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Adrien Mouchet

Adrien Mouchet

mercredi, 28 mars 2018 17:54

L'affiche de Dour 2018 est complète !

Plus de 200 artistes sur 7 scènes, l'affiche du Dour Festival 2018 est à nouveau impressionnante!

La programmation a été complétée définitivement aujourd'hui avec notamment l'ajout de Soldout ou de Porches. Cette 30ème édition voit également le site du festival changer de place. On attend donc beaucoup de surprises du 11 au 15 juillet prochain à Dour !

Retrouvez le programme complet jour par jour ici.

vendredi, 23 mars 2018 11:07

On donne son sang chez PIAS

PIAS organise le 28 mars prochain une journée de don de sang. A cette occasion, chaque donneur poura bénéficier d'une réduction de 20% sur le shop et recevra un tote bag PIAS.

Pour s'inscrire, rien de plus simple ! C'est ici.

vendredi, 23 mars 2018 09:38

L'Elektropedia de Dour 2018 est complète

Quelques jours après La Caverne, c'est au tour de la Red Bull Elektropedia Balzaal de compléter sa programmation. L'organisation du Dour Festival 2018 a en effet annoncé les derniers noms qui viennent complèter l'immense scène électro du festival. Des artistes célèbres comme Daniel Avery ont ainsi été ajoutés à un programme déjà bien remplis.

Le Dour Festival aura lieu cette année entre le 11 et le 15 juillet.

Retrouvez le programme complet ici .

vendredi, 23 mars 2018 09:31

Un festival printanier à l'AB

Le festival BRDCST aura lieu entre le 4 et le 8 avril prochain à l'Ancienne Belgique. Cet événement a pour vocation de faire découvrir des musiques venant d'un peu partout dans le Monde. Au programme par exemple, du black metal féminin danois ou encore du psychédélisme turc. C'est donc une belle occasion de découvrir des groupes peu ordinaires.

Retrouvez le programme complet ici.

vendredi, 16 mars 2018 14:06

La Cavern de Dour 2018 se complète

FIDLAR ou encore Forever Pavot se sont ajoutés à la longue liste d'artistes qui se produiront dans le chapiteau de La Cavern du Dour Festival 2018.

Les 27 noms ajoutés mercredi soir clôturent la scène rock du festival. Mais d'autres groupes doivent encore être annoncés pour que cette édition soit aussi remplie que les précédentes.

Vous pouvez découvrir la liste complète sur le site officiel du festival ici !

Le premier volume de la compilation Belgian Nuggets 90s-00s sortira le 17 novembre prochain. Il s'agit d'un recueil de chansons belges méconnues du public. C'est la période qui commence à partir de 1990 qui est couverte.

L'ambition est de lancer une véritable série de qualité et de faire de chaque volume un objet prisé par les amateurs de musique et les collectionneurs en Belgique et au-delà.

Dans ce premier volume, on retrouvera par exemple un morceau de dEUS!

Plus d'infos ici.

 

La version beta de Wipmusic a vu le jour il y a trois mois et compte déjà 5000 utilisateurs dont 1200 artistes.

Cette application pour smartphone vous permettra à partir d’octobre de découvrir la musique belge.

Cette nouvelle plateforme devrait vous permettre d’élargir vos horizons et, qui sait, de dénicher la prochaine pépite de notre pays !

Plus d’infos à la sortie de l’application !

dimanche, 16 juillet 2017 03:00

Dour Festival 2017 : dimanche 16 juillet

C’est entre fatigue et excitation que le réveil s’opère ce dimanche, car il s’agit déjà du dernier jour de l’édition 2017 du Dour Festival. La journée est placée sous le signe du rap francophone, mais pas que. La diversité fait la force de Dour, et on va à nouveau entre être témoin aujourd’hui !

Dés 14h40, les hostilités commencent à la Caverne. Au programme le rock/garage de Meatbodies. Le groupe appartient à la scène émergente américaine de ce style musical. Le trio est venu présenter son album « Alice », paru plus tôt dans l’année. Les morceaux sont à la fois puissants et mélodiques. La musique n’est pas foncièrement originale, mais elle ne manque pas d’allure ; surtout cette petite touche jazzyfiante qui vient pimenter certains morceaux. En outre, le set est cohérent. Un bon petit groupe pour entamer la journée du bon pied…

Dead Vally embraie. Un duo réunissant une guitariste et une drummeuse. C’est tout ! Il pratique un rock classique assez proche de celui de The Kills, d’ailleurs programmé vendredi. Rien de bien neuf à l’horizon, mais les deux filles compensent leur manque de folie par une attitude vraiment sympathique. On passe donc un bon moment en leur compagnie.

12 ans après son dernier passage à Dour, Millionaire est donc de retour. Le groupe de Tim Vanhamel est venu défendre son très attendu nouvel opus. La recette n’a guère changé malgré toutes ces années... Les riffs de guitares sont puissants et les changements de rythmes fréquents. Le tout est porté par des compositions toujours mélodiques qui rappellent sans surprise le grand frère dEUS. La sympathie du leader limbourgeois constitue la cerise sur un gâteau déjà copieusement garni. Il fait l’effort de s’exprimer en français alors qu’il n’est clairement pas à l’aise dans la langue de Molière. Une attention appréciable ! Et une heure de régal !

La prochaine étape passe par le concert de Romeo Elvis à la Jupiler Boombox. Malheureusement, le chapiteau est comble ; et le mot est faible ! Une dizaine de rangées se sont formées à l’extérieur de la tente… Impossible donc d’assister dans de bonnes conditions à la prestation… Mais l’ambiance qui règne devant la scène prouve bien l’incroyable chemin parcouru en deux ans par les deux potes. ‘Bruxelles is coming’, c’est une certitude !

Tiens mon Gsm vibre. Ah, c’est une notification qui émane de l’application Dour. Le festival a accueilli 242 000 personnes en 5 jours et 55 000, rien que pour le samedi. Le record d’affluence est battu. L’organisation a de quoi se réjouir, même si certains problèmes logistiques sont à régler, pour rendre le festival, moins inconfortable. Il est intolérable de devoir patienter plus d’une heure pour accéder au parking, de devoir marcher 45 minutes chargé comme des baudets pour atteindre le camping et de devoir parcourir plusieurs kilomètres pour atteindre le site. Pire encore, ce grief concerne l’hygiène et le bien-être. Et pour cause, il est carrément scandaleux de patienter plus d’une heure pour accéder aux douches (payantes en plus !) Quant à la propreté des toilettes, elle laisse largement à désirer. C’est totalement inadmissible. Surtout pour ces dames forcées de passer par ces cabines d’un autre temps, même si c’est pour évacuer les litres de bières ingurgitées. Certaines préfèrent même se soulager… sur le site… ce qui en dit long… Des désagréments, heureusement compensés par la programmation du festival. On y reviendra à la fin de cet article.

La musique reprend ses droits pour les derniers concerts. C’est à la Last Arena que Metronomy est invité à apporter au festival sa touche légère de pop bien ‘british’. Enfin, c’est ce qui est annoncé. En vérité, le band de Joseph Mount a décidé de largement muscler son expression sonore. Exit les petites mélodies pop mélancoliques. Les Anglais sont venus retourner la Plaine. Le set est beaucoup plus rock que d’habitude. Certains hymnes sont même totalement différents. Ou presque. A l’instar de « Love Letters » et « Reservoir » qui semblent avoir acquis une nouvelle jeunesse. Anna Prior –la magnifique drummeuse– va même abandonner ses fûts pour attaquer une version très sensuelle de « Everythings Goes My Way ». Du bonheur pour les oreilles… et les yeux ! Le band nous réserve même une nouvelle compo intitulée « Lately ». Bonne surprise, le morceau est tramé dans des interventions au synthé, bien plus sauvages que traditionnellement. Metronomy vit peut-être sa crise d’adolescence. En tout cas, c’est clairement l’amour qui est au cœur de sa sublime performance. Et pour cause, Mount ne cesse de répéter qu’il n’y a rien de plus beau dans la vie que d’aimer quelqu’un. Pas pour rien que Metronomy sait se faire aimer. C’est incontestable…

Pas encore remis de nos émotions, on va rapidement retomber sur terre à la Caverne. Sleaford Mobs va nous asséner une volée de claques, au pied du terril. L’accent british aiguisé à la lame, le duo a l’intention de dénoncer les inégalités sociales qui sévissent au Royaume de sa Majesté, sur un ton post-punk ultra minimaliste. En fait, le concept du duo est purement théorique. Jason Williamson se réserve bien les vocaux ; mais son compère, Andrew Fearn, a déjà préparé toute l’instrumentation en amont. Son rôle est simple : jongler avec les sons à l’aide de son ordinateur… entre deux gorgées de houblon. La scène est surréaliste, car déchaîné, Jason balance des punchlines, souvent plutôt vulgaires, à l’adresse des spectateurs ; et tour à tour, ceux sis à droite ou à gauche du chapiteau, encaissent. Volontairement ridicule, le spectacle a de quoi surprendre le festivalier lambda. Et mêmes les autres. On a beau connaître sa réputation, l’attitude d’Andrew est totalement loufoque. Et finalement, on sourit chaque fois qu’il profère ses inéluctables ‘f******’…

PNL a entamé son set ; mais c’est plutôt vers le Labo que nous allons prendre notre dose de rap quotidienne. Le trio Bon Gamin s’y produit devant une fosse peu garnie mais particulièrement motivée. Il y en a qui ont une belle santé après 5 jours de festival… Comme pour Metronomy, c’est l’amour qui est au centre des débats. Ils déblatèrent, bien sûr, mais s’embrassent régulièrement entre les morceaux. Ils semblent très contents d’être là et de voir la grosse centaine de personnes reprendre leurs refrains. Une bonne humeur communicative qui contraste terriblement avec Sleaford Mobs. Chouette moment avant de passer au concert final.

C’est Justice la grosse tête d’affiche du jour, et peut-être même bien du festival. La formation française a mis la gomme pour soigner son nouveau spectacle. Le light show est phénoménal.  Les spots changent d’orientation à chaque morceau. On en oublierait presque la musique. Pas de surprise à ce niveau, c’est du Justice classique mais propre. Les morceaux les plus célèbres du combo enflamment la Plaine ; ceux moins connus laissent un peu de marbre. Mais la fatigue doit certainement jouer un rôle…

L’édition 2017 du festival de Dour est donc terminée. Mais avant de conclure ce compte-rendu, impossible de ne pas avoir une petite pensée pour ces pauvres automobilistes qui ont dû patienter plusieurs heures, balayés par la poussière du parking, avant de pouvoir repartir le lundi matin, midi ou même soir. Sans quoi, la recette du Dour Festival n’a guère variée. Elle est toujours aussi efficace. L’ambiance qui y règne n’existe nulle part ailleurs. Particulièrement éclectique, la programmation est très susceptible de plaire à tous les membres d’une même famille. Et puis, le site se prête idéalement, à ce genre d’événement. Cinq jours de plaisir mais comme à chaque fois, en bout de course, on est quand même heureux de rentrer chez soi. Car la nuit qui suit, c’est sans doute la meilleure de son année. Plus qu’un an à attendre !

(Organisation : Dour Festival)

Voir aussi notre section photos ici

 

samedi, 15 juillet 2017 03:00

Dour Festival 2017 : samedi 15 juillet

On en arrive déjà au week-end ! L’occasion de rapidement faire un crochet par le domicile, sis à quelques kilomètres, afin de profiter de sanitaires corrects (NDR : une des plus importants désagréments du festival) et de manger un peu moins gras que les jours précédents ! En outre, la journée est un peu plus calme. Et clairement la plus faible de la programmation. Mais ce n’est pas une raison pour faire la fine bouche, car vers 1 heure du matin, la tornade Die Antwoord devrait balayer la Plaine de la Machine à Feu !
Malheureusement, les files qui se forment pour atteindre le parking sont interminables. Résultat des courses : on manque les premiers concerts. Deux petits accès pour laisser pénétrer des milliers de véhicules : c’est largement insuffisant. Sans oublier, qu’il reste encore plusieurs bornes à marcher avant d’arriver sur le site. Une indication ? Certains jours notre podomètre indiquait plus de 25 kilomètres au compteur ! Les organisateurs en sont néanmoins conscients et devraient améliorer cette situation, lors des prochaines éditions…

Bref, on débarque au Labo, au beau milieu du set de Frànçois and the Atlas Mountains. Il est le premier groupe francophone à être signé sur le prestigieux label Domino. Une sacrée référence ! Le combo de french pop transpire la bonne humeur ; et peu importe si la fosse est peu garnie, les musicos ont tous l’air très heureux d’être présents. La diversité instrumentale favorise également une immersion dans ce ‘Monde poétique’, créé par la formation hexagonale. Et « Les Plus Beau », morceau choisi pour final, synthétise à merveille le set. Le refrain, ‘Soyons les plus, soyons les plus beau’, est repris en chœur par les spectateurs qui affichent de grands sourires. Un joli moment de communion entre auditoire et un collectif qui a le soleil au bord des lèvres…

C’est à la Petite Maison dans la Prairie que Jagwar grimpe sur l’estrade. Un trio dont la musique émargerait au rock progressif. Enfin, d’après les infos recueillies sur le net. En fait, on est loin du compte. Elle baigne au sein d’une électro-pop particulièrement paisible et sans relief. Pas de quoi fouetter un chat (NDR : un Jagwar ?) Sur les planches, le band témoigne de tellement peu de dynamisme, qu’on n’a pas envie de s’éterniser...

Surtout que juste en face, à la Caverne, le tour d’Alcest est arrivé… Et c’est un tour de force ! Le climat ténébreux entretenu par le combo français est considéré comme un must sur la scène shoegaze hexagonale. Les plages peuvent paraître interminables, mais elles ne suscitent jamais l’ennui. En fait, elles durent toujours exactement le temps qu’il faut. Jamais trop, jamais trop peu. Ce qui démontre la parfaite maîtrise manifestée par les chevelus nés outre-Quiévrain. ‘Dark’, le light show colle parfaitement au concert. Pas de doute, les musicos ont acquis une belle expérience. Et pourtant, nonobstant cet évident self control, certaines compos s’autorisent quelques envolée délirantes, comme si le band avait besoin de lâcher prise, de temps à autre. Et lorsque ces riffs se révèlent bien moins nets, s’abandonnant au cœur d’un désordre organisé, le résultat est particulièrement jouissif. Finalement, c’est la faiblesse du set de Jagwar Ma qui nous a permis de découvrir et d’apprécier Alcest ; et à ce titre, on doit le remercier…

Rapidement, cap vers le Labo pour vivre la deuxième partie du show de Timber Timbre. Au sein d’une ambiance diamétralement différente. Il n’existe finalement, à Dour, qu’une centaine de mètres, entre brutalité est sensualité… Drivé par le très charismatique Taylor Kirk, le combo canadien est venu défendre son dernier opus, en Belgique. Tramé dans un folk alternatif, son expression sonore est classieuse. De quoi se remettre de ses émotions partagées, lors du concert précédent. Un moment de détente suprême avant de savourer les deux têtes d’affiche de la journée !

Phoenix accuse 20 minutes de retard, quand il monte sur la Main Stage. Pas très sérieux, ce comportement… Heureusement, dès les premiers accords, le charme opère. Et le combo français démontre qu’il mérite le statut de tête d’affiche. Incontournables, ses refrains font rapidement mouche. Et « If I Ever Feel Better » mérite franchement de figurer parmi les meilleures chansons dispensées au cours de l’édition 2017 du festival de Dour. Le léger accent frenchy du chanteur est rafraîchissant. De quoi apporter une touche supplémentaire d’originalité à une musique qui n’en manque pourtant pas. La séduction opère donc… sauf que le concert se limitera à 45 minutes. Une grosse frustration, malgré une excellente prestation…

Une heure plus tard, Die Antwoord débarque. Précisons quand même que votre serviteur s’est réservé une place parmi les 15 premières rangées de l’auditoire. Un détail qui a son importance, car il semble que les festivaliers qui sont restés en retrait n’on pas trop apprécié le spectacle consenti par le band sud-africain. Pourtant, il est unique en son genre. Extraverti, le couple affiche un look extravaguant. La voix de la chanteuse est étrange. Le son, particulièrement agressif. Une forme de rébellion qui se traduit également par des hurlements, des danses suggestives et des sauts dans la fosse… Rien ne nous est épargné. Tout le monde est crevé, mais impossible de s’endormir… Le jeu de lumière est tellement puissant qu’on doit l’apercevoir depuis la place de Mons. Les morceaux à succès défilent. Et tout particulièrement « Baby’s On Fire », un titre qui embrase littéralement la Plaine de la Machine à Feu. A la fin du set, le très jeune fils du duo diabolique fait irruption sur l’estrade. Un moment surréaliste qui conclut finalement et assez logiquement le concert d’un groupe complètement à part.

Le samedi s’achève déjà. Il reste un jour à couvrir pour cette édition du Dour Festival, avant de patienter jusque l’année prochaine. Ce dimanche sera placé sous le signe du rap. On devrait y battre le record d’affluence. On verra demain ! Un peu de repos est le bienvenu…

(Organisation : Dour Festival)

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vendredi, 14 juillet 2017 03:00

Dour Festival 2017 : vendredi 14 juillet

Ce vendredi, place aux groupes rock qui ont acquis une certaine notoriété. Surtout en soirée, vu la présence de Two Door Cinema Club, Circa Waves ou encore The Kills. Puis, Pendulum devrait clôturer la fête, jusqu’aux petites heures du matin ; surtout si on est pris dans la tourmente du drum&bass. La journée sera très longue, car le premier concert intéressant commence à 14h30 et l’extinction des feux et des lumières est prévue pour 4h. On chausse ses grosses godasses et on y va !

Direction la fournaise du Labo pour entamer les hostilités. Mountain Bike est venu présenter son deuxième album, devant une foule encore un peu dans le gaz. Excentriques, les musicos grimpent sur l’estrade coiffés de perruques. Les pauvres vont devoir s’en débarrasser rapidement, tellement on suffoque sous ce chapiteau. Et en ce tout début d’après-midi, la chaleur est insupportable. Etienne et son band ont choisi leurs plus belles compos, fruit d’un mélange entre rock/garage un peu malsain, célébré sur leur premier elpee, et pop plus élaborée, proposée sur le second, un disque publié au printemps dernier. Ajoutez à la recette, une bonne dose d’énergie et le résultat est parfait pour enfin vous revigorer. C’est le deuxième passage à Dour du quatuor franco-belge ; et il est toujours aussi convaincant !

All Them Witches est programmé à la Caverne. La musique de cette formation américaine oscille entre psyché/rock aux réminiscences sixties et post rock. Le son est dense. Le public semble apprécier et certains festivaliers osent un pogo. La démarche est encore timide, mais elle a le mérite d’exister. D’ailleurs, lors de morceaux plus atmosphériques, quelques audacieux se lancent dans le crowdsurfing, grâce à la bienveillance de spectateurs toujours très attentifs aux bonnes trajectoires de ces courageux amateurs de sensations fortes.

Pas le temps de voir la fin du set, cependant, car il est temps de mettre le cap sur la Main Stage pour assister au set d’Anne-Marie. C’est une des étoiles montantes de la scène britannique ; et bien pop, les titres font littéralement mouche. D’autant plus que cette ancienne championne du monde de Shōtōkan-ryū (NDR : un art martial, qui appartient au karaté-do), ne manque pas de charme…

Circa Waves nous attend dans la Caverne. A l’instar de Temples, le band liverpuldien a brillamment réussi l’épreuve du deuxième album. Une bonne raison pour figurer à l’affiche du Glastonbury, fin juin. Celles et ceux qui apprécient Arctic Monkeys ne sont pas en terre inconnue. Car le band pratique un rock bien british, à la fois puissant et mélodique. Et ce style, votre serviteur aime… Dès les premiers riffs de gratte, la fosse est en effervescence. Les pogos éclatent dans la bonne humeur et la solidarité. Suivant la tradition, quoi ! Mais c’est évidemment lors du morceau final, en l’occurrence l’incontournable « T-Shirt Weather », que l’explosion se produit. Le chanteur demande aux festivaliers de grimper sur les épaules de ses voisins. Et y parvenir, au milieu des mouvements de foule, ce n’est pas du tout évident. Mais rapidement, les audacieux reviennent sur le plancher des vaches, pour savourer la fin de cet excellent concert…  

Dans la foulée, place à une des têtes d’affiche du festival : The Kills. En 16 ans d’existence, le duo anglo-américain a acquis une fameuse expérience. Alisson Mosshart a toujours autant de charme. Sa voix est fiévreuse, alors que la musique est plutôt ténébreuse et glaciale. Et c’est ce contraste saisissant entre passion et réserve qui finit par exercer une forme de fascination. Les compos sont mélodieuses mais puissantes. Riffs appuyés et envolées lyriques se succèdent. Un regret, l’absence de « Future Starts Slow », un de leurs tubes, dans la set list. Vraiment dommage…

Crystal Castles débarque alors dans la foulée. Les deux premiers long playings de ce duo électro avaient reçu un accueil plus que favorable auprès de la critique. Malheureusement, suite au départ de la chanteuse, Alice Glass, la nouvelle paire éprouve toutes les difficultés à trouver la bonne formule. Sur les planches, Edith Frances, la remplaçante, fait pâle figure. Elle semble complètement perdue et pas dans son état normal. Pas sûr qu’elle carbure à l’eau claire. Bien que soutenu par un groupe, le tandem va nous accorder un set à la limite de la décence. Même que privilégiant les lumières claires, le light show agresse gratuitement l’auditoire. Il est à craindre que Crystal Castles ne retrouve plus jamais son lustre d’antan…  

La soirée s’achève par le set électro de Wilkinson, qui pour la circonstance s’est déplacé en compagnie de son groupe. Avant celui, drum&bass, de Pendulum. Il est 4 heures du mat’, et il est temps de penser à prendre un peu de repos. Encore 45 minutes (!) de marche, et on pourra retrouver notre tente. D’autant plus que ce samedi, une nouvelle journée bien remplie nous attend encore. De toute manière, à Dour, le sommeil n’est que de très courte durée…

(Organisation : Dour festival)

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