa juste valeur. Ce qui ne devrait tarder. Enfin, on l’espère. En attendant, n’hésitez pas à vous intéresser à son œuvre, vous pourriez être favorablement surpris…

 

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