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    La rédemption de DIIV … « Deceiver », c’est le titre du nouvel elpee de DIIV, un album qui paraîtra chez Captured Tracks, ce 4 octobre 2019.…

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http://www.abconcerts.be

lundi, 12 août 2019 17:54

Crossroads 2019 (update 12/08/2019)

La 4eme édition du Festival Crossroads se déroulera du 11 au 13 septembre 2019 à Roubaix.

Proposant 29 showcases gratuits et éclectiques (pop, rock, rap, chanson, folk, électro) et de nombreux temps forts à destination des pros, artistes et techniciens (conférences, ateliers), le festival de découvertes musicales européennes des Hauts-de-France le Crossroads Festival met en exergue les musiques actuelles des Hauts-de-France tout en invitant les groupes de plusieurs régions françaises, de pays limitrophes (Belgique et Luxembourg) ainsi que du Canada.

Pour découvrir les groupes et artistes, c’est ici

Pour le programme complet, c’est

Mercredi 13 novembre 2019 - Björk - Forest National, Bruxelles

Dimanche 8 mars 2020 - NF - Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be

samedi, 03 août 2019 17:50

Gagnants concours W-Festival 2019

Les gagnants sont

NDL

William Vanhastel
Erwin Vanlaere
Eddy Heyerick

FR

Ilse Lancelle
Elodie Barthels
Guillaume Schonaerts

vendredi, 02 août 2019 17:49

Gagnantes concours Park Rock 2019

Les gagnantes sont

Lina Chiefalo
Vero Vancappelen

dimanche, 11 août 2019 10:54

The age of immunology

Formation cosmopolite, Vanishing Twin réunit le bassiste Susumu Mukai, aka Zongamin, mieux connu comme producteur électro/funk, mais également associé au sein du projet Floating Points, le drummer Valentina Magaletti, qui a notamment apporté sa collaboration à Bat For Lashes et Neon Neon de Gruff Rhys, le flûtiste/percussionniste Elliott Arndt, un cinéaste avant-gardiste, le préposé aux machines et synthés Phil MFU (Man From Uranus), un ex-Broadcast, et enfin la chanteuse Cathy Lucas. Soit un Japonais, un Italien, un Britannique, un Français et deux Britanniques. C’est cette dernière qui a choisi le patronyme du band, soit celui d’un syndrome médical qui définit l’absorption d’un ou de plusieurs jumeaux dans l’utérus, pendant la grossesse, par le survivant de ce phénomène. Qu’elle a vécu et dont elle se sent coupable. Quant au titre de l’elpee, « The age of immunology », il s’inspire du titre d’un livre signé par l’anthropologue A. David Napier. Publié en 2003, cet essai tente de démontrer qu’une société qui cherche par tous les moyens de se défendre contre ce qui lui est extérieur court à sa perte.

Atmosphérique, la musique de Vanishing Point évoque tour à tour Broadcast (of course), Stereolab, Can (NDR : morceau d’ouverture, « KRK » nous replonge même dans l’univers du « How much are they ? » du célèbre trio Holger Czukay, Jah Wobble et Jaki Liebezeit, malgré des percus latinos voire tribales), Pram, Sun Ra et même Tuxedomoon. Entre électro, funk, (free) jazz, krautrock, B.O. de film, psychédélisme, avant-pop, library music et cosmic noise, les compos –souvent complexes, parfois enrichies d’arrangements de cordes– nous entraînent au cœur d’un monde vaporeux, mystérieux, anxiogène, propice à la méditation, au cours duquel chaque artiste chante ou déclame une partie de la chanson dans sa langue maternelle (NDR : la version du « Planète sauvage » d’Alain Goraguer est dévolue à Elliott, le Parisien). Cathy se réserve cependant l’essentiel des vocaux, des vocaux placides, célestes ou spectraux. Sur l’une ou l’autre plage, on croise tantôt un violon, une flûte, un cuivre, un piano électrique, une ligne de basse caoutchouteuse ou encore de la guitare, mais tous ces instruments organiques se fondent parfaitement dans un ensemble aussi surprenant que cohérent.

dimanche, 11 août 2019 10:49

Looking for a dream

“Looking for a dream” constitue le tout premier elpee de David Lombard, un disque enregistré au studio de la Province de Liège ainsi qu’au sein de l’église de Rosa, puis mixé et masterisé par Rudy Coclet (Simple Minds, Girls In Hawaii, Sharko, Arno, Mud Flow, An Pierlé, …) au Jet studio de Bruxelles. Ce chanteur/compositeur/musicien liégeois nous y propose une œuvre en deux volets. La première partie recèle cinq plages électrifiées. David y est soutenu par une belle brochette de collaborateurs, dont un gratteur électrique, un préposé à la pedal steel, à la mandoline et au banjo, un violoniste, un claviériste, un percussionniste, une violoncelliste, un bassiste et un contrebassiste. La seconde nous réserve cinq versions acoustiques et épurées des mêmes morceaux ainsi que deux bonus tracks tout aussi unplugged. Sept plages hantées par les spectres de Dylan et Springsteen, le recours à l’harmonica amplifiant cette impression.

Le long playing s’ouvre par « Looking for a dream », un morceau dont la mélodie rappelle Perry Rose. Plus paisible, le single « Walden » est dominé par le piano et la sèche. Le banjo véhicule des accents country tout au long de l’enlevé « The range of life », alors que le mid tempo « Stay » et surtout l’allègre « Happening somewhow » lorgnent davantage vers l’americana. Mais toutes ces chansons sont enrichies par la superbe voix de David, dont le timbre versatile rappelle un certain Don McLean…

dimanche, 11 août 2019 10:42

Mogic

Ben Ogledd n’est pas un artiste islandais ou scandinave, mais le patronyme d’une formation britannique, probablement galloise, dont le choix se réfère à une région englobant le sud de l’Ecosse et le nord de l’Angleterre, avant le Moyen-Age. « Mogic » constituerait son troisième elpee, un disque dont les compos mélancoliques, atmosphériques, luxuriantes et parfois bruitistes (« Dyma fy robot », « Transport & travel ») ou psychédéliques, se révèlent très souvent déroutantes, tout en conservant un solide fil mélodique.

Quatuor, ce combo réunit le chanteur Sally Pilkington, la harpiste/guitariste Rhodrie Davie, le préposé aux machines et synthés, Dawn Bothwell, ainsi qu’une remarquable section rythmique composée du bassiste Richard Dawson (NDR : il joue carrément de la basse comme Simon Gallup sur « Problem child », mais pas seulement !) et du drummer Will Guthrie, dont la discographie (aussi bien personnelle qu’issue de collaborations diverses) est longue comme un bras. Parfois un saxophone vient s’immiscer dans l’expression sonore, à l’instar de « Tiny witch hunter », un morceau probablement chanté par les lutins pour se moquer des sorcières… enfin si vous y croyez… car finalement, tout au long de cette œuvre, dont le titre a été judicieusement choisi, on a l’impression d’être plongé dans un univers mystérieux et féérique, mais qui se nourrit aussi bien de mysticisme que de technologie. Le quatuor nous réserve même un interlude déclamé par un enfant en gallois (« Gwae Reged O Heddiw ») et une version barrée de « Welcome to hell » du groupe de heavy metal Venom. A cet instant, on est aux portes du pandémonium… Heureusement, au terme du périple, grâce aux chœurs religieux, « Etheldreda » nous aide à retrouver le chemin vers l’Eden… 

Vous avez dit « Mogic » ?, comme c’est ‘mogique’…

dimanche, 11 août 2019 10:39

Akinetic

In Tall Buildings, c’est le projet d’Erik Hall, un compositeur et multi-instrumentiste issu de Chicago. « Akinetic » constitue son troisième opus, un disque pour lequel il a reçu le concours du producteur et ingé-son Brian Deck (Modest Mouse, Iron & Wine). Hybride, dream pop, mélancolique, sa musique navigue quelque part à la croisée des univers fréquentés par Broadcast, Robert Wyatt et Talk Talk, même si la voix évoque plutôt Will Johnson, mais davantage celui de South San Gabriel que de Centro-matic. Encore que les harmonies vocales, sans doute par la grâce de l’overdubbing, sont aussi limpides et ondoyantes que chez Crosby, Stills & Nash, à l’instar de « Beginning to fade », un morceau qui s’épanouit en crescendo. Eric échange même un duo avec Heather Wood Broderick tout au long de « Days in clover ». Mêlant subtilement instrumentation électronique et organique, les 10 compos aux textures riches évoluent, en général, sur un mid tempo ; faussement nonchalant « Overvconscious » lorgne même vers Tahiti 80.

Les lyrics de « Cascadia », la meilleure plage de l’elpee, abordent la question de l’instabilité géologique de la côte ouest du Pacifique, une instabilité qui risque de déclencher une éruption volcanique et surtout un séisme qui pourrait avoir des conséquences désastreuses. Cette piste est secouée par des cordes de gratte bien shoegaze, des cordes de ce type qu’on retrouve circonstanciellement tout au long de l’opus, lorsqu’elles ne sont pas jouées en picking. Bref, un chouette album auquel il manque peut-être un peu plus de punch…

dimanche, 11 août 2019 10:37

Cut-ups

Savak est une formation établie à New York qui implique des membres de The Make Up, Obits, Holy Fuck, Ted Leo & The Pharmacists et The Cops. Rien que du beau monde donc. “Cuts up” constitue son deuxième elpee, il fait suite à « Best Of Luck In Future Endeavors », gravé en 2016. Accrocheuses, les mélodies rappellent Kaiser Chiefs, alors que les intonations du chanteur, évoquent régulièrement Graham ‘Suggs’ McPherson (Madness). Pas étonnant que les compos soient circonstanciellement colorées par l’intervention d’une trompette. A l’instar de « Like Gary Wilson said », une plage dont les riffs de guitare acides lorgnent vers Gang of Four, sans pour autant virer au funk blanc. Des sonorités de grattes bien électriques et judicieusement conjuguées, l’une d’entre elles piaillant régulièrement pour le plaisir des oreilles (« Christo’s peers », « They are bones »). Manifestement, Savak est davantage influencé par la musique britannique qu’américaine ; une plage comme « I don’t want to be defended » émargeant même au post punk, la ligne de basse ténébreuse et les vocaux déclamatoires accentuant cette impression, même si un solo de gratte distordu vient couronner le toute en fin de parcours. Les compos sont, en outre, souvent enrichies d’excellentes harmonies vocales, qu’on pourrait presque qualifier de byrdsiennes sur « Keys to the city », une superbe plage au cours de laquelle, bringuebalantes, les cordes de guitare s’infiltrent insidieusement. Et elles se révèlent même lumineuses, parfois même pixiesques, sur le titre final de l’opus, « I left America », une chanson au message sociopolitique, dont la mélodie semble inspirée par Mercury Rev ; un discours qu’on retrouve lors du morceau d’ouverture, « Sick of war » … Excellent !  

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