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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mercredi, 15 avril 2020 18:05

Vie future

La Féline, c’est le projet d’Agnès Gayraud, docteure en philosophie, auteure-compositrice et interprète, dont le premier LP, « Wolf & Wheel », est paru en 2011. Et ses observations sur le monde contemporain transparaissent tout au long de « Vie future », parfois de manière autobiographique.

Ce quatrième opus fait suite à « Adieu l’enfance », paru en 2015 et « Triomphe, en 2017. Une œuvre apocalyptique qui préfigure le désastre de notre planète. Avouons-le de suite, en cette période de confinement, cet elpee n’est pas de nature à vous détendre. Pas qu’il soit de mauvaise facture. Au contraire ; mais il risque de vous déprimer davantage. En fait il a été enregistré dans un contexte particulier, puisqu’alors qu’elle attendait son enfant, son beau-père est décédé.  

Evoluant dans une forme de trip hop, les 10 plages de ce long playing oscillent entre science-fiction et réalisme angoissant. Instrumentation organique et électronique alimentent des compos atmosphériques, poétiques, cotonneuses, cosmiques ou cinématographiques, parfois intimistes et surtout sombres, qu’elle chante d’une voix limpide, et dont le timbre oscille quelque part entre ceux d’Axelle Red, de Milène Farmer et de Françoise Hardy. Et même si parfois le tempo s’emballe, le climat demeure constamment grave tout en suscitant la réflexion… Et comme pour l’instant les idées ne sont pas vraiment claires, rien de tel pour compenser ce moment de spleen par l’écoute d’un bon vieux disque de garage/rock…

mercredi, 15 avril 2020 18:03

Beluga (Ep)

Troisième Ep pour ce duo issu de Poitiers. Un disque découpé en 5 plages. Damien Gauvin se charge des parties de guitare et Aline Leroy des synthés et des bidouillages. Les deux se partageant le chant, parfois en anglais, souvent en français. Ce qui n’est pas du tout dérangeant, Damien affichant un timbre profond, sombre, rappelant Michael Gira (Swans) alors que la voix d’Aline se révèle davantage limpide, parfois à la limite du falsetto (Sur « Pandore », compo qui aborde la question de la violence dont sont victimes les femmes, elle adopte des intonations qui rappellent… Mathieu Chédid).

Musicalement iloveyourass pratique une musique qui agrège pop, noise, krautrock, post rock, trip hop et électro. Samples mélodiques et rythmiques, décharges électriques, synthé old school vaporeux, boîte à rythmes minimaliste et boucles inépuisables alimentant une expression sonore corrosive, hypnotique et surprenante.

mercredi, 15 avril 2020 18:02

Eponyme

“Eponyme” constitue le deuxième elpee de Josy & The Poney. Un disque qui s’ouvre par une intro d’une trentaine de secondes et s’achève par un « Epilogue : Manège A3 » de 17 minutes, un morceau purement expérimental, inspiré sans doute par le « Revolution 9 » des Beatles, mais avec boucles et bruitages électroniques. Mais franchement, après l’avoir écouté une fois, on n’a vraiment plus envie de recommencer l’épreuve.

Bref, attardons-nous plutôt sur les 7 autres plages qui rivalisent toutes de valeurs hippiques. Ben oui, parce que tous les titres de cet LP se réfèrent au poney, alors que le contenu, à double tranchant quand il n’est pas teinté d’humour noir ou encore pimenté d’insinuations lubriques, traite tour à tour de sexisme, du statut des femmes dans la société, de l’intégrisme ou du radicalisme politique… Dommage, cependant, qu’on ne distingue pas toujours bien les paroles, parfois étouffées par l’instrumentation. Probablement un problème de prod ou de mixing.

Musicalement, Josy & The Pony puise ses sources dans les sixties. Aussi bien le garage (The Seeds, tout particulièrement), le surf rock (The Shadows, The Tornadoes) que le yéyé (« Deux chevaux Mustang » rappelle ainsi le « Harley Davidson » de Gainsbourg, chanté par Bardot en 67). Mais également les eighties. A travers le punk/pop francophone si bien incarné par Lio ; « Ânon petit con » évoque même, quelque part, un certain « Banana split » (NDR : les puristes citeront plutôt Edith Nylon ; à vos encyclopédies !). Et puis les nineties. A cause de cet orgue vintage, rogné, dont les sonorités nous replongent dans l’univers d’Inspiral Carpets. Ou d’un synthé bricolo qui lorgne manifestement vers Stereolab. Mais le résultat tient parfaitement la route, la plupart des compos libérant une énergie bien rock’n’roll tour à tour lancée au trot ou au galop…

mercredi, 15 avril 2020 17:45

Killing Time

Originaire de Sion, en Suisse, ce trio a assuré le supporting act de Last Train, l’an dernier, pour de nombreuses dates. Ce qui explique sans doute pourquoi, il a reçu le concours de Rémi Gettliffe, le réalisateur des albums de la formation alsacienne, pour enregistrer son premier elpee. En outre, ce dernier s’est également chargé des synthés et de certaines parties de gratte, outre les backing vocaux.

On pourrait croire qu’Overgrass est un peu une réponse helvète à Supergrass. Pas vraiment ! En fait, si le combo s’inspire bien de la britpop, c’est plutôt du côté d’Oasis et d’Ash qu’il puise ses influences. Mais pas seulement, puisqu’il affiche également des références yankees. Tour à tour empruntées au punk pop de Green Day (l’hymnique « The day we met ») ou au punk blues de White Stripes  (le syncopé « Give a little thing to love » qui met en exergue l’excellent drumming de César Roméro) voire du garage/rock des Raconteurs. Pas pour rien que le chanteur/guitariste, Joel Groda, est un grand admirateur de Jack White. Si « Take me away » émarge au psychédélisme, en intro, « Feel alive part on » est imprimé sur un tempo new wave, alors qu’allègre, le final « Don’t let her go » donne une petite idée du potentiel de ce band, en ‘live’. Les arrangements sont épurés, les mélodies, en général, accrocheuses, le préposé aux fûts est vraiment balèze, et les compos ne manquent pas de charme vintage. Manque peut-être, encore, ce petit plus, cette touche d’originalité, qui lui permettrait de prendre une autre dimension…

dimanche, 12 avril 2020 11:10

Dark Times

Quarante et un an plus tard, Doctors of Madness refait surface. Enfin, pas tout à fait puisqu’au cours de cette longue période, la formation a fait l’objet de rééditions et de compiles. Et puis, Richard Strange a quand même connu une carrière solo quand il n’a pas apporté son concours à d’autres artistes. Pas très souvent, cependant. Ce qui s’explique aussi, parce qu’il a aussi mené une carrière d’écrivain, d’acteur, et d’enseignant, en parallèle. Mais s’il a remonté son DoM, il n’est plus que le seul membre originel. Pour enregistrer cet opus, il a d’ailleurs reçu le concours de toute une volée d’invités, dont Joe Elliott (Def Leppard), Sarah Joane Morris (Communards), Steve ‘Boltz’ Bolton (Atomic Rooster, Scott Walker, The Who), Terry Edwards (Nick Cave, PJ Harvey, Tindersticks) et la jeune protest singer Lily Budd (Band of Holy Joy, Sarah Jane Morris). Quant à la mise en forme, elle a été réalisée par John Leckie (Pink Floyd, Radiohead, Stone Roses).

Et le résultat est tout bonnement remarquable. D’abord, il y a les lyrics qui tirent à boulets rouges sur le mode de vie contemporain et la classe politique qui la régit. Des textes revendicatifs, plein de colère, qui appellent même à la révolte. Puis la musique…

« Dark Times » est découpé en 8 titres… tranchants. Depuis « So many ways to hurt you » et son clavier vintage qui nous replonge dans l’univers d’un Nick Cave, tout comme le titre maître final, un morceau caractérisé par un vocal déclamatoire éraillé (très souvent), une basse palpitante, un violon grinçant et des interventions au piano électrique (Ray Manzarek ?), en passant par le single « Make it stop », une compo enrobée de chœurs féminins délicats et de masculins véhéments, le rythmé et cuivré « Walk on shame », qui aurait pu figurer dans le répertoire de feu David Bowie (NDR : en 2018, The Guardian avait décrété que la musique de Doctors of Madness était le chaînon manquant entre celle du Duke et des Sex Pistols !), sans oublier l’excellent « This kind of failure » et l’atmosphérique « This is how to die », sorte de Leonard Cohen, sans l’imagerie poétique. Remarquable ! L’album de l’année en 2019 pour votre serviteur !

dimanche, 12 avril 2020 11:05

Schlagenheim

Franchement, il y a des lustres que votre serviteur n’avait plus chroniqué un album pareil. Pour être original, il est original. Mais il faut être très réceptif à ce type de musique, pour pouvoir l’encaisser. Suis d’ailleurs étonné que ce groupe ne soit pas signé chez Sub Rosa, dans la catégorie noise. C’est dire ! Imaginez un peu une musique qui puise ses influences aussi bien chez Shellac, Slint, McLusky, Wire, Unwound que Gang of Four, tout en réservant une part d’impro à des compos décapantes, menaçantes ou sauvages, aux rythmes constamment changeants, parfois indus, parfois funk ou encore post punk, et sur lesquelles vient butiner la voix nasillarde, gémissante ou gutturale, tour à tour hurlée ou déclamée, parfois en empruntant les inflexions de Robert Plant ou de David Byrne, de Geordie Greep. Si certains n’ont pas hésité à qualifier son expression sonore d’anarcho-punk, il faut savoir que le combo s’est forgé un nom dans une même scène issue du sud de Londres qui a enfanté Shame et Fat White Family. Pas de structure refrain/couplet, donc, mais un chaos organisé où se mêlent et se démêlent guitares acérées, grinçantes, ligne de basse agile et pecus syncopées, dans un ensemble finalement rendu (in)cohérent par la maîtrise instrumentale des quatre musicos. A ne pas mettre entre toutes les oreilles !

dimanche, 12 avril 2020 11:00

Mind Hive

« Mind hive » constitue déjà le dix-septième elpee de Wire. Et s’il recèle quelques titres percutants, il se révèle plus velouté que rugueux. Plusieurs plages se nourrissent généreusement de synthés, à l’instar des atmosphériques « Shadows » et « Unrepentant », réminiscente du Floyd circa « The final cut » ou du final « Humming », les oscillations électroniques somnolentes se mêlant aux grattes sous reverb’, mais sur un tempo flemmard.

On retrouve cependant le véritable Wire sur plusieurs pistes. Ainsi, chant incisif et rythmique soutenue épousent parfaitement un esprit bien punk tout au long de « Be like them ». « Cactused » est imprimé sur un tempo new wave. « Oklahoma » oscille entre noisy et gothique, dans l’esprit de « 154 ». L’hypnotique « Hung » synthétise, en 8’, l’œuvre de Wire, une compo étrange, à la section rythmique percutante, qui mêle construction lente de textures de guitare et bandes préenregistrées. Enfin, cerise sur le gâteau le très pop « Off the beach » bénéfice d’une jolie mélodie qui n’est pas sans rappeler l’incontournable « The 15th ». Sans quoi, on épinglera encore les lyrics, qui traitent aussi bien du sort des réfugiés, fustigent le néo-libéralisme ou s’inquiètent de la montée du populisme. Même si ce n’est pas le meilleur album de Wire, il tient parfaitement la route.

« Harmony Avenues, c’est le premier album de Jade Hairpins, un projet qui réunit deux membres de Fucked Up, Jonah Falco et Mike Haliechuk.

Falco a assumé pour la première fois les fonctions de chanteur et de parolier principal et monté un groupe ‘live’ au sein de sa ville natale de Londres, en Angleterre. Il décrit sa musique comme si elle chevauchait le post-punk en s’inspirant de New Order, Scritti Politti et Orange Juice, mais en y ajoutant un sens de l'humour et de l'absurdité pompé chez Ian Dury et les Blockheads, Television Personalities et The Monks.

La vidéo de « J. Terrapin » est disponible ici

 

Fondé en 2014, mais sous le patronyme de Homme, Ohmme (est un groupe de rock issu de Chicago, réunissant le duo multi-instrumentiste Sima Cunningham et Macie Stewart. Depuis 2016, le drummer Matt Carroll est venu rejoindre le line up. Son deuxième elpee, « Fantasize Your Ghost », paraîtra ce 5 juin 2020.

Les auteurs-compositrices Sima Cunnningham et Macie Stewart son amies depuis plusieurs décennies et ont formé ce lien infrangible en se produisant au sein des nombreuses communautés musicales chicagoan et en collaborant avec des tas d’artistes aussi bien issus du monde indie rock que hip-hop.

Pour vous faire une petite idée du style pratiqué par la formation, deux vidéos sont disponibles sur la toile, “3 2 4 3” (ici) et “Ghost” (

jeudi, 09 avril 2020 18:15

Axel Flóvent en villégiature…

Révélation indie folk islandaise, Axel Flóvent a publié son premier EP sur Nettwerk, ce 27 mars 2020. Intitulé « Tourist », ce disque inclut le single éponyme ainsi que 3 autres titres dont le puissant « Sea Creatures », à découvrir ici. A peine trois EPs au compteur et Axel Flóvent s’impose déjà comme un artiste qui compte sur la scène indépendante islandaise notamment grâce à son premier single « Forest Fires » qui cumule désormais pas moins de 40 millions de streams. A conseiller vivement, si vous appréciez la musique de Sophia…

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