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Stéphane Reignier

Stéphane Reignier

dimanche, 17 février 2019 11:28

Une forme d’onirisme difficile à décrire…

Située sur la rivière de la Dendre, la ville de Lessines est principalement connue pour avoir vu naître le célèbre peintre surréaliste René Magritte, à la fin du XIXème siècle.

Naturel donc d’y ériger un centre culturel dédié à sa gloire ! Un lieu hautement symbolique au sein duquel de nombreux artistes s’y sont d’ailleurs produits.

En ce dimanche de février, c’est Jasper Steverlinck qui s’y colle. Son nom est évidemment associé à celui d’Arid, formation belge qui a connu la gloire, notamment après avoir gravé l’excellentissime « Little Things of Venom ».

Le groupe a suspendu son aventure, dès 2012, en partie à cause de ce succès. Il semblerait d’ailleurs que cette parenthèse se soit définitivement fermée…

Deux ans plus tard, il publie un album de reprises. Intitulé « Songs of Innocence », il est accueilli favorablement tant par la critique que par le public, dans la partie néerlandophone du pays. Un disque sur lequel figure la version truculente du « Life on mars » de Bowie…

La salle est de taille moyenne. Et c’est tant mieux. Elle permet d’être en contact direct avec la scène. Ce sentiment de proximité exalte.

Plutôt douce et feutrée, la musicalité et l’univers de porcelaine façonné par celui dont la voix haute perchée est gracieusement comparée à Jeff Buckley ou encore Freddie Mercury (NDR : il réfute cependant cette dernière affirmation) et se prête donc favorablement à l’environnement.

Il est venu défendre les couleurs de « Night Prayer », un disque exclusivement concentré sur l'écriture, dans sa forme la plus pure et la plus directe, procurant à l’ensemble un tissu mélancolique intemporel et voluptueux grâce à sa technique d’enregistrement live.

Le rendu émotionnel libéré par les compos transcende.

Pourtant, au-delà de la pression et des doutes, il a failli ne jamais voir le jour pour des différents qui l’ont opposé à sa direction artistique, au grand dam de son entourage professionnel il va sans dire.

Dimanche oblige, le concert est avancé à 18 heures. Le parterre est complet. Il s’agit de la deuxième date consécutive, la première ayant été décrétée sold out fort rapidement. Le public est plutôt mature, constitué essentiellement de quinquas masculins et néerlandophones.

A l’heure dite, sous un rideau de lumières tamisées, Jasper pose délicatement ses doigts sur les touches d’ivoire pour entamer en piano-voix un « Sad reminders » sur un ton aussi chaleureux que les rayons de soleil printaniers qui frappent à nos portes depuis quelques jours.

L’utilisation des projecteurs est réduite à sa plus simple expression ; une lumière d’une chaude fausse blancheur met en exergue ses principaux acteurs sans aucun autre artifice.

C’est à la gratte électrique et accompagné d’un pianiste qu’il chantonne un « So far away from me » du feu de Dieu qui dévoile encore une facette inattendue de son répertoire. C’est joliment interprété.

Les doigts glissent agilement sur le manche plus qu’ils ne s’agitent. Les mélomanes se sentent soudainement petits face à son talent.

Il faudra attendre « Our love got lost » pour voir apparaître les cordes (trois violons et un violoncelle) qui procurent à l’ensemble une texture sonore moelleuse et sucrée mettant davantage de relief à une prestation qui ne laisse pas pourtant indifférent dans sa version minimaliste.

Steverlinck est heureux d’annoncer que « Colour me blind », est joué en primeur. Peut-être s’agit-il d’un test grandeur nature... Nul ne le saura !

Quoiqu’il en soit, le public semble apprécier. Les yeux pétillent de bonheur. Les rares couples se rapprochent, se blottissent et de doux baisers s’échangent intimement dans la pénombre artificielle.

Cette musique fait un bien fou ! Elle s’élance vers de grands espaces de liberté sans s’essouffler. Elle ranime de vieux feux sacrés et s’élance brusquement vers une forme d’onirisme difficile à décrire…

Après un « That’s not how dreams are made » particulièrement émouvant, le singer s’attaque de front à « One thing I can’t erase » qui pourrait, selon lui, faire l’objet d’une matière première pour un prochain disque. 

Plutôt réussi, ce single s’inscrit parfaitement dans la lignée de sa culture. De quoi faire saliver les plus envieux.

Pourtant d’une qualité exceptionnelle, le show restera quelque peu subversif, le Gantois d’origine s’essayant certes dans une zone de confort qui lui va comme un gant, mais qui étreinte un chouïa sa qualité sur la durée.

Quoiqu’il en soit, les spectateurs observent, retiennent leur souffle, contemplent le temps qui passe et goûtent cet élixir d’exception dont le flot traverse sans crier gare les âges et les générations.

S’exprimant dans un français correct (mais parfois un peu hésitant), l’homme n’oubliera pas de parsemer son set de réflexions teintées d’un humour décapant, arrachant ci et là quand même quelques petits sourires timides au sein de l’auditoire.

Le set s’achève (forcément) par un « Night prayer » criant de vérité pour rebondir à peine deux minutes plus tard en guise de rappel par une reprise d’« Ice queen » du groupe néerlandais de métal symphonique Within Temptation. Pas étonnant quand on sait que les charmes de sa chanteuse, Sharon den Adel, n’ont pas laissé indifférent notre hôte d’un soir… Mais ne le dites pas, les murs ont des oreilles paraît-il !

Les cordes s’effacent ensuite doucement comme elles sont apparues après un « Open your heart » ouaté dans un écrin de beauté.

Le pianiste emboîtera le pas par « Fall in light », avant de laisser la place au maître des lieux, seul aux commandes, pour interpréter un magistral « On this day ».

Une heure trente durant laquelle Jasper Steverlinck a pu nous faire oublier le regretté Arid… ce qui constitue en soit déjà un miracle…

(Organisation CC René Magritte)

mercredi, 30 janvier 2019 11:09

Chimie vivante

Féloche ? Cet artiste vous est complètement inconnu ? Pourtant tout bébé déjà, il prêtait sa voix au gimmick ‘boom tschak’, le générique de ‘La Grande Famille’ sur Canal Plus.

Au-delà de cette parenthèse infantile, initiée du reste par feu son paternel et compositeur Hugues Le Bars, surtout connu pour ses collaborations avec Béjart, Félix, à l’état civil, connaît un succès d’estime en 2010 suite à son passage aux Francos et au titre évolutionnaire « Darwin avait raison » issu de « La Vie cajun ».

Entre électro (« Crocodiles ») et accents populaires (« Combien y a-t-il ? »), « Chimie vivante » s’avère particulièrement varié.

D’emblée, ce troisième elpee disque divise autant qu’il pose question. Un concept qui mêle thématiques telles que l’enfance, la mémoire ou encore la passion de vivre ; mais traitées sous une angulaire fantasque et jubilatoire, il peut a priori paraître original et mérite que l’on s’y attarde.

La prise de risques est osée et tellement rare dans le métier qu’il faut l’encourager et l’applaudir des deux mains. Malheureusement si l’objectif final se veut burlesque au sens noble du terme, il finit par devenir presque absurde et ridicule. Au fond, n’est pas saltimbanque qui veut !

Faussement drôles, les compositions tiennent plus à l’affabulation qu’à l’espièglerie et manquent cruellement d’éléments constructifs : pas de relief et aucune âme à l’instar de la plage d’ouverture « Le Miroir », dont la narration au ras des pâquerettes s’étiole maladroitement dès les premières notes...

Paru chez Silbo Records, label qu'il a créé pour l'occasion, le format contient objectivement une bonne dose d’implication, de la passion, de la compassion (« Capucine »), de l’investissement, de l’amour et une bonne dose d’originalité (de la mandoline mêlée à d’autre sonorités, par exemple), mais s’enfonce au cœur de domaines gentiment saugrenus comme dans « P’tite tête » dominé par le rap. Ce sont des qualités indéniables !

Là où le bât blesse, c’est le manque cruel d’humanité qui s’en dégage. L’auteur semble s’amuser plus qu’il n’amuse et l’écoute devient d’une passivité rapidement malsaine et malodorante. Car oui, n’en déplaise aux puristes, ça pue l’ennui !
Résultat, sa chimie n’a vraiment rien de vivante et serait plutôt soporifère…

Eric in the Kitchen et Bathernay, sont les deux seules formations belges qui représentent  l’Europe continentale sur une nouvelle compilation qui rend hommage à Dinosaur Jr. Intitulée « Little Fury Things, Dinosaur Jr. Revisited », elle est en écoute ici).

De magnifiques morceaux signés J.Mascis et adaptés suivant la sensibilité de chaque intervenant.  

En outre, « Crumble » célèbre le retour de Bathernay, premier morceau enregistré par le nouveau line up.

 

Le second single du quatuor bruxellois Montevideo reprend tous les éléments déterminants de "Temperplane", son nouvel album sorti le 25 janvier prochain, conçu à Bruxelles et enregistré à New York.

Ce morceau reflète parfaitement le style du groupe : rythmes entraînants, arrangements vocaux élaborés et guitares acides mêlés aux machines…

Pour écouter « Harry », c’est ici 

 

lundi, 28 janvier 2019 17:40

Un mélange des genres surprenant !

Zalfa est une auteure-compositrice franco-syrienne.

Produit à Beyrouth par Marc Codsi (figure de proue de l'underground libanais), son premier album, "Fi dam", propose un trip electro qui se balade au milieu des guitares à coloration 90's, alors que sa voix bilingue (arabe/anglais) dessine les lignes d'une dream pop stellaire pour explorer un territoire inconnu et rêvé aux frontières de l'Orient et de l'Occident, préludant déjà une future révélation…

ZALFA sortira son album au printemps 2019 sur le label We Are Unique Records.

En attendant, visualisez le clip « Law Ma » ici 

 

 

lundi, 28 janvier 2019 17:39

Les trous de mémoire de Dominique A …

« J’avais oublié que tu m’aimais autant », c'est le titre du nouveau single de Dominique A, une compo issue de son dernier opus, « La Fragilité », un disque paru en octobre 2018.



Réalisé par Jean-François Spricigo, le clip est est à voir et écouter ici.

 

lundi, 28 janvier 2019 17:37

Se détendre un peu enfin !

L'EP "Unwind" de LIQUID BEAR, a débarqué le 14 décembre ! Une bombe classic rock aux teintes prog…

Formé à Paris, LIQUID BEAR implique 4 musiciens issus d’horizons différents qui se sont mis au service d’un rock naviguant entre force et psychédélisme.

Ils s’inspirent à la fois des expérimentations du courant progressif des années 1970 marqué par King Crimson, et de la mouvance de groupes plus actuels tels que Birth Of Joy.

Leur premier EP, « Unwind » vous plonge au cœur d’une féroce synergie, dont le courant ne pourra que vous emporter.

Pour en savoir plus cliquez ici

 

 

Sûrement la collab la plus attendue de l’album ! « Vrai » donne une suite au premier classique du duo L’Or Du Commun/Roméo Elvis, « Apollo », qui cumule déjà +5M vues.

Entièrement en noir et blanc, la vidéo met en scène les 4 rappeurs autour des 3 singes de la sagesse, un clip réalisé par Teva Vetea (chef opérateur sur « Yeux disent » de Lomepal ou sur « Le bal des fous » de Columbine, directeur photographique sur « Stupéfiant et noir » d’Alpha Wann etc.)

En showcase exclusif avec la STIB dans un tram le jeudi 7/02 : https://vibes.stib.be/news/linterview-vibes-de-lor-du-commun/

A voir ici  

Enfin, le ‘Sapiens tour’ passera par l’Ancienne Belgique à Bruxelles, le 12.04.2019.

 

lundi, 28 janvier 2019 17:34

Bertrand Belin, une grande personne !

Bertrand Belin, c’est d’abord une voix. Grave et indolente, douce et entêtante. Une voix qui se refuse aux grands effets et s’élève pour s’insinuer en vous lentement et durablement.

Ce sont aussi des mots dont l’homme use comme de biens précieux, cherchant toujours à leur conférer le plus de relief et de résonance possible.

Ce sont aussi des musiques qui oscillent avec élégance entre le folk et le rock.

« Persona » constitue son sixième album. Comme toujours chez Bertrand Belin, les thèmes totémiques traitent des solitudes, des ruptures, des départs ou encore des déclassements…

Laissant davantage de place aux synthés, Bertrand Belin cultive son verbe et son songwriting si singuliers sur ce nouvel essai, d'une richesse et d'une classe folles.

« Choses nouvelles », un extrait issu de l’album est à savourer en cliquant ici 

 

lundi, 28 janvier 2019 17:32

Une suite impériale svp !

Après s’être accordé une pause de 5 ans, suite à l’accident de la chanteuse du groupe Amy Boone, The Delines est de retour pour un nouvel album baptisé « The Imperial », un LP sorti le 11 janvier sur le label Decor.

A l’instar du précédent opus, « Colfax », un disque acclamé par la critique et le public, toutes les paroles des chansons ont été écrites par le notoire songwriter Willy Vlautin, ancien membre de Richmond Fontaine.

Pour accompagner le duo, on retrouve Cory Gray aux claviers et cuivres, Tucker Jackson (The Minus 5) à la guitare, ainsi que les membres de Richmond Fontaine: Sean Oldham et Freddie Trujillo.

Grâce à ce nouveau long playing, le groupe signe un retour magistral en dispensant un folk sincère et gracieux. Là où « Colfax » relevait plutôt de l’expérimentation, 

Un an de tournée et des mois de répétitions ont été nécessaires pour finaliser cet elpee.

Pour découvrir le single « Holly The Hustle », c’est ici

 

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