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Stéphane Reignier

Stéphane Reignier

vendredi, 11 janvier 2019 22:03

Live is Love

Fruit de l’union passionnée entre Françoise Hardy et Jacques Dutronc, Thomas a hérité de la fibre artistique, mais il n’en affiche pas moins sa propre personnalité.

« Comme un manouche sans guitare », son premier opus, avait permis au fils Dutronc d’être nommé aux 23ème Victoires de la musique dans les catégories ‘artiste révélation du public’ et ‘album de l'année’ ; et dans la foulée d’obtenir une consécration fort méritée.

En gravant « Live is Love », disponible chez Blue Note, le label jazz d'Universal, l’homme s’est livré à un condensé d’une cinquantaine de concerts intimistes à travers la France, accompagné de ses musiciens, Les Esprits Manouches.

En tout et pour tout, quinze titres ont donc été couchés sur un disque qui fait la part belle à l’esprit de Django Reinhardt.

L’album recèle des inédits pour une moitié environ (« Mademoiselle », « Rocking Chair », et l’autre propose une (re)lecture intéressante de véritables standards (« J’aime plus Paris », « Comme un Manouche sans guitare »).

Les arrangements, subtils, font revivre à l’auditeur toute la richesse d’une prestation vive en émotions comme s’il y était.

Les chansons se vivent plus qu’elles ne s’écoutent et se libèrent des diktats radiophoniques, tout en étant ponctuées d’interventions cocasses telles que ‘j’ai dû quitter ce pays pour des raisons fiscales’ sous les rires d’un public hilare avant d’entamer franc battant « Nastdaq ».

Bref, à 43 ans, junior livre un ouvrage qui se dessine et se construit lentement à travers ses sillons, entre simplicité, tendresse et richesse, saupoudré ici et là de variétés ciselées et jazz pointu.

Sans doute à mettre uniquement entre les oreilles, d’un public averti…

 

mardi, 08 janvier 2019 17:26

Liquid Bear : des ours mal léchés !

Formé à Paris, Liquid Bear implique 4 musiciens issus d’horizons différents décidés à se mettre au service d’un Rock naviguant entre force et psychédélisme.

Ils s’inspirent à la fois des expérimentations du courant progressif des années 1970, marqué par King Crimson, et de la mouvance de groupes plus actuels tels que Birth Of Joy.

Leur premier EP « Unwind », sorti le 14 décembre 2018, nous plonge au cœur d’une féroce synergie, dont le courant ne pourra que vous emporter.

Découvrez « Unwind » ici

 

mardi, 08 janvier 2019 17:24

Le chagrin du squale …

Derrière le quasi-oxymore Requin Chagrin, se cache un animal à la dent dure, mais à la sensibilité à fleur de peau, qui baigne dans les eaux profondes de la chanson tout en surfant sur les vagues de la pop et du rock.

Pour concocter son deuxième LP, Requin Chagrin, alias Marion Brunetto, chanteuse, auteure, compositrice et musicienne, a trouvé mieux qu’un port : un sémaphore, comme le guide qui la sauverait au milieu de ses tempêtes d’émotions.

Premier album à sortir sur le label KMS Disques, le label de Nicola Sirkis, dont Requin Chagrin est la première signature, Sémaphore propose une musique qui s’inscrit peut-être dans l’esprit du groupe Indochine, mais surtout, en droite lignée de références communes, qu’elles soient new wave, le yé-yé, noisy pop anglaise ou chanson estivale qui serait obscurcie par les nuages.

Découvrez le single « Sémaphore » en cliquant ici

 

 

Charline Mignot est née en Suisse à l’aube des années 90. Dès l’enfance, la jeune femme développe un point de vue très personnel sur le monde qui l’entoure. Il en découle une envie brûlante de s’exprimer, ce qui la mène tout naturellement vers la photographie.

Sa culture de l’esthétisme liée à ses travaux sur l’image la rapproche du monde de la mode et son appétence du « toujours plus » l’embarque dans une aventure d’écriture de chansons dans le but de mettre en musique ses différents shootings.

« Marée Basse », son premier Ep sorti en novembre 2017, rencontre un franc succès qui amène Vendredi sur Mer à se produire sur de nombreuses scènes de festivals et à réaliser une tournée d’automne qui s'est clôturée par le fameux Trianon à Paris.

L’année 2019 marquera un véritable tournant dans ce prometteur début de carrière avec la sortie de son premier album.

"Ecoute chérie" à voir et écouter ici 

 

mardi, 08 janvier 2019 17:19

Espèce de voyou !

Découvert l'an dernier grâce au single "Seul sur ton tandem", extrait de l'EP "On s'emmène avec toi", paru en 2019, Voyou arrive avec son premier album intitulé "Les Bruits de la ville".

Regard malicieux et trompette à la main, Thibaud Vanhooland aka Voyou a fait rapidement sensation grâce à ses rythmes chaloupés et ses prestations ‘live’ enthousiasmantes, des prestations vues notamment aux Vieilles Charrues et en première partie de Fishbach, Eddy de Pretto ou encore Polo & Pan.

Il était la guest star lors de l'anniversaire de ‘Bruxelles Ma Belle’, le mois dernier, et plus récemment il nous dévoilait le clip du titre "Les bruits de la ville" en featuring avec Yelle.

Ici, « Les bruits de la Ville » ft. Yelle.

 

mardi, 08 janvier 2019 17:17

45 ter : Un trio de Princes !

Etre authentique. L’obsession classique de tout rappeur qui se respecte. Mais l’authenticité, ce n’est pas forcément un CV de criminel patenté ou de bad boy. Un exemple ? 47 Ter. Impossible de faire plus vrai que ce trio composé de Pierre Paul, Miguel et Blaise.

« Sans Talent » sera le grand tournant stylistique du groupe : décidé à abandonner ses textes pop et fragiles des débuts, 47 Ter veut prouver que le concept est sérieux, et balance une série de freestyles hip-hop.

La réaction ne tarde pas, et le million de vues sur sa page Facebook marque une grosse étape dans son histoire.

La détermination de Pierre Paul, Blaise et Miguel est totale. Rien ne les arrêtera plus ; et en 2019 ils sont bien décidés à conquérir la Belgique.

« Petit Prince » est en écoute ici

 

mardi, 08 janvier 2019 17:16

Quand deux colosses se rencontrent…

Namdose ne réunit pas vraiment des inconnus, puisque ce projet est le fruit de la collaboration entre BRNS et Ropoporose, un projet commun créé dans le cadre d'un partenariat entre les Nuits Botanique et les Rockomotives, en 2018.

Ces quelques concerts exclusifs on finalement conduit à l’enregistrement d’un long playing album commun qui sortira ce 8 février.

Premier single, « You can dance » est à écouter ici

 

Celle qui chante avec force la liberté et le désir féminin depuis le début des années 2000 revient ouvrir « La boite de Pandore », déjà son quatrième elpee.

Musicalement ambitieux, en affichant des nuances qui montrent l’étendue du registre où elle aime nous promener, Karin CLercq apporte un sens de la mélodie dans un album qui s’annonce intemporel, parfois romantique, parfois sombre, mais toujours optimiste.

De nouvelles chansons comme « Presque une Femme », inspirée du journal intime d’une jeune fille de la fin du 19ème siècle ou encore « Partie » et « Antigone », hommages à la figure de l’adolescente toute puissante qui ose s’opposer à l’ordre établi, résonnent on ne peut plus au cœur de cette année 2018 marquée par le phénomène « Me too ».

Pour concocter son quatrième opus, la chanteuse et comédienne belge (NDR : elle est née à Bruxelles, au cours des seventies), s’est entourée pour la circonsatance de la jeune génération en s’alliant à la composition, aux arrangements et à la réalisation d’une équipe composée de la Belge Alice Vande Voorde (Valko, Kùzylarsen) et du Français Emmanuel Delcourt (Roscoe, MLCD), ainsi que de Laurent Mathoux à l'enregistrement et du Lillois Remy Deliers au mixage.

Ce nouvel LP est apparemment bien accueilli dans toute la francophonie.

Envie de découvrir ? C’est ici

 

S O R O R c'est 3 filles (basse, batterie, chant) qui, au-delà de cuisiner de délicieuses tartes aux fruits, se sont réunies pour faire de la musique.

Un ex-taulard bidouilleur en mécanique du larsen les rejoint plus tard à la guitare. En découle une musique à l'eau de rose tachée de cambouis et de sueur.

Un premier clip intitulé "Wish", produit et confectionné par leurs petites mains habiles est disponible ici

Le groupe a, en à peine un an, déjà recueilli d’excellentes critiques. Finaliste du prestigieux concours Court-Circuit, le projet est vu comme une étoile montante au sein du paysage musical belge.

 

lundi, 24 décembre 2018 16:20

La fragilité

Publier deux albums en un an est devenu un exercice de style si rare qui mérite d’être doublement souligné !

Si d’aucuns pourraient arguer qu’il s’agit de la résultante d’un syndrome narcissique, force est de constater que "La fragilité" emprunte un chemin de traverse diamétralement opposé au précédent opus, sorti quelques mois plus tôt.

Paru en mars dernier, "Toute latitude" revenait aux fondamentaux, notamment grâce à l’utilisation de séquences rythmiques métronomiques embrassant ci et là une mélodie sculptée dans la new wave tout en adoptant un tempo imprimé par la Tanzbär (NDR : boîte à rythmes fabriquée outre-Rhin).

Ici, l’exercice de style est différent, mais ne dénature en rien le caractère stylistique de son auteur.

Le quinqua épouse une courbe davantage feutrée, plus fine et intimiste dans laquelle il s’interroge de manière introspective sur des sujets qui l’obsèdent comme la fugacité de la vie, la ruralité ou encore la guerre ("Le ruban"). 

C’est une constante, il est inconcevable d’appréhender les textes passivement. Ils s’étudient, se vivent et s’enivrent intensément. Mais la magie finit par opérer. C’est la toute grande force de cet artiste à la plume experte…

On épinglera l’hommage à Leonard Cohen, "La poésie", en plage d’ouverture. Une plage écrite, deux jours après sa mort, seulement…

Fragile, ne signifie pas nécessairement triste… Même si certaines compos flirtent avec l’amertume, la rondeur y est absolue notamment grâce à l’utilisation d’une sèche aux cordes en nylon, dépoussiérée pour l’occasion.

Si la trame des compos est exclusivement acoustique, elle invite cependant des guitares électriques, ainsi que quelques rythmiques ; ce qui ne nuit en rien la cohérence de l’ensemble.

En bref, l’artiste poursuit son travail et nous offre un cru instantané, mais d’une sincérité à toute épreuve dans la parfaite lignée de ce qu’il a entamé depuis le début de sa carrière.

Qui en doutait encore ?

 

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