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Didier Deroissart

Didier Deroissart

jeudi, 21 mars 2019 16:37

Guillo sur le tarmac…

Guillaume Galiana a choisi pour patronyme de son projet, Guillo. Il nous revient avec son nouvel album intitulé « Macadam Animal », une œuvre réalisée par Benoît et Cyril Crabos (Le trottoir d’en face). Comme libéré, Guillo y chante ses colères et ses amours avec sincérité et passion. On sent parfois la rage sourde sous le discours, on trouve aussi des pépites d’amour et des fulgurances poétiques, où le double sens est roi. 

Sa musique pop légère, mélodieuse et rythmée, soutient des textes ciselés, dont cet artiste a le secret. Su ce troisième opus, il confesse un engagement sincère, livre des messages forts portés par la mélodie.

Tour à tour enjôleuses, malicieuses ou impertinentes, les chansons de « Macadam Animal » donnent le ton de la connivence et de la complicité et nous accompagnent sur la durée grâce à des mots qui reviennent et font écho à nos questionnements intimes. Guillo aborde des thématiques liées aux origines, aux conquêtes et à la migration de l’être humain.

« Macadam animal » paraîtra ce 8 mars 2019.

Le teaser de l’album, c’est ici 

http://www.guillolesite.fr/

https://www.facebook.com/guillomusique/

 

vendredi, 15 mars 2019 19:32

Un tsunami sonore…

Réunissant Jan Paternoster et Dries Van Dijk, Black Box Revelation est un duo originaire de Dilbeek. Il est à l’affiche 3 jours de suite à l'Ancienne Belgique, dont ce vendredi 15 mars 2019, lors d’un concert auquel assiste votre serviteur. La paire est venue défendre son dernier elpee, « Tattooed Smiles » (Trad : sourire tatoué), paru en octobre dernier.

Le supporting act est assuré par Michiel Libberecht, aka Mooneye. Agé de 25 ans, il est surtout notoire en Flandre pour son projet Mickey Doyle, qui a remporté le concours ‘Het Jonge Wolven’, en 2017. Ce qui lui a permis d'être programmé au sein de nombreuses salles et de festivals au Nord de la Belgique (Leffingeleuren, Dranouter, Het Depot, Cactus Club, De Zwerver, Democrazy, etc.). Il va nous proposer de larges extraits de son premier Ep 5 titres, gravé en mars de l'an dernier.

Lorsque Mooneye se produit en format électrique, c’est en quintet. Mais en acoustique, il est seul, comme ce soir, pour se consacrer au chant tout en s’accompagnant à la guitare (NDR : ce soir, il va se servir de deux exemplaires). Le rideau de couleur noire est tiré derrière l'artiste, quand il grimpe sur le podium.

Il entame son récital par « Thinking About Leaving ». Douce, envoûtante, sa voix colle parfaitement aux compos empreintes de mélancolie. Les mélodies sont chaleureuses et les refrains entêtants. Et comme il a une belle gueule d’ange, il ne lui est pas difficile de séduire un public féminin, massé aux premiers rangs. Il nous réserve une cover surprenante du « Clap Your Hands » de Tom Waits. Certains médias néerlandophones n'hésitent pas à le comparer à Kevin Morby, Fleet Foxes ou encore Roy Orbison. De fameux compliments ! Malheureusement une bonne partie du public est venu exclusivement pour le concert de BBR ; aussi, il se désintéresse totalement de cet artiste, entretenant un brouhaha peu évident pour atteindre un niveau de concertation optimale... La prestation du groupe au complet aurait d'ailleurs été bien plus judicieuse, vu le style bien électrique de la tête d'affiche...

Le Black Box Revelation est donc en tournée, un périple qu'il a baptisé ‘Tattooed Smiles Tour’, en référence à son 5ème opus studio. Sa musique n'est pas facile à appréhender, puisant au sein d'une multitude de sources, qui oscillent du r&b au garage, en passant par le hard rock et le blues. Les Kinks, Le Led Zeppelin, The Black Keys et Black Rebel Motorcycle Club constituant probablement ses références majeures...

A 20h50, le duo grimpe sur le podium. Enfin pas vraiment un duo, mais un trio, vu la présence d’un troisième musicien ; en l'occurrence Jasper Morel, qui va passer régulièrement du Hammond à la guitare électrique. L'autre gratte étant réservée, bien évidemment, à Jan Paternoster. Dries est installé sur une estrade, du côté gauche de la scène. Quelques smiley’s lumineux, en forme de ‘Mickey Mouse’, sont suspendus un peu partout au-dessus du podium.

Place alors au tsunami sonore provoqué par la pluie de décibels. « Kick the Habit » ouvre les hostilités. « Blown Away » permet de lâcher quelque peu la pression. Tout comme « Built To Last », un Delta blues purulent signé Seasike Steve, au cours duquel plane d’ailleurs son spectre. Les guitares s’emballent de nouveau tout au long de « Gloria », une compo dont le refrain est repris en chœur par la foule, jusqu’à en perdre la voix... Et « War Horse » rencontre un même enthousiasme de la part de la foule. D'une durée de plus de 10', ce titre nous plonge au sein d'un univers velvetien. D'abord, il y a ces ivoires qui s'ébrouent, puis les grattes qui s'enflamment et enfin le drumming sauvage de Van Dijk, propice à l'envoûtement, qui semble inépuisable… Un grand moment ! Tout au long de « Lazy St » et « Never Alone », les gratteurs nous réservent des solos exceptionnels. Particulièrement dansant, « My Perception » provoque un véritable climat de folie, dans la fosse. « I Think I Like You » termine le set. Manifestement, le groupe est content d'être sur les planches et on ressent une véritable complicité entre les musicos et les spectateurs.

En rappel, BBR nous réserve un redoutable « Gravity Blues » ; mais pas de trace de Roméo Elvis pour interpréter « Laisser Partir », invité surprise qui ne pointera le bout du nez que le lendemain. Le Black Box Revelation a acquis une belle maturité au cours de ses concerts, et l'a de nouveau démontrée ce soir, en proposant un set de 110 minutes, qui a conjugué sueur, rage et émotion à travers un rock’n’roll qui permet d'oublier les tracas de la vie quotidienne...

Setlist : « Kick the Habit », « Mama Call Me, Please », « High On A Wire », « Lazy St », « Built To Last », « Gloria », « War Horse », « Tattooed Smiles », « Blown Away », « Bur-Bearing Heart », « Never Alone, Always Together », « Damned Body », « Love Licks », « My Perception », « I Think I Like You ».

Rappel : « Gravity Blues », « Laisser Partir », « Tattooed Smiles ».

(Organisation : AB et Live Nation)

 

De son vrai nom Neo Jessica Joshua, Nao est une jolie chanteuse originaire de Nottingham. Née en décembre 1987, elle a publié deux elpees à ce jour, « For All We Know » en 2016 et « Saturn », fin 2018. Elle qualifie sa musique de ‘wonky funk’, un savant cocktail de musique électronique, de soul, pop, disco, r&b et funk (of course), un style qu’on pourrait situer dans la lignée d’Aluna George, FKA Twigs ou encore SZA. Elle avait accordé un set particulièrement enflammé, lors de son passage à Werchter, l’an dernier. Elle se produisait ce samedi 9 mars dans le Ballroom de l’AB, et la salle est presque comble.

Jamie Isaac assure le supporting act. Considéré comme un jeune prodige de l’électro/pop, outre-Manche, il a gravé son second opus, « (4:30) Idler », en juin dernier, un LP qui fait suite à « Couch Baby », paru en 2016. Entre r&b, jazz, soul et électronique, Isaac cite, comme références majeures, aussi bien l’âge d’or du jazz des années 50 et 60, que Marvin Gaye, Chet Baker, les Beach Boys, Dave Brubeck ou même Frédéric Chopin. 

Sur les planches, il est soutenu par un drummer, un bassiste et un guitariste. Jamie est installé au centre du podium, face à ses ivoires. Plutôt timide, il échange cependant parfois quelques mots avec les spectateurs, sis aux premiers rangs. Sa voix est empreinte de délicatesse. Tendre, « Wungs » oscille entre jazz et lounge. Jouant aussi bien sur des toms classiques que des pads électroniques, le batteur impressionne par l’amplitude de son drumming. La cover du « Unthinkable » d'Alicia Keys constitue un moment fort du concert. Jamie avait d’ailleurs signalé qu’il avait toujours aimé la chanson, mais qu'il souhaitait qu'elle soit un peu plus lente ; raison pour laquelle il l’adaptée. Le show s’achève par « 4:30 Idler (Sleep) », autre point culminant du spectacle, un morceau mélancolique, délicieusement languissant, au cours duquel les solos de guitare et de batterie vont laisser l’auditoire bouche bée. A revoir en tête d’affiche !

Les lumières s’éteignent à 21h00 précises. Une bande préenregistrée diffuse « When Saturn Returns », pendant que les musicos s’installent ; en l’occurrence un guitariste, un drummer (NDR : sur son estrade) et deux claviéristes dont un double à la basse. La disposition du backing group laisse un max d’espace scénique à Nao. Surprenant, les projecteurs se focalisent sur le centre de la fosse, juste devant la table de mixage. Toute de bleu vêtue, Nao a grimpé sur un tabouret, pour chanter le single « Another Lifetime ». Très soul, puissante, sa voix ressemble étrangement à celle d’Aluna Francis (AlunaGeorge) et prend immédiatement aux tripes.

Le public est déjà conquis. Dès qu’elle a achevé le morceau, elle remonte sur le podium tout en n’oubliant de saluer son public, mais aussi en distribuant quelques ballons blancs aux premiers rangs. Tout au long de « If you ever », elle ondule sensuellement et remue le popotin, au rythme des percus. 

La setlist va nous proposer de nombreux extraits de son dernier long playing. Pendant « Make It Out Live », elle vient s’asseoir juste à la gauche de votre serviteur et chante en le fixant dans les yeux pendant une grosse minute. Perturbant ! Puis elle se relève, se déplace et entame une danse africaine festive. Funky, « Fool To love » libère un fameux groove, une compo sont la rythmique rappelle celle de Nile Rodgers. D’ailleurs, les musiciens affichent tous une fameuse technique. Nao est très interactive. Ce qui déclenche parfois des fous rires aussi bien chez elle que dans la foule, sans pour autant altérer la qualité du show. Ses échanges permettent au répertoire de transiter facilement de titres plus émouvants, comme « Brown Sugar », à des morceaux dansants, tel que « Complicated ». Elle exécute encore quelques danses accroupies, en balançant son pétard face aux premiers rangs.

Le set se termine par une cover du « Firefly » de Mura Mas, longuement commentée par Nao.

Lors du rappel, elle revient seule sur le podium et nous réserve « Drive and disconnect », avant que le band ne la rejoigne, lors de la finale, pour « Bad Blood ».

Setlist : « When Saturn Returns » (intro pré-enregistrée), « Another Lifetime », « If You Ever », « Make It Out Alive », « Fool To Love », « Adore You », « Gabriel », « Orbit », « Brown Sugar, Inhale Exhale », « Complicated », « Saturn », « Girlfriend », « Yellow Of The Sun », « Firefly (Mura Masa cover)

Rappel : « Drive And Disconnect », « Bad Blood »

(Organisation : Ancienne Belgique)

Meute avait littéralement bouté le feu au Festival Esperanzah, en 2018. Cette véritable machine à danser retourne tout sur son passage, à grands coups de cuivres et des percussions. Le line up réunit onze joyeux drilles, quasiment tous originaires de Hambourg. Ce soir, ils seront douze à fouler les planches. Ils vont nous proposer des versions organiques et audacieuses de titres électro signés Flume, Laurent Garnier, Frankey & Sandrino, Âme, N’to ou encore Trentemøller...

En fait, il s’agit d’une fanfare pratiquant de la guggenmusik, un style rencontré surtout en Suisse, mais également au sein des pays limitrophes, lors du carnaval. Les musicos sont costumés, comme la Meute qui se produit ce soir, mais parfois aussi déguisés. De nombreux cuivres (trompettes, trombones à coulisse, euphoniums, sousaphones, clarinette ainsi que saxophones basse et baryton) ou plus traditionnellement des fifres, des percussions (batteries mobiles, grosses caisses, woodblock), sans oublier le ou les glockenspiels en forme de lyre, constituent la base de l’instrumentation.

L’Orangerie du Botanique est soldout depuis quelques mois, comme toutes les dates de la tournée. Pas de supporting act. Le collectif va faire danser la foule pendant 145 minutes, rappel compris.   

Une immense scène érigée sur différents niveaux permet aux artistes de se regrouper au gré des morceaux, tantôt par deux ou trois têtes de pipe. Bien que chaussés de baskets, ils ont tous revêtu une veste décorée d’une fourragère dorée et brodée d’écussons.  

Le set s’ouvre par le dernier single, « Gula ». Des lumières bleues inondent les deux préposés au glockenspiel (un traditionnel et un en forme de lyre). Le responsable du sousaphone s’installe en retrait et laisse les sept autres cuivres s’installer en front d’estrade, en ligne. Outre les huit cuivres, le groupe implique quatre percussionnistes, dont deux qui se servent de caisses claires avec cymbales, une grosse caisse et un préposé au glockenspiel droit. Celui qui se sert du modèle en forme de lyre a alors abandonné son instrument pour une caisse claire avec cymbales. La machine infernale des cuivres se met en branle à partir de « Rej » d’Âme. Le public réagit déjà, manifeste son enthousiasme et remue inconsciemment le bas des reins.

La combinaison est improbable, mais fonctionne. Le glockenspiel droit emprunte les pistes du synthé, le tuba se mue en basse pulsante et une grosse caisse simule un Roland TR-808. En général, les cuivres ont recours à des sourdines pour reproduire le son d'un filtre passe-haut. Ce n’est pas le cas ici. Le groupe tout entier s'immisce dans une pause, comme si un dj avait ajouté un effet d'écho. L’ingé-son est un véritable artiste. Il faut savoir jouer des manettes, lorsqu’il y a autant de musiciens. Pendant « The Man With The Red Face (Laurent Garnier), tous les musicos s’agenouillent alors que les spectateurs s’accroupissent puis au signal se relèvent, comme des diables qui sortent de leur boîte, avant de commencer à jumper. Et « Tumult », titre maître du seul elpee gravé à ce jour par la formation, porte bien son titre, une bande-son idéale pour mettre le souk et convaincre les plus réticents à danser.  

Du « The Man With The Red Face » de Laurent Garnier, à « Rej » d’Âme, en passant par « Acamar » de Frankey & Sandrino ou encore « Every Wall Is A Door » de N’to, la joyeuse bande reprend allègrement et impeccablement, les classiques de l’électro et la techno.

Deux des trompettistes constituent l’ossature du projet. Thomas en est l’instigateur, mais c’est Hans qui se charge des arrangements et semble remplir le rôle de chef d’orchestre.

Les rappels vont être accordés dans la fosse, au milieu de la foule… un peu trop euphorique, il faut le reconnaître. C’est la semaine du carnaval, mais quand même ! N’empêche, on a vécu, ce soir, une chouette soirée festive, mais soignée par une haute qualité musicale consécutive à une remarquable rigueur technique…

Si vous avez raté ces petits génies du tambour, des cuivres et du marimba, malgré leur tournée estivale accomplie en Europe, ne les manquez surtout plus la prochaine fois ! En ‘live’, Meute est irrésistible...

Setlist : « Gula », « Rej », « Customer Is King », « Think Twice », « Versatyle », « Araxa », « Hey Hey », « Winx », « You And Me », « Every Wall », « The Man With The Red Face », « Drum Solo », « Kerberos ».

Rappel 1 : « Acamar », « Mental Help ».

Rappel 2 : Miss You ».

(Organisation : Botanique)

Le blues du désert, c’est un peu celui du Delta du Mississipi –donc supposé lent– qui intègre des instruments traditionnels maliens. Le père de ce style musical était Ali Farka Touré, décédé en 2006. Il chantait en plusieurs langues africaines, dont le songhaï, le peul, le touareg et le bambara. Des idiomes également pratiqués par Samba. Il a milité chez Farafina Lolo, Super Lolo, Fondo mais aussi au sein du backing group d’Ali, avant de se lancer en solitaire. En mai 2018, il a publié son 8ème opus solo, « Wandé », sur le label Glitterbeat (Kel Assouf, Labi Traore, Jupiter And Okwess, Lobi Traore, Orkestra Mendosa, Tamikrest, …), dont il va nous réserver de larges extraits, tout au long de ce set accordé face à une centaine de spectateurs…   

Un peu après 20h30, stetson vissé sur le crâne, Samba Touré grimpe sur l’estrade. Il va se consacrer au chant et à la gratte électrique. Il est suivi par un trio vêtu de costumes traditionnels de l’Afrique de l’Ouest, dont un bassiste (NDR : une cinq cordes !), un drummer –qui s’installe sur une calebasse en bois retournée sur un cajon (NDR : une sorte de gita)– ainsi qu’un préposé au tama (percu de la famille des membranophones) et au n’goni (type de luth à cordes pincées), des instruments indigènes, dont il joue de deux modèles, mais de tailles différentes.

La première moitié du spectacle s’inscrit dans la lignée du blues traditionnel du Delta, si bien incarnée par John Lee Hooker ou Ry Cooder. Les solos de guitare sont nombreux et empreints de délicatesse. Statiques, les musicos semblent plongés ans une forme de méditation divinatoire, au sein de laquelle flotte la voix pure de Samba.

Fruit de la rencontre entre les racines maliennes et les influences occidentales, la musique de Samba, lorsqu’elle devient dansante, se charge d’intensité et libère énormément de groove. Et le second acte va se révéler davantage rythmé. Le tama dynamise les compos et quelques spectatrices remuent le popotin ou entament une danse africaine propice à l’envoûtement. Les interventions du préposé au n’goni et celles à la guitare Touré, parfois funkysantes, mais surtout hantés par son mentor Ali Farka Touré ou carrément Bo Diddley, rivalisent d’efficacité au fil de l’amplification des sonorités et du recours aux pédales de distorsion, alors que le préposé à la basse s’évertue à respecter une ligne de conduite douce et harmonieuse…  

La crise au Mali est peut-être terminée, mais les dangers demeurent toujours bien présents. Bien sûr les morceaux d’«Albala » sont moins sombres que sur le précédent LP, enregistré lorsque les Islamistes contrôlaient son village. Mais il nous rappelle sa colère, ses angoisses et ses souffrances, nées de l’indifférence manifestée par le monde extérieur, à travers le single issu de cet elpee, « Gandadiko », alors que « Woyé Katé » est un appel au retour des réfugiés… 

(Organisation : Ancienne Belgique + Glitterbeat Records)

dimanche, 10 mars 2019 16:11

La vision immédiate de Juicy…

« See Me Now », c’est le nouveau clip du duo bruxellois Juicy.

Réunissant Julie Rens et Sasha Vonck, il pratique une forme de r&b insolite et complètement déjanté. Fidèles à elles-mêmes, Julie et Sasha continuent ici à développer leur univers délirant, à prendre au second degré, en posant leurs voix singulières sur un visuel plutôt réussi. La chanson fait partie du second Ep « Crumbs », dont la release party est prévue au VK de Molenbeek, le 30/03/2019. Les filles y seront entourées de Commander Spoen, Darrell Cole et Lefto.

Baignant au sein d’une ambiance sombre, mouvementée, truffée d’effets spéciaux, captivante et traitant des relations entre les hommes et les femmes, le clip a été réalisé par Temple Caché (Jorja Smith, Philippe Katerine). C’est lui qui avait déjà réalisé le clip de « GHB » pour Juicy.

Le clip de "See me now" est à découvrir ici

 

En concert :

07.03 AU 109 @ MONT-LUCON (FR)
08.03 LA GARE DE COUSTELLET @ MAUBEC (FR) 09.03 LA PRESQU’ILE @ ANNONAY (FR)
21.03 FGO @ PARIS - RELEASE PARTY (FR)
30.03 VK @ BRUXELLES - RELEASE PARTY (BE)
05.04 CRI’ART @ AUCH (FR)
06.04 FESTIVAL CHORUS @ PARIS (FR)
27.04 REWIRED FESTIVAL @ EKEREN (BE)
30.04 LEUZE EN FOLIES @ LEUZE (BE)
04.05 EUROPAVOX @ PARIS (FR)
07.05 EUROPAVOX @ BORDEAUX (FR)
09.05 EUROPAVOX @ LYON (FR)
23.05 LES 3 ÉLÉPHANTS @ LAVAL (FR)
25.05 L’ENVOL DES CITÉS @ MONS (BE)
18.07 FRANCOFOLIES DE SPA @ SPA (BE)
03.08 RONQUIÈRES FESTIVAL @ RONQUIÈRES (BE)
24.08 FESTIVAL DES SOLIDARITÉS @ NAMUR (BE)

https://www.facebook.com/juicyrnb/

 

vendredi, 22 février 2019 11:15

Démoniaque !

Plus de 20 ans que The Experimental Tropic Blues Band roule sa bosse. Ce power trio liégeois se produisait au Magasin 4, ce vendredi 22 février.

Dr Voice devait assurer le supporting act. La maman du drummer vient de décéder. Elle collaborait activement au projet ; ce qui explique pourquoi la formation a déclaré forfait.

La salle est bien remplie lorsque Jérôme Vandewattyne, le réalisateur du long mtrage (1h27’) « Spit'N'Split » pour La Film Fabrique, vient présenter ce petit chef-d’œuvre à la belge, primé dans quelques festivals prestigieux, un peu partout en Europe. La Film Fabrique est une structure qui crée, développe et produit des clips vidéo, des fictions et des documentaires. Composée d'une équipe pluridisciplinaire, LFF défend une vision alternative de l'audiovisuel en Belgique.

Ce faux-documentaire, Jérôme l’a tourné en suivant le band pendant 2 ans, armé de son appareil photo Panasonic Lumix GH2 et son objectif de caméra de surveillance. Pour Jeremy Alonzi, Vandewattyne est quelqu'un qui aborde le cinéma comme on aborde la musique. Des scènes de fiction se sont glissées dans le docu devenu très vite film, au cours duquel Bouli Lamers apparait même à la fin. Et c’est TETBB qui en a composé la B.O., aussi déjantée que le scenario.

Place ensuite au combo. Dirty Coq, Boogie Snake et Devil D’inferno vont nous livrer un set particulièrement nerveux de 60 minutes. Jérémy nous a confié que c’est la seule date pour cette année. En outre, que le band a fait le tour du rock garage. Donc que le prochain elpee sera totalement différent. Mais que les musicos doivent encore écrire les compos.

Le garage/punk/boogie/rock de The Experimental Tropic Blues Band est aussi crasseux et incontrôlable que jamais. Et puis, il incite toujours à se déhancher. Le combo va puiser, ce soir, largement dans le dernier opus. La frappe de David, sur ses fûts est sauvage et métronomique. C’est lui qui donne le tempo. Comme d’habitude, Jérémy dévore littéralement son micro et quand il pousse des gémissements ou éructe ses paroles, on imagine qu’ils ou elles émanent des entrailles de l’enfer. Perpétuel agité, Jean-Jacques ne tient pas en place et arpente le podium dans tous le sens. Il harangue constamment la foule dans le seul but de la faire réagir. Et dans la fosse, plutôt compacte, elle répond favorablement à son invitation. Tout au long de « Sushi », il souffle dans son harmonica comme un possédé asthmatique. Démoniaque ! Et puis, c’est devenu un rituel, il se lance dans la foule, après avoir abandonné son instrument pour se laisser porter à bout de bras. Les mains balaient alors son corps qui lâche alors des bruits aussi insolites qu’inattendus. Le set s’achève par le déjanté et frénétique « Keep This Love ». Jérémy n’en a pas profité pour exhiber ses bijoux de famille, lors de ce set. Il les a laissés dans son tiroir. En rappel, le trio va encore nous réserver « Jealous Rock », « Mexico Dream Blues », et « Garbage Man », un titre qui ne devait pas figurer dans la setlist.

Setlist : “Straight To The Top“, “Twose Dicks”, “Nothing To Prove“, “Express Yourself“, “We Ird“, “Baby Bamboo”, “I Went Down”, “Power Of The Fist”, “Disobey”, “Sushi”, “I Dig You”, “Keep This Love”.

Rappel : “Jealous Rock”, “Mexico Dream Blues”, “Garbage Man”.

(Organisation : Magasin 4)

samedi, 02 mars 2019 15:38

La grâce de Maverick Sabre

Maverick Sabre avait mis le feu à l’Ancienne Belgique en première partie de Jorja Smith, en octobre dernier. Dans la foulée, il a publié son second single sur toile, fin décembre 2018, (100 000 vues sur You Tube). Intitulé « Her Grace » (feat. Chronixx), il fait suite à un autre single, baptisé « Drifting », qui baigne que sein d’une ambiance cinématographique, un morceau riche en émotions.

Ce nouveau single prélude la sortie du nouvel opus de Maverick, prévue pour le 22 mars. Son titre ? « When I Wake Up ».

Pour découvrir le nouveau single, c’est ici 

https://www.mavericksabre.com/

 

Originaire de Londres, Jonathan Jeremiah est auteur, compositeur et interprète. C’est aussi un chanteur dont la voix soul évoque celle de Burt Bacharach. Il joue de la guitare depuis ses 5 ans. Excellent musicien et poète, il s’inscrit dans la grande tradition soul tout en revendiquant l’héritage de la musique folk anglaise. Trois ans après avoir gravé « Oh Desire », il a publié son troisième opus. Un LP très groovy et dansant. Intitulé « Good day », il a été enregistré au Kong studio de Ray Davies ; et lors des sessions, il a reçu le concours de Ben Trigg, un des nombreux membres de The Heritage Orchestra, afin de réaliser les arrangements.

Le supporting act est assuré par Ruben Samama, un Batave que votre serviteur avait découvert derrière une contrebasse, au service de Gabriel Rios. A l’époque, il se consacrait également aux chœurs. Son approche unique sur son instrument, il la doit aux formations qu’il a suivies, tant au Conservatoire Royal de La Haye qu’à la Manhattan School of Music de New York, véritable berceau du jazz. Outre ses travaux de production avec, entre autres, Gabriel Rios, Jonathan Jeremiah et Jungran Cho, Ruben a composé de nombreuses B.O. cinématographiques, et a remporté, notamment, le ‘Deloitte Jazz Award’, en 2010. Après avoir publié deux elpees bien ancrés dans le jazz, il a décidé, ce soir, de se produire sous un profil davantage folk. Jonathan vient présenter l’artiste qui va simplement chanter un récital empreint de sérénité, en s’accompagnant à la gratte semi-acoustique. Après avoir interprété une chanson consacrée aux filles, deux midinettes anversoises engagent un dialogue avec Rubben au sujet de donzelles rencontrées lors des concerts. Très discret, Rubben répond qu’il n’y a qu’une seule femme dans sa vie et met un terme à la conversation. Il continue alors son set qui vire alors progressivement à l’americana…

Place ensuite à Jonathan Jeremiah. Avant qu’il ne monte sur le podium, ses musicos s’installent. Soit une section de cordes féminine réunissant deux violonistes et une violoncelliste, également préposées aux backing vocaux, un bassiste, un guitariste et un drummer à la longue chevelure blonde. C’est lui qui, le plus souvent, après avoir échangé un furtif regard avec Jeremiah, donne le signal de départ d’un morceau. Passé l’intro de « Hurt no more », exécutée par les cordes, Jonathan débarque à son tour. Il va se consacrer à la gratte semi acoustique (NDR : une Gibson) ou se réserver le piano à queue (NDR : un Yamaha de couleur noire). La ligne de basse, à la limite de la rupture, claque. Directement, la musique plonge dans la soul old school, une soul soulignée par des chœurs atmosphériques aux accents afro-américains. Ruben se dirige vers son piano pour attaquer « Mountain ». Ses musicos se mettent à siffler et pris au jeu, les spectateurs les imitent.  Sur un léger filet de sèche, Jonathan chante de sa voix de crooner, la ballade « Lost », avant de retourner derrière les ivoires pour interpréter le très profond « The Stars Are Out ». Enrichi généreusement de cordes, « Rosario » baigne dans le trip hop, un morceau au cours duquel Ruben revient épauler Jeremiah, de sa gratte semi-acoustique. Dépassant allègrement les 7 minutes, Deadweight » est une pure merveille. Cordes (violons, violoncelles, et guitare électrique) nous entrainent au cœur d’un tourbillon psychédélique. Un grand moment ! « The Birds » est hanté par Nick Drake. La voix de Lady Linn, invitée ce soir, et les chœurs des choristes soutiennent celle de Jeremiah tout au long d’« Afraid To Lose ». Et si le set s’achève par « Good Day », le rappel va nous réserver deux classiques, « Wild Fire » et « Hapiness ».

Setlist : « Hurt No More », « Mountain », « Lost », « The Stars Are Out », « Rosario », « Deadweight », « How Half-Heartedly We Behave », « The Birds », « No-One », « Gold Dust », « Foot Track Magic », « Shimmerlove », « Afraid To Lose (avec en guest Lady Linn) », « U-Bahn (It's Not Too Late For Us) », « Good Day ».

Rappel : « Wild Fire », « Hapiness ».

(Organisation : Botanique)

Originaire de Bath, en Angleterre, Tears For Fears est un duo réunissant Roland Orzabal et Curt Smith. Fondé en 1981, il est né en plein mouvement new wave. De 1983 à 1993, il a rencontré un énorme succès, accumulant toute une série de hits devenus emblématiques comme « Shout », « Everybody Wants To Rule the World » ou « Sowing The Seeds Of Love ». Et si après cette période faste il a connu un creux, il a quand même vendu, au cours de sa carrière, plus de 30 millions d’albums.  

TFF avait baptisé sa tournée européenne ‘Rule The World’. Une suite à son périple triomphal accompli en 2017, à travers le monde, dont le point d’orgue a été atteint lors d’un concert grandiose, accordé à Rio, face à 350 000 spectateurs. Ce tour du globe sert également de titre à son nouvel album, paru en novembre dernier, le premier depuis quatorze ans, une sorte de ‘Greatest hits’ enrichi de deux inédits, « I Love You But I’M Lost » et « Stay », que l’on espérait entendre ce soir. La tournée avait cependant été reportée en 2019, suite à des problèmes de santé rencontrés par d’un des deux membres du band.

Quelques mois après avoir décroché un énorme tube, grâce à « Stargazing », une chanson composée par Kygo, Justin Jesso est de retour. Après une tournée au cours de laquelle le Dj norvégien l‘avait emmené. De la même trempe, « My Body » (NDR : voir le clip ici) est à la fois dansant et tout aussi efficace.

Et c’est par ce morceau électro/pop qu’il entame son set. Justin siège derrière les ivoires, lors de la cover du « Make You Feel My Love » de Dylan, et sa voix est vraiment bouleversante. Multi-instrumentiste, il est aussi à l’aise au piano qu’à la guitare. Le show s’achève par l’inévitable « Stargazing ». Souvent les chanteurs ou chanteuses engagées par les Djs ne font pas long feu. Et bien, il faut croire que pour une fois, Justin Jesso sera l’exception qui confirme la règle… (pour les photos, c'est ici)

Setlist : « My Body », « One Good Reason », « Stitch 'em Up », « I Will », « Make You Feel My Love » (cover Bob Dylan), « Let It Be Me », « Getting Closer », « Stargazing ».

Quand les lumières s’éteignent, votre serviteur ne sait plus si on est en 2019 ou en 1985. Et pour cause, le 13 avril 1990, il assistait au concert de Tears For Fears, à Forest National. 27 ans déjà !

Pendant la version samplée de Lorde, les musicos s’installent. Un claviériste (synthé, Hammond), un drummer et la choriste Carina Round. Alors qu’elle entame le refrain, Smith débarque et salue la foule. Puis Orzabal. Le premier se charge de la basse, le second, de la guitare. De nombreuses barres de lumières projettent alors leurs étoiles. Et lorsque le set s’ouvre par « Everybody Wants To Rule The World », on se rappelle que, début des eighties, ces beaux adolescents romantiques étaient très susceptibles de faire chavirer les cœurs… Rien n’a changé : sauf que Curt Smith et Roland Orzabal, les deux âmes de Tears For Fears, ont 57 ans et leur public, pas loin… Des lumières bleues et jaunes inondent les premiers rangs. Le public est déjà debout et les smartphones s’illuminent. Des vidéos défilent sur un immense écran placé au-dessus des artistes. La setlist recèle 15 morceaux dont 12 sont issus des 3 premiers elpees, tous des hits planétaires. Puissants et énergiques, « Sowing The Seeds The Love », « Woman In Chains » et « Head Over Heels » sont parfaitement restitués et repris en chœur par les fans. En ‘live’, les versions sont même meilleures que originales. « Mad World » est à la fois tendu et intense. L’adaptation de « Change » est modernisée et vitaminée. Frémissant, « Suffer The Children » met en exergue un superbe duo avec Carina Round. Ce n’est pas Oleta Adams, mais plutôt soul, sa voix évoque celle de Beth Heart, et notamment tout au long de « Suffer The Children » et « Woman In Chains ». Plutôt paisible, la cover du « Creep » de Radiohead a de quoi étonner.  Pendant 75’, votre serviteur a eu l’impression de remonter le temps, peut-être à bord de la DeLorean DMC-12 du professeur Emmett Brown… Et en rappel, la troupe nous a réservé un « Shout » magistral, ponctuant un show, en tous points parfait… (pour les photos, c'est )

Setlist : « Everybody Wants To Rule The World », « Secret World », « Sowing The Seeds Of Love », « Pale Shelter », « Break It Down Again », « Advice For The Young At Heart », « Creep » (Radiohead cover), « Change », « Mad World », « Memories Fade », « Suffer The Children », « Woman In Chains », « Badman's Song », « Head Over Heels, Broken ».

Rappel : « Shout ». 

(Organisation : Greenhouse Talent)

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