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Philippe Blackmarquis

Philippe Blackmarquis

Pionnier de la new-wave/synthpop, qui a sévi à la fin des années 70, Gary Numan a rencontré un succès phénoménal jusqu'au milieu des années '80. Après une traversée du désert, le Londonien est revenu dans le parcours, début du nouveau millénaire, en proposant une musique plus punchy, proche de Nine Inch Nails. En marge de son concert, il nous a accordé une interview, dans les locaux du Trix, à Anvers. L’occasion d’évoquer son nouvel album, ses influences, Trent Reznor, John Foxx et le riff principal d’« Are Friends Electric ? »...

Ton nouvel album, « Savage (Songs from a Broken World) », cartonne il me semble ?

Oui ! Quand il est sorti, il a atteint la seconde place dans les charts britanniques ; ce qui, pour moi, a été une énorme surprise. C'était la première fois que j'étais aussi haut sur les charts depuis... longtemps (rires). En fait depuis 1980.

Pourquoi n'a-t-il pas atteint la première place?

A cause des Foo Fighters...

Ça aurait pu être pire (rires)

Mais il restera un grand moment, un jalon très important dans ma carrière.

« Splinter », ton précédent long format, parlait d'un ‘esprit brisé’ et « Savage » d'un ‘monde brisé’. Existe-t-il un lien entre les deux thèmes ?

Pas vraiment. Quand j'ai réalisé « Splinter », je venais d’émerger d'une profonde dépression qui a duré trois ans. Je disposais donc de beaucoup de matière, suite à ce que je venais de vivre. C'était agréable d'être de retour et d'avoir quelque chose d'important à écrire. Pour « Savage », c'était différent. Pas de problème, tout allait bien, ma famille était heureuse, « Splinter » avait eu pas mal de succès, je venais de déménager en Amérique...

Dans un château... (rires)

Oui, un petit château. Donc, au début, j'ai eu du mal à exprimer une émotion forte. Donc, j'ai emprunté quelques idées à un livre que je rédige depuis longtemps. Il parle d'un monde futur dévasté par le réchauffement climatique. Et au moment où je commençais à me concentrer sur ce sujet, Donald Trump est arrivé au pouvoir et a commencé à propager toutes ces déclarations débiles. C'était comme si tout ce qui avait été fait de bien pendant un certain temps en termes de conscience allait être mis à mal à cause de cet homme puissant mais carrément stupide. Ce qui m'a donné envie d'en parler dans mes chansons. Quant au titre, « Savage (Songs from a Broken World) », il m'a été soufflé par une de mes filles, Persia...

Persia, c'est elle qui chante sur ton album?

Oui. Quand je lui ai raconté que « Savage » traitait d'un monde futur dévasté, elle a suggéré le titre « Songs from a Broken World » pour opérer le lien avec « Splinter ». Mais il n'y en a aucun entre le contenu et les paroles des deux disques... (rires)

Lors de différentes interviews, tu as avoué que musicalement, tes dernières productions étaient influencées par Nine Inch Nails. Y compris le dernier LP?

Cette fois-ci, pas tellement. Je pense que je me suis un peu lassé du style 'power electronic'.  Pour « Savage », j’ai emprunté un autre chemin.

Quelle est ta chanson préférée de Nine Inch Nails ?

Difficile de se prononcer, mais c’est probablement « Closer ». La liste est longue. « The Wretched » est aussi une de mes chansons favorites. « Head Like A Hole » a le meilleur refrain qui ait jamais été écrit.

Et ne penses-tu pas qu'il existe une chaîne d'inspiration entre toi et Trent Reznor ? Il a avoué avoir été influencé par toi et, plus tard, c’est l’inverse qui s’est produit.

J'aime beaucoup Trent. Surtout que nous sommes devenus voisins à L.A. Nous étions amis auparavant mais aujourd’hui, c'est encore plus facile, vu cette proximité. C'est principalement grâce aux enfants. Quand un de leurs enfants fête son anniversaire, Mariqueen et Trent organisent toujours une fête et nous invitent...

Ne penses-tu pas qu'il existe aussi une autre chaîne d'inspiration entre John Foxx et toi? Tu as déclaré à plusieurs reprises que John Foxx et Ultravox t'avaient influencé au début et tu as probablement influé à ton tour sur la musique de John Foxx, quand il a enregistré « Underpass », en solo.

Les influences vont bien au-delà de la musique. Les éléments musicaux que tu entends et qui t’imprègnent ne sont qu'une infime partie de tout ce qui t’influence comme artiste. Ca peut être un livre, une émission de télévision, une photo, une conversation. Ce sont des étincelles et elles enflamment ta propre imagination. Parfois, il est difficile de dire d'où l'inspiration vient. Dans ce milieu, tout le monde connaît ce phénomène. Trent également, et je suis sûr que John Foxx aussi. Nous sommes comme des éponges. Nous absorbons tout ce qui nous entoure en permanence.

C'est comme si tu digérais des informations afin de produire quelque chose de nouveau?

Oui. Trent, j'en suis sûr, est toujours attentif à ce qu'il entend ou plus généralement, à ce qu'il perçoit du monde extérieur. Il emmagasine une énorme quantité d'informations créatives et il les traite pour en restituer quelque chose de personnel. Parfois, tu entends un air que tu apprécies, puis tu l'oublies et un an plus tard, il réapparaît dans ton travail et tu imagines que c'est ta propre idée. C'est effrayant. Il y a longtemps, j’avais composé une chanson que j’aimais beaucoup. Puis ma femme est entrée dans le studio et s’est exclamée : 'C'est Siouxsie et les Banshees! ' Sans le savoir, j'étais occupé de réécrire une composition de Siouxsie! (rires)

C'est ce qui rend les cas de plagiat si compliqués.

J'ai eu un cas de plagiat très tôt dans ma carrière, en 1978 ou 1979. Ma maison d'édition a remarqué qu'un artiste m'avait copié. Mais l'autre partie a fait des recherches. Des experts ont retracé le parcours de la musique, ma musique, jusqu'au 14ème siècle, pour remonter jusqu’à celle que les moines avaient l'habitude de chanter (rires) ! Donc, on pense être l’auteur de compos originales, mais en fait ce n'est pas le cas.

Sans oublier que toutes les idées flottent au-dessus de nos têtes...

Ma théorie est que quand on est enfant, on apprend la musique, les accords, les mélodies, etc. en les écoutant, donc quand, plus tard, on commence à écrire ses propres chansons, on ne peut honnêtement affirmer qu’elles soient originales. On a été influencé depuis sa naissance. L'originalité est un mensonge, vraiment. C'est toujours une variation de ce qu’on a déjà entendu, à laquelle on a ajouté sa touche personnelle.

Si on prend comme exemple « Are Friends Electric ? », te souviens-tu du moment où tu l'as composée et comment l'étincelle s’est produite ?

Je me rappelle que je bossais sur deux morceaux en même temps. Mais je ne parvenais pas à les finaliser. Un jour, après avoir attaqué cla première, je me suis senti frustré de ne pas pouvoir la parachever et je suis passé directement à la scocnde  et je me suis rendu compte qu’elles pouvaient être complémentaires, moyennant quelques adaptations. Plus tard, alors que j’exécutais la partie instrumentale, je me suis trompé. Deux notes de la mélodie sonnaient plus fort que le reste. J'ai trouvé que le résultat est bien meilleur comme ça. Donc, en fait, ce riff a été élaboré par accident, parce que je joue très mal... (rires)

Et tu as puisé une inspiration pour les paroles dans le roman de Philip K. Dick, « Do Androids Dream of Electric Sheep ? » de Philip K. Dick…

Partiellement dans le livre de Philip K. Dick et en partie dans une série d'histoires de science-fiction que j'étais en train d'écrire. Et le nom de mon groupe, Tubeway Army, a été choisi en référence à un gang de Londres, qui agressait les usagers dans le métro. Mon livre parle du futur de notre civilisation. Le gouvernement a donné le pouvoir à un énorme ordinateur pour tout gérer. La machine se rend compte que ce qui rend la civilisation ‘non civilisée’, c'est l'espèce humaine. Alors, l'ordinateur commence à se débarrasser des individus, de manière sournoise, subrepticement. Des tests sont organisés pour évaluer leur intelligence et ceux qui échouent sont prétendument envoyés dans un centre de formation, mais ne reviennent jamais. Ensuite, certaines personnes réalisent ce qui se passe et vont se cacher dans un 'underground'. C'est une belle histoire mais je ne l'ai jamais achevée. Aussi, je l'ai transformée en album et je suis devenu célèbre... (rires).

Quand on regarde les expériences en cours opérées dans le domaine de l'intelligence artificielle, ça se passe parfois comme dans ton histoire : les I.A. annoncent vouloir se débarrasser de l'humanité...

Oui ... Nous sommes le problème, nous sommes le virus... (rires)

J'ai toujours pensé que si l'humanité était à 100% originaire de la terre, elle ne détruirait pas sa propre planète...

Oui, nous sommes comme des organismes étrangers, extra-terrestres...

Si tu devais choisir ta chanson préférée dans ta discographie des années 1979-1985, que choisirais-tu?

A l’exception des hits, les deux morceaux que je joue encore aujourd'hui, « Down In The Park » et « Metal ».

« Down in The Park » a souvent été repris.

Oui, entre autres, par Marilyn Manson. Les Foo Fighters aussi. Ils sont partout! (rires)

Et ta chanson préférée la plus récente ?

« Prayer for the Unborn », une plage de l’album « Pure ». Notre couple a perdu un bébé ; cette chanson a donc une signification particulière... Et sur « Savage », je choisirais « Ghost Nation »...

Pour commander « Savage (Songs from a Broken World) », c’est ici.

Photo par Phil Blackmarquis

dimanche, 15 avril 2018 13:20

L’art de mélanger les genres…

Ils vivent tous trois à Paris mais sont issus d'horizons différents. Leo Hellden (déjà aperçu chez Aswefall) est suédois d'origine, Narumi vient du Pays du Soleil Levant et Maik (ex-Earthling), de Jamaïque, après un crochet par Londres. Leur rencontre a accouché d’un trio unique de musiciens éclectiques, qui font éclater les limites fictives entre les genres musicaux. Ils mélangent ainsi post-punk, minimal synth, kraut, house et même rap au sein d’un cocktail véritablement singulier. Remarqué en 2012 par Karl Lagerfeld, qui les avait programmés lors du défilé ‘Chanel Printemps/Eté’, le groupe a depuis tracé un profond sillon dans le paysage de la musique alternative, signant trois albums et trois Eps remarquables. Musiczine les a rencontrés en marge du concert accordé à l'Atelier 210, à Bruxelles, aux côtés de Vox Low et Radar Men From The Moon, une soirée mise en place par Goûte mes Disques et Les Actionnaires.

Parlons tout d'abord de ce patronyme : Tristesse Contemporaine. Il s’inspire d'un bouquin, si je ne m'abuse ?

Leo : Oui, écrit par un historien de l'art, un Belge, justement, Hippolyte Fierens-Gevaert, un livre publié en 1899. Il s'intitule ‘Tristesse Contemporaine, un essai consacré aux grands courants moraux et intellectuels du XIXe siècle'. Je travaillais dans les ouvrages anciens et l'expression 'tristesse contemporaine' m'a plu.

Votre style musical est unique en son genre. On y décèle, entre autres, une inspiration très orientée 'wave', voire même ‘post punk'. Exact ?

Leo : Beaucoup de gens pensent que nous nous sommes inspirés des noms en langue française des groupes des années '70-'80, comme Cabaret Voltaire ou Trisomie 21...
Narumi : Liaisons Dangereuses...
Maik : Depeche Mode... Tiens, ils ne sont pas de nationalité belge, Depeche Mode ? (rires)
Leo : D'une certaine façon, on avait envie de revivre cette époque des eighties, un âge d'or dans beaucoup de domaines artistiques. Mais l'objectif n'était pas de créer nécessairement de la musique orientée 'wave'.
Narumi : On souhaitait juste opter pour un nom de groupe en français, vu qu'on était tous les trois des expatriés vivant en France.
Leo : Au début, on avait écrit une chanson très 'wave', intitulée « In The Wake », en forme de clin d'oeil à The Wake, une formation de post-punk issue des années quatre-vingt.

Mais le titre de TC le plus emblématique, le plus connu, c'est quand même « I Didn't Know » (en écoute ici) ?

Leo : Oui, c'est celui qui a rencontré le plus de succès.

Où puisiez-vous votre inspiration, à l’origine ?

Narumi : L'album qui nous relie tous les trois, c'est « Seventeen Seconds », de Cure.
Leo : J'ai aussi flashé sur Cocteau Twins, suite à une rencontre avec son guitariste, Robin Guthrie. C'est un peu plus soft, onirique, mais ça me plaît beaucoup.
Narumi : Oui, Cocteau Twins, c'est énorme.
Leo : J'aime surtout les sonorités de guitare. Par exemple, sur notre premier titre, « 51 Ways to Leave Your Lover », en fin de parcours, elles sont très inspirées de Robin Guthrie. A l'époque, j’avais même acheté le même matériel que lui.
Narumi : On est aussi marqués par Can et le krautrock en général. A cause de cet aspect répétitif...
Leo : Hypnotique…
Narumi : On aime aussi le krautrock électronique, comme, par exemple, celui de Cluster.

En outre, dans votre musique, il existe un élément 'dance', 'groovy', un côté syncopé qui rend les chansons irrésistiblement dansantes...

Maik : Oui, on a un 'shuffle' très post punk, inspiré par Martin Hannet. Et on est très créatifs en matière de sons. On utilise des canettes de bière, même des paquets de chips ! (rires)

C'est une démarche très 'industrial', très berlinoise, abordée un peu dans l’esprit de Einstürzende Neubauten !

Leo : Oui, c'est très 'industriel'. On aime mélanger les genres.

Abordons vos productions récentes. L'année passée, vous avez publié l'album « Stop and Start » et il y a quelques jours, un single « Out of my Dreams » (en écoute ) qui, à mon sens, présage une nouvelle direction ?

Maik : Pour ce morceau, oui mais pour la suite, on ne sait pas. On l'a enregistré assez rapidement, sans réfléchir. Il est plus rap.

Oui, en tout cas dans la partie vocale.

Maik : Toutes nos nouvelles compos convergent vers le rap. Mais c'est un rap anglais, très trash, très punk, pas du tout comme le rap américain. On est plus proche de celui pratiqué par Sleaford Mods.

Au niveau de la musique, j'ai décelé dans le ‘track’ un côté années '90, un peu 'acid'...

Leo : Ce titre était un peu une expérimentation. C'est pourquoi on ne peut pas dire que ce soit vraiment une nouvelle orientation pour notre projet. Une de nos influences actuelles est Rage Against The Machine. Je rêve depuis longtemps de réaliser un morceau aussi puissant que « Killing In The Name of ». L'autre option, c'est d'aller vers quelque chose de plus 'freaks', un peu comme Marilyn Manson. L'envie de choquer un peu.

De sortir de sa zone de confort ?

Leo : Oui. De réaliser quelque chose qui dérange un peu.
Maik : Il existe aussi le côté 'emo-rap'. On aime bien flirter un peu avec cette vague qui marche très fort pour l'instant. Le trash et même le mauvais goût...
Narumi : C'est un peu comme dans la mode. Elle peut être 'shocking' et en même temps, très 'classe'.

En conclusion, que recommanderiez-vous comme titres intéressants à (re)découvrir ?

Maik : J'ai récemment entendu un morceau de MorMor intitulé « Heaven's only wishful ». C'est davantage de la pop que de la wave mais j'aime bien ce mélange de genres.
Narumi : Perso, il s’agit d’un titre de Not Waving, avec le featuring de...

... de Marie Davidson ?

Narumi : Oui, c'est ça : « Where are we ».
Leo : De mon côté, je choisis le remix que nous avons réalisé du titre « Piscine Palace » de LuLúxpo. C'est un couple franco-argentin qui vivait en Suisse et s’est aujourd’hui établi en Espagne.

Merci à Tristesse Contemporaine, Atelier 210, Goûte Mes Disques, Les Actionnaires, Corida, WAVES et Radio Vibration.

‘J'habitais à Londres dans la plus stricte pauvreté, sans aucune perspective sur ce que je voulais faire dans la vie, excepté mon amour pour le chant. J'ai été voir le Mystère des Voix Bulgares et j'ai pensé : c'est ça, c'est le sommet. On ne peut pas aller plus loin que ça'...*’ C’est ce que Lisa Gerrard avait alors déclaré, il y a 35 ans. Aujourd’hui, la chanteuse iconique de Dead Can Dance et ses idoles de jeunesse sont réunies pour enregistrer un album et accorder quelques concerts exceptionnels. Ce soir, l'AB et le festival BRDCST nous proposent une très belle première européenne et la foule est impatiente de vivre ce spectacle unique, concentré sur ces 'splendeurs vocales’...

Au moment où les chanteuses du Mystère des Voix Bulgares débarquent, on se souvient que ce projet, fondé en 1952, avait été détecté en 1975 par feu Marcel Cellier, un ethnomusicologue de nationalité suisse. Il était tombé sous le charme des chants bulgares et avait décidé de les restituer sur un disque, en se servant d’arrangements plus contemporains. Mais le résultat escompté est plus que mitigé. Cependant, la légende raconte que Peter Murphy, le chanteur de Bauhaus, révèle alors cette découverte à Ivo Watts-Russel, le patron de 4AD. Ce dernier a le coup de foudre pour le collectif. Aussi, en 1986, la réédition de l'elpee par le label anglais, récolte un immense succès et lance la légende des Voix Bulgares dans le monde entier. Préfigurant l'émergence de la 'world music', elles inspireront non seulement Dead Can Dance, mais aussi Cocteau Twins, Kate Bush, Björk et plus récemment, Grimes, Drake et Gorillaz.

Mais revenons au spectacle proposé ce soir. Il est scindé en deux partie : la première est consacrée aux Voix Bulgares, sans Lisa Gerrard. Vêtues de costumes traditionnels, les vingt chanteuses sont disposées en arc de cercle et dès le début, la puissance de leurs voix frappe les esprits ; ce qui contraste avec le naturel, très souriant, voire espiègle de leur attitude. Les chants traditionnels sont ponctués de cris ou de gloussements, qui amusent l’auditoire. Six musiciens accompagnent les Voix : un guitariste, un contrebassiste, un flûtiste, une violoniste, un percussionniste et un 'human beatbox'. Ce dernier se taillera d'ailleurs un joli succès en solo lors d'un intermède étonnant. Mais ce qui frappe également, c'est le lien, évident, entre les mélodies et les techniques de chant des Voix Bulgares et celles appliquées par Lisa Gerrard chez Dead Can Dance, comme par exemple, dans « Cantara » ou « Tristan ». Bien entendu, le duo Gerrard-Perry a intégré cette influence dans un ensemble bien plus étendu, impliquant également des éléments orientaux, africains et médiévaux.

Après la pause, la violoniste et le percussionniste nous réservent un intermède musical basé sur les sons d'une viole et d'un 'hangdrum', une sorte de 'steeldrum' dont la forme est proche d’une soucoupe volante. Moment tant attendu : Lisa Gerrard pénètre sur la scène sous un tonnerre d'applaudissements. Drapée dans une robe ample aux reflets bleutés, elle est, comme d’habitude, majestueuse. Souriante, elle rayonne une infinie bonté. Par rapport au dernier concert, accordé par Dead Can Dance, au Cirque Royal, en 2012, elle paraît cependant marquée par le temps qui passe. Sa voix sublime de contre alto, par contre, n'a que peu changée. Enchanteresse, vibrante, ample et sombre, sa tessiture est toujours chaude et ronde. Très vite, l'ensemble interprète le single « Pora Sotunda », sorti fin 2017, qui annonce un opus fort attendu. Une atmosphère envoûtante baigne alors la salle ; touché, le public frissonne de bonheur.

Loin d'accaparer toute la lumière, c'est à de nombreuses reprises que Lisa Gerrard laisse la place aux solistes des Voix Bulgares, qui viennent chacune à leur tour à l'avant du podium. Et quand la voix hypnotique de Gerrard s'associe aux lignes répétitives du hangdrum, on a l’impression d’assister à une marche ténébreuse d'une immense profondeur.

Au moment de quitter l'Ancienne Belgique, on a la gorge serrée tant l'émotion a été intense. Force est de constater que l'association entre les Voix Bulgares et Lisa Gerrard fonctionne à la perfection. On aura vécu un moment unique, poignant et d'une sublime beauté. Bien vite l'album !

* Interview de Lisa Gerrard: sur youtube.com, à découvrir ici

Organisation : AB + BRDCST

Photo : Phil Blackmarquis

mercredi, 04 avril 2018 19:22

Une vague de groupes new-wave au W-Festival

C'est une vague, voire même un tsunami de groupes et artistes new-wave qui va déferler au mois d'août prochain sur les scènes du W-Festival à Amougies. Jugez plutôt : pas moins de 62 groupes ou artistes se relaieront pendant les quatre jours de ce qui sera bel et bien le plus grand festival 'dark' de l'année.
 
Il est vrai que la musique des années '80 et les sonorités plus sombres sont fortement revenues dans l'air du temps ces dernières années et on trouve de plus en plus de formations qui s'inspirent de la synthpop, de la cold wave ou de l'EBM. Les organisateurs ont donc eu la bonne idée de mélanger les 'classiques' comme Marc Almond (Soft Cell), D.A.F., Kim Wilde, Parade Ground, ABC, Paul Young ou Limahl avec les 'petits jeunes' qui montent, comme par exemple, She Past Away et Ash Code.
 
Cerise sur le gateau, le festival sera ouvert le mercredi par un concert exceptionnel de Peter Murphy, l'ex-chanteur de Bauhaus, qui fêtera les 40 ans de ce groupe fondateur du mouvement 'gothique'. Il sera accompagné pour l'occasion par David John Haskins, alias David J, le bassiste emblématique de Bauhaus, co-auteur du légendaire « Bela Lugosi Is Dead ».
 
Lineup :

15/08/2018

Peter Murphy 40 YEARS of BAUHAUS celebration featuring David J (de 21h30 à 23h00)

16/08/2018

WAVE CAVE

Dark Side Eons (12h40-13h20)

Roza Parks (14h20-15h00)

Parade Ground (16h05-16h50)

Pro Patria (17h50-18h40)

The Wedding Present (19h30-20h20)

Covenant (21h20-22h20)

Chameleons VOX (23h20-00h20)


SYNTH SCENE

The Christians (12h20-13h00)

Men Without Hats (13h20-14h00)

Machiavel (15h-15h45)

A Split Second (16h50-17h40)

Wang Chung (18h50-19h30)

Axel Bauer (20h20-21h20)

Midge Ure (22h20-23h20)

DAF (00h20-01h30)

DJ Zebedeus (01h30-03h30)


17/08/2018


WAVE CAVE

Doganov (11h50-12h30)

Monica Jeffries (12h40-13h20)

Me The Tiger (14h20-15h00)

Orphaned Land (16h05-16h50)

Echoes of Yul (17h50-18h40)

Dive (19h30-20h20)

Die Krupps(21h20-22h20)

Project Pitchfork (23h20-00h20)


SYNTH SCENE

Flesh & Fell (13h20-14h00)

Altered Images (15h00-15h45)

Peter Godwin (16h50-17h40)

A Flock Of Seagulls (18h40-19h30)

Annabella’s Bow Wow Wow (20h20-21h20)

ABC (22h20-23h20)

Kim Wilde (00h20-01h30)

DJ Zebedeus (01h30-03h30)


18/08/2018


WAVE CAVE

Dageist (12h40-13h20)

Ash Code (14h20-15h00)

Charcoalcity (16h05-16h50)

Marsheaux (17h50-18h40)

The Devil And The Universe (19h30-20h20)

She Past Away (21h20-22h20)

Front Line Assembly (23h20-00h50)


SYNTH SCENE

Secret Service (13h20-14h00)

Department S (15h00-15h45)

Modern English (16h50-17h40)

Novelle Vague (18h40-19h30)

Heaven 17 (20h20-21h20)

Limahl (The Voice of Kajagoogoo) (22h20-23h20)

Paul Young (00h20-01h30)

DJ Zebedeus (01h30-03h30)


19/08/2018


WAVE CAVE

A Slice Of Life (12h00-12h40)

Struggler (13h00-13h40)

Fär (14h00-14h40)

Dole (15h00-15h45)

Antipole (16h20-17h10)

Trisomie21 (17h40-18h40)

Clan Of Xymox (19h00-20h00)

Suicide Commando (21h00-22h00)

Lords Of Acid (22h40-23h40)


SYNTH SCENE

Captain Sensible (13h35-14h05)

Animotion (14h40-15h20)

Red Zebra (15h50-16h35)

Shriekback (18h20-19h20)

Marc Almond (20h00-21h00)

D:uel (22h00-23h00)

Vive La Fête (23h30-00h45)


DJ’s

Camping (10h00 - …)

Mat Zwart


Wave Cave

VANOnoise


VIP tent

Maxalto


Synth Scene & Afterparty

Zebedeus


http://www.w-festival/com

dimanche, 25 mars 2018 03:00

Un Wilson peut en cacher un autre...

Quelques semaines après Steven, c'est un autre Wilson, Jonathan, qui se produit à l'Ancienne Belgique. Bien qu'il n'y ait pas de lien de parenté entre les deux musicos, force est de constater qu'ils partagent un intérêt pour la musique des 70’s, et Pink Floyd en particulier. Jonathan a même collaboré aux sessions d’enregistrement du dernier opus de Roger Waters et intégré le 'live band' de ce dernier.

Dès qu'il prend possession des planches de l'AB Club, Jonathan Wilson impressionne par sa stature (il est très grand) et sa dégaine nonchalante, très 'cool'. Jean bleu, t-shirt dépareillé, gilet mauve, longs cheveux et barbe christique lui confèrent un look très 'hippie’, mais pour ce XXIe siècle. Agé de 43 ans, le Californien appartient à cette vague de musiciens néo-psychédéliques 'rétro-futuristes' qui réinventent les musiques 'vintage' en les adaptant à des paramètres plus modernes.

Dès les premières compos, le son oscille entre country/folk, psychédélisme, kraut et prog. C'est un groupe complet qui accompagne Wilson, impliquant batteur, bassiste, guitariste et claviériste. Ce dernier trône derrière un assortiment bien achalandé en synthés légendaires, tels que Mellotron, Crumar et DX7.

La setlist est, essentiellement, puisée au sein du dernier elpee de JW, « Rare Birds » et témoigne de toute l'étendue de son inspiration. On pense bien entendu à Roger Waters, surtout sur « 49 Hairflips », mais également à Bruce Hornsby. Pendant « Over The Midnight », le rythme quasi-robotique de la batterie semi-électronique et les harmonies rappellent le célèbre « That's just the way it is ». Autre référence évidente : War on Drugs. On retrouve ça et là les mêmes rythmes répétitifs et l'inspiration très ‘springsteenienne’, tant du chant que des paroles.

Il ne faut pas oublier que le résident de Laurel Canyon est aussi un excellent guitariste. D’ailleurs, il ne va pas se priver d’extraire de sa vielle Strato des soli à faire baver David Gilmour en personne, comme sur « Dear Friend », par exemple. Lana Del Rey avait posé sa jolie voix sur la version studio de « Living with Myself ». De quoi regretter son absence, sur celle, proposée ce soir, en ‘live’. Au rayon 'gossip', une histoire d'amour serait née entre les deux bellâtres ; mais cet épisode ne nous regarde pas, n'est-ce pas Thierry ?

Revenons au concert, au cours duquel « Desert Raven » déclenche une vague de cris chez un public hypnotisé par la jolie sarabande de tierces interprétée par Wilson et son gratteur. La prestation s’achève en force par l'épique « Valley of the Silver Moon », caractérisé par une dernière et très jolie chevauchée sur la six cordes.

Malheureusement, l'artiste n'accordera pas de rappel alors que deux titres étaient prévus sur la setlist. En cause, la sacro-sainte règle du couvre-feu à 22h30 imposée par l'AB et, indirectement, par les horaires de la SNCB (NDLR : Il suffirait que cette dernière propose une offre suffisante, avant minuit, afin que les provinciaux puissent rentrer chez eux, après le concert). Dommage...

En première partie, Gambles en a étonné plus d'un. Seul à la guitare acoustique, le New-yorkais a improvisé quasi tous ses morceaux 'on the fly', se promenant dans le public et parlant de la tournée, de New York ainsi que des gens qu'il rencontre : assez fun! 

Setlist J. Wilson :

Trafalgar Square
Me
Over the Midnight
Miriam Montague
Dear Friend
There's A Light
Sunset Blvd
Desert Raven
Living with Myself
Loving You
Rare Birds
49 Hairflips
Valley of the Silver Moon

(Organisation : AB)

« Tristesse Contemporaine » : quel merveilleux nom pour un groupe ! Inspiré d'un libre d'Hippolyte Fierens Gevaert intitulé : « La tristesse contemporaine: essai sur les grands courants moraux et intellectuels du XIXe siècle », le nom est délicieusement 'dark', comme l'est d'ailleurs la musique de ce trio à nul autre comparable. Basé à Paris mais résolument cosmopolite, il est composé de Narumi, Japonaise d'origine, Leo, Suédois et Maik, Jamaïquain et ancien résident londonien.
 
L’essence de ce qui fait Tristesse Contemporaine: “deux accords/un minimum d’instruments et un maximum de réverb”. Soit une certaine idée du 'less is more' appliquée à une musique à cheval entre le postpunk, la tech-house et l'indie-rock. Après un premier album en forme de déclaration d’indépendance (“Tristesse Contemporaine”) et un second en lévitation au dessus de la meute (“Stay Golden”), “Stop and Start”, sorti en janvier 2017, est venu clore une trilogie tout en anticipant un nouveau cycle.
 
Six ans après leur dernière visite, Tristesse Contemporaine fouleront les planches de l'Atelier 210 à Bruxelles le 6 avril prochain au cours d'une soirée concert mise sur pied par Goûte Mes Disques et Les Actionnaires. Egalement à l'affiche ce soir-là : Vox Low, la dernière signature du très influent label français Born Bad Records et Radar Men from the Moon, un trio hollandais présenté comme un mix entre CAN, White Hills et The Soft Moon. Voilà qui fait saliver....
 
Tristesse Contemporaine : site  / Soundcloud
Pour écouter « I Didn't Know » : c'est ici.
Vox Low : Bandcamp
RMFTM : Bandcamp
Tickets: voir ici.
Bert Libeert est le batteur du groupe belge bien connu Goose mais est également un compositeur et un producteur accomplis. Avec son projet “B”, il présente aujourd'hui son deuxième EP, qui s'intitule “Black Atlas”.
 
Dans “B”, Bert Libeert est armé de deux synthés et de deux boîtes à rythmes. Il y mélange la brutalité et la spontanéité de la musique live aux sonorité 'clubbing'. C'est un croisement entre l'EBM de Front 242 ou Nitzer Ebb et la fine fleur de la techno 'Old School'.
 
"Black Atlas", s'inspire de l'énergie plus sombre de la vie, positive et négative. Outre les beats sombres et les lignes de basse glaciales, on y entend des samples d'orages météorologiques enregistrés sur le terrain et des orgues d'église: dépaysement garanti!
 
Un des titres de “Black Atlas”, “Dark Waltz” a été dévoilé en avant-première dans l'émission WAVES de Radio Vibration. Pour l'écouter, c'est à 34 minutes, ici.

Pour pré-commander l'EP, c'est ici.

Originaire des Ardennes belges, Mélanie Isaac a posé piano et guitare à Bruxelles il y a dix ans. Elle évolue alors au sein de différentes formations où elle écrit, compose et interprète, et remporte, en 2012, la Biennale de la Chanson Française (Le parcours Francofaune de l’époque) au Cirque Royal.
 
Aujourd’hui, elle annonce un nouvel EP, « L’Inachevée », enregistré entre Manchester et Gand, avec l’aide de James Doviak (Johnny Marr, The Smiths), Reinhard Vanbergen (Das Pop, The Van Jets) et Franck Baya (Françoiz Breut, Saule).
 
En préambule, la chanteuse dévoile un tout premier titre extrait de l'EP, « Comme des loups », illustré par un superbe clip réalisé avec François Pirot. De ce nouveau titre, il se dégage un charme sombre, à la fois moderne et désuet. La voix voluptueuse et le physique androgyne de la chanteuse sont comme une invitation à un rêve sensuel. On oscille avec plaisir entre Radiohead, Fishbach, Rover, Véronique Sanson, Barbara et Dominique A. Le son est ample et clair ; il évoque un univers rétro-futuriste, moderne et en même temps délicieusement 'vintage'. De quoi faire saliver les loups affamés que nous sommes, impatients de découvrir les autres chansons du nouvel EP...
 
Pour regarder la vidéo de « Comme Des Loups », c'est ici.
 
Mélanie Isaac sur Facebook et sur Bandcamp.
Trente-sept ans après la mort de Ian Curtis, Joy Division continue de fasciner. Le groupe légendaire de Manchester, créateur d'un postpunk sombre et hypnotique, a à ce point marqué les esprits qu'aujourd'hui encore, nombre de musiciens revendiquent l'héritage de la formation mancunienne.
 
Depuis quelques années, on peut même parler d'un 'revival' des styles musicaux apparus entre 1977 et 1985. Cette nouvelle 'nouvelle vague' est souvent désignée sous le vocable générique de 'wave' et recouvre des projets aussi divers que The Soft Moon, The KVB, Protomartyr, Savages, Idles, Iceage,.. Sans oublier les DJ qui, tels Dave Clarke, The Hacker ou même Amelie Lens, vont rechercher de l'inspiration dans l'EBM d'un Front 242 ou les sons industriels d'un Cabaret Voltaire.
 
Au coeur de cette vague 'wave', l'héritage de Joy Division occupe une place centrale. C'est la raison pour laquelle Pedro Peñas Y Robles a décidé de donner la parole aux fans de la « division de la joie ». Le livre s'intitule « Joy Division : Paroles de Fans » et est publié dans la série « Paroles de Fans » de l'éditeur français Camion Blanc.
 
L'ouvrage rassemble cinquante témoignages de musiciens, DJ et photographes bien connus (The Hacker, Philippe Carly, Samy Birnbach, Christophe Demarthe, Mark Reeder, Yves Royer, Nicolas Ker, Richard 23, Dirk Da Davo, Marc Collin, Usher, Simi Nah, etc.) mais également de fans anonymes.
 
A noter que l'auteur, Pedro Peñas Y Robles, est bien connu sur la scène 'wave', comme étant le patron du label Unknown Pleasures Records (tiens, c'est justement le titre du premier album de Joy Division). Le livre paraîtra le 25 mars chez Camion Blanc. La chronique sera publiée sur votre site favori quelques jours avant le 'release'. 
Pour fêter les 25 ans des Nuits Botanique, l'institution culturelle bruxelloise s'est offert un 'walk of fame', une série de 50 étoiles plaquées sur le sol des serres, qui représentent 50 artistes ou groupes ayant foulé les planches du centre culturel avant de devenir de véritables stars. Parmi eux (ou elles), Muse, Oasis, Front 242, Arno, Pavement, Placebo, Toots Thielemans, etc... Il s'agit d'une 'installation' éphémère avant que les serres ne subissent une rénovation plus que bienvenue vers la fin de l'année.
 
En 2018, le Botanique renouvellera également son management, vu qu'Annie Valentini, bientôt partie pour une retraite bien méritée, cédera son siège à la direction générale. Et son successeur sera, sans surprise aucune, Paul-Henri Wauters, son 'partner in crime' tant à la ville qu'à la 'scène'....
 
Au chapitre programmation, le Bota présente une édition des Nuits placée sous le signe de l'ouverture. Plus de cinquante concerts, dont 11 sont déjà sold-out, seront accordés dans les 5 salles du site. Malheureusement, pour les raisons que l'on connaît, le Cirque Royal n'en fait plus partie cette année. La tête d'affiche, Charlotte Gainsbourg, devra donc se contenter d'un chapiteau agrandi mais peu adapté à sa personnalité fragile et à sa musique intimiste. A vérifier...
 
Fidèle à sa mission et à son identité, le Botanique proposera surtout cinq spectacles et créations uniques : une collaboration entre BRNS et Ropoporose, un 'live band' autour de Haring (avec Monolithe Noir et Flipo, le claviériste de Glass Museum), ainsi que 3 expériences impliquant « Musiques Nouvelles ». Emmené par Jean-Paul Dessy, l'ensemble classique montois s'associera, respectivement, avec le rappeur Pitcho, Jean-Luc Fafchamps et Rodolphe Coster. Ce dernier, véritable électro(n) libre de la scène alternative bruxelloise, sera accompagné par Maya Postepski, alias Princess Century (ex-Austra) à la batterie, Method et les Mybalés à la danse. Une collaboration unique prévue dans la Rotonde le 6 mai. A ne pas rater !
 
En plus des concerts déjà annoncés, le Botanique a dévoilé la dernière partie de la programmation des Nuits avec, entre autres, un concert acoustique de Julien Doré en clôture à Bozar, le 6 mai.
 
L'ouverture dans la programmation se traduit par une présence accrue de groupes et d'artistes hi-hop et rap, une évolution confirmée par la prestation d'Eddy de Pretto dans la foulée de la conférence de presse annuelle. Au sein de l'Orangerie, le jeune rappeur français a prouvé qu'il est en quelque sorte le petit frère de Stromae. A (re)voir le 5 mai !
 
Pour consulter le programme des Nuits et pour réserver ses tickets, c'est ici.
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