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Didier Deroissart

Didier Deroissart

vendredi, 24 août 2018 18:18

Slash vit toujours dans son rêve…

Slash est de retour, flanqué de son band, Myles Kennedy & The Conspirators, pour un quatrième album solo intitulé « Living The Dream », un disque qui sortira le 21 septembre 2018. Sur ce nouvel album, Slash reste fidèle à lui-même et nous propose 12 morceaux aux riffs dynamiques et électriques accompagnés de solos lyriques. Le premier single tiré de l’album est déjà disponible et à découvrir ici 

Pas de tournée prévue actuellement pour l’Europe

Tracklist :

1. Call of the Wild
2. Serve You Right
3. My Antidote
4. Mind Your Manners
5. Lost Inside the Girl
6. Read Between the Lines
7. Slow Grind
8. The One You Loved Is Gone
9. Driving Rain
10. Sugar Cane
11. The Great Pretender
12. Boulevard of Broken Hearts

http://www.slashonline.com/

 

Delta :

26/08/2018 : Namur - Fête des Solidarités
08/09/2018 : Hotton - Openstream
23/09/2018 : Schaerbeek - Place Communale
25/04/2019 : Woluwe-Saint-Pierre - Centre culturel
18/05/2019 : Bastogne - Espace 23
24/05/2019 : Binche - Théâtre Communal

Charles Aznavour :

26/10/2018 – Bruxelles - Forest National

Mc Solaar : (Géopoétique Tour)

16/11/2018 : Bruxelles - Forest National

Etienne Daho : (Blitztour)

20/11/2018 : Liège - Le Forum
21/11/2018 : Ancienne Belgique (Soldout)

Calogéro : (Liberté Chérie Tour)

29/11/2018 : Bruxelles - Forest National
30/11/2018 : Bruxelles - Forest National
Michel Jonasz Quartet :
09/11/2018 : Bruxelles - Théâtre Saint-Michel

http://www.odlive.be/agenda/

https://www.facebook.com/OD-Live-Productions-130017367062048/

 

 

 

 

 

mardi, 21 août 2018 19:01

Imposteur

Mingawash est un collectif atypique responsable d’une musique, née d’un croisement entre néo métal hexagonal (Enhancer, Pleymo, Watcha) et nu métal yankee (Slipknot, System of a Down). Née en 2012, cette formation belge semble véritablement dans son élément en ‘live. Des sets décalés, proches de l’hystérie, alimentés par des textes engagés, interprétés dans la langue de Voltaire.

Après les 30 secondes percussives de l’« Intro », « Tape » entre dans le vif du sujet. L’image de Roy Le Panda s’avance, gants de boxe en garde avant de vous percuter la face, sans vergogne.

Le chant est hurlé. Chaque chanson baigne au sein d’un univers métallique différent.

Un peu comme chez Dadabovic, la camisole de force et les médicaments font partie du décor…

Tout au long de « Joujou », les percus sont tribales, dévastatrices et les interventions de grattes suintent de testostérone. La compo raconte l’histoire d’un bipolaire, coiffé d’un chapeau à grelots. L’immersion dans le délire se poursuit…

« Pornographique » vilipende les dérives de la société actuelle contemporaine (l’argent facile, travailler pour payer ses factures, etc.). Les pandanettes soutiennent le chant de Martin.

Une rythmique trash s’impose sur « Médisant »…

« Bande Organisée » nous entraîne à l’époque de la prohibition.

Frénétique et puissant, « Champignon » est hallucinogène…

Une bande sonore réminiscence d’un western spaghetti à la Sergio Leone amorce « Chope Ton Biker », avant que l’image de Roy, se déplaçant sur son mini vélo, ne se mette à circuler dans votre esprit.

Dynamisé par les percus latino de Martin, « Aveugle » est littéralement laminé par les cordes de gratte.

« Imposteur » est un cri du cœur, mais aussi le titre maître de l’elpee.

« Zagadaga » baigne au sein d’un univers oriental, au cours duquel les pecus marocaines évoquent les expérimentations en solo, menées par Robert Plant…

mardi, 21 août 2018 19:00

Luna De Papel

Le précédent elpee studio de cette formation remonte à 2011. Il s’intitulait « Bordel De Luxe ». Il a donc fallu sept longues années, avant que le collectif ne publie ce nouvel essai. Apparemment, il a pris le temps pour le concevoir. Il s’agit de son sixième en 20 années d’existence ! « Luna De Papel » a été financé par un crowdfunding. Les nouveaux musicos apportent un vent de fraîcheur aux compos dont le mélange entre rock, pop, world, poésie, folk et chanson française s’avère particulièrement audacieux…

Les douze plages constituent autant de tranches de vies. Laurent Kebous signe ou cosigne tous les textes. Chaque titre est une histoire, une atmosphère, qui s'installe tranquillement.

« Des Hauts Des Bas » hésite entre rock'n'roll et twist…

La voix douce d’Aurélia Campione (La Cafeteria Roja) se pose « Luna de Papel », un titre maître particulièrement radiophonique…

Chanté partiellement dans la langue de Cervantès, « Cumbia » nous entraîne au soleil, sur les plages ensoleillées des côtes cubaines, cigare au bec et mojito à portée de main…

Résolument punk, « L'appétit » incite à la révolte, la lutte et la quête d'un monde meilleur. Le cuivré « La ferveur » et « Social traître » sont tout aussi contestataires…

Jojo est à l’accordéon et Napo Romero (Ogres de Barback, Manu Solo) à la gratte pour « Filles de Joie », un morceau qui relate la vie des prostituées, dans les rues de Bordeaux.

Les cordes délicates de l’oud pimentent « La Liste » et « Mourir De Vivre », des pistes où on ressent très fort les influences orientales.

Kebous et Fredo (Ogres De Barback) chantent en duo « Quand Tu Seras Là-Bas », une piste qui clôt l’opus. 

mardi, 21 août 2018 18:58

La grande effusion

Kent a fondé Starshooter en 1977. Lorsque le groupe se sépare en 1982, l’artiste entame une carrière solo, et pas seulement dans l’univers de la musique, mais également de la BD et du roman. Il apporte aussi sa collaboration à de nombreux congénères, dont Johnny Hallyday, Calogero et Nolwenn Leroy. Il signe encore « Quelqu’un de bien », un titre chanté par Enzo Enzo, en 1994.

Enregistré ‘live’, l’album a été enregistré le 7 novembre 2017, au Café De la Danse, à Paris. « La Grande Effusion » survole quatre décennies de sa carrière. Il y revisite, tantôt seul, flanqué de son groupe ou en duo avec Alex Beaupain (« Tous les Mômes »), Katel (« Notre amour »), Alice Animal et encore le chanteur/guitariste de Radio Elvis, Pierre Guénard (l’excellent « Metropolitain »), des chansons de son répertoire devenues classiques. Et des morceaux, le plus souvent empreints de mélancolie. A l’instar de « Panorama » ainsi que d’une variante longue d’« Ici Et Maintenant ». De l’elpee, on épinglera encore les versions des « Congas et maracas » et « Bestsy party » de Starshooter, ainsi que l’hommage à feu Bowie, « Scary monsters »…

 

La version digitale est enrichie de deux bonus tracks.

 

dimanche, 12 août 2018 03:00

Lokerse Feesten 2018 : dimanche 12 août

Pour la dernière journée des Lokerse Feesten, la programmation est partagée entre hip hop et électro/pop. A l’affiche figure donc, Sevn Alias, Lil Kleine et Blackwave d’un côté et Clean Bandit ainsi que Zara Larsson, de l’autre. Pour sa 44ème édition, le festival a accueilli 144 000 festivaliers en 10 jours.

D’origine surinamienne, Sevaio Mook aka Sevn Alias est né aux Pays-Bas. A l’instar de ses  compatriotes, Kraantje Pappie, Jebroer et Boef, ce rappeur squatte les ondes radiophoniques néerlandophones, depuis quelques années. Normal puisqu’il dispense son flow, dans la langue de Vondel.

Un préposé aux machines s’installe derrière son matos, posé sur une table haute. Le reste du podium est abandonné à l’artiste pour exécuter son show, dans un style fortement contaminé par ses racines caribéennes. Il harangue constamment la foule. Dès le début, des canons à confetti sont propulsés dans la fosse ; et sous le light show de couleur jaune, c’est féerique. Jeune et surtout féminin, le public réagit au quart de tour. Sevn n’en oublie pas son mégatube, « Gass », paru en 2016. En 30 minutes, l’Amstellodamois va démontrer toute l’étendue de son talent. Dommage que son set soit, cependant, aussi court…  

Egalement batave, Lil Kleine est tout aussi populaire chez les ‘Oranje’. Tant comme acteur que rappeur. On change de Dj. Lil débarque une casquette de basketteur vissée sur le crâne. Il ôte rapidement son marcel pour exhiber fièrement ses pectoraux aux filles. Ce qui déclenche l’hystérie sur la plaine. Faut dire que très présent sur les réseaux sociaux, il possède une solide base de fans. Pour endiguer tout éventuel envahissement de scène, deux gorilles veillent de chaque côté. Particulièrement interactif, Klein sollicite constamment l’auditoire. Il l’invite à jumper, balancer les bras ou se déplacer de gauche à droite. On va même avoir droit à des ‘round circles’, phénomène plutôt rare dans l’univers du hip hop. Son single, « Alleen », met carrément le souk sur la Grote Kaai. On en oublierait presque le canon à confetti, mais sous un éclairage bleu et vert…

Un public plus âgé attend impatiemment Clean Bandit ; et avant que la formation ne monte sur l’estrade, les aficionados se rapprochent du podium. Pendant le soundcheck, le feu d’artifice sert d’apothéose avant la lettre. Une immense estrade est posée sur la scène. Elle est destinée à accueillir deux claviéristes, dont Jack Patterson, également préposés, suivant les morceaux, à la guitare ou à la basse. Luke se charge du drumming électronique et du chant. Pas de trace de la violoncelliste Grace Chatto, remplacée par une fille sexy, vêtue de rouge. Soit la même couleur que les salopettes des deux chanteuses, Kirsten Joy et Yasmin Green, qui se réservent le lead vocal à tour de rôle ou chantent en harmonie, dans un registre plutôt soul. Pas de trace, non plus de la violoniste, Neil Milan Amin-Smith qui, apparemment, a quitté le navire… 

Opérant une fusion entre classique et électronique, la musique de Clean Bandit est alimentée par des instruments organiques. Pas de bandes préenregistrées. Mais sur disque, le combo a régulièrement recours à des invitées, pour assurer les vocaux. Comme Zara Larsson (NDR : elle est programmée dans la foulée) l’avait été pour « Symphony ». Imprimé sur un tempo électro, « Real Love » met bien en exergue ivoires et violon. Un violon qui domine « Stronger », un morceau funky et très dansant. Dansant comme la plupart du répertoire de Clean Bandit. Un répertoire au sein duquel, il ne va pas oublier ses hits, « Rather Be », « Rockabye » ou encore « Solo », ainsi que quelques titre issus d’un futur elpee, dont la sortie est prévue pour septembre. Et le set de s’achever par « Rather Be ». Prestation classieuse pour ce combo insulaire…

Setlist : « Symphony », « Real Love », « Extraordinary », «  Disconnect »,  « Stronger », « Cologne », « Come Over », « Solo », « I Miss You », « Telephone Banking », «  Should'Ve Known Better », « Rockabye », « Piece Of You »/ « Tears », « Rather Be ».

L’an dernier Zara Larsson devait déjà se produire dans le cadre des Lokerse Feesten. Mais elle avait dû déclarer forfait et avait été remplacée, au pied levé, par Anne-Marie. Agée de 20 printemps, cette Suédoise va nous proposer un show bien huilé, à l’américaine

L’estrade surélevée est toujours dressée, en retrait. S’y produiront quatre musicos : un drummer, un claviériste, un batteur et un guitariste. Juste devant se plantent deux choristes et quatre danseuses. Et en arrière-plan, des vidéos seront projetées sur un écran géant. Luxuriant, le light show implique de nombreux stroboscopes. 

Zara est vêtue d’un shorty, d’un body et d’une veste à damiers noirs qui forment un ‘Z’ sur fond blanc. Blonde, elle est plutôt sexy. « Never Forget You » entame le show, un morceau qu’elle interprétait en compagnie du chanteur britannique, MNEK, sur disque. Zara se trémousse à l’avant du podium. Les iPhones illuminent déjà la plaine. La foule reprend le refrain en chœur. Les danseuses accompagnent parfaitement Zara dans sa chorégraphie. La voix de Larsson et celles des choristes sont puissantes. Elle n’en oublie par ses tubes « Uncover », « I Would Like », « Symphony » et « Lush Life ». Elle s’assied au bord du podium pour interpréter les morceaux les plus tendres, dont « Dont’ Let Me Be Yours » et un « I Can’T Fall In Love Without You », au cours duquel sa voix est soutenue par les accords du piano. Elle s’autorise un bain de foule, moment choisi par les spectateurs pour réaliser quelques selfies. Plus dansants et très électro, les covers de Tine Tempha (« Girl Like »), David Guetta (The One’s For You ») et Drake (« In My Feelings) vont véritablement faire mouche, au sein d’une foule enthousiasmée par sa prestation.

Setlist : « Never Forget You », « Sundown », « Girl Like » (Tinie Tempah cover), « This One's for You » (David Guetta cover), « Don't Let Me Be Yours », « Make That Money Girl », « TG4M », « I Can't Fall in Love Without You », « I Would Like », « In My Feelings » (Drake cover), « Ain't My Fault », « Only You », « Wanna », « Symphony » (Clean Bandit cover), « Uncover », « Lush Life ».

L’an prochain, les Lokerse Feesten se dérouleront du 2 au 11 août…  

(Organisation : Lokerse Feesten)

Voir aussi notre section photos, sur le site nl, ici

samedi, 11 août 2018 03:00

Lokerse Feesten 2018 : samedi 11 août

Outre les Djs, l’avant dernier jour des Lokerse Feesten va nous plonger au sein d’un univers électro-indus rétro. Et pour cause, Gary Numan et Front 242 y sont programmés. Compte-rendu.

Gary Numan est considéré comme l'un des pionniers de la musique électronique contemporaine. Son dernier opus, « Savage » (Songs From A Broken Word) », est paru en septembre 2017, une œuvre qui dépeint un monde post-apocalyptique, ravagé par une catastrophe écologique et au sein duquel l'Occident finit par fusionner avec l'Orient…

Gary Numan, les cheveux de couleur geai, déboule sur les planches. Il empoigne son pied de micro, comme s’il s’emparait d’une lance avant de combattre. A l’instar de ses musicos, il a enfilé une tenue à franges de teinte brune. Une estrade est réservée à gauche pour le drummer et une autre à droite pour le claviériste (NDR : un barbu !) Planté au centre du podium, un clavier est posé sur un fly case. Il est destiné à Gary. Et juste devant, une gratte est posée sur son trépied. Des peintures de guerre ornent leurs visages dont la croix d’Indochine, sur le front de Numan. La trilogie « Pressure », « Halo » et « The Fall » est dispensée d’une traite. Des vidéos sont projetées sur un écran, à l’arrière du podium. Les gratteurs exécutent également des danses hostiles et complexes, tout en triturant leurs instruments et en les poussant à la limite de la rupture. La musique est à la fois sombre, tourmentée, angoissante, sauvage et glaciale. Même l’attitude de Numan est agressive. Androgyne, hypnotique, sa voix est grevée d’un accent ‘british’ très prononcé. Il ne se consacre aux claviers pour deux titres et ne se sert de sa guitare que pendant une vingtaine de secondes. Avant « My Name Is Ruin », un roadie apporte un pupitre à partition, et l’installe à gauche de Gary. Une fille blonde, d’allure frêle, rejoint le band. Gary nous la présente : il s’agit de sa fille, Persia. Ce seront les seules paroles prononcées par Numan au cours du set. Elle assure les backing vocaux d’un timbre cristallin. Le public connaît parfaitement les paroles du refrain, et les reprend en chœur. Si la plupart des morceaux sont issus du dernier long playing, en fin de parcours, les inévitables « Cars » et le final « Are Friends Electric ? » achèveront brillamment le set. C’est d’ailleurs ces compositions que votre serviteur attendait impatiemment, parce qu’ils ont bercé son adolescence. Nostalgie, quand tu nous tiens…

Setlist : « Pressure », « Halo », « The Fall », « Metal », « Ghost Nation », « Bed of Thorns », « Me! I Disconnect From You », « Pray for the Pain You Serve », « Here in the Black », « My Name Is Ruin », « Down in the Park », « Cars », « When the World Comes Apart », « Are 'Friends' Electric? ». 

Depuis 2003, date de la sortie de « Still and Row », Front 242 n’a plus enregistré de nouveau matériel, mais inlassablement, il continue de tourner, en puisant dans son back catalogue, pour alimenter ses shows ; des compos, très souvent, revisitées. Le set du band va durer 75 minutes. Et il y a du monde sur la place. Amusant, mais parmi les aficionados, certains ont enfilé un vieux t-shirt à l’effigie du band ; et d’autres, de tous récents, probablement achetés sur le stand merchandising, particulièrement bien achalandé. Deux estrades sont posées sur le podium : une pour le préposé aux percus électroniques et l’autre, le claviériste/machiniste. Richard 23 vient tapoter sur ces claviers de temps à autre. En arrière-plan des vidéos sont projetées. Collant parfaitement aux compos, elle alternent clips vintage, reviennent sur la guerre du Vietnam (‘Apocalypse now’) ou s’évadent dans le psychédélisme quand ils n’optent pas pour des messages abstraits… Calqué sur les beats électro, le light show émane essentiellement du haut du chapiteau. Impressionnant et luxuriant, il tétanise littéralement les premiers rangs. Surtout à cause des stroboscopes, bien trop aveuglants...

Il est loin le temps où les musicos paradaient en tenue militaire (NDR : c’était en 1981 !), aujourd’hui ils sont tous habillés de noir. Cependant, la lutte partisane est toujours d’actualité, tout comme le blitzkrieg, sur les planches… « Moldavia » (« Tyranny ») ouvre le show. Les deux chanteurs portent des masques de couleur noire. Immobiles, ils fixent l’assemblée, avant d’exécuter des mouvements saccadés, remuant dans tous les sens, suivant le tempo de la musique. Le son est puissant, violent même. « Take On » est davantage dansant. Une invitation au karaoké défile sur l’écran. On peut y lire : ‘Body’, répété plus de 30 fois. C’est un rituel destiné à animer « Body To Body » (« Two in One », 1983). Le public entre en transe, jumpe, agite les mains afin d’exécuter, à sa manière, une danse robotisée.

Toujours à la pointe de la technologie, Front 242 ne va pas se contenter de nous refourguer les versions originales de ses compositions, mais prend le soin de les remodeler, à l’instar de « W.Y.H.I.W.Y.G », dispensé lors du rappel ou de « Commando Mix »…

« Headhunter » et autre « Funkhadafi » constituent, bien sûr, toujours les points d’orgue du concert. Tout comme l’époustouflant « Funkhadafi », amorcé par le recours à la machine à fumée. Une prestation 5 étoiles pour les papys du rock indus. La génération 3.0. peut en prendre de la graine…

Place ensuite aux sets de deux des meilleurs DJ’s de la planète : 2 Many DJ’s et Cherry Moon… qui malgré leurs succès n’ont jamais rien apporté de neuf à la culture musicale…

Setlist : « Moldavia », « Take On », « Body To Body », « Together », « Religion », « Triple X Girlfriend », « Quite Unusual », « Loud », « Funkahdafi », « No Shuffle », « U-Men », « Commando Mix », « Don’T Crash », « Headhunter », « Im Rhythmus Bleiben », « Welcome To Paradise ». 

Rappel : « W.Y.H.I.W.Y.G. », « Masterhit ».

(Organisation : Lokerse Feesten)

Voir aussi notre section photos, sur le site nl, ici

jeudi, 16 août 2018 17:33

Julia Guez entend siffler le train

Le nouveau clip de Julia Guez, « Le Train » (à voir ici), extrait de l’album « Champs-élysées, souffle un vent de fraîcheur en plein heure d’été. Julia Guez a sillonné les Etats-Unis avec le réalisateur Yannick Saillet (Les Enfoirés, Soprano, Jean-Jacques Goldman) pour le réaliser. Un road trip à couper le souffle ! Une idée de périple inédit, d’une côte à l’autre des Etats-Unis, qui nous plonge au cœur de paysages américains sublimes et surprenants…

Sur ce morceau électro/pop au refrain entêtant, elle chante avec énergie et passion, un grand départ. Un moment clé où quelque chose bascule dans la tête et qu’une fenêtre s’ouvre. On sait alors qu’il est temps de foncer et de prendre la route…

https://www.facebook.com/Julia-Guez-647778575358657/

http://www.juliaguez.com/

 

mercredi, 08 août 2018 03:00

Lokerse Feesten 2018 : mercredi 8 août

Il s’agit déjà de la sixième journée des Lokerse Feesten ; et elle est consacrée au mouvement musical punk ; accueillant pour la circonstance, The Living End, Suicidal Tendencies, Turbonegro, Bad Religion et Dropkick Murphys. Depuis quelques années, traditionnellement, le dimanche est consacré au métal et le mercredi suivant, au punk. Notons que lors de ce festival, le timing est toujours scrupuleusement respecté.

The Living End ouvre les hostilités. Un power trio australien qui pratique une forme de punk/rock/psychobilly. Son line up réunit le chanteur/guitariste Chris Cheney, le contrebassiste Scott Owen et le batteur Andy Strachan. Ils sont considérés comme des stars au pays des kangourous ! D’ailleurs, il y a déjà 24 ans qu’ils sont dans le circuit. Punkabilly, « Second Solution » ouvre le set. Bien en avant, la contrebasse est parfaitement en phase avec le drumming. Les titres proposés son issus des elpees, « The Living End », « White Noise » et « Modern artillery ». Plus rock, « Don't Lose It » semble taillé pour la bande FM. Caractérisé par ses interventions de gratte stridulantes, « How Do We Now » a davantage de pêche. Chris manifeste toute sa fougue à travers la voix. Et « Roll On » met tout le monde d’accord. On a même eu droit à un hommage à d’illustres compatriotes, en l’occurrence AC/DC. Une bonne entrée en matière !

Setlist : « Second Solution », « Roll On », « End Of The World », « Don't Lose It », « How Do We Know », « Raise The Alarm », « Who's Gonna Save Us? », « Prisoner of Society », « E-Boogie ».

En 2016, Suicidal Tendencies était programmé lors du ‘metal day’. Aujourd’hui le quintet est à l’affiche du ‘punk day’. Originaire de Venice, en Californie, le band est drivé par Mike Muir. Malgré ses 55 balais, il n’a rien perdu de son énergie. Le line up est complété par Ra Díaz à la basse (NDR : il avait déclaré vouloir assister à de nombreux circle pits sur la Grote Kaai), le drummer Dave Lombardo (ex-Slayer) ainsi que les guitaristes Dean Pleasants et Ben Weinman, qui a remplacé Jeff Pogan, pour cette tournée… Le groupe pratique du skate/punk mâtiné de trash. Mike Muir parcourt des kilomètres sur l’estrade, tout au long du set. Ses mouvements sont un peu détraqués. On dirait qu’il lance une balle de la main avant de la rattraper. Lombardo est époustouflant derrière ses fûts. Sa rapidité à frapper sur ses deux grosses caisses est hallucinante. En fin de set, « Cyco Vision » va donc provoquer ce fameux tsunami circulaire, tant souhaité par Díaz ; et avant d’attaquer « Pledge Your Allegiance », Muir invite une cinquantaine de fans à rejoindre le band sur le podium pour participer à l’apothéose de ce concert. Nouvel album, « Still Cyco Punk After All These Years » paraîtra en septembre prochain. Et Suicidal Tendencies a promis de revenir, notamment, en Belgique, pour le défendre… 

Setlist : « You Can't Bring Me Down », « I Shot The Devil », « Clap Like Ozzy », « Freedumb », « War Inside My Head », « Subliminal », « Cyco Vision », « Pledge Your Allegiance ».

Turbonegro (Turboneger en norvégien) est issu de Nesodden, près d’Oslo. Son mélange de heavy metal, rock et punk, il l’a baptisé ‘deathpunk’. Le line up du groupe est relativement instable. Il implique deux guitaristes, un bassiste vêtu d’une salopette dorée, un drummer et un claviériste, jouant souvent de dos et affichant une attitude théâtrale. Sans oublier le nouveau chanteur. En l’occurrence Anthony Madsen-Sylvester. Charismatique, tatoué de la tête aux pieds, c’est un véritable showman. Il est partout à la fois et harangue constamment la fosse, ne la laissant jamais reprendre son souffle. Mais casquette de marin vissée sur la tête, ce Viking ressemble plutôt à un gros nounours. Moustachu et barbu, il aurait pu figurer dans une pub pour une célèbre marque de ‘fish sticks’. Le sextuor va nous réserver l’un ou l’autre morceau de son dixième opus, « Rock'n' roll Machine », dont trois titres en début de set. Le vocaliste demande à la foule si elle a déjà eu l’opportunité de l’écouter. Hormis quelques bras levés, on ne se bouscule pas au portillon. Après avoir interprété le « Bohemian Rhapsody » de Queen, que l’auditoire reprend en chœur, Sylvester prétend qu’il s’agit d’une de leurs compos (NDR : humour nordique ?)…

Setlist : « Well Hello », « Rock N Roll Machine », « Hurry Up & Die », « Get It On », «Hot for Nietzsche », « All My Friends Are Dead », « Wasted Again », « John Carpenter Powder Ballad », « Special Education », « The Age of Pamparius », « I Got Erection ». 

Issu de Los Angleles, Bad Religion est considéré comme un des meilleurs groupes punk de la planète. Caractérisé par ses textes politiquement engagés, ses compos sont brèves. Sur les planches, il va d’ailleurs nous en fourguer 25 en 60 minutes. Dont 10 titres en rappel ! Le show s’ouvre par « You Are (The Government) », que Greg Graffin, le frontman, annonce tout simplement comme une chanson punk et s’achève par « Pessimistic », juste avant l’encore. Curieux, mais en général très prompt à colporter les idées de son évangile punk, il faudra attendre les 20 dernières minutes du concert, avant qu’il ne se mette réellement à communiquer. Sans quoi, sa voix puissante et ce trio de guitaristes complémentaires, responsable de riffs incisifs, graisseux et chargés de testostérone, vont nous en mettre plein les portugaises…

Après les guêpes, place aux moustiques. Dropkick Murphys, ce sera pour une autre fois. En outre, il est minuit trente, et la fatigue commence à gagner votre serviteur. Il rejoint donc ses pénates. Mais il a consigné la prochaine visite de ce band démoniaque, dans son agenda. Ce n’est donc que partie remise.

(Organisation : Lokerse Feesten)

Voir aussi notre section photos, sur le site nl, ici

dimanche, 05 août 2018 03:00

Esperanzah 2018 : dimanche 5 août

Le troisième jour et dernier jour de l’Esperanzah va se dérouler, à nouveau, sous la canicule. Les organisateurs ont qualifié cette dix-septième édition d’Esperanzah d’exceptionnelle. A cause de la programmation, du public attentif et curieux (NDR : 37 000 festivaliers quand même, dont de nombreuses têtes blondes) et d’une météo favorable. Manifestement, le succès était au rendez-vous.

On débute la journée face au podium ‘Alpha’ où se produit Belcirque. Un sextuor féminin qui puise ses influences dans le swing, le jazz, le blues et la pop, mais également la musique traditionnelle américaine et africaine, en tirant parti d’un violon, d’une contrebasse, de tas de percus, de cuivres, d’harmonies vocales, d’une gratte électrique et semi-acoustique. Quant aux paroles, elles sont interprétées tour à tour en français, néerlandais ou anglais…

Direction scène ‘ jardin’ pour le set de Mélanie De Biaso, une des plus belles voix du jazz en Belgique, mais également à travers le monde. Douce, captivante, lancinante, envoûtante, elle s’inscrit dans la lignée des Nina Simone voire de Betty Davis. Pas étonnant qu’elle ait été surnommée la Billie Holiday belge. Elle entame le set en solo. Rien que sa voix et une flûte traversière, pendant 15 bonnes minutes. Le pianiste et le drummer sont quasi au chômage technique. Elle va nous proposer de larges extraits de son dernier elpee, « Lilies », publié en 2017. Ses compos baignent au sein d’un cocktail de blues, jazz, lounge, pop et d’électro. Les orchestrations sont soignées. Son charisme est tellement impressionnant que sa prestation va fasciner un auditoire silencieux et presque en contemplation…

La grosse surprise va nous venir du podium ‘Alpha’, où se produit Studio Shap Shap (NDR : ‘Shap Shap’ est le bruit produit par martèlement d’un marteau sur une enclume). Un collectif issu de Niamey, au Niger. Il va nous réserver de larges extraits de son premier opus, « Château 1 ». Le combo implique Arobasse (basse), Ousseini (soliste à cordes Molo et Komsa), Le Popo (cithare Kindé), Boubé (chant et gymnastique), Sakina (piano, mao, balafon, chant) et le percussionniste Oumarou Mai Douma, un type un peu fêlé sur les bords, mais particulièrement efficace, qui tape sur des instruments faits maison : une calebasse et une peau de chèvre tendue font l’affaire. Ce qui va lui valoir la sympathie du public. Et le tout est enrichi par quelques sonorités électro, afin de donner à l’expression sonore, un aspect plus contemporain. Vieux et édenté, Boubé slame parfaitement son texte en nous racontant l’histoire et les origines du band. En outre, il est encore suffisamment alerte pour exécuter des pas de danse en tous genres. Et envoûtante, la voix de Sakina accentue cette impression de transe vaudou. Si vous souhaitez mieux connaître cette formation, parfois comparée à Staff Benda Bilili voire à  Konono n°1, on vous invite à découvrir son clip baptisé « Indépendance », ici...

Direction ‘Jardin’ pour le slam de Fabien Marsaud, aka Grand Corps Malade. Sa béquille bien calée dans la main gauche, il tient son micro, dans la droite. Il vient nous parler de son « Plan B », titre de son dernier long playing, en toute simplicité et décontraction. Mélancoliques, ses textes sont appuyés par une orchestration rock puissante. Il existe, sans doute, un plan A et un B… L’artiste plaisante en revenant sur la rencontre de coupe du monde de football, qui a opposé la France à la Belgique. Ce qui déclenche des quolibets dans l’auditoire. Pourtant, le gars est sympathique, mais son humour particulièrement décalé. Ce qui va finalement lui permettre de recueillir les acclamations d’un public multigénérationnel. Grand Corps Malade est programmé dans le cadre du festival des Libertés, cet automne.

Après une pause restauration bien méritée, place à Mélissa Laveaux. D’origine haïtienne, cette Canadienne n’a pas renié ses origines. En 2016, elle était retournée dans son pays de naissance afin de s’y ressourcer en sonorités, mélodies, ambiances, hymnes vaudous et histoires indigènes. Avant de composer un répertoire qu’elle interprètera en créole sur son troisième album, « Rayo siwèl ». Et ce sont des titres de cet LP qu’elle va nous réserver ce soir. Sur les planches, elle se consacre au chant et à la guitare électrique. Elle est soutenue par une jolie et talentueuse bassiste et un drummer. Mélissa nous parle de ses racines, de l’amour, de la vie quotidienne, des dieux vaudou, et des Américains qui ont occupé son pays pendant de nombreuses années. C’est une féministe qui ne mâche pas ses mots. Elle est néanmoins attachante, mais ce soir, elle manque quelque peu d’interactivité. Caractérisée par ses rythmes entraînants, sa musique salée/sucrée incite normalement à la danse. Raison pour laquelle elle s’inquiète verbalement du manque de réactivité de la foule. Mais les festivaliers n’ont plus guère envie de remuer le popotin. La température est suffocante et le moindre geste pompe de l’énergie. Et puis on arrive au terme de cette édition 2018 de l’Esperanzah…  

Pas de Gogol Bordello au menu pour votre serviteur. Il y était pourtant très attendu. Mais ces trois jours passés sous cette chaleur sur le site de l’abbaye de Floreffe ont beau avoir apporté tellement de satisfaction, la fatigue aura raison de l’envie d’assister à ce show. Séduit par le festival, son concept, sa programmation et son cadre, Musiczine répondra présent en 2019…

(Organisation : Esperanzah)

 

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