Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 18 octobre 2019 09:22

Beneath the Eyrie

« Beneath the Eyrie » constitue le troisième elpee des Pixies, depuis sa reformation, en 2009. Pour rappel, le groupe n’a rien publié entre 1991 (« Trompe le monde ») et 2014 (« Indie Cindy »), alors que la bassiste originelle, Kim Deal, a quitté le navire, l’année précédente. Depuis, elle a été remplacée par Paz Lenchatin, après un bref intérim assuré par Kim Shatuck.    

« Beneath the Eyrie » a été enregistré aux Dreamland, une église en bois reconvertie en studio, sise près de Woodstock. Un édifice au sein duquel des artistes ou groupes tels que Cell, Joe Jackson, The B52’s, The Breeders, Dinosaur Jr, Nick cave, Suzanne Vega, The National, Parquet Courts, Kurt Vile et bien d’autres, avaient déjà opéré leurs sessions. Des sessions qui se sont déroulées sous la houlette du Britannique Tom Dalgety.

Première constatation, la ligne de basse de Paz s’intègre de mieux en mieux au son des Pixies ; et puis, la native de Mar del Plata a également participé à la composition. Côté textes, Frank Black nous parle de son divorce, de sorcellerie, de mort et de réincarnation, mais aborde également quelques thèmes loufoques. Mais en général, les lyrics sont plutôt sombres. Pourtant, le plus intéressant procède de la présence de titres bien percutants, au cours desquels les guitares crépitent, stridulent ou crissent comme aux débuts de l’aventure du band bostonien. A l’instar de l’offensif « Graveyard hill », une plage hymnique soulignée par la ligne de basse ténébreuse. De la ballade mid tempo « Ready for love » ou encore du morceau qui ouvre le long playing, « In the arms of Mrs. Mark of Cain », une piste également hymnique mais gothique, à la mélodie accrocheuse, caractérisée par de jolies combinaisons de grattes et dont l’intensité monte en crescendo…

Quelques plages adoptent un profil inattendu. A l’instar de « St Nazaire », un psychobilly qui aurait pu figurer au répertoire des Cramps. Ou encore de « This is my fate », une chanson mystérieuse, abordée dans l’esprit du cabaret germanique (Kurt Weil ? Berthold Brecht ?) de Nick Cave. Power pop, « Catfish Kate » nous réserve des sonorités de guitare cornemuse (Big Country ?) alors que malgré ses cordes acérées, « Long rider » lorgne carrément vers Weezer, et tout particulièrement lors du refrain. Plus étonnant encore « Silver bullet » véhicule quelques accents prog (Jethro Tull ?), notamment lors des changements de tempo, le clavier rogné accentuant cette impression. 

On épinglera encore les chouettes harmonies vocales échangées entre Paz et Frank qui parsèment cet LP ; mais regrettera la présence de deux compos dispensables, soit les deux derniers titres de cet LP. N’empêche, Pixies est sur la bonne voie d’un retour en grâce auprès des aficionados de la première heure...

vendredi, 18 octobre 2019 09:19

Nadir

Monograf est un quintet norvégien dont l’expression sonore navigue à la croisée des chemins du post rock, du folk celtique, de la prog, de la dark wave, du néo-classique, de la musique grégorienne et même du doom, embrassant des références qui oscillent de Dead Can Dance à The Dubliners, en passant par Sigur Rós, Alan Stivell, Nordic Giants, Godspeed You ! Black Emperor et quelques autres que je vous laisse le soin de découvrir. Les interventions du violon et des guitares apportent variations multiples et intensité aux compos. La section rythmique est à la fois solide et souple. Les harmonies vocales sont douloureuses, éthérées, mystiques, un peu comme dans les polyphonies vocales religieuses. L’opus recèle trois pistes qui se distinguent par leurs longs développements au cours desquels la musique est souvent complexe et l’instrumentation luxuriante, à l’instar de l’excellent « The golden calf » (9’01), que balise un drumming martial, mais surtout des épiques « Grails » (9’12) et « Horde » (15’06). Ce dernier qui clôt le long playing nous plonge dans un climat sinistre. Au milieu du morceau, on entend une voix caverneuse et éraillée, qui semble réciter une épitaphe. Et on imagine alors les images d’un rite funéraire au cours duquel des Vikings utilisent un bateau-tombe sur lequel le défunt est placé, avant que l’embarcation ne soit mise à la mer après y avoir mis le feu…

Imagination quand tu nous tiens… Surtout quand on sait que ce concept album traite surtout de l’argent et de son pouvoir destructeur sur les humains, même si certains textes laissent la porte ouverte à l’espoir…

Une excellente surprise !

vendredi, 18 octobre 2019 09:17

Out in the dark

Après avoir tâté du pop/folk et du psyché/pop, en compagnie de Charlotte Cegarra, Magon a décidé de se lancer en solo. Et « Out in the dark » constitue son premier elpee en solitaire. Enfin, pas tout à fait puisqu’il a recruté un backing group de trois musiciens qui se consacrent à la basse, aux drums et à la seconde gratte. Tout comme lui, ils sont de nationalité israélienne et vivent à Paris. En outre, lors des sessions, il a reçu le concours de quelques choristes féminines.

Première constatation, la voix de Magon campe un hybride entre Jeff Tweedy (les inflexions), Lou Reed (le ton nonchalant) et Mark E. Smith (le phrasé déclamatoire). Et deuxième observation, la musique proposée est bien électrique, puisant plus que probablement ses principales sources d’inspiration chez les Pixies et Sonic Youth. Encore que lorsque la ligne de basse devient cotonneuse et mélodique, on ne peut s’empêcher de penser à Simon Gallup. D’ailleurs, « My reflection » semble marcher sur les traces de Cure, à travers « A forest ». N’empêche, l’ensemble tient parfaitement la route, même si on regrettera le recours à la reverb dans la voix sur deux plages. Pas vraiment une bonne idée. L’opus recèle des morceaux plus pop/rock aux mélodies accrocheuses, des chœurs féminins allègres, d’autres masculins désabusés (« It’s love »), des guitares frémissantes, discordantes, surf, gémissantes ou lancinantes, une ballade mid tempo (« Landslide ») et puis une piste offensive (« Third dimensional love »), caractérisée par des guitares duales, qui aurait pu figurer au répertoire de Rolling Blackouts Coastal Fever (NDR : ce qui est un compliment !) ainsi qu’une compo menaçante, aux cordes bringuebalantes, qui monte progressivement en crescendo (« Same house »). Et le tout baigne au sein d’un climat de mélancolie douce au sein duquel on s’abandonne facilement. Sans ces voix trop trafiquées sur deux titres, cet LP aurait hérité d’un 8/10 !

vendredi, 18 octobre 2019 09:15

Al-Mahruqa

« Al-Mahruqa » constitue le premier elpee de Pelegrin, un opus réunissant 5 plages pour une durée totale de 40 minutes. Et s’étalant sur 9’, le titre d’entrée, « Majoun » (NDR : le nom d’une confiture marocaine aux fruits et aux noix) s’impose déjà comme le morceau-phare de cet LP. Macérant au sein d’un climat moyen-oriental, mais très susceptible de virer au psychédélisme, il met en exergue le talent du guitariste François Roze, qui par la technique de l’overdubbing conjugue accords grondants et envolées subtiles voire atmosphériques. Légèrement reverb, sa voix campe sobrement en arrière-plan, alors que l’ensemble libère un fameux groove. Bref, tout au long de cette piste, on a parfois l’impression de vivre une rencontre entre Kula Shaker et Motorpsycho. Le gratteur s’autorise davantage de solos sculptés dans le métal mélodique sur « Farewell » et « Dying light ». Des sonorités de cordes limpides et vaporeuses, presque ‘mikeoldfieldiennes’, illuminent « Home again » (curieusement intitulé « The coldest night » dans le tracklisting), alors que le bassiste trace une ligne cotonneuse. Percus et drums apportent un petit côté afro au titre maître. Empreint de mystère et se parant de contours davantage prog, ce morceau clôt cet opus…

vendredi, 18 octobre 2019 09:06

Nine

Curieux, le huitième elpee de Blink 182 s’intitule « Nine », un disque qui fait suite à « California », gravé en 2016. Suite a des divergences musicales, le chanteur/guitariste Tom DeLonge a donc quitté le navire en 2015, et a été remplacé par le leader d’Alkaline Trio, Matt Skiba.

Pour mettre en forme ce nouvel opus, la formation a fait appel à John Feldman, mais on ne peut pas dire qu’il ait fait le bon choix, les compos souffrant d’une sophistication extrême, annihilant le peu d’esprit punk qui lui restait encore. En outre, punk et voix vocodées ont rarement fait bon ménage. D’ailleurs, le seul morceau qui échappe à ce traitement vocal, « On some emo shit », un hymne de désespoir et d’incertitude, constitue également le meilleur du long playing. La plupart des compos sont d’ailleurs hymniques. Sombres, les lyrics sont signés par le bassiste, Mark Hoppus, et traitent le plus souvent de sa dépression et de ses expériences personnelles ; mais ils tiennent vraiment la toute. Et puis, les interventions aux drums de Travis Barker sont toujours aussi remarquables. Il se montre d’ailleurs particulièrement créatif sur le morceau contaminé par le hip hop (NDR : pas étonnant quand on sait qu’il participe régulièrement à des projets du style comme Run The Jewels, Lill Wayne ou Young Dro), « Hungover you ». Malheureusement, ce sens mélodique stéréotypé (NDR : on a l’impression que toutes les mélodies se ressemblent) achève un ensemble qui dès le départ, avait déjà du plomb dans l’aile…

Pour ce mois d’octobre 2019, le Botanique à Bruxelles vous propose de gagner 2 x 2 entrées pour 3 concerts différents. En l’occurrence :

- lundi 21 octobre 2019 - Sandor - Rotonde - 20h ; réponses avant le 19 octobre 2019

- mercredi 30 octobre 2019 - Barrie - Rotonde - 20h ; réponses avant le 27 octobre 2019

- jeudi 31 octobre 2019 - Julien Chang - Witloof Bar - 20h ; réponses avant le 27 octobre 2019

Comment vous les procurer ? Complétez le formulaire ici et répondez à la question suivante avant la date de clôture.

Les gagnants seront avertis personnellement par l’organisateur et recevront leurs tickets par e-mail.

http://www.botanique.be

 

Véritable révélation sur la scène pop synthétique francophone, Sandor aime cultiver l'ambiguïté. D'abord, son nom est emprunté à une comtesse hongroise du XIXème siècle qui a adopté le genre masculin ; une pionnière transgenre, en somme. Et le côté androgyne est bien sûr présent dans le personnage de la chanteuse. Autre ambiguïté : le mélange du sombre et du lumineux. Il y a quelque chose de la froideur 'new-wave' dans son premier opus. Les synthés sont omniprésents et les arrangements font écho à Eurythmics, Rita Mitsuko, Niagara voire Mylène Farmer. Sandor se produira à la Rotonde du Botanique, ce 21 octobre. Pour ce concert 2 x 1 entrées sont à gagner. Comment vous les procurer ? Cliquez ici et répondez à la question avant le 19 octobre 2019.

Les gagnants seront avertis personnellement et recevront leurs tickets par e-mail.

https://www.botanique.be/fr/artiste/sandor

Les gagnants sont

Anthony Kedia
Ophélie Neve

Deux groupes méritaient de figurer en tête d’affiche ce soir, à l’Aéronef. Tout d’abord The Mystery Lights. Américain, il est responsable à ce jour d’un mini album et de deux long playings, dont le dernier, « Too much tension », est paru en mai dernier. Puis Last Train. Français, alsacien plus précisément, son deuxième elpee, « The big picture » (voir chronique ici), est sorti le mois dernier. Appréciant le rock/garage, votre serviteur avait coché la première formation dans son agenda, mais était aussi curieux de voir ce que le quatuor mulhousien avait dans le ventre, sur les planches. La surprise n’en sera que plus grande…

Lorsque The Mystery Lights grimpe sur le podium, la salle est déjà aux trois quarts remplie. Le line up implique un drummer, un bassiste, une très jeune claviériste, et deux guitaristes, également membres fondateurs du band. En l’occurrence Alfonso Solano, le seul qui ait les cheveux-mi-longs, les autres arborant de longues tignasses. Il joue sur une ‘phantom’, comme les Fuzztones. Puis Mike Brandon, le chanteur. Grand, filiforme, souple, il bondit comme un félin, prend des poses acrobatiques spectaculaires et vient régulièrement monter sur la petite estrade réservée au batteur. Glapissante, haut-perchée, sa voix navigue quelque part entre celles de Rick Ocasek, Robert Plant et Roger Hodgson. Lors du set, au cours duquel les morceaux s’enchaînent presque sans temps mort, le combo tente l’une ou l’autre incursion dans le blues/funk ou même la prog épique, mais elles font un peu pâle figure par rapport aux titres de pur garage bien rythmés, parfois à la limite du punk. Sur les plus accrocheurs, le clavier rogné, parfois ‘manzarekien‘ s’infiltre insidieusement, alors que bénéficiant d’une solide section rythmique, les deux gratteurs libèrent une électricité savoureusement grésillante, frémissante, parfois psychédélique. Réceptive, la foule accorde une belle salve d’applaudissements au quintet yankee, pour sa prestation… (pour les photos c'est )

La voie ferrée est maintenant tracée pour le Last Train. La salle est quasi-sold out ; et si l’auditoire est multigénérationnel, on y dénombre, quand même beaucoup de jeunes. Même des enfants, dont les oreilles sont sagement préservées par des casques de protection. En intro, les baffles crachent la B.O. d’un film d’Ennio Morricone. Mais tourné en noir et blanc, comme le décor. Et lorsque le quatuor débarque sur le podium, on remarque que même la basse est de couleur blanche et les guitares, de teinte noire. Chaud-boulette, le public, majoritairement français, même si quelques frontaliers sont présents dont quelques néerlandophones, manifeste déjà son enthousiasme. Et le convoi de s’élancer à toute vapeur. Dès « All alone », les trois gratteurs déambulent de gauche à droite et de long en large, en se contorsionnant, alors que véritable locomotive, le préposé aux fûts maintient parfaitement les rames sur ses rails. Tiré à quatre épingles, Jean-Noël Scherrer, ôte sa veste et dévoile un gilet seyant. Il retrousse ses manches de chemise, avant d’aborder le deuxième titre, « Way out ». La ligne de basse est crépusculaire, les déflagrations électriques sont chargées d’intensité. Imprimé sur un tempo presque new wave, « Dropped by the dove » déferle comme une compo des Stooges. Des déflagrations qu’on retrouve tout au long de « Hours of the moon », un titre réminiscent des débuts de Muse. Au début de « On our knees », les trois gratteurs font face au drummer et entament le morceau dans un climat incantatoire avant qu’épileptiques, les guitares n’entretiennent un climat déchiré entre calme et tempête. Le medley entre « One side road » et « Between wounds » s’ébranle sur un rythme bien carré, puis finit par se déstructurer et vire même au psychédélisme. Jean-Noël s’enhardit, traverse le front stage, franchit les barrières, et rejoint la foule. Il grimpe sur les épaules d’un solide gaillard et brandit le poing tel un gladiateur (NDR : geste qu’il va faire régulièrement tout au long du concert) puis se laisse porter par la foule, tout en triturant sa six cordes. Au bout de quelques minutes, il retourne sur le podium, afin d’achever l’interprétation du morceau sur un tempo de plus en plus frénétique. Grondante, la ligne de basse communique un sentiment de menace tout au long de « Disappointed ». Quelques arpèges de gratte amorcent « Fire », une forme de blues magnifié par des guitares jumelées et ponctué de quelques explosions électriques, un morceau qui va soulever une véritable ovation de la part du public. Et le concert de s’achever par le syncopé et judicieusement intitulé « Leaving you know ». Le spectre de Placebo plane. Les musiciens sont déchaînés, survoltés même, et Julien vient frotter ses cordes contre son ampli pour en extraire le max de feedback.

Le public en veut encore et le manifeste bruyamment. Trois wagons à la set list seront dispensés en appel. Tout d’abord « Tired since 1994 ». Il s’ébroue tel un tortillard, puis monte en crescendo alors que quelques aficionados aux premiers rangs en profitent pour allumer quelque briquets (NDR : et pas des smartphones !) comme trente ans voire quarante ans plus tôt. Rollingstonien, caractérisé par ses ‘ouh ouh’ ferroviaires que la foule reprend en chœur (NDR au cours du set, le public chante d’ailleurs régulièrement les paroles), « Cold fever » incite l’auditoire à frapper des mains, gestes qui se transforment en acclamations. Avant d’attaquer le dernier morceau, Jean-Noël, remercie l’équipe technique, les musiciens de Mystery Lights pour avoir assuré le supporting act ; puis le convoi s’embarque dans une version plus courte, mais diablement efficace et terriblement sauvage, entre rock et blues, du titre maître de son dernier opus, « The big picture ». C’est la dernière claque du concert. Une fameuse ovation s’élève de la fosse. Le groupe n’en revient pas. Les musicos se congratulent. Se prennent dans les bras. Le moment est émouvant. Quitter l’auditoire semble même briser leurs cœurs. Un peu comme s’ils partaient pour un long voyage en sachant qu’ils ne reviendraient plus avant longtemps… Franchement, ce soir, à l’Aéronef, il ne fallait pas manquer ce Last Train… (pour les photos, c'est ici)

Set list :
All Alone, Way Out, Dropped by the Doves (I Only Bet On Myself was initially planned), House on the Moon, On Our Knees, One Side Road/Between Wounds (Medley), Disappointed, Fire, Leaving You Now

Rappel :
Tired Since 1994, Cold Fever, The Big Picture

Annoncés dans le cadre de l’édition 2019 du festival Sonic City, qui se déroulera à Courtrai, Warmduscher et Fontaine DC ont déclaré forfait ! Ils seront remplacés respectivement par Grimm Grimm le 9 novembre et Mykki Blanco le lendemain. En outre, Vivien Goldman est venu s’ajouter à l’affiche, le samedi.

Pour la programmation voir ici mais aussi

 

Page 1 sur 351
FaLang translation system by Faboba