Mots-clés

Suivez-nous !

Facebook   Instagram   Youtube   Myspace

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait

Nos partenaires

Philippe Blackmarquis

Philippe Blackmarquis

Il y a du neuf chez Charlotte et David, le duo bruxellois bien connu. Aujourd'hui, ils sortent un album digital de remixes de titres de leur -superbe- dernier album.
 
Et il y a du beau monde dans la tracklist de « Forever Remixes ». Jugez plutôt : deux remixes de « Fake » par Factory Floor, les prodiges techno-wave de l'écurie DFA. « Fake » bénéficie également d'un remix par la géniale Maya Postepski (Princess Century, TR/ST, ex-Austra), qui, rappelons-le, avait participé comme co-productrice et 'synth-wizard' sur plusieurs plages de « Forever ». Le hit, « Do It Again », est, quant à lui, revisité par DC Salas, la valeur montante de l'électro bruxelloise, tandis que « Forever » passe à la moulinette plus 'housy' de Simon Le Saint. Enfin, « Oppression », qui était déjà à l'origine un track remix taillé pour le dancefloor, passe ici dans les mains expertes de MUGWUMP. Pour écouter les remixes, c'est ici.
 
Dans la foulée, Soldout publie également une vidéo de l'excellent titre « Because of You ». Réalisée par Eve Martin, elle met en scène un personnage féminin, une 'skateuse', qui doit s'imposer dans un monde principalement masculin. Pour regarder la vidéo, c'est ici.
 
Enfin, Charlotte et David, accompagnés par leur batteur Franck, annoncent une tournée avec Girl In Hawai. Dix ans après leur collaboration sur « Dead Tapes », les deux formations se retrouvent pour une série de dates en France et à l'Eden de Charleroi. Au passage, on notera qu'il ne faut pas tarder à réserver ses tickets pour le concert de Soldout à la Madeleine le 19 octobre car il est quasi.... soldout.
 
 
Ecoutez l'interview de Soldout dans l'émission de radio WAVES : ici.






Le Bozar Electronic Arts Festival fête déjà sa sixième édition ; et pour être franc, c'est un des meilleurs festivals de musique électronique en Belgique. Le lieu ? Le Bozar (le Palais des Beaux-Arts, pour celles et ceux qui ne connaissent pas Bruxelles). Cet endroit est bien entendu magique et l'organisation, impeccable, mais c'est surtout la programmation qui est intéressante. Elle combine classicisme, expérimentation et avant-garde, sans négliger un côté 'mainstream', voire même 'clubbing'. Pour les aficionados de la musique 'dark' orientée 'wave', comme votre serviteur, il y a toujours quelque chose à se mettre dans le creux de l’oreille. Les années précédentes, l'affiche était rehaussée par la présence, notamment, de Silent Servant, Regis, Andy Stott ou encore Veronica Vasicka. Pour cette édition, c'est surtout la soirée du 29 septembre qui a retenu notre attention, car elle nous réserve des concerts de Black Rain et de Ben Frost.

La soirée commence bien : dans le hall, nous croisons Alison Lewis, mieux connue au sein des milieux 'dark' sous le pseudo de Zanias, une artiste interviewée à plusieurs reprises par votre serviteur. Ancienne chanteuse de la formation légendaire de dark-pop Linea Aspera, elle incarna également la moitié de Keluar. Et elle nous signale qu’elle prêtera sa voix à Black Rain. Une bonne nouvelle !

Black Rain, c'est un des multiples projets imaginés par l'Américain Stuart Argabright, connu grâce à Death Comet Crew et Dominatrix mais surtout à Ike Yard, la formation new-yorkaise pionnière de la 'no wave'. Active depuis les années 80, Black Rain a connu une renaissance en 2012 après la sortie des « Soundtracks 1995-1995 » de William Gibson, publiées sur l’écurie britannique Blackest Ever Black. Inscrit au catalogue de labels tels que Les Disques du Crépuscule et Factory Records, le projet est largement reconnu comme précurseur pour la musique industrielle, proto-techno et post-punk.

Au Bozar, Stuart Argabright est accompagné par Soren Roi, aux synthés modulaires et à la guitare, et Otto Lindholm à la contrebasse. Argabright se consacre au laptop, au synthé et à la basse. Dans le ‘Studio’, le petit amphithéâtre du Bozar, plein à craquer, la formation déroule sa musique dark ambient teintée de rythmiques technoïdes. Les compos sont assez bruitistes, atonales et sombres. La setlist se focalise sur « Black Pool », le dernier opus en date du projet, publié l'année dernière, mais propose également des nouveaux titres. Ils devraient d’ailleurs figurer sur le prochain disque, dont la sortie est prévue pour la fin de l'année. Dans le dernier tiers de la prestation, Alison Lewis rejoint le trio pour interpréter quatre titres, dont les deux « Profusion (I et II) ». Drapée dans un superbe ensemble noir aux allures de sari, elle fascine et impressionne. Telle une diva gothique, elle alterne mélodies lancinantes et phrasés plus expérimentaux. Par moments, sa voix lorgne sur le chant lyrique de Lisa Gerrard, une des chanteuses, on le sait, qui l'ont le plus marquée dans sa vie. Un set été intense et profond, qui constitue une excellente mise en bouche avant le plat de résistance...

Ce plat de résistance nous est servi par Ben Frost. L'Australien, qui réside en Islande, est un fidèle du festival ;  il a déjà foulé les planches du Bozar en 2012 et 2014. Aujourd'hui, il est clairement devenu une 'superstar' de la musique électronique et c'est en majorité pour lui que le public a investi en masse la grande salle Henri Leboeuf. La musique de fond dispensée avant le concert se résume à un son monotonique régulier, semblable au beep d'un électrocardiogramme. Enervant mais idéal pour créer un manque et susciter le désir avant le déferlement qui va suivre.

Vers 21h40, accusant 10 minutes de retard, l'artiste prend possession de la scène, sous les fumigènes. Arborant une barbe et des cheveux longs, campé derrière une large table placée au centre du podium, sa stature de bûcheron en impose. Le light show est exclusivement composé de lumières d'un bleu électrique rappelant la pochette de « The Centre Cannot Hold », son dernier opus produit par Steve Albini qui, jolie coïncidence, sort ce jour même chez Mute Records.

Si, sur disque, la musique de Ben Frost peut paraître parfois monotone, son incarnation sur scène est, par contre, d'une puissance impressionnante. Les écarts de dynamique sont frappants : on passe des atmosphères les plus 'ambient' aux explosions soniques d'infra-basses et de synthés. On reconnaît la plupart des thèmes du dernier LP, notamment « Ilonia » et « Entropy in Blue », mais les séquences rythmiques et les modules mélodiques sont triturés et torturés en live par un Ben Frost véritablement possédé. Un autre possédé, c'est le fan lourdingue du premier rang qui, en transe depuis le début du concert, va jusqu'à monter sur le podium pour congratuler l'artiste, avant d'être fermement éconduit par un membre de la sécurité.

Les jeux de lumière sont bluffants. Les vidéos projetées sur l'énorme écran, tendu au fond de l’estrade, deviennent progressivement plus précises et représentent des nuages en mouvement ou des mousses qui se gonflent comme un Alien, le tout dans la couleur bleue obsessionnelle qui évoque Klein.

L'univers sonore ressemble à un voyage dans les tréfonds des geysers islandais. Le calme sourd, sombre et profond, avant le surgissement des forces telluriques. On pense à Autechre, The Knife, Empyset, Prurient ou Blank Mass ; mais la signature musicale de l'Australien est foncièrement originale. 

Cette symphonie tirée des abysses de la terre s’achève au bout d’une heure. Et pour ponctuer ce show époustouflant, Ben Frost vient saluer la foule, la main sur le cœur. A revoir au plus vite !

Le programme prévoit encore la prestation de Pantha du Prince et la performance ‘SpaceTime Helix’ proposée par Michela Pelusio et Glenn Vervliet. Mais la soirée a été suffisamment riche. Ce sera pour une autre fois !

(Organisation : Bozar)

samedi, 16 septembre 2017 03:00

Nuits Sonores 2017 : samedi 16 septembre

Après la soirée d'inauguration (voir notre chronique ici), les Nuits Sonores bruxelloises entrent dans le vif du sujet, en proposant deux nuits de musique électronique, ce vendredi et ce samedi, dans le Palais 10 du Heysel.

Pour rappel, 'Les Nuits Sonores', c'est un nouveau festival pluridisciplinaire qui s'inspire grandement de son grand frère lyonnais, actif depuis 14 ans. La Ville de Bruxelles a en effet demandé à l'équipe lyonnaise de développer une version locale de ce festival dans notre capitale, en adaptant le concept français aux lieux et aux artistes locaux.

Si la nuit du vendredi a rencontré un succès mitigé, par contre, celle de samedi a attiré la très grande foule. Le public est déjà nombreux dès l'entame du programme, à 22h, pour écouter DC Salas, la nouvelle coqueluche de l'electro bruxelloise. Il n’a suffi qu’un seul Ep, « Peru », paru en 2010 sur l’éminent label Doctor Vinyl, pour propulser DC Salas au coeur de l’effervescence de la scène électronique noir-jaune-rouge. Le Nicolas Jaar belge est parvenu à réchauffer les esprits (et les articulations) au sein d’un Palais encore transpercé par un air un peu trop glacial pour la saison.

Mais la plupart des jeunes se sont déplacés pour le prodige de l'électro à la française : Rone. Erwan Castes ne paie pourtant pas de mine : chaussé de lunettes et l’air un peu gauche, on dirait un geek. Mais qu'on ne s'y trompe pas : à 36 ans, c'est une véritable superstar. Au Palais 10, en tout cas, son arrivée déclenche une gentille hystérie. Le musicien vient se planter derrière ses machines et derrière lui, en backdrop, on distingue l'énorme reproduction du visuel créé par Michel Gondry, une évocation moderne du Metropolis de Fritz Lang. Le son est puissant : on ressent les infra-basses et les décibels! La setlist fait la part belle à « Mirapolis », le prochain LP, qui doit sortir en octobre prochain. On reconnaît « Brest », dont des extraits sont déjà disponibles sur les plates-formes de streaming. Mais c'est un ancien titre, le fameux « Parade », caractérisé par sa voix incantatoire, qui déclenche bien entendu la folie dans la fosse. Anecdote, le musicien traverse un moment de panique lorsque ses machines stoppent net le temps de deux 'glitches' inopinés : une occasion de regretter une fois de plus l'omniprésence des playbacks et autres séquences préprogrammées dans ces spectacles sensés être 'live'.

Cet incident est bien vite oublié, d'autant qu'un autre hit, « Bye bye macadam », vient mettre tout le monde d'accord. La version en live est étonnante. Pulsants, les synthés sonnent comme des orgues de barbarie. On se croirait au plein milieu d'une fanfare pour un monde moderne. A la fin du spectacle, Rone s'avance vers le public pour le remercier. Et il faut le reconnaître, ce gars incarne véritablement le rêve de tout 'nerd' passionné de musique et d'ordinateurs. Le public, en tout cas, en a eu plein les oreilles et, vous n'y couperez pas, plein les neu-Rones...

Après un (trop long) intermède rempli par la Djette tunisienne Deena Abdelwahed, il est enfin temps d'accueillir le 'boss' : Laurent Garnier. Il est 4h du matin et le hall du Palais 10 est encore rempli aux ¾ de sa capacité. Manifestement, l'artiste aurait dû commencer plus tôt et bénéficier de plus de deux heures dans la programmation. Car il n'est jamais aussi bon que lors de longues chevauchées musicales qui peuvent atteindre 5 heures, voire en mode 'All Night Long'. Qu'importe : ne boudons pas notre plaisir et profitons à 200% d'un set une fois de plus époustouflant d'érudition et d'intelligence. Pas le temps de divaguer dans l'ambient ou le jazz : la tonalité principale se révèle d'emblée techno-electro, tout en intégrant des nuances house et opérant quelques incursions dans l'EBM. Il termine d'ailleurs sa prestation par le remix de Boys Noize du célèbre « Als wär's das letzte Mal » de D.A.F.

Ce qui frappe à nouveau, c'est l'incroyable maîtrise technique du Parisien. On admire sa manière d’isoler un loop, de le faire tourner avant de l'enrichir de rythmes ou de samples, créant ainsi 'on the fly' une partition inédite. Et elle peut perdurer avant que, par miracle, elle ne glisse vers un autre track qui attendait la touche du Maître pour sortir de sa boîte. Bravo, Laurent !

En conclusion, on peut écrire que les Nuits Sonores ont réussi leur pari. Pour une première édition, c'est un succès. Mais, pour la prochaine édition, il serait sans doute judicieux de faire évoluer le concept bruxellois, pour le rapprocher du modèle lyonnais et pas seulement organiser deux nuits et un circuit. Enfin, si la combinaison entre musique électronique, arts visuels et performances constitue un objectif louable, il serait souhaitable qu’elle se réalise au sein de lieux vraiment insolites, intégrés au sein du tissu urbain.

En outre, il ne suffira plus de se contenter d’un petit débat sur l'avenir de l'Europe : il faudra créer en pratique une interaction visant à revitaliser les quartiers. Si elle n'a pas réalisé d'emblée ces objectifs ambitieux, la première édition bruxelloise constitue, en tout cas, un premier pas dans la bonne direction.

(Organisation : Nuits Sonores & Brussels Expo)

 

 

 

vendredi, 15 septembre 2017 03:00

Nuits Sonores 2017 : vendredi 15 septembre

Après la soirée d'inauguration (voir notre chronique ici), les Nuits Sonores bruxelloises entrent dans le vif du sujet, en proposant deux nuits de musique électronique, ce vendredi et ce samedi, dans le Palais 10 du Heysel.

Pour rappel, 'Les Nuits Sonores', c'est un nouveau festival pluridisciplinaire qui s'inspire largement de son grand frère lyonnais, actif depuis 14 ans. La Ville de Bruxelles a en effet demandé à l'équipe lyonnaise de développer une version locale de ce festival dans notre capitale, en adaptant le concept français aux lieux et aux artistes locaux.

Le choix du Palais 10 comme salle de concert principale a suscité bien des interrogations. N'était-il pas trop ambitieux, voire téméraire, d'investir un espace aussi vaste (4.330 m2, quand même), et plutôt méconnu du grand public, pour héberger un festival qui effectue son galop d'essai ? Verdict : si la nuit de vendredi a rencontré un succès mitigé, par contre, celle du samedi a rassuré les organisateurs. Faut dire que les fans se sont déplacés en masse, au Parc des Exposition, pour les têtes d’affiche, Laurent Garnier et Rone.

Dans la programmation du vendredi, c'est surtout le DJ set de The Hacker qui a retenu l'attention de votre serviteur. Le musicien grenoblois, Michel Amato de son vrai nom, s'est surtout rendu célèbre grâce à son duo avec Miss Kittin'. Aux Nuits Sonores, il a accordé un set puissant, principalement electro-techno mais agrémenté de touches EBM (Electro Body Music) et Wave du meilleur acabit. Malheureusement, il n’a pas eu le privilège de se produire sur la grande scène mais à l'étage, dans la ‘Ambassador Room’, dont la curatrice n’est autre que notre amie Jane, la patronne des soirées Catclub et BlackOut. L'espace est donc plus intimiste, propice à un contact plus rapproché entre l’artiste et le spectateur. Dans sa playlist, on épinglera surtout l'excellent remix du titre « I Want U » de DJ Hell ainsi que l'extraordinaire rework de « Sato Sato », de D.A.F, par l'Allemand Westbam.

Avant lui, dans cette même salle, Jane a invité Kong, un résident du Catclub, responsable de la branche bruxelloise de 22Tracks et animateur radio à Studio Brussels. Il va dispenser un DJ set house élégant mais sans réelle surprise. Si, une bonne surprise quand même, celle d'entendre le légendaire « How Much Are They ? » de Jah Wobble en milieu de parcours ! Après lui, Haring a suscité davantage de réactions grâce à un live très house, psychédélique, à la limite de la Trance. Le musicien/producteur bruxellois cumule les bonnes références, comme celles empruntées à Max Cooper, Rone, XXYYXX ou Tycho, mais il brise trop souvent l'élan en multipliant les intros et les outros. Etonnant, si la prestation est annoncée ‘live’, elle recèle des titres de Rain and Flashing Lights et Och… En fin de set, il va s’autoriser un nouveau track. Intitulé « Brussels » il souffre de sonorités un peu trop dubstep. Mais si vous souhaitez en connaître davantage sur cet artiste, rien de tel que d’écouter son premier opus, « In Spaces », sorti en mai chez City Tracks.

Le hall principal du Palais 10 accueille Modeselektor. C’est le point d’orgue de la nuit. Malheureusement, la salle est à moitié vide (ou pleine, selon), lorsque Gernot Bronsert et Sebastian Szary grimpent sur l’estrade. En outre, le light show, annoncé comme ‘une scénographie particulièrement soignée destinée à installer un design et des light shows spécifiques dans la salle et pas uniquement sur scène’, se révèle somme toute assez classique. Seul décor distinctif : la double rampe de néons blancs disposée au-dessus de la foule.

La musique de ce duo allemand navigue astucieusement entre électronique, rap, techno et IDM. Actif depuis plus de 20 ans, il a l’art de réussir tout ce qu’il produit, y compris les collaborations. Que ce soit auprès de Siriusmo (Siriusmodeselektor) ou encore d’Apparat (le défunt Moderat). Le set aux Nuits Sonores est impressionnant, glacial, principalement atonal et parfois, carrément expérimental.

Avant cette prestation, on a découvert L'Or du Commun, un groupe de hip-hop bruxellois assez attachant. Primero, Loxley, Swing et Dj Junior Goodfellaz ont réussi à installer une bonne ambiance, grâce à leur humour et leur énergie déconcertante, malgré une salle aux 3/4 vide, en ce début de programme…

(Organisation : Nuits Sonores & Brussels Expo)

 

jeudi, 14 septembre 2017 03:00

Nuits Sonores 2017 : jeudi 14 septembre

Les Nuits Sonores bruxelloises, c'est un nouveau festival pluridisciplinaire qui s'inspire grandement de son grand frère lyonnais, actif depuis 14 ans. Suivant une idée d'Henri Simons, le directeur de l'Atomium, la Ville de Bruxelles a demandé à l'équipe lyonnaise de développer un festival dans notre capitale, en adaptant le concept français aux lieux et artistes locaux.

L'idée originale des Nuits Sonores consiste à combiner musique électronique, arts visuels et performances dans des lieux de préférence insolites, tout en créant un débat d'idées et prônant l'interaction urbaine ainsi que la revitalisation des quartiers. Si elle ne réalise pas d'emblée cet objectif ambitieux, la première édition bruxelloise constitue un premier pas dans la bonne direction.

Durant 4 jours et 3 nuits, soit du 14 au 17 septembre, Bruxelles accueille deux nuits de concerts dans le Palais 10 du Heysel, un circuit d'activités organisé en collaboration avec plus de 20 collectifs et salles de la capitale ainsi que diverses conférences-débats.

Aujourd'hui, la journée de lancement est surtout marquée par la soirée d'inauguration au Bozar et par un circuit de concerts qui va squatter cinq lieux emblématiques de la ville. 

Dans l’'event hall' de Bozar, les sonorités subtilement 'dark' du Dj Sofa accueillent les visiteurs. De loin, le track évoque le « Venus in Furs » du Velvet: la soirée commence bien !

Le programme prévoit tout d'abord une partie officielle, consacrée aux discours et allocutions. Derrière le pupitre installé sur l'escalier, Paul Dujardin, directeur de Bozar, Philippe Close, bourgmestre fraîchement nommé et Bianca Debaets, secrétaire d'état à la Région, dressent le contexte politique et culturel du festival. Ensuite, Vincent Cary, directeur, et Pierre-Marie Oullion, programmateur, tous deux chez Arty Farty, l'équipe d'organisation lyonnaise, détaillent le programme et sa philosophie. Malheureusement, les allocutions adoptent un format 'conférence de presse' très (trop) officiel, et surtout pas du tout adapté à un auditoire qui, d'ailleurs, ne se gêne pas pour bavarder, créant ainsi une joyeuse cacophonie.

Le parcours se poursuit dans le 'Studio' de Bozar, où se produit une troupe estonienne, dans le cadre du Bozar Electronic Arts Festival, qui s'étend, lui, du 14 au 30 septembre. L’Estonie, pays pionnier dans le secteur du numérique en Europe, est en quelque sorte 'invitée d'honneur' au Bozar, entre autres par le biais d'expositions d’art vidéo numérique (« L’archéologie de l’écran »). Quant à la performance, elle a été baptisée ‘Demultiplexia’ et consiste en un spectacle multimodal, mêlant musique électronique, danse, théâtre et neurosciences. Le NeuroTheatre Collective y met en scène un danseur et une danseuse portant un casque qui enregistre leurs émotions et les traduit en sons et en images vidéo projetées sur un écran. Quatre spectateurs sont invités à participer à l'expérience, comme 'médiateurs'. L'expérience est intéressante mais manque de contenu et de scénarisation.

Après le Bozar, en route pour le ‘Circuit’ qui relie cinq lieux bruxellois : l'Ancienne Belgique, le Bonnefooi, le Brass, le Fuse et la galerie Horta. D'abord, rapide crochet par la galerie Horta, où les Garages Numériques (GN) organisent la deuxième édition de leur festival. Ils y présentent les cultures digitales sous de nombreuses formes, croisant les styles et les esthétiques dans un large espace d’exposition consacré à la musique, aux performances audiovisuelles et disposant d’une salle de conférences.

Cap ensuite vers l'Ancienne Belgique, et précisément l'AB Club, où Monolithe Noir achève son set. On a déjà eu l'occasion de dire tout le bien qu’on pense de ce projet monté par Antoine, le sympathique disquaire 'Balades Sonores'. Equipé de ses contrôleurs et de ses synthés modulaires, il déroule de superbes séquences tantôt ambient, tantôt industrial techno. La salle est quasi-pleine et réserve un très bon accueil à ce musicien-bidouilleur qui, depuis sa participation au Concours-Circuit, multiplie les concerts en Belgique.

Le temps de boire un verre de vin, de féliciter Antoine et de tailler une bavette en compagnie de deux amies françaises, et le 'Live' suivant embraie. En l’occurrence, celui, très attendu, de Raime. Ce duo londonien réunit Joe Andrews et de Tom Halstead. Ce soir, le tandem est épaulé par une drummeuse, Valentina Magaletti. Raime compte déjà deux albums dans à son actif, tous deux parus chez Blackest Ever Black, une écurie qui porte bien son nom vu qu'elle héberge des projets sombres, très sombres même... Si le premier elpee du duo, « Quarter Turns Over A Living Line », baignait plutôt dans une forme de 'dark ambient', grâce à ses pépites d'une noirceur abyssale, comme « Exist In The Repeat Of Practice », l'opus 'sophomore', comme on dit en anglais, a marqué une rupture assez radicale.

Sur le podium de l'AB Club, c'est, en grande majorité, ce nouvel avatar de Raime que nous découvrons. Oubliées, les compositions lentes, 'drone' et introspectives ; on retrouve bien sûr les infra-basses et les samples qui font la marque de fabrique du projet mais aujourd'hui, ces éléments sont intégrés dans des rythmiques plus rapides, exécutées par des machines et par la batterie en 'live' ; et, cerise sur le gâteau, Tom Hastead joue de la guitare ! L'ensemble débouche sur un univers cross-over, sis quelque part entre Vatican Shadow et... Rage Against The Machine. C'est dark, pulsant, énergique et très vite, le public ondule sous les vagues ensorcelantes de « Tooth ». Un set impressionnant, qui donne méchamment envie de (re)découvrir cet album étonnant.

Direction Fuse, pour assister au DJ set de Red Axes. Cependant, l’entrée est refusée à votre serviteur, suite à une erreur. Son nom ne figure pas sur la 'Press List'. Il ne lui reste plus qu’à rejoindre ses pénates afin de se ménager pour vivre les deux nuits prochaines, programmées au sein du Palais 10 au Heysel. Elles sont hautement prometteuses puisqu'on pourra y voir et écouter, entre autres, Modeselektor, The Hacker, Haring, Rone et Laurent Garnier... A suivre !

(Organisation : Nuits Sonores, Bozar, Brussels Expo, Be Culture ainsi qu’une vingtaine de salles et collectifs bruxellois).

Soror Dolorosa signifie « Soeur Douleur » en latin et, sans mauvais jeu de mots, on peut dire que le nouvel album de ce groupe parisien va faire mal... Emmenée par Andy Julia (chant), que l'on connaît aussi par ailleurs via ses participations aux projets Dernière Volonté et Position Parallèle, le combo pratique une musique 'dark' aux accents postpunk, cold-wave et gothic-rock. Pensez à Bauhaus, The Cure et The Sisters of Mercy. On trouve également dans ses rangs Hervé Carles (basse), Nicolas Mons (guitare), Frank Ligabue (batterie) et surtout, David-Alexandre Parquier (guitare), que l'on connaît bien en Belgique via son projet solo bruxellois Luminance.
 
Ce nouvel album, le 4e, s'intitulera « Apollo » et sortira le 15 septembre sur le label allemand Propecy Productions. Il aura fallu une longue gestation, de presque 4 ans, pour donner vie à cette nouvelle production. Les compositions évoquent un univers sombre, voire dystopique mais elles sont illuminées par la voix cristalline et voluptueuse d'A. Julia. Par moments, on pense aussi aux Chameleons, à David Sylvian et même à A-Ha, le refrain de « Another Life » lorgnant par moments sur le célèbre 'yodel' de Morten Harket...
 
Pour regarder


Pour pré-commander l'album :
http://en.prophecy.de/artists/soror-dolorosa/
 
En plus d'un CD et d'un double en vinyle, « Apollo » est aussi disponible en format Artbook, un magnifique opuscule noir et or qui comporte, outre le CD de l'album, un DVD live et 72 pages (!) de superbes photos.

Soror Dolorosa :
https://www.facebook.com/sorordolorosaofficial/

Propecy Productions :
http://www.prophecy.de/

Thot, le projet dirigé par le Français d'origine et Bruxellois d'adoption Grégoire Fray, a levé le voile sur son tout nouvel album, intitulé « Fleuve », lors d'un showcase destiné à la presse et aux professionnels, qui s'est tenu au Magasin 4, dans la capitale.
 
Produit par Magnus Lindberg (Cvlt of Luna), l'album est déjà le 4e du musicien et sortira officiellement le 20 octobre sur l'excellent label bruxellois Weyrd Son Records. On y retrouve avec plaisir la signature sonore et artistique de Thot (en passant, ce nom désigne le Dieu lunaire dans la mythologie égyptienne). C'est un indie-rock aux accents metal, industriels et post-rock, à classer quelque part entre Nine Inch Nails (période The Fragile) et Amenra avec une petite touche de Muse dans les voix (même si l'artiste s'en défend)...
 
« Fleuve » propose 9 compos qui portent toutes le nom d'un fleuve européen et se présentent comme une ode à l'histoire européenne et à son héritage, le tout transcendé par une approche tribale mêlant sons électroniques et organiques.
 
Pour annoncer l'album, pas moins de trois clips vidéos ont été réalisés (voir ici), ainsi qu'une reprise d'un titre de Fever Ray : Now's The Only Time I Know.
 
L'album est disponible en pré-commande sous la forme de plusieurs (superbes) éditions vinyl, en cd et en format digital via http://weyrdsonrecords.bandcamp.com/album/fleuve.
 
Tracklist :
1. ICAUNA
2. ODRA
3. VLTAVA
4. RHONE
5. RHEIN
6. DUNA
7. VOLGA
8. SAMARA
9. BOSPHORE
10. NOW’S THE ONLY TIME I KNOW (Fever Ray cover - bonus track)
mercredi, 16 août 2017 14:22

BSF 2017 : un Beau Succès de Foule !

La 16e édition du Brussels Summer Festival s'est refermée ce mardi soir sur une prestation impressionnante des Pet Shop Boys. Un point d'orgue (synthétique) sur un festival qui aura drainé plus de 115 000 spectateurs, dont 14 000 acheteurs du pass de 10 jours. Vu la période très sécuritaire que nous traversons, c'est un résultat remarquable. Notons que les problèmes de files devant la salle de la Madeleine, qui avaient exaspéré le public l'an passé, ont été largement résolus cette année, grâce à une programmation mieux équilibrée.
 
L'autre pari réussi, c'est celui de la diversité dans le lineup. Les grands noms ont bien entendu attiré le public plutôt « mainstream » (Pet Shop Boys, Jain,...) mais on félicitera surtout Denis Gerardy, l'architecte du programme du festival, pour avoir -à nouveau- innové dans la diversité et le mélange des genres. On a apprécié les soirées plus orientées 'metal' ou 'urban dance' et, plus encore, la présence de Lescop et Fishbach juste avant Jain mercredi passé et celle de Divine Comedy et Feist sur la grande scène de la Place des Palais. Autre franche réussite : la présence en force des artistes et formations belges, avec une mention marticulière pour Soldout et Goose. Bravo aussi pour The Jesus and The Mary Chain.
 
Seul petit couac : les files interminables à l'entrée du Mont des Arts avant le concert de Jain : il eût été plus opportun de programmer la nouvelle coqueluche française sur la Place des Palais. Mais on sait que la combinaison des agendas fait partie des des affres du métier de booker... Au passage, on suggère également d'intégrer davantage de formations alternatives locales comme Animal Youth, Luminance, etc. Mais on sait qu'en tant que festival plus orienté 'entertainment', le BSF se doit de privilégier des projets établis, laissant au Botanique et autres Beursschouwburg le soin de défricher le terrain pour découvrir les têtes d'affiche de demain.
 
Au final, il est clair que le BSF aura acquis un peu plus encore son statut de grand rendez-vous musical multiculturel, incontournable de la capitale, et jouissant d’une renommée grandissante, également à l’étranger. On nous a confié que des cars entiers de fans des Pet Shop Boys avaient fait le déplacement en provenance d'Allemagne, de France ou des Pays-Bas.
 
Un compte-rendu de la soirée de clôture sera publié dès que possible ; en attendant, vous pouvez (re)lire les chroniques des autres jours dans notre section « Concerts ». Les photos se trouvent ici.
Frozen Nation est un nouveau projet musical belge basé à Bruxelles. Après quelques titres partagés sur Soundcloud et quelques concerts, voici rien moins qu'un premier album en bonne et due forme. Intitulé subtilement « Dark Belgian Disco », un joli clin d'oeil, il propose une synthpop / futurepop impressionnante de maîtrise pour un groupe « débutant ».
 
Musiczine a eu la possibilité d'écouter les dix titres en préécoute exclusive : on se trouve dans un style musical proche de Covenant, Apoptygma Berzerk, And One ou Edge of Dawn, toute cette vague de Futurepop datant des années '90 et 2000 et fortement inspirée par Depeche Mode, John Foxx, Gary Numan.
 
Frozen Nation se compose du Bruxellois Moss au chant et de D&D, deux Parisiens exilés dans la capitale européenne. Le groupe mentionne également comme membre permanent : Elvis, « un synthétiseur modulaire unique construit par un génie inconnu pour Jethro Tull dans les années '70 ».
 
L'album sort le 1er septembre prochain sur le label bruxellois Subcontinental.
 
Pour suivre Frozen Nation:
- sur Facebook: c'est ici
- sur Soundcloud: ici

C’est le 4ème jour du BSF, et le festival monte tout doucement en puissance. Ce soir : ouverture de la scène du Mont des Arts et vu la météo clémente, les auspices sont bons. Au programme, Rive, Typh Barrow et Noa dans la Salle de la Madeleine tandis que Clara Luciani et Faon Faon squatteront le Magic Mirrors. Mais c'est le Mont des Arts qui a retenu notre attention, pas tellement pour Jain, la tête d'affiche, mais bien Fishbach et surtout Lescop.

Il est 19h15 précises et l'esplanade n'est remplie qu'à moitié quand Mathieu Peudupin, alias Lescop, monte sur le podium. Le Français a toujours été un de nos favoris et, si vous sondez les pages de Musiczine, vous retrouverez deux chroniques de concert et une interview qui lui sont consacrées. ‘Bonsoir, Bruxelles ! Ca fait longtemps !’, déclare Lescop. En effet, 4 ans se sont écoulés depuis sa dernière visite ; une absence qu'il a mise à profit pour publier « Echo ». C'est d'ailleurs par la plage titulaire de ce second opus que la formation entame le show ; d'abord tout en douceur, au sein d’une atmosphère solennelle rappelant... « Atmosphere » de Joy Division. Mais bien vite, une rythmique robotique ou plutôt ‘motorique’ suivant le terme employé pour désigner le 'krautrock', vient secouer la compo, rehaussée par des notes de guitare en ‘sustain’ façon « Heroes » de Bowie. Une magistrale entrée en matière.

Classieux et discret, en pantalon et veste jeans, Lescop s’est planté au milieu du podium. Il est flanqué du guitariste Cédric Leroux (NDR : physiquement, cet ex-Phoebe Killdeer campe un hybride entre Prince, Fred Chichin et Phil Lynott !), qui affiche une grande maîtrise sur son instrument, tout en exécutant des mouvements saccadés et épileptiques, du bassiste (NDR : il s’est installé à gauche de l’estrade) Antoine de Saint-Antoine, l'acolyte des débuts chez Asyl ; sans oublier la préposée aux synthés Maud Nadal, ainsi qu’un batteur.

La formation poursuit son voyage au cœur d'une new wave moderniste via « David Palmer », « Ljubljana » et « Quelqu'un à qui penser ». Les rythmiques sont hypnotiques et les arrangements, dépouillés. On pense bien sûr à Taxi Girl, Etienne Daho ou encore Indochine ; mais aussi à The Cure, The Sound et Suicide. La musique, très filmique, est influencée par le cinéma, surtout les réalisateurs Jean-Pierre Melville, Fassbinder et Schlöndorff. « La Nuit Américaine » en est une preuve évidente, même si Lescop nous a précisé qu'il n'avait pas encore vu le film de Truffaut, quand il l'a écrite. Sur ce titre, il apparaît concentré et les yeux fermés, il ressemble à Ian Curtis. Ses mouvements respirent l'élégance discrète. Il les anime de quelques déhanchements légèrement androgynes.

‘Je veux vous voir danser un peu plus que ça !’ réclame Lescop. Le public est maintenant plus nombreux, remplissant presque entièrement la cuvette du Mont des Arts, mais il est en effet assez apathique. « C’est la nuit » va les remuer, grâce à ses boucles électro, ses arpèges répétitifs et sa rythmique un peu martiale. Pendant « Dérangé », Maud Nadal passe à la guitare, permettant à Cédric Le Roux de s'aventurer dans un solo frénétique. L'intro carrément punk de « Un Rêve » fait monter la pression encore un peu plus. Et enfin, c'est le moment tant attendu: « La Forêt » ! Le public acclame chaleureusement les premières notes de basse et le rythme minimal de batterie. Lescop se campe en front de scène et son interprétation est impeccable. Nous dansons en remuant la tête, comme ensorcelés par cette mélodie envoûtante.

Lescop termine sa prestation par « Le Vent », un morceau consacré aux ‘souvenirs brûlants’. ‘C'est le dernier titre du show et aussi le dernier de notre tournée’, confie le chanteur. Le moment est touchant et clôture le show comme il avait commencé, dans une atmosphère solennelle. Un très bon concert mais on est impatient de le revoir à nouveau seul, dans une salle, pour un concert plus conséquent...

Le temps de déguster une petite Kriek et place à Fishbach ! Flora Fishbach (de son vrai nom) est originaire de Normandie mais a surtout vécu à Charleville-Mézières. Elle est une des grandes révélations françaises de ces derniers mois. Au Mont des Arts, elle va accorder un show déroutant, irrégulier mais fascinant.

Sa musique est étrange, et mêle des influences qui oscillent de Rita Mitsuko à Niagara, en passant par Patti Smith, Daniel Balavoine et Mylène Farmer. Un cocktail étonnant, voire détonnant ! La setlist se focalise sur le premier LP, « A ta merci », tout en accordant une mention particulière à « Y Crois-tu », « Un Autre que Moi » et « le Château ». Obsédée par la mort et le suicide, l'artiste chante « On Me Dit Tu » et « Mortel » sur des rythmes jouissifs, dans une espèce de farandole mortifère. Fishbach danse sur les tombes...

La clope au bec, elle affiche cette moue désabusée presque provocante mais on la sent fragile, écorchée vive. Distante, presque décalée par la situation, elle semble vivre comme dans un rêve, habitée par son univers. Entre les chansons, elle passe plusieurs dizaines de secondes, en silence, à regarder le public, créant un malaise presque palpable. Derrière elle, on remarque Michèle Blaise, époustouflante à la basse et aux voix, Nicolas Locart aux synthés et Alexandre Bourrit à la guitare.

Attention : musicalement, c'est très fort. Les harmonies sont recherchées, les rythmiques fouillées et les mélodies, superbes. Les arrangements sont très riches : ça va dans tous les sens. Tantôt new wave disco cheesy des années '80, tantôt valse bastringue et baroque, tantôt électro rétro-futuriste. Et il y a cette voix, mutante, oscillant entre notes aiguës et graves, une mezzo dramatique, voix d'enfant, de déesse, de sorcière... Quand Fishbach quitte la scène, on n'a qu'une envie : se replonger au plus vite dans son univers unique et captivant. Ce concert ? Une belle Fishclaque*...

Si le public est, pour la plus grande partie, resté assez indifférent face à Lescop et à Fishbach, c'est parce qu'il est venu pour Jain. La Toulousaine est devenue la coqueluche des médias et des radios mainstream. Véritable Stromae au féminin, elle mélange électro et sonorités africaines, tout en proposant un côté ouvertement ‘urban dance’ : une recette qui fait merveille auprès du grand public mais laisse votre serviteur de glace. Pourtant, il faut le reconnaître, en ‘live’, c'est du lourd : le show est époustouflant, les visuels très recherchés. Jain a une forte présence et a l'art de faire participer le public. Nous vous renvoyons donc vers les chroniques des journaux nationaux pour un compte-rendu complet du spectacle. Pour notre part, nous nous rendons backstage à la Madeleine, pour retrouver Lescop et l'interviewer. A suivre dans les colonnes de Musiczine et sur les ondes de Radio Vibration, dans l'émission WAVES !

* copyright Franck Limonier (Divagation)

(Organisation : BSF)

Voir aussi notre section photos ici

Page 6 sur 21