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Philippe Blackmarquis

Philippe Blackmarquis

 

 

Shazzula, une artiste belge pluridisciplinaire a lancé un projet original : « Spirit Trilogy », une trilogie comprenant trois films qui seront tournés avec des caméras embarquées sur des drones. Pour financer son projet, l'artiste bruxelloise a recours au site de crowdfunding indiegogo.com pour gérer les pré-commandes.

« Spirit Trilogy » est un projet artistique impliquant la vidéo, la musique, l'improvisation, la danse contemporaine et la scuplture. La bande originale sera réalisée en coopération avec la formation allemande DATASHOCK.

Pour contribuer au projet et faire une pré-commande, c'est ici .

Issu de Vancouver, Animal Bodies réunit Natasha (voix et guitares) et Sam (claviers, programmations). Ils sont influencés par les musique 'dark' (EBM, new-wave, batcave, punk, witch,...) mais leur approche, très ‘Lynchéenne’, est résolument novatrice. Après avoir publié une cassette éponyme et un Ep très remarqué, "The Kiss of The Fang" (Sweating Tapes), le duo annonce un nouvel opus, « The Killing Scene ».

Le premier single, « Deep Sleep » et la vidéo y afférente révèlent une évolution du son vers une atmosphère plus sexy, voire fétichiste. On pense à Die Form ou à DAF. Une impression renforcée par le second extrait de « The Killng Scene », « The Golden Triangle ». Les rythmes sont saccadés et obsessionnels, basés sur des basses EBM aux accents 'drone'. Quant à la voix de Natasha, elle est torturée, répétitive, chargée d'effets.

Le duo avait accordé un concert puissant et intense au Café Central il y a deux ans. Il sera de retour à Bruxelles le vendredi 27 juin prochain, au London Calling, avec l'excellente formation belge Charnier en première partie. A ne pas rater !

www.animalbodies.com

www.soundcloud.com/animalbodies

www.animalbodies.bandcamp.com

www.facebook.com/ANIMALBODIES

Page du concert : www.facebook.com/events/255866754601440/

 

vendredi, 06 juin 2014 01:00

La puissance d’un rite chamanique…

La première fois que votre serviteur a vu David Eugene Edwards, c’était lors d’un concert de  16 Horsepower, dans le cadre du festival de Dour, en 1998. Sa voix unique, habitée, incantatoire, quasi mystique m’a littéralement crucifié. Cette formation pratiquait un folk-rock tribal, teinté de sonorités amérindiennes. Pas étonnant, puisque du sang Cherokee coule dans les veines de David. Qui a monté un nouveau projet en 2001 : Wovenhand. Et dont il est également le chanteur et leader. Au fil du temps, le combo a considérablement durci son style ; devenu plus 'stoner', il est aujourd’hui dominé par les guitares électriques.

Dans une Ancienne Belgique quasi sold-out, Wovenhand a présenté son dernier opus  « Refractory Obdurate », au cours d’un concert intense, inspiré et chargé d'émotions. Le son s'est encore alourdi, par rapport au concert accordé à l'Eden de Charleroi, en 2012. Réunissant Ordy Garrison à la batterie et Gregory Garcia à la basse, la section rythmique impressionne par sa puissance. En outre, vrombissantes, les sonorités de basse dispensées par Garcia ont un long 'sustain'. A la guitare et aux 'backing vocals', Chuck French arbore son look amérindien habituel.

Mais tous les regards sont bien sûr tournés vers David Eugene Edwards. Il est coiffé de son indéboulonnable chapeau et arbore une croix païenne sur la poitrine. Il adopte une attitude de chaman. Quant il chante, il alterne entre un microphone classique Shure et un Neumann, de manière à obtenir un son plus compressé, comme issu d'un mégaphone. On le sait, ses concerts sont beaucoup plus que des concerts, ce sont des rituels. Sa voix vous emmène dans un monde pétri de spiritualité. Sa foi ouvertement déclarée en Dieu transcende sa musique. Il évoque Jim Morrison, mais aussi Neil Young et Nick Cave.

Au sein de la setlist figure des extraits de « Refractory Obdurate » et des morceaux plus anciens. La première partie est plus ‘stoner’ et dans certaines compositions, comme « Closer » ou « Maize », la musique devient même carrément ‘psyché’, voire même hypnotique. On pense parfois à Swans, tant l'atmosphère est intense. Au cours du show, Edwards va nous réserver une version quasi a capella et surtout bouleversante du « Horse Head Fiddle » de 16 Horsepower.

C’est la deuxième partie du concert qui va vraiment me plaire le plus. David Eugene troque alors sa Gretsch Tennessee rouge contre une très vieille mandoline en bois, une pièce vintage datant, paraît-il, de 1887. Le son est plus clair, moins bruyant. Tant « Corsicana Clip » et « Oburate Obscura », tous deux issus du dernier elpee, atteignent la perfection. Edwards chante de longues intros mêlant anglais et langues Lakota amérindiennes. Il captive totalement l’attention du public, qui semble ensorcelé par ses gestes et sa voix.

Le troisième volet du show sera, à mon humble avis, le moins intéressant. Les compos sont moins intenses et moins diversifiées. Le set se termine néanmoins par le puissant « Good Shepherd », rappelant quelque part The Black Angels.

Suivant la tradition, Wovenhand quitte la scène au son de chants amérindiens et le public crie dans le rythme pour rappeler le groupe. Et quand il revient sur les planches, c’est pour attaquer « Glistening Black » et surtout une version étonnamment musclée de "Kicking Bird" (issu de "Ten Stones").

Wovenhand confirme donc son évolution vers une musique plus puissante, plus 'stoner', aux accents ‘psyché’. Sans le vouloir, il bénéficie certainement de la vague 'revival' du psychédélisme qui s’est abattue sur la scène pop/rock depuis quelques années. Pourtant, il s’agit d’un des groupes les plus authentiques de la scène musicale. Leurs concerts constituent des cérémonies lumineuses, inoubliables et chargées d’une rare intensité... Tatanka!

En première partie, tout comme il y a deux ans, se produisait The Flying Horseman, le groupe du chanteur-compositeur anversois Bert Dockx. Leur musique est en parfait accord avec celle de Wovenhand. Certaines chansons évoquent également And Also The Trees, Joy Division, Nick Cave ou The Velvet Underground. Caractérisé par une profondeur émotionnelle touchante, leur style puise dans le post-folk et le blues. Outre Bert Dockx au chant et à la guitare, le line up du groupe implique deux chanteuses/claviéristes, un guitariste, un bassiste et un batteur.

(Organisation : AB)

 

Les Nuits Botaniques 2014 se sont refermées ce mardi soir lors d’un concert atypique, accordé dans le cadre solennel de la cathédrale des Saints Michel et Gudule. Une co-production Botanique / Manège.mons / Musiques Nouvelles qui traduit la volonté des initiateurs du projet, Paul-Henri Wauters (Botanique) et Jean-Paul Dessy (Musique Nouvelles), de permettre la rencontre entre artistes issus de traditions musicales extrêmement différentes, du baroque à l’électro.

Un imposant podium a été installé à l'avant de l'hôtel, en plein centre de la cathédrale ; et quand résonnent les premières voix du plain-chant de la Schola grégorienne du Sablon, on est plongé dans un univers magique. Le très sombre et majestueux « Andante » du ‘Deuxième quatuor, en do mineur’ (1896) de Sergei Rachmaninov, permet d'apprécier la remarquable finesse de l'Ensemble Musiques Nouvelles, que dirige avec maestria Jean-Paul Dessy.

Pour suivre, l’intermezzo ‘ambient’, bénéficie de la complicité de deux invités de marque issus d'Islande. Sygtriggur Baldursson, percussionniste multi-instrumentiste, fondateur des Sugarcubes en compagnie de Björk, joue à l’aide d’un archet sur des sortes de gongs bols ; et son complice Kippi Kaninus bidouille des sons étranges sur son laptop. Tout en douceur, l'orchestre entame ensuite « Mother of God, Here I stand », très belle pièce pour cordes du compositeur britannique Sir John Kenneth Tavener, malheureusement décédé l'an dernier.

On sursaute ensuite quand retentissent les premières notes de la Toccata en ré mineur pour orgue de Jean-Sébastien Bach, interprétée ici par Xavier Deprez. On lève la tête car, dans la cathédrale, l'orgue est accroché à la paroi de l'église, au-dessus de la nef. Après un nouvel a capella (« Victimae Paschali Laudes »), l'orgue se joint à l'orchestre pour le concerto op. 40 d'Henryk Görecki. La musique est ici tourmentée, répétitive et hypnotique, comme une valse virevoltante et dissonante.

Autre temps fort : la composition de Jean-Paul Dessy, « Vertiges pour orchestre à cordes » (2012), une oeuvre d'une finesse étonnante, qui se construit au travers de sonorités subtiles, riches en harmoniques et en harmonies. Dans un enchaînement parfait, la pièce se mue en écrin pour l'étrange chant diphonique de Tulegur Gangzi, nomade bluesman venu de la Mongolie intérieure.

La dernière partie du concert est illuminée par le charisme et la voix de Mélanie de Biasio, jazzwoman carolo-bruxelloise à la voix grave et sensuelle. Mystérieuse, vêtue d'une blouse blanche, elle campe sur un petit podium à l'arrière de l'orchestre et en accomplissant des gestes lents et majestueux de ses mains, elle interprète en douceur « No Deal », suivi de « The Flow », sur des arrangements superbes de Stéphane Collin. On a des frissons sur la peau et la gorge serrée devant tant de beauté. Après « Denis », une composition pour orgue, baryton et choeur de Stéphane Collin, Mélanie revient pour un dernier « All My Love » à vous couper le souffle. La douce mélopée bluesy se marie aux chants de Tulegur Gangzi et aux pulsations montantes des violons pour s’achever de façon surprenante sur trois sons de cloche. S'en suit un silence recueilli, jusqu'à ce que Jean-Paul Dessy laisse retomber les bras. Un final époustouflant, qui déclenche un tonnerre d'applaudissements. Les musiciens devront revenir saluer plus de cinq fois le public, vu la ferveur des acclamations. Regardez ce final en vidéo ici 

De retour sur terre, on a bien conscience d'avoir assisté à un spectacle exceptionnel, non seulement parce qu'il s'agit d'une création unique mais aussi parce qu'il transcende les frontières entre les musiques. Bien sûr, on est resté dans un environnement musical très ‘classique’ ; et on aurait apprécié un peu plus d'audace pour intégrer des musiques plus récentes, plus alternatives.

En tout cas, tous les musiciens ont ici tenté de rapprocher leurs répertoires au-delà de leur univers habituel. Entre contemplation et exubérance, ils ont entamé un dialogue pour créer une musique inédite. Concert liturgique, multiple et incantatoire, Sonic Cathedral nous a permis de vivre un superbe voyage sonore, doublé d’un florilège musical mystique…

Philippe Blackmarquis

Sonic Cathedral 2014

Programme :

• Répons des ténèbres « Velum templi »

• « Andante » du Deuxième quatuor, en do mineur (1896) de Sergei Rachmaninov (version pour orchestre à cordes)

• Mother of God, Here I stand, de John Tavener (2003)

• Toccata en ré mineur BWV 565 pour orgue (1703-1707), de Jean-Sébastien Bach

• Victimae Paschali Laudes

• Concerto pour clavecin, version pour orgue et orchestre à cordes, op.40 (1980) de Henryk Górecki

• Organum Gloria

• Vertiges pour orchestre à cordes (2012) de Jean-Paul Dessy

• Chants de Tulegur Gangzi

• No Deal & The Flow (arrangements de Stéphane Collin) par Mélanie de Biasio

• Denis, pour orgue, cor, baryton et chœur (2014) de Stéphane Collin en hommage à Denis Simándy (corniste dédicataire).

• With all my love de Mélanie de Biasio (arrangements de Stéphane Collin)

(Organisation : Botanique / Manège.mons / Musiques Nouvelles)

jeudi, 22 mai 2014 01:00

La nostalgie fait recette...

Le cynisme devient-il une forme d'honnêteté lorsqu'il est assumé ? Cette question pourrait concerner Andrew Eldritch, le leader de Sisters of Mercy. Originaire de Leeds, Eldritch a créé l'histoire dans les années '80, en jetant les bases du rock gothique. Mais depuis plus de 20 ans, il ne produit (quasi) plus rien de neuf et se contente d'enchaîner tournée sur tournée pour entretenir la nostalgie de sa période glorieuse.

Il y a quelques années, cette démarche était clairement mal vue. Les 'puristes' estimaient que le chanteur cultivait la formule pour se faire de l'argent. Entre-temps, la vague du '80s revival' est arrivée et nombre de formations, dont The Cure, Gary Numan, Front 242 et même Chameleons Vox, repartent en tournée pour y dispenser exclusivement leur ancien répertoire. Et paradoxalement, Eldritch apparaît aujourd’hui comme un visionnaire, cohérent dans sa démarche. Times are changin' !

De toute façon, on était prévenus : The Sisters of Mercy est une expression tirée d'une chanson de Leonard Cohen qui désigne une congrégation de bonnes soeurs mais surtout les femmes 'de mauvaise vie'... On comprend mieux la démarche hautement vénale de ces tournées 'tiroir-caisse'.

En dehors de ces considérations extramusicales, il faut reconnaître que les concerts des 'Sisters' attirent encore et toujours la toute grande foule. Ce soir, l'Ancienne Belgique affiche sold-out et le public est constitué presque exclusivement de quadragénaires et de quinquagénaires, en majorité venus du nord du pays. Comme d’habitude, le cadre est constitué d’échafaudages, derrière lesquels sont placés trois laptops. Mais l'élément le plus important du décor, ce sont les fumigènes, dont le groupe a coutume d'abuser. C'est donc en traversant un épais halo qu'Eldritch prend possession de la scène sur l'intro de « More ». Cette fois, il ne porte pas un provocant t-shirt jaune fluo mais bien une veste noire très élégante. Il arbore une barbichette grisonnante et a chaussé ses inséparables lunettes noires.

A ses côtés, les deux guitaristes Chris Catalyst et Ben Christo. Grâce à eux (ou à cause d'eux), les titres prennent une dimension beaucoup plus 'metal' sur les planches. A certains moments, les grattes couvrent même le chant, obligeant Eldritch à s'époumoner pour se faire entendre.

Le premier moment fort est incontestablement « Alice » : ce grand classique est ici interprété à la perfection : le mix est impeccable et le light-show impressionnant. Le public chante toutes les paroles et quand Eldritch tend le micro pour le final, tout le monde crie ‘Alice, Don't Give It Away...’ Regardez ce moment sur la vidéo ici 

Ensuite, l'ambiance retombe et nous vivons la partie la plus faible du concert. Les titres sont moins connus (« Still », « Crash And Burn ») et on a même droit à une reprise de Red Lorry Yellow Lorry, « Gift That Shines ». Après la classique ‘pause cigarette’, Eldritch revient sans sa veste pour un final tout en puissance, surtout dans « Flood II » et « This Corrosion ». Il y a moins de fumigènes et Eldritch est étonnamment actif sur l’estrade. Il bouge beaucoup, communique avec le public et on aurait même l'impression qu'il est heureux d'être là...

Les deux rappels sont exécutés dans une excellente ambiance. « Lucretia... » et « Vision Thing » sont parfaits et « First And Last And Always » déchire tout. Regardez la vidéo là 

Ensuite, The Sisters of Mercy attaque la reprise du "Misirlou" de Dick Dale & The Del Tones, un instrumental à la guitare datant de 1963, qui a connu une deuxième vie grâce à ‘Pulp Fiction’. Son tempo très élevé constitue une introduction parfaite pour le titre phare des Sisters, « Temple of Love », exécuté dans sa version courte.

Dans l'ensemble, on doit reconnaître la performance puissante et en tous points convaincante. Une communion sans artifices autour de chansons qui resteront à jamais dans nos mémoires. Après de nombreuses années de léthargie, les Sisters connaissent un regain de vigueur et c'est tant mieux ! 

En première partie, Losers, une formation anglaise partagée entre musiciens australiens, américains et écossais, nous a réservé un show intéressant. Elle pratique un electro-rock vs prog-metal élaboré et très mélodique qui évoque tour à tour Nine Inch Nails, The Rasmus voire Porcupine Tree. A découvrir !

(Voir aussi la section photos ici)

Setlist The Sisters of Mercy

More
Ribbons
When You Don't See Me
Blood Money
Alice

Crash and Burn
Gift That Shines (Red Lorry Yellow Lorry cover)
Still
Amphetamine Logic
Arms
Dr Jeep / Desolation Boulevard
Top Nite Out
Valentine
Flood II
This Corrosion

Encore 1

Kiss the Carpet
Lucretia My Reflection
Vision Thing

Encore 2

First And Last And Always
Misirlou (Dick Dale cover)
Temple
of Love

(Organisation : Live Nation)

Semaine nostalgie à l'AB ! Après Steve Hackett, le guitariste de Genesis et avant The Sisters of Mercy, place à Yes, le dinosaure du rock progressif des années '70 qui invite ses fans à réécouter en ‘live’ trois albums légendaires de leur discographie : « Close To The Edge » ('72), « Going For The One » ('77) et « The Yes Album » ('71). 

Le line up est quasi le même que celui qui avait déjà foulé les planche de l'AB en 2011 : Steve Howe à la guitare, Geoff Downes (ex-Buggles, ex-ASIA) aux claviers, Alan White à la batterie et Chris Squire à la basse. En 2011, un certain Benoît David avait joué le rôle de Jon Anderson, le chanteur malheureusement évincé. Cette année, c'est un nouveau sosie, l'Américain Jon Davison (Glass Hammer, Sky Cries Mary) qui s'y colle et la ressemblance est à nouveau étonnante.

La formation monte sur le podium sur la musique de « L'Oiseau de Feu » d'Igor Stravinsky, alors que sont projetées des photos d'époque et la pochette de « Close To The Edge ». Et c'est parti pour cet opus, qui ne compte en fait que trois longues pièces. Le contenu, on le connaît : il mêle prog, psychédélisme et jazz-rock, un cocktail transcendé par des harmonies vocales que n'auraient pas reniées Crosby, Stills and Nash.

Pour l'album « Going For The One », on passe à un format plus 'abordable' : les chansons sont moins longues et plus mélodiques. C'est sans nul doute mon LP préféré de Yes. La formation interprète à la perfection les petites merveilles que sont « Wonderous Stories », « Awaken » ou « Parallels ».

Après une pause de 20 minutes, Yes revient pour interpréter « The Yes Album ». Remontant à 1971, il recèle les classiques « Yours is no disgrace », « Starship Trooper » et « I've Seen All Good People ». Steve Howe nous gratifie aussi de son superbe solo de guitare acoustique, « Clap », dans lequel sa technique du finger-picking excelle au plus haut niveau. Après « A Venture », un titre qui n'avait encore jamais été joué en live avant cette tournée, le band finit en beauté par « Perpetual Change ». Et lors du rappel, nous avons encore droit à un dernier chef-d'oeuvre, « Roundabout », le single paru en 1972.

En conclusion, ce véritable marathon musical a duré 3 heures, un set peut-être trop long pour les mélomanes non avertis ; mais quel bonheur de voir que cette musique parvient encore à remplir les salles, en dehors de tout formatage commercial. Pour ma part, je ne peux m'empêcher d’avoir un petit pincement au coeur pour Jon Anderson, le grand absent de la soirée. Quant à ceux qui ne se contentent pas de ces concerts nostalgiques, je leur conseille de (re)découvrir l'excellent travail de Steven Wilson, en solo ou au sein de Porcupine Tree ; car cet artiste est parvenu à assimiler la musique des années '70 tout en créant un style nouveau, adapté au son d'aujourd'hui.

(Voir aussi notre section photos ici)

Setlist :

Intro : The Firebird Suite (Igor Stravinsky)
1. Close to the Edge
Close to the Edge
And You and I
Siberian Khatru
2. Going For The One
Going for the One
Turn of the Century
Parallels
Wonderous Stories
Awaken
3. The Yes Album
Yours Is No Disgrace
Clap
Starship Trooper
I've Seen All Good People

A Venture
Perpetual Change

Encore:

Roundabout

(Organisation : Ancienne Belgique)

mardi, 13 mai 2014 01:00

Mark Burgess et Kompany…

Dirigé par Mark Burgess, l'un des plus talentueux chanteurs/compositeurs/poètes de l'histoire du rock (et un de mes ‘héros’), The Chameleons a marqué les années '80 en produisant des bijoux de rock post-punk psychédélique, comme "Script of The Bridge" ou "Strange Times". Malheureusement, la formation s'est séparée après la mort de leur manager Tony Fletcher, en 1987. Après avoir tenté plusieurs projets en solo ou en compagnie d'autres musiciens (The Sun and The Moon, Invincible, ...), Mark Burgess a décidé, en 2000, de reprendre le flambeau sous le vocable Chameleons Vox (la voix des Chameleons) à l’aide du batteur originel, John Lever et d'autres musiciens.

La tournée européenne qui passe par Het Depot, ce soir, repose sur l'interprétation intégrale du premier album des Mancuniens, « Script of the Bridge ». Probablement leur meilleure réalisation, elle remonte à 1983. En fin d'après-midi, j'ai eu la chance d'interviewer Mark Burgess. C'est un homme attachant, très brillant et pétri d'humour typiquement britannique. Il a parlé de son enfance à Manchester, des Beatles, de T.-Rex, de l'enregistrement de « Script... », de ses projets, etc., mais aussi, de son intérêt pour les OVNI, les expériences proches de la mort et les phénomènes paranormaux, en général. Cette interview sera publiée sur musiczine.net dans les tout prochains jours. Stay tuned !

Mais pour l'heure, concentrons-nous sur le concert. Het Depot est en configuration 'box', car un rideau coupe la salle en deux. Chameleons Vox n'attire pas la toute grande foule, mais c'est un public de véritables fans, majoritairement des quadragénaires, qui est venu vivre ce moment unique.

Dès la première chanson, « Don't Fall », le ton est donné. La formation reproduit à la perfection le titre original. Depuis qu'il a recommencé à jouer de la basse sur scène, Mark Burgess ressemble à s'y méprendre à l'image qu'il reflétait dans les années '80. Ce qui frappe également, c'est l'excellent travail réalisé par les deux guitaristes, qui ont réussi la gageure de reproduire les tonalités extrêmement élaborées, créées à l'époque par Dave Fielding et Reg Smithies ; des tonalités bourrées de réverbération (notamment, grâce à l'ampli Roland Space Echo). Le son général est parfait. Pas étonnant, puisque c'est l'excellent ingé’ Thomas ‘Mixmeister’ (TNproductions) qui est préposé à la table de mixage.

Après « Here Today », il attaque « Monkeyland », un des titres phares de l'opus. Le morceau s’ébroue tout en douceur, mais quand éclate le refrain, le public reprend comme un seul homme : ‘It's just a trick of the light !’ Le set embraie par « Second Skin », une de mes 10 chansons préférées toutes époques et catégories confondues. Sept minutes de pur plaisir, où l'on ressent pleinement la profondeur de l'inspiration de Burgess, qui puise ses racines dans les années '60 comme en témoigne l'allusion concédée au « Please, Please Me », des Beatles, glissée au beau milieu de la chanson. Dans la deuxième partie, superbement psychédélique, on flotte dans un autre monde, les yeux fermés, transpercés par la beauté hypnotique de la musique.

Les plages suivantes de l'elpee sont une succession de classiques incontournables et indémodables, depuis l'énergique « Up the Down Escalator » jusqu'au très sociologique « A Person Isn't Safe Anywhere These Days ». Au moment de « Paper Tigers » l’intensité est à son comble et la formation clôture sa prestation par le très beau « View From A Hill ».

De retour sur le podium pour le rappel, Mark Burgess nous réserve, a capella, la chanson que les fans de Manchester City, son club favori, entonnent en l'honneur de notre Vincent Kompany national, sur l'air de Mrs Robinson : ‘And here's to you, Vincent Kompany’... Un clin d'oeil très apprécié par un public de connaisseurs ! Ensuite, le band reprend « Looking Inwardly », une plage extraite du second elpee des Chameleons, « What does anything mean? Basically », avant d'entamer un autre tour de force, « Soul in Isolation ». Cette composition très élaborée, issue du troisième album du groupe, « Strange Times », s'étire sur plus de 9 minutes et comme d’habitude, Burgess s'y adonne au 'song dropping' en plaçant quelques extraits de « The End » (The Doors) et « Eleanor Rigby » (The Beatles). « Singing Rule Britannia (While the Walls Close In) » est présentée comme une chanson ‘Made in Manchester’ et Burgess y introduit également une évocation musicale, mais au « Transmission » de Joy Division…

Après une seconde pause, Chameleons Vox revient sur les planches pour interpréter le très funky « Swamp Thing » et le solide « Return of the Roughnecks ». Au final, excepté le manque relatif d'interaction entre les musiciens en ‘live’, ce concert a été en tous points parfait. On a pu se rendre compte de l'incroyable spectre qui caractérise les Chameleons : une musique forte et en même temps très sophistiquée, des paroles très poétiques, voire philosophiques, révélant un regard unique sur la société et la condition humaine. On attend impatiemment les nouvelles compositions que Mark Burgess et surtout son nouvel elpee qui devrait paraître dans le courant de l’année, une œuvre pour laquelle il a associé différents musiciens, à l’écriture...

En première partie, Reiziger, une formation louvaniste et limbourgeoise, a présenté un power-rock énergique, aux accents Sonic Youth / Fugazi / Girls Against Boys. Leur album « Kodiak Station » est sorti il y a peu sur Birch&Broom/[PiaS]. A suivre !

Organisation : Het Depot, Leuven

Setlist :

Don't Fall
Here Today
Monkeyland
Second Skin
Up the Down Escalator
Less Than Human
Pleasure and Pain
Thursday's Child
As High As You Can Go
A Person Isn't Safe Anywhere These Days
Paper Tigers
View From a Hill

Encore 1

Looking Inwardly
Soul in Isolation
Singing Rule Britannia (While the Walls Close In)

Encore 2

Swamp Thing
Return of the Roughnecks

 

 

lundi, 28 avril 2014 19:20

Be My Guest

Musiczine a eu le privilège d'écouter, en exclusivité, le prochain album de Simi Nah, qui paraîtra le 6 juin prochain. Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, Simi est une artiste d'origine française aujourd'hui installée à Ostende. Elle a travaillé dans la mode et joué de la basse au sein de différentes formations, notamment chez Praga Khan ainsi que The Chicks.
 

Elle développe depuis quelques années un projet solo très intéressant en compagnie de son 'partner in crime', le musicien producteur belge KGB aka Kenny Germain B, un projet auquel participe également Safyée, aka Alice Thiel, la fille du regretté leader de Snowy Red.

Après avoir publié deux albums, « Cherchez La Femme » et « 5 », plusieurs singles, Eps et remixes, Simi est de retour. Elle a enregistré un album de reprises : « Be My Guest », un disque qui propose des versions nouvelles de classiques alternatifs issus des années '80. La très belle surprise nous vient cependant de la participation, sur la plupart des titres, de figures célèbres de la scène new-wave belge. Le résultat est un cocktail détonnant, aux accents EBM : un vrai régal !

Wim Punk, membre fondateur des Wolf Banes participe aux vocaux sur l'hypnotique « Cheree », un titre signé Suicide ; puis place à la première pépite : la reprise d’« Eisbaer » de Grauzone. Simi Nah et Danny Mommens (de Vive la Fête) s’y partagent le chant. Une plage que Mommens connaît bien, puisque sa propre formation l’interprète en ‘live’. Un départ en force !

La plage suivante est plus surprenante. Et pour cause, il s'agit de « Follow me », le hit d'Amanda Lear. Nikkie van Lierop, la chanteuse des légendes de la new-beat belge Lords of Acid, s’y réserve le micro. La voix est grave, l'ambiance très électro, et le résultat constitue un hit quasi-obligatoire pour les clubs. Puis Simi Nah et KGB ressuscitent le classique « Nag Nag Nag » de Cabaret Voltaire, une piste rehaussée par la présence d’un invité 'featuring' de marque, en l’occurrence Dirk Da Davo, la moitié de The Neon Judgement. Le son très criard de l'original cède ici la place à une production puissante et ample : une claque !

« Disco Rough » est un hit décroché en 1980 par le projet français Mathématiques Modernes. Produit par Jacno, il avait même été élu ‘single of the week’ par le NME. Ici, la version est plus lente que l'originale, délicieusement new-beat et c'est le grand Luc Van Acker (Revolting Cocks,...) qui prête sa voix à Simi. Autre belle surprise ensuite, la cover du « You Spin Me Round (Like a record) » de Dead or Alive, à laquelle participe aux vocaux une autre légende de la new-wave belge, Dirk Ivens (Absolute Body Control, The Klinik, Dive, Sonar). La transformation est bluffante et le résultat, un véritable 'club killer'.

C'est en toute logique que « Euroshima (Wardance) », le tube de Snowy Red, est repris au chant par Safyée, la fille de Marcel Thiel. On avait déjà pu découvrir cette version lors des concerts de Simi Nah et sur disque, l'effet est encore plus bouleversant. On est troublé par l'émotion tout en retenue qui se dégage de cet hommage. Beau !

Sur le titre final, le classique « Fade to Grey » (de Visage), Simi convie son partenaire, KGB, à l'accompagner au micro et le duo fonctionne à merveille. Comme 'Bonus tracks', nous avons droit à deux pistes de Simi Nah qui n'avaient été publiés que sous une forme électronique, « Dressing Room - the Naked mix » et « Flashback ».

Au final, cet opus apparaît comme une très belle collection de titres, qui permettra aux jeunes et aux moins jeunes de redécouvrir le très riche patrimoine de la new-wave, ainsi que quelques personnalités légendaires qui ont marqué leur époque. Nice job, guys !!

Pour écouter le teaser c'est ici

Pour pré-commander l'album c'est

 

jeudi, 03 avril 2014 15:04

Perte d'Identité

Marie Davidson, artiste canadienne établie à Montréal, nous invite ici à découvrir une musique électronique très novatrice, cinématique et organique, basée exclusivement sur des instruments analogiques : boîtes à rythmes et vieux synthés vintage. Sur ce premier opus, publié le 4 avril par l'excellent label bruxellois Weyrd Son Records, on identifie ce qu'on pourrait décrire comme la bande-son électronique d'un film imaginaire des années '70. On pense surtout à John Carpenter ("Assault On Precinct 13"), mais aussi aux BO des films italiens du genre ‘Giallo’ comme ceux de Dario Argento ou encore le célèbre « Canibal Holocaust ».

Le titre « Prélude », qui ouvre l'elpee, constitue une mise en condition. Un peu comme dans le premier album d'Enigma, l'artiste installe une atmosphère propice à la méditation (voire à l'auto-hypnose eriksonienne). La voix de MD, sensuelle et un peu ingénue, parle doucement dans notre oreille et c'est un vrai plaisir. Ensuite, « Abduction » nous plonge dans l'ambiance oppressante d'un film de science-fiction. Les sons sont cinglants, comme des rayons lasers décochés en pleine « Guerre des Mondes ». On pense ici à Suicide pour le côté hypnotique et répétitif. « Shaky Leg » opère un détour via la minimal wave aux accents house façon Grace Jones ou Miss Kittin', une plage dominée par la voix de MD, qui se fait plus coquine ; et le 'spoken word', à la limite entre le chant et la déclamation, est ici interprété en anglais.

« Vie et Mort d'un Ego » est sans nul doute la plage la plus cinématographique. Elle est conçue comme une longue progression instrumentale, étrange et répétitive, d'abord pointilliste, comme des gouttelettes d'eau qui perlent contre la vitre et ensuite, majestueuse, au fil d'une valse lente de cordes synthétiques.

La face ‘B’ commence par le titre phare de l'opus : « Je ne t'aime pas ». Le tempo de la boîte à rythmes est lent mais il pulse comme un cœur qui bat. Les sons de synthés adoptent des couleurs ambient, kraut, psyché. La composition libère une atmosphère fiévreuse, dominée par la voix fragile et touchante de Marie, mais affiche aussi un côté 'nouvelle vague' très attachant. Un véritable hit qui devrait séduire les fans de minimal wave, bien sûr, mais aussi le public amateur de Charlotte Gainsbourg et de 'French Pop' en général.

« Perte d'Identité » est sans doute le titre le plus ambitieux. Par sa durée tout d'abord : 7 minutes 20 ! Mais on ne s'ennuie pas une seconde. On retrouve un rythme pulsé et des sonorités claustrophobes, un peu comme dans « Abduction ». Le poème que MD récite ici est troublant, puissant, existentiel. En fin de parcours, changement radical : sur des nappes synthétiques, MD nous souffle doucement : ‘Ouvre les yeux, ce n'était qu'un instant...’ Dommage, on aurait bien aimé que le rêve dure plus longtemps. En ‘bonus track’, MD nous livre un remix très house du « Shaky Leg » de Cristobal U & The Mole.

Notons la participation à la réalisation et au mixage du mari de MD, Pierre Guerineau (en compagnie duquel Marie forme le duo Essaie Pas), ainsi que de David Kristian et Cristobal Urbina. Le mastering est signé par l'Ostendais KGB (AtOMiC Studio), également impliqué chez Simi Nah. On épinglera également le superbe artwork réalisé par Weyrd Son, aka Michael Thiel, ainsi que la très belle photo de MD, réalisée par Alice Thiel.

En conclusion : pour une première production vinyle, Marie Davidson frappe très fort. Malgré le côté froid des synthétiseurs, on sent une pulsation organique, presque physique. D'emblée, MD crée un univers propre, foncièrement original, fascinant et tellement attachant. L'artiste finalise déjà son second album, qui paraîtra sur le label texan Holodeck Records : on en redemande !

Pour se procurer l’album c’est ici et pour lire notre interview de Marie Davidson et Pierre Guerineau, c’est là 

Enfin, pour savourer le clip de "Je ne t'aime pas" c’est encore ici 

 

lundi, 31 mars 2014 01:00

Entre hype et véritable talent…

La musique psychédélique est un peu comme le Phoenix : régulièrement, elle renaît de ses cendres pour livrer un nouvel avatar, héritier des traditions des années sixties et seventies. Après The Church (« Heyday ») dans les années '80, Oasis et Kasabian dans les années '90 et plus récemment, Tame Impala, Black Angels et Animal Collective, Temples, une formation originaire de Kettering dans le Northamptonshire, vient de prendre le relais. Soutenus par Noel Gallagher, l’ex-guitariste/compositeur d'Oasis, ils rencontrent actuellement une ascension assez fulgurante. Leur passage au Botanique nous permettrait donc d'aller vérifier si nous étions en présence d'un 'hype' comme l'Angleterre nous en fourgue régulièrement ou s'il s'agissait d'un véritable talent en pleine éclosion.

La salle de l'Orangerie est bien remplie et ce qui est frappant, c'est l'étendue des tranches d'âge représentées : depuis le vieux hippie reconverti au consumérisme jusqu'aux jeunes branchés arborant fièrement une frange à la Brian Jones. Sur scène, pas de surprise : les musicos ont le même look que dans leurs clips vidéos : le chanteur/guitariste, James Edward Bagshaw, est un croisement entre Syd Barrett et Marc Bolan et l'autre membre fondateur, le bassiste Thomas Edison Warmsley, semble sorti du groupe glam The Sweet.

Au moment où les musiciens montent sur les planches, on entend la musique de « Daydream », le célèbre hit du groupe belge Wallace Collection ;  mais, sacrilège, dans une version 'cover' ! Une furieuse faute de goût, si vous voulez mon avis. Enfin, dès le premier titre du concert, le superbe « Colors To Life », on doit se rendre à l'évidence : les lascars savent jouer ! Le son est parfait, les harmonies vocales époustouflantes et l'ensemble donne l'impression d'un professionnalisme sans faille. Ces petits morveux n'ont qu'un album à leur actif, l'envoûtant « Sun Structures », paru en février dernier sur Heavenly Recordings, et ils sont déjà au top de leurs capacités techniques.

La musique de Temples est un véritable kaléidoscope d'influences diverses. Dans l'ensemble, on pense évidemment à la pop psychédélique de la fin des 60’s : Pink Floyd (période « See Emily Play »), Beatles (« Tomorrow Never Knows »), The Monkees, The Zombies, The Easybeats ou The Byrds. Mais on reconnaît également ça et là quelques touches de T.-Rex (« Keep It Dark »). Dans « Sun Structures », les triolets exécutés en parfait parallélisme par les quatre musiciens font irrémédiablement penser au Yes du début des années '70.

Le public est parfaitement réceptif mais c'est « A Question Isn't Answered » qui provoquera le plus de réactions. La rythmique presque tribale évoque Kasabian et on est emporté par les mélodies très simples, jusqu'à la superbe finale a capella. Un joli moment ! Dans « Mesmerize », la formation s'autorise une digression instrumentale assez bruitiste, dans la tradition psyché. « Sand Dance » clôture le set, révélant des accents Zeppeliniens du meilleur acabit. En rappel, Temples interprètera un « Shelter Song » dominé par des harmonies vocales très 'sixties', que n'auraient pas reniées les Mama's & Papa's.

Au final, un concert techniquement parfait mais sans véritable grain de folie. Les musicos sont appliqués. Comme de bons élèves, ils reproduisent les sonorités de leurs aînés mais, ils en oublient qu'il faut casser le moule, briser le carcan, si l'on veut exister en tant qu'artiste. De plus, dans les mélodies, ils abusent, en général, de ‘clichés’, des clichés qui après quelques écoutes, se transforment en ‘rengaines’. Et surtout, l'ensemble est trop apprêté, trop propre ; on ne ressent pas l'âme, la folie, la transgression du réel qui sous-tend le mouvement psyché. En conclusion, malgré des débuts prometteurs, Temples devra s’affranchir de références encore trop présentes aujourd'hui, sil veut déployer ses ailes. A vérifier lors de la sortie de leur deuxième opus !

Setlist

Colors To Life
Prisms
Sun Structres
A Questions Isn't Answered
The Golden Throne
Ankh
Move With The Season
Keep In The Dark

Mesmerize
Sand Dance

Encore :

Shelter Song

(Voir aussi notre section photos ici)

 

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