Mots-clés

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait

Nos partenaires

Nos partenaires

Béber

Béber

samedi, 23 septembre 2017 18:29

Eucalyptus

Après avoir publié « Painting With », les membres d’Animal Collective sont retournés à leurs projets parallèles. Et Dave Portner, alias Ave Tare, nous propose seulement son deuxième opus solo, « Eucalyptus », un disque qui fait suite à « Down There », sorti en 2010. Car outre ses desseins en solitaire, l’artiste a également gravé plusieurs oeuvres en compagnie de Panda Bear ou de Kria Brekkan.

Bien que baignant dans le psyché/folk expérimental, la musique d’Ave Tare se rapproche très fort de celle d’Animal Collective. On y retrouve cette précision dans l’art de superposer les nappes de synthés, des chœurs et/ou des bruitages saugrenus. Et puis, sa voix, reconnaissable entre mille. Cet elpee est essentiellement partagé entre plages mélancoliques, minimalistes (« Season High »), et plus rythmées, à l’instar de « Jackson 5 ». Et puis l’une ou l’autre perle mélodique dont il a le secret dont l’excellent « Ms.Secret ». Malheureusement, certaines pistes bruitistes, ne présentent strictement aucun intérêt, si ce n’est celui de créer des intermèdes… qui rattrapent l’animal.

Bref, intéressant quoique inégale, cet LP mérite une écoute attentive et surtout répétée, avant de pouvoir en apprécier toutes les subtilités… 

Ave Tare se produira au Botanique, ce 10 décembre. Un spectacle qu’on peut déjà décréter comme expérience unique à vivre…  

 

lundi, 11 septembre 2017 16:31

Cistern

Actif depuis de nombreuses années, outre-Atlantique, Jherek Bishoff est un compositeur et multi-instrumentiste chevronné. Il a multiplié les projets en militant notamment chez Parenthical Girls et The Dead Science, sans oublier sa collaboration apportée à Xiu Xiu. Ce n’est qu’en 2012 que le Californien publie son premier elpee solo, sobrement intitulé « Composed ». Et embraie par « Scores ». Sur ces deux opus, Bischoff compose la musique et invite divers amis à y poser leur voix et/ou instrument. Parmi ceux-ci, on retrouve notamment David Byrne, Caetano Veloso, Zac Pennington (Parenthetical Girls), Greg Saunier (Deerhoof) ou encore Nels Cline (Wilco). Du beau monde donc…

« Cistern » constitue donc la troisième œuvre de l’Américain. Pour concocter cet LP, il a reçu le concours d’un quatuor à cordes, mais également d’Amanda Palmer, mieux connue pour avoir participé à l’aventure du duo Dresden Dolls…

Découpé en 9 plages, ce long playing adopte très souvent un format classique. Faut dire que les cordes y occupent une place importante, même si certaines compos affichent leur spécificité. Certaines baignent davantage au sein d’un climat ambient. « The wolf » peint une fresque sombre et lyrique. « Cistern » s’abandonnent avec emphase au cœur de la mélancolie. Proche du post rock, « Headless » s’autorise même un crescendo instrumental…

Jherek Bishoff revisite la musique de chambre. Et le résultat tient parfaitement la route. Surtout, si vous écoutez cette œuvre confortablement installé, et le casque sur les oreilles.

 

lundi, 11 septembre 2017 16:29

Love is Love (Ep)

Une année seulement s'est écoulée depuis la sortie du précédent album de ce band new-yorkais, l'excellent "City Sun Eater in the River of Light". Au cours des derniers mois, il a parcouru différents continents afin d’accorder de nombreux concerts. Malgré un emploi du temps chargé, le groupe a tout de même trouvé le temps de composer et d'enregistrer six morceaux, en réaction à l'élection du grand affreux aux cheveux jaunes.

"Love is Love" propose des pépites de psyché/folk/rock qui s’inscrivent dans la lignée de l’opus précédent. Haut perchée, la voix de Jeremy Earl vient se poser sur une instrumentation chaleureusement cuivrée, fouettée par des rythmes afro et traversée par les solos de guitare, dispensés par Jarvis Taveniere, que l'on retrouve une nouvelle fois derrière les manettes. Un Ep au sein duquel figure un instrumental de 9 minutes qui fait la part belle à la six cordes. Dommage que ce disque soit d’aussi courte durée. 

« Love is Love » nous réserve un sursaut d’optimisme dans ce monde qui perd la boule. De quoi nous rendre un peu d’espoir face à ce futur de plus en plus angoissant…

 

dimanche, 27 août 2017 12:03

Jumping the Shark

Trois ans, c’est le temps qui a fallu au premier elpee d’Alex Cameron pour passer d’un hémisphère à l’autre. Cependant, tout au long de cette période, cet Australien a tellement rencontré d’imprévus, qu’au fil du temps, ces contretemps se sont mués en avantages…

Avant 2013, le natif de Sydney milite au sein d’un banal groupe électro. Mais c’est au cours de cette année qu’il décide de se lancer en solo. Il met en ligne ses compos et accorde plusieurs concerts. Après avoir publié un premier elpee, uniquement distribué en Australie, il a l’opportunité de tourner en Europe. Lors d’un concert à Paris, les musicos de Foxygen le remarquent et lui proposent de les accompagner lors de leur périple aux States. Au cours de celui-ci, Cameron est loin de passer inaperçu ; aussi le label Secretly Canadian lui propose de rééditer son album. Un concours de circonstance qui permet ainsi de découvrir cet excellent « Jumping the Shark ».

Partagé en huit pistes, cet opus se limite à 30 minutes. Les textes de ses chansons relatent les échecs du personnage auquel il donne vie. Un fil rouge qui peut finir par se révéler pathétique. La synth pop est minimaliste. Alex pose simplement sa voix sur des lignes de claviers, et rythme l’ensemble à l’aide d’une boîte à rythmes. Malgré cet apparent dépouillement, certaines plages se distinguent par une approche mélodique imparable. A l’instar des convulsifs « Happy Ending » et « Real Bad Looking ». Ou adoptent un profil austère. « Gone South » en est certainement le plus bel exemple.

S’il a fallu attendre trois longues années avant de voir débarquer ce premier long playing sur le Vieux Continent, on ne devrait plus patienter aussi longtemps pour connaître une suite, puisque l’Australien se produira en concert, au Botanique, ce 27 novembre, afin de défendre un second LP, dont la sortie est prévue pour cette année… 

 

dimanche, 27 août 2017 12:00

Spells

Né en 1981, Ben Lukas Boysen est tombé, dès le plus jeune âge, dans la marmite à la musique. Pas étonnant, quand on sait que sa mère était chanteuse d’opéra. A partir de sept ans, il commence déjà à apprendre la guitare et le piano. S’il vit de son métier depuis quelque temps, il lui a cependant fallu tout un temps avant de publier des œuvres, sous son propre nom. Auparavant, l’Allemand (NDR : établi aujourd’hui à Berlin) composait des bandes son pour la publicité. Il a également gravé plusieurs elpees électro sous le patronyme Hecq. Son premier elpee solo, « Gravity », est paru en 2013. A l’instar du premier, « Spells », son second, est paru sur le label Erased Tapes.

A l’instar de la majorité des artistes hébergés par cette écurie, Ben Lukas Boysen crée des pièces de musique classique au clavier (NDR : programmé pour reproduire le son du piano), sur lesquelles il vient poser des tonalités électroniques. Un concept assez proche d’Olafur Arnalds voire de Nils Frahm. Pas étonnant, d’ailleurs, de retrouver ce dernier au mixing. Mais pour enrichir son expression sonore, il a invité plusieurs musiciens. Dont Achim Farber (drums), Anton Peisakhov (violoncelle) et Lara Somogyi (harpe), qui apportent leur concours suivant les morceaux.

L’opus ne se limite cependant pas au néo-classique. Contemplative « The Veil » baigne dans l’ambient. « Golden Times 1 » est construit en long crescendo. Et tout au long de « Nocturne 4 », la batterie n’hésite pas hausser le rythme. Bref, malgré le style, « Spells » ne suscite jamais l’ennui. Bref, c’est une certitude, Erased Tapes a signé artiste talentueux…

 

dimanche, 27 août 2017 11:58

Masculin Feminin

« Masculin Féminin », dernier essai de Blonde Redhead, n’est pas vraiment un nouvel album. En fait il s’agit d’un coffret qui compile des singles, des démos, des enregistrements radios ainsi que les deux premiers elpees du band new-yorkais, l’éponyme et « La Mila Violenta ». Parus respectivement en 1994 et 1995, ces deux long playings, parus sur Smells Like Records, le label de Steve Shelley (NDR : c’est le drummer de feu Sonic Youth), sont épuisés depuis belle lurette. 

A l’écoute de la plupart des morceaux, on comprend bien pourquoi le trio (à l’époque le line up était encore constitué d’un quatuor) a été comparé, pendant de longues années à Sonic Youth. La voix de Kazu Makino rappelle clairement celle de Kim Gordon. La guitare d’Amadeo Pace évoque les triturations noisy de Thurston Moore. Et enfin, ce rock ne perd jamais le sens de la mélodie. L’une des grandes qualités de Sonic Youth. La musique de Blonde Redhead est alors essentiellement noise/rock. Elle n’a pas encore été épurée. Et on n’y recèle pas encore de prédisposition pour la dream pop.

Ces rééditions enrichies d’inédits est donc une aubaine si vous souhaitez (re)découvrir les prémices de Blonde Redhead, un combo qui deviendra culte. En outre, a contrario de bon nombre de recueils de ce type, le son ne souffre de (quasiment) aucun raté…

 

dimanche, 16 juillet 2017 10:59

Telling it like it is

En 2008, un groupe d’ados fonde Iceage. Constitué d’ados, il est issu de la scène DIY de Copenhague. Et en 2011, alors que les musicos n’ont pas encore 20 ans, la formation publie don premier mini elpee, « New Brigade », dont les morceaux crachent un post/punk hargneux et énergique. Dans la foulée, le combo publie « You're Nothing », en 2013, et « Plowing Into the Field of Love », l’année suivante.

Le chanteur/guitariste, Elias Bender Rønnenfelt, a ensuite décidé de voler de ses propres ailes, en montant son propre projet, Marching Church. Pour lequel grave, en 2015, "This World is not enough", un LP pour lequel il a reçu la collaboration de musicos issus de différents combos danois, et tout particulièrement Lower et Hand of Dust.

Paru en 2016, "Telling it like it is", don deuxième long playing solo, propose des morceaux plus aboutis, à l’instrumentation riche et aux différents styles. Et qui évoluent en fonction de la sensibilité personnelle de l’artiste…

Mais manifestement, sur de nombreux titres, le spectre de Nick Cave plane. A l’instar de « Let it Come Down », sorte de marche funèbre, ou du rythmé « Heart of Life ». « 2016 » est sculpté dans un rock plus ‘classique’, alors que « Calendure » lorgne carrément vers le folk. Un seul fil rouge, le climat ténébreux des compositions…

Bref, il y a à boire et à manger tout au long de l’hétérogène « Telling it Like it is » ; mais ce n’est pas une raison pour abandonner le parcours de Marching Church à son triste sort, tant le potentiel du Scandinave est indéniable.

 

vendredi, 07 juillet 2017 12:48

Live in Paris

Après 10 longues années de retraite, le trio de punk/garage féministe Sleater-Kinney (fer de lance du mouvement Riot Grrrl) a donc décidé de reprendre du service. Soit depuis 2015. Et c’est une bonne nouvelle. Corin Tucker, Carrie Brownstein (les deux membres fondatrices) et Janet Weiss (NDR : cette quatrième drummeuse dans l'histoire du groupe a débarqué en 1996) ont donc d’abord publié un huitième album, intitulé "No Cities to Love", un disque unanimement acclamé par la critique. Dans la foulée, la formation est partie en tournée européenne ; et, c'est à l'issue de celle-ci que le combo a décidé de sortir le premier ‘live’ de son parcours, en immortalisant son set accordé à la Cigale de Paris, en mars 2015.

Tout au long de ce concert, on retrouve la fougue punk et l’énergie du band originaire d'Olympia (NDR : c’est dans l'Etat de Washington). Sur les 26 titres interprétés lors de cette soirée, Sleater-Kinney n'a décidé d'en garder que la moitié. Aussi, certains morceaux ont été intervertis. La première partie propose ainsi des compos issues de son dernier elpee, dont « Price Tag », « No Cities to Love » et « A New Wave ». La seconde celles extraites des précédents long playings, et notamment « I Wanna Be Joey Ramone » ainsi que « Dig Me Out ».

Finalement, "Live in Paris" constitue une sorte de ‘Best Of’ pour Sleater-Kinney, et en même temps une belle opportunité si vous souhaitez découvrir cette formation devenue mythique.

 

vendredi, 30 juin 2017 03:00

Sirens

Avant de se lancer en solo, dans une carrière musicale, Ben Abraham était scénariste. Et le choix de l’Australien (NDR : il est originaire de Melbourne) est récent. Au départ, il composait, paroles et musique, pour d’autres artistes. Puis, il y a deux ans, il a décidé de franchir une étape, en interprétant son propre répertoire. Et il vient d’en graver son premier elpee ; un disque intitulé "Sirens", paru chez Secretly Canadian (War on Drugs, Jens Lekman, Damien Jurado, ...)

Sculptées dans la folk/pop, ses chansons sont dominées par le piano, la guitare et les claviers. Les plus vaporeuses laissent transparaître un lyrisme que ne renieraient pas Asgeir ou James Vincent McMorrow. Et "Times" en est certainement la plus belle illustration. Malheureusement, comparaison n'est pas raison, car loin d’être inoubliable, mielleuse même, sa voix souffre d’une carence en supplément d'âme. Et à l’eau de rose, les lyrics ne sont pas de nature à améliorer le bilan. Ce qui rend les morceaux inoffensifs. Et tout particulièrement les plus pop. Car les mélodies s’y révèlent manifestement prévisibles. "I belong to you" en est d’ailleurs le plus bel exemple. Anecdotique !

 

jeudi, 29 juin 2017 11:11

Hear the lions roar

Au départ, c’est-à-dire à la mi-70’s, les frères David et Jad Fair fondent Half Japenese. La formation crée un rock expérimental lo-fi, style dont elle d’ailleurs précurseur. Sans jamais rencontrer un grand succès, elle parvient cependant à intéresser de nombreux artistes. Ce qui va lui permettre d’opérer une tournée en compagnie de Nirvana, à la demande de Kurt Cobain, qui apprécie particulièrement son expression sonore...

Plus tard, David Fair prend ses distances. Son frère récupère alors les commandes et s’entoure de musiciens chevronnés. Haf Japanese continue à enchaîner les albums et les collaborations auprès de tout le gratin du rock indépendant ; et tout particulièrement Teenage Fanclub, Sonic Youth, Yo La Tengo ou encore J. Mascis.

Etabli au Texas, le combo publie aujourd’hui « Hear the lions roar », un elpee gravé un an à peine après « Perfect ». Half Japanese ne réécrit pas sa formule. Ne vous attendez donc à rien de révolutionnaire… On retrouve le rock (punk) lo-fi auquel la formation nous avait habitués. On redécouvre ce son particulier si bien entretenu par Pavement. Le chant (ou plutôt le phrasé) nasillard et je-m’en-foutisme de Jad Fair évoque toujours celui de Daniel Johnston, en compagnie duquel Fair a par ailleurs déjà enregistré. L’Américain nous raconte encore des histoires de vampires et de zombies, à l’instar de « The Preventers ». Derrière une production minimaliste, les riffs de guitares sont bien sûr efficaces. En outre, ce n’est qu’après plusieurs écoutes, que les mélodies remontent à la surface. Et « On the Right Track » en est une parfaite illustration.

Rien n’a donc réellement changé chez Half Japanese ; mais personne ne s’en plaindra tant ses morceaux sont restés captivants...

 

Page 10 sur 82