• Espèce de voyou !
    Espèce de voyou ! Découvert l'an dernier grâce au single "Seul sur ton tandem", extrait de l'EP "On s'emmène avec toi", paru en 2019,…

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Didier Deroissart

Didier Deroissart

C’est dans le cadre des Coca-Cola Sessions, qui se déroulent à l’Ancienne Belgique, une initiative destinée aux découvertes, tant belges qu’internationales, que Black Mirrors se produisait ce jeudi 27 septembre. Issu du Brabant wallon, il est venu défendre son nouvel opus, « Look into the Black Mirrors », paru fin août dernier. Un disque qui fait suite à deux Eps, un éponyme paru en 2014 et « Funky Queen », en 2017.

Le supporting act est assuré par Bulldozer & The Machine Guns. Des potes aux musicos de la tête d’affiche ! Le line up implique le guitariste/chanteur John No Way, le bassiste Thomas Maisin et le drummer Grégory Bourguignon (NDR : il milite également chez Solkins). Ce dernier, pieds nus, semble particulièrement cool. Essentiellement instrumentale, l’expression sonore du trio baigne dans un psyché/stoner qui écrase tout sur son passage…

Quant à la musique de Black Mirrors, elle est le fruit d’un cocktail entre stoner, punk, rock, et métal. Ce quatuor réunit le guitariste Pierre Lateur, le bassiste Loïc Videtta (Mango Moon), le drummer Paul Moreau ainsi que la chanteuse Marcella Di Troia.

Vers 21 heures, Pierre grimpe sur l’estrade et entame un solo de guitare, une intervention immédiatement suivie par des sonorités de cymbales. Cape noire sur le dos, et la rituelle ligne noire sous les yeux, comme maquillage, Marcella me fait penser à une chauve-souris, prête à dévorer ses proies, avant de les vider de leur sang… et pourtant le vampire ne se reflète pas dans les miroirs, aussi nombreux soient-ils, et de couleur noire…

Dans un halo de couleur bleue, le set s’ouvre par « Shoes for booze », morceau d’entrée du nouvel opus. Les riffs hendrixiens de Lateur font mouche et bénéficient du soutien de la solide section rythmique, basse/batterie. 

Véritable show woman, Marcella arpente les planches de long en large en trimballant son pied de micro, bien attaché sur son support. Elle se déhanche sauvagement, harangue les spectateurs des premiers rangs et déploie ses ailes pour mieux les vampiriser… Un projecteur la suit à la trace. Tout au long du concert on sent une grande complicité entre le gratteur et la chanteuse. Des aficionados déploient des affichettes sur laquelle on peut lire ‘We Love Black Mirrors’. Davantage introspectif, « Inner Reality » s’achève dans un climat psyché/atmosphérique. Petit problème de balance entre l’instrumentation et la voix de Marcella, qui pourtant imposante, ne parvient plus à émerger de l’expression sonore, lors des titres les plus nerveux. Souci réglé à partir de « Moonstone », un morceau plus paisible, presque dispensé en format acoustique. Ancienne compo, « Canard Vengeur masqué » met en exergue les percus.

Lors du premier rappel, « Whispering Ghost » est proposé quasi-unplugged. Le spectre de Robert Plant plane… Après une excellente cover du « Kick Out The Jam » du MC5, le band nous réserve une nouvelle version, plus bluesy, de « Lay My Burden Down », un titre au cours duquel la voix grave, rocailleuse, de Marcella, monte dans les tours en concédant des inflexions à Beth Hart voire à Janis Joplin. Un chouette concert qui confirme le potentiel de Black Mirrors, une formation dont la reconnaissance à l’étranger ne devrait tarder…  

Setlist : « Intro », « Shoes For Booze », « Funky Queen », « The Mess », « Inner Reality », « Cold Midnight Drum », « Mind Shape », « Moonstone », « Canard Vengeur Masqué », « Lay My Burden Down », « Till The Land Wind Blows », « Burning Warriors »

Rappel : « Whispering Ghost », « Kick Out The Jam », « Lay My Burden Down »

(Organisation : Ancienne Belgique / Coca-cola sessions)

Photo : Mehdy Nasser

Curieux ! Marble Sounds est un groupe belge qui jouit d’une énorme popularité à travers le monde, notamment grâce à Facebook et Youtube : depuis l’Australie à la Chine, en passant par le Mexique, le Japon, l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan. Mais en Belgique, il reste calé au stade d’espoir. Probablement encore le résultat d’un problème linguistique belgo-belge. Ce qui explique, sans doute, pourquoi, il se produit rarement en Belgique. Huit concerts sont cependant prévus au sein du Royaume, dont la release party du nouvel opus, « The Advice To Travel Light » (NDR : il vient de paraître ce 21 septembre), qui se déroule à la Rotonde du Botanique.

Le supporting act est assuré par Moonbeat, une formation fondée par le chanteur/guitariste Michaël Lamiroy, mieux connu pour son implication chez Tin Fingers et School Is Cool. Après avoir bossé pendant des années avec Thomas Jillings (saxophones, reeds, synthés, électronics), le line up s’est enrichi de quatre nouveaux musicos, dont Laurens Dierickx (Hammond, piano), Sep François (percussions), Gerben Brys (basse) et Alfredo Bravo (drums).

Ce soir, le combo est réduit à un trio. Soit Michaël, Laurens Dierickx et Thomas… Si le band reconnaît pour influences majeures Talk, Talk, Kate Bush, Sufjan Stevens et Loney Dear, enchaînés, les trois premiers morceaux évoquent davantage Yes, Alan Parson’s Project ou encore Genesis, avant que Steve Hackett et Peter Gabriel ne quittent le navire. Casquette en pied de poule retournée sur le crâne, Michaël se sert d’une semi-acoustique et chante d’une voix qui rappelle tantôt feu Mario Guccio (Machiavel) ou Gabriel Sesboue (Beautifull Badness), des morceaux le plus souvent atmosphériques, paisibles même, mais surtout empreints de délicatesse et de mélancolie. Cependant, lorsque l’instrumentation s’emballe, le spectre du Queen originel se met alors à planer.

Setlist : « Breeze », « Suller Rain », Shelter », « Walls (Absynth) », » Stone In The River », Sun Drops ».

La Rotonde est presque pleine lorsque Marble Sounds débarque, soit Pieter Van Dessel (voix, gratte électrique ou acoustique) Gianni Marzo (guitare, chant et pedal steel), Frederik Bastiaensen (basse), Mattijs Vanderleen (drums) et Brecht Plasschaert (claviers). Ce soir, le line up est enrichi de trois musicos dont la violoniste Stefan Wellens, la vocaliste Renée Sys et le préposé aux cuivres, Niels Van Heertum (trompette, saxophone, bugle, …) Votre serviteur avait découvert ce groupe, lorsqu’il s’était produit, en première partie d’Hooverphonic, à l’Ancienne Belgique, en janvier 2011.

Baignant dans un light show de couleur bleue, « Fire In The Lake » ouvre le set, un morceau sucré, acidulé, transpercé par les interventions du violon, qui remue instamment les tripes, alors que la voix charismatique de Pieter, destinée à faire fondre les chœurs, semble hantée par Chris Martin (Coldplay). Déjà la magie opère ! D’autant plus que la dernière partie de la compo s’évade dans le post rock. Lorsque Gianni opte pour la pedal steel et que les cuivres deviennent classieux, on ne peut s’empêcher de penser à Beirut. Pieter salue le public en français et en néerlandais. Il dédie le très beau « Speeches » à sa fille. Il nous signale également que la Rotonde lui a permis de rencontrer son épouse. Moment d’émotion. Caractérisé par sa mélodie soignée, beatlenesque même, « In Time » met en exergue les superbes échanges entre les voix de Pieter et Renée. « 39 » constitue manifestement le sommet du show. Les cordes sont délicatement talonnées par les ivoires. Le glockenspiel de Mattijs accentue cette impression de pureté sonore à coloration orientale… Des ivoires vaporeux baignent alors « Leave A Light On », un titre caressé par le souffle du bugle.

Lors du rappel, Pieter revient seul pour chanter « Keep Repeating », en s’accompagnant à la semi-acoustique. Et le concert s’achève définitivement par « One Last Regret », un dernier regret que traduit cette absence incompréhensible de notoriété dont est victime Marble Sounds, en Belgique…  

Setlist : « Fire In The Lake », « The Advice To Travel Light », « In Time », « Speeches », « The Summer Of The Sun », « Smoking Was A Day Job », « The Little Lows », « My Friend », « 39 », Anyhow (Even Now) », « Leave A Light On »

Rappel : « Keep Repeating », « One Last Regret ».

(Organisation : Botanique)

Boy George et son groupe Culture Club sont de retour ! Et ils viennent de graver un nouveau single, « Let Somebody Love You » ; le premier depuis 20 ans !

Ecrit par Boy George, Roy Hay, Michael Craig, Jon Moss et Ritchie Stevens, il a été produit par Future Cuts. Ce single prélude la sortie d’un nouvel album, « Live », qui sortira ce 26 octobre 2018. Il faut se rappeler que depuis sa création en 1981, Culture Club a vendu plus de 150 millions de disques à travers le monde.

Le groupe s'était réuni en 2014 pour participer ensuite, à deux tournées mondiales, à guichets fermés

Tracklist :

1. God & Love
2. Bad Blood
3. Human Zoo
4. Let Somebody Love You
5. What Does Sorry Mean
6. Runaway Train
7. Resting Bitch Face
8. Different Man
9. Oil & Water
10. More Than Silence
11. Life

La vidéo de « Let Somebody Love You » est sur la toile, et c’est ici 

La nouvelle tournée passera par le Lotto Arena d’Anvers, ce 27/11/2018 : https://www.teleticketservice.com/fr/tickets/2018-2019/culture-club

http://boygeorgeandcultureclub.com/

 

vendredi, 24 août 2018 18:18

Slash vit toujours dans son rêve…

Slash est de retour, flanqué de son band, Myles Kennedy & The Conspirators, pour un quatrième album solo intitulé « Living The Dream », un disque qui sortira le 21 septembre 2018. Sur ce nouvel album, Slash reste fidèle à lui-même et nous propose 12 morceaux aux riffs dynamiques et électriques accompagnés de solos lyriques. Le premier single tiré de l’album est déjà disponible et à découvrir ici 

Pas de tournée prévue actuellement pour l’Europe

Tracklist :

1. Call of the Wild
2. Serve You Right
3. My Antidote
4. Mind Your Manners
5. Lost Inside the Girl
6. Read Between the Lines
7. Slow Grind
8. The One You Loved Is Gone
9. Driving Rain
10. Sugar Cane
11. The Great Pretender
12. Boulevard of Broken Hearts

http://www.slashonline.com/

 

Delta :

26/08/2018 : Namur - Fête des Solidarités
08/09/2018 : Hotton - Openstream
23/09/2018 : Schaerbeek - Place Communale
25/04/2019 : Woluwe-Saint-Pierre - Centre culturel
18/05/2019 : Bastogne - Espace 23
24/05/2019 : Binche - Théâtre Communal

Charles Aznavour :

26/10/2018 – Bruxelles - Forest National

Mc Solaar : (Géopoétique Tour)

16/11/2018 : Bruxelles - Forest National

Etienne Daho : (Blitztour)

20/11/2018 : Liège - Le Forum
21/11/2018 : Ancienne Belgique (Soldout)

Calogéro : (Liberté Chérie Tour)

29/11/2018 : Bruxelles - Forest National
30/11/2018 : Bruxelles - Forest National
Michel Jonasz Quartet :
09/11/2018 : Bruxelles - Théâtre Saint-Michel

http://www.odlive.be/agenda/

https://www.facebook.com/OD-Live-Productions-130017367062048/

 

 

 

 

 

mardi, 21 août 2018 19:01

Imposteur

Mingawash est un collectif atypique responsable d’une musique, née d’un croisement entre néo métal hexagonal (Enhancer, Pleymo, Watcha) et nu métal yankee (Slipknot, System of a Down). Née en 2012, cette formation belge semble véritablement dans son élément en ‘live. Des sets décalés, proches de l’hystérie, alimentés par des textes engagés, interprétés dans la langue de Voltaire.

Après les 30 secondes percussives de l’« Intro », « Tape » entre dans le vif du sujet. L’image de Roy Le Panda s’avance, gants de boxe en garde avant de vous percuter la face, sans vergogne.

Le chant est hurlé. Chaque chanson baigne au sein d’un univers métallique différent.

Un peu comme chez Dadabovic, la camisole de force et les médicaments font partie du décor…

Tout au long de « Joujou », les percus sont tribales, dévastatrices et les interventions de grattes suintent de testostérone. La compo raconte l’histoire d’un bipolaire, coiffé d’un chapeau à grelots. L’immersion dans le délire se poursuit…

« Pornographique » vilipende les dérives de la société actuelle contemporaine (l’argent facile, travailler pour payer ses factures, etc.). Les pandanettes soutiennent le chant de Martin.

Une rythmique trash s’impose sur « Médisant »…

« Bande Organisée » nous entraîne à l’époque de la prohibition.

Frénétique et puissant, « Champignon » est hallucinogène…

Une bande sonore réminiscence d’un western spaghetti à la Sergio Leone amorce « Chope Ton Biker », avant que l’image de Roy, se déplaçant sur son mini vélo, ne se mette à circuler dans votre esprit.

Dynamisé par les percus latino de Martin, « Aveugle » est littéralement laminé par les cordes de gratte.

« Imposteur » est un cri du cœur, mais aussi le titre maître de l’elpee.

« Zagadaga » baigne au sein d’un univers oriental, au cours duquel les pecus marocaines évoquent les expérimentations en solo, menées par Robert Plant…

mardi, 21 août 2018 19:00

Luna De Papel

Le précédent elpee studio de cette formation remonte à 2011. Il s’intitulait « Bordel De Luxe ». Il a donc fallu sept longues années, avant que le collectif ne publie ce nouvel essai. Apparemment, il a pris le temps pour le concevoir. Il s’agit de son sixième en 20 années d’existence ! « Luna De Papel » a été financé par un crowdfunding. Les nouveaux musicos apportent un vent de fraîcheur aux compos dont le mélange entre rock, pop, world, poésie, folk et chanson française s’avère particulièrement audacieux…

Les douze plages constituent autant de tranches de vies. Laurent Kebous signe ou cosigne tous les textes. Chaque titre est une histoire, une atmosphère, qui s'installe tranquillement.

« Des Hauts Des Bas » hésite entre rock'n'roll et twist…

La voix douce d’Aurélia Campione (La Cafeteria Roja) se pose « Luna de Papel », un titre maître particulièrement radiophonique…

Chanté partiellement dans la langue de Cervantès, « Cumbia » nous entraîne au soleil, sur les plages ensoleillées des côtes cubaines, cigare au bec et mojito à portée de main…

Résolument punk, « L'appétit » incite à la révolte, la lutte et la quête d'un monde meilleur. Le cuivré « La ferveur » et « Social traître » sont tout aussi contestataires…

Jojo est à l’accordéon et Napo Romero (Ogres de Barback, Manu Solo) à la gratte pour « Filles de Joie », un morceau qui relate la vie des prostituées, dans les rues de Bordeaux.

Les cordes délicates de l’oud pimentent « La Liste » et « Mourir De Vivre », des pistes où on ressent très fort les influences orientales.

Kebous et Fredo (Ogres De Barback) chantent en duo « Quand Tu Seras Là-Bas », une piste qui clôt l’opus. 

mardi, 21 août 2018 18:58

La grande effusion

Kent a fondé Starshooter en 1977. Lorsque le groupe se sépare en 1982, l’artiste entame une carrière solo, et pas seulement dans l’univers de la musique, mais également de la BD et du roman. Il apporte aussi sa collaboration à de nombreux congénères, dont Johnny Hallyday, Calogero et Nolwenn Leroy. Il signe encore « Quelqu’un de bien », un titre chanté par Enzo Enzo, en 1994.

Enregistré ‘live’, l’album a été enregistré le 7 novembre 2017, au Café De la Danse, à Paris. « La Grande Effusion » survole quatre décennies de sa carrière. Il y revisite, tantôt seul, flanqué de son groupe ou en duo avec Alex Beaupain (« Tous les Mômes »), Katel (« Notre amour »), Alice Animal et encore le chanteur/guitariste de Radio Elvis, Pierre Guénard (l’excellent « Metropolitain »), des chansons de son répertoire devenues classiques. Et des morceaux, le plus souvent empreints de mélancolie. A l’instar de « Panorama » ainsi que d’une variante longue d’« Ici Et Maintenant ». De l’elpee, on épinglera encore les versions des « Congas et maracas » et « Bestsy party » de Starshooter, ainsi que l’hommage à feu Bowie, « Scary monsters »…

 

La version digitale est enrichie de deux bonus tracks.

 

dimanche, 12 août 2018 03:00

Lokerse Feesten 2018 : dimanche 12 août

Pour la dernière journée des Lokerse Feesten, la programmation est partagée entre hip hop et électro/pop. A l’affiche figure donc, Sevn Alias, Lil Kleine et Blackwave d’un côté et Clean Bandit ainsi que Zara Larsson, de l’autre. Pour sa 44ème édition, le festival a accueilli 144 000 festivaliers en 10 jours.

D’origine surinamienne, Sevaio Mook aka Sevn Alias est né aux Pays-Bas. A l’instar de ses  compatriotes, Kraantje Pappie, Jebroer et Boef, ce rappeur squatte les ondes radiophoniques néerlandophones, depuis quelques années. Normal puisqu’il dispense son flow, dans la langue de Vondel.

Un préposé aux machines s’installe derrière son matos, posé sur une table haute. Le reste du podium est abandonné à l’artiste pour exécuter son show, dans un style fortement contaminé par ses racines caribéennes. Il harangue constamment la foule. Dès le début, des canons à confetti sont propulsés dans la fosse ; et sous le light show de couleur jaune, c’est féerique. Jeune et surtout féminin, le public réagit au quart de tour. Sevn n’en oublie pas son mégatube, « Gass », paru en 2016. En 30 minutes, l’Amstellodamois va démontrer toute l’étendue de son talent. Dommage que son set soit, cependant, aussi court…  

Egalement batave, Lil Kleine est tout aussi populaire chez les ‘Oranje’. Tant comme acteur que rappeur. On change de Dj. Lil débarque une casquette de basketteur vissée sur le crâne. Il ôte rapidement son marcel pour exhiber fièrement ses pectoraux aux filles. Ce qui déclenche l’hystérie sur la plaine. Faut dire que très présent sur les réseaux sociaux, il possède une solide base de fans. Pour endiguer tout éventuel envahissement de scène, deux gorilles veillent de chaque côté. Particulièrement interactif, Klein sollicite constamment l’auditoire. Il l’invite à jumper, balancer les bras ou se déplacer de gauche à droite. On va même avoir droit à des ‘round circles’, phénomène plutôt rare dans l’univers du hip hop. Son single, « Alleen », met carrément le souk sur la Grote Kaai. On en oublierait presque le canon à confetti, mais sous un éclairage bleu et vert…

Un public plus âgé attend impatiemment Clean Bandit ; et avant que la formation ne monte sur l’estrade, les aficionados se rapprochent du podium. Pendant le soundcheck, le feu d’artifice sert d’apothéose avant la lettre. Une immense estrade est posée sur la scène. Elle est destinée à accueillir deux claviéristes, dont Jack Patterson, également préposés, suivant les morceaux, à la guitare ou à la basse. Luke se charge du drumming électronique et du chant. Pas de trace de la violoncelliste Grace Chatto, remplacée par une fille sexy, vêtue de rouge. Soit la même couleur que les salopettes des deux chanteuses, Kirsten Joy et Yasmin Green, qui se réservent le lead vocal à tour de rôle ou chantent en harmonie, dans un registre plutôt soul. Pas de trace, non plus de la violoniste, Neil Milan Amin-Smith qui, apparemment, a quitté le navire… 

Opérant une fusion entre classique et électronique, la musique de Clean Bandit est alimentée par des instruments organiques. Pas de bandes préenregistrées. Mais sur disque, le combo a régulièrement recours à des invitées, pour assurer les vocaux. Comme Zara Larsson (NDR : elle est programmée dans la foulée) l’avait été pour « Symphony ». Imprimé sur un tempo électro, « Real Love » met bien en exergue ivoires et violon. Un violon qui domine « Stronger », un morceau funky et très dansant. Dansant comme la plupart du répertoire de Clean Bandit. Un répertoire au sein duquel, il ne va pas oublier ses hits, « Rather Be », « Rockabye » ou encore « Solo », ainsi que quelques titre issus d’un futur elpee, dont la sortie est prévue pour septembre. Et le set de s’achever par « Rather Be ». Prestation classieuse pour ce combo insulaire…

Setlist : « Symphony », « Real Love », « Extraordinary », «  Disconnect »,  « Stronger », « Cologne », « Come Over », « Solo », « I Miss You », « Telephone Banking », «  Should'Ve Known Better », « Rockabye », « Piece Of You »/ « Tears », « Rather Be ».

L’an dernier Zara Larsson devait déjà se produire dans le cadre des Lokerse Feesten. Mais elle avait dû déclarer forfait et avait été remplacée, au pied levé, par Anne-Marie. Agée de 20 printemps, cette Suédoise va nous proposer un show bien huilé, à l’américaine

L’estrade surélevée est toujours dressée, en retrait. S’y produiront quatre musicos : un drummer, un claviériste, un batteur et un guitariste. Juste devant se plantent deux choristes et quatre danseuses. Et en arrière-plan, des vidéos seront projetées sur un écran géant. Luxuriant, le light show implique de nombreux stroboscopes. 

Zara est vêtue d’un shorty, d’un body et d’une veste à damiers noirs qui forment un ‘Z’ sur fond blanc. Blonde, elle est plutôt sexy. « Never Forget You » entame le show, un morceau qu’elle interprétait en compagnie du chanteur britannique, MNEK, sur disque. Zara se trémousse à l’avant du podium. Les iPhones illuminent déjà la plaine. La foule reprend le refrain en chœur. Les danseuses accompagnent parfaitement Zara dans sa chorégraphie. La voix de Larsson et celles des choristes sont puissantes. Elle n’en oublie par ses tubes « Uncover », « I Would Like », « Symphony » et « Lush Life ». Elle s’assied au bord du podium pour interpréter les morceaux les plus tendres, dont « Dont’ Let Me Be Yours » et un « I Can’T Fall In Love Without You », au cours duquel sa voix est soutenue par les accords du piano. Elle s’autorise un bain de foule, moment choisi par les spectateurs pour réaliser quelques selfies. Plus dansants et très électro, les covers de Tine Tempha (« Girl Like »), David Guetta (The One’s For You ») et Drake (« In My Feelings) vont véritablement faire mouche, au sein d’une foule enthousiasmée par sa prestation.

Setlist : « Never Forget You », « Sundown », « Girl Like » (Tinie Tempah cover), « This One's for You » (David Guetta cover), « Don't Let Me Be Yours », « Make That Money Girl », « TG4M », « I Can't Fall in Love Without You », « I Would Like », « In My Feelings » (Drake cover), « Ain't My Fault », « Only You », « Wanna », « Symphony » (Clean Bandit cover), « Uncover », « Lush Life ».

L’an prochain, les Lokerse Feesten se dérouleront du 2 au 11 août…  

(Organisation : Lokerse Feesten)

Voir aussi notre section photos, sur le site nl, ici

samedi, 11 août 2018 03:00

Lokerse Feesten 2018 : samedi 11 août

Outre les Djs, l’avant dernier jour des Lokerse Feesten va nous plonger au sein d’un univers électro-indus rétro. Et pour cause, Gary Numan et Front 242 y sont programmés. Compte-rendu.

Gary Numan est considéré comme l'un des pionniers de la musique électronique contemporaine. Son dernier opus, « Savage » (Songs From A Broken Word) », est paru en septembre 2017, une œuvre qui dépeint un monde post-apocalyptique, ravagé par une catastrophe écologique et au sein duquel l'Occident finit par fusionner avec l'Orient…

Gary Numan, les cheveux de couleur geai, déboule sur les planches. Il empoigne son pied de micro, comme s’il s’emparait d’une lance avant de combattre. A l’instar de ses musicos, il a enfilé une tenue à franges de teinte brune. Une estrade est réservée à gauche pour le drummer et une autre à droite pour le claviériste (NDR : un barbu !) Planté au centre du podium, un clavier est posé sur un fly case. Il est destiné à Gary. Et juste devant, une gratte est posée sur son trépied. Des peintures de guerre ornent leurs visages dont la croix d’Indochine, sur le front de Numan. La trilogie « Pressure », « Halo » et « The Fall » est dispensée d’une traite. Des vidéos sont projetées sur un écran, à l’arrière du podium. Les gratteurs exécutent également des danses hostiles et complexes, tout en triturant leurs instruments et en les poussant à la limite de la rupture. La musique est à la fois sombre, tourmentée, angoissante, sauvage et glaciale. Même l’attitude de Numan est agressive. Androgyne, hypnotique, sa voix est grevée d’un accent ‘british’ très prononcé. Il ne se consacre aux claviers pour deux titres et ne se sert de sa guitare que pendant une vingtaine de secondes. Avant « My Name Is Ruin », un roadie apporte un pupitre à partition, et l’installe à gauche de Gary. Une fille blonde, d’allure frêle, rejoint le band. Gary nous la présente : il s’agit de sa fille, Persia. Ce seront les seules paroles prononcées par Numan au cours du set. Elle assure les backing vocaux d’un timbre cristallin. Le public connaît parfaitement les paroles du refrain, et les reprend en chœur. Si la plupart des morceaux sont issus du dernier long playing, en fin de parcours, les inévitables « Cars » et le final « Are Friends Electric ? » achèveront brillamment le set. C’est d’ailleurs ces compositions que votre serviteur attendait impatiemment, parce qu’ils ont bercé son adolescence. Nostalgie, quand tu nous tiens…

Setlist : « Pressure », « Halo », « The Fall », « Metal », « Ghost Nation », « Bed of Thorns », « Me! I Disconnect From You », « Pray for the Pain You Serve », « Here in the Black », « My Name Is Ruin », « Down in the Park », « Cars », « When the World Comes Apart », « Are 'Friends' Electric? ». 

Depuis 2003, date de la sortie de « Still and Row », Front 242 n’a plus enregistré de nouveau matériel, mais inlassablement, il continue de tourner, en puisant dans son back catalogue, pour alimenter ses shows ; des compos, très souvent, revisitées. Le set du band va durer 75 minutes. Et il y a du monde sur la place. Amusant, mais parmi les aficionados, certains ont enfilé un vieux t-shirt à l’effigie du band ; et d’autres, de tous récents, probablement achetés sur le stand merchandising, particulièrement bien achalandé. Deux estrades sont posées sur le podium : une pour le préposé aux percus électroniques et l’autre, le claviériste/machiniste. Richard 23 vient tapoter sur ces claviers de temps à autre. En arrière-plan des vidéos sont projetées. Collant parfaitement aux compos, elle alternent clips vintage, reviennent sur la guerre du Vietnam (‘Apocalypse now’) ou s’évadent dans le psychédélisme quand ils n’optent pas pour des messages abstraits… Calqué sur les beats électro, le light show émane essentiellement du haut du chapiteau. Impressionnant et luxuriant, il tétanise littéralement les premiers rangs. Surtout à cause des stroboscopes, bien trop aveuglants...

Il est loin le temps où les musicos paradaient en tenue militaire (NDR : c’était en 1981 !), aujourd’hui ils sont tous habillés de noir. Cependant, la lutte partisane est toujours d’actualité, tout comme le blitzkrieg, sur les planches… « Moldavia » (« Tyranny ») ouvre le show. Les deux chanteurs portent des masques de couleur noire. Immobiles, ils fixent l’assemblée, avant d’exécuter des mouvements saccadés, remuant dans tous les sens, suivant le tempo de la musique. Le son est puissant, violent même. « Take On » est davantage dansant. Une invitation au karaoké défile sur l’écran. On peut y lire : ‘Body’, répété plus de 30 fois. C’est un rituel destiné à animer « Body To Body » (« Two in One », 1983). Le public entre en transe, jumpe, agite les mains afin d’exécuter, à sa manière, une danse robotisée.

Toujours à la pointe de la technologie, Front 242 ne va pas se contenter de nous refourguer les versions originales de ses compositions, mais prend le soin de les remodeler, à l’instar de « W.Y.H.I.W.Y.G », dispensé lors du rappel ou de « Commando Mix »…

« Headhunter » et autre « Funkhadafi » constituent, bien sûr, toujours les points d’orgue du concert. Tout comme l’époustouflant « Funkhadafi », amorcé par le recours à la machine à fumée. Une prestation 5 étoiles pour les papys du rock indus. La génération 3.0. peut en prendre de la graine…

Place ensuite aux sets de deux des meilleurs DJ’s de la planète : 2 Many DJ’s et Cherry Moon… qui malgré leurs succès n’ont jamais rien apporté de neuf à la culture musicale…

Setlist : « Moldavia », « Take On », « Body To Body », « Together », « Religion », « Triple X Girlfriend », « Quite Unusual », « Loud », « Funkahdafi », « No Shuffle », « U-Men », « Commando Mix », « Don’T Crash », « Headhunter », « Im Rhythmus Bleiben », « Welcome To Paradise ». 

Rappel : « W.Y.H.I.W.Y.G. », « Masterhit ».

(Organisation : Lokerse Feesten)

Voir aussi notre section photos, sur le site nl, ici

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