• EUT pas Het !
    EUT pas Het ! EUT a opéré une entrée fracassante dans le monde de la pop grâce à une bonne dose d’énergie injectée dans…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

19.04.19
Turkish Psychedelica Night feat. Gaye Su Akyol

08.05.19
An Pierlé Quartet

09.05.19
Sam Amidon presents 'The Anthology Of American Folk Music'

10.05.19
Sam Amidon presents 'The Anthology Of American Folk Music'

13.05.19
Feng Suave

28.10.19
Yungblud

http://www.abconcerts.be

Changement de salle

- Vu son succès, le concert de ELDER ISLAND (uk) + DIRTY NICE (uk) du samedi 2 mars passe du Witloof Bar à la Rotonde !

Nouveaux concerts

Jeudi 28.03.19
Rotonde
Montevideo             

Jeudi 04.04.19
Orangerie
Shayfeen - Madd - El Grande Toto             

Mercredi 10.04.19
Orangerie
Christian Löffler - Janus Rasmussen             

Lundi 20.05.19
Rotonde
Angel Haze             

Mercredi 22.05.19
Witloof Bar
A Giant Dog             

Samedi 25.05.19
Rotonde
Tom Speight             

Lundi 27.05.19
Orangerie
Kikagaku Moyo - Wooden Shjips - Wand             

Vendredi 31.05.19
Witloof Bar
Ex Hex             

Mardi 04.06.19
Rotonde
Caroline Rose             

Vendredi 14.06.19
Rotonde
Snail Mail - Tomberlin

Supports

The Sore Losers - Black Leather Jacket 10.02.19
The Revivalists - The Antler King 11.02.2019
Aminé - Places + Faces presents Plus Sounds 13.02.2019
Elder Island - Dirty Nice 02.03.2019
LANY - Lovelytheband 04.03.2019
Bimbo Delice - Homegirl 06.03.2019
Empress Of - Banoffee 24.03.19
Daughters - Arto 11.04.19
E.B. The Younger - Lionel Solveigh 13.04.2019

Soldout

Bob Moses - Shey Baba 16.02.19
Yelle - Hotel Radio Paris 28.02.19

http://www.botanique.be

 

Vendredi 19 avril 2019  – Roberto y Gabriela - Cirque Royal, Bruxelles

Mardi 6 août 2019 – Ziggy Marley - OLT Rivierenhof, Anvers

Vendredi 27 septembre 2019  - Little Mix - Sportpaleis, Anvers

 

http://www.livenation.be

Les Francofolies de Spa c’est aussi des Belgofolies ! Pour l’édition 2019, elles accueilleront, notamment Angèle, Alice on the Roof , Kid Noize, The Magician, Mustii, Montevideo, R.O X Konoba, Juicy, Claire Laffut, Glauque, Ykons, Atome, Rive et King Child, mais également Charlotte, Beautiful Badness, Slim Lessio, Tanaë et CélénaSophia qui sont venus s’ajouter à la programmation.

L’affiche des Francos à ce jour :

    Jeudi 18 juillet : Alice on the Roof, Dionysos, Gaëtan Roussel, Ofenbach, Claire Laffut, Juicy, King Child, Slim Lessio…

    Vendredi 19 juillet : Orelsan, Hyphen Hyphen, Thérapie Taxi, L’Impératrice, R.O X Konoba, Montevideo, Glauque, Charlotte, Tanaë…

    Samedi 20 juillet : Patrick Bruel, Feu! Chatterton, Kid Noize, Mustii, Atome, Ykons…

    Dimanche 21 juillet : Angèle, Zazie, Clara Luciani, The Magician, Thomas Azier, Bagarre, Rive, Beautiful Badness, CélénaSophia…

http://www.francofolies.be

 

 

jeudi, 07 février 2019 14:42

There’s a riot going on

Yo La Tengo a intitulé son 15ème opus, “There's a Riot Goin' On”, soit le même titre que celui choisi par Sly & The Family Stone, en 1971. La musique est bien sûre bien différente, entre les deux groupes, nés à des époques différentes, mais le message politique est aussi revendicatif. En fait, les lyrics traitent de l’inquiétude existentielle, née de l’insécurité provoquée, notamment, par Donald Trump, dans leur pays. Mais le plus paradoxal, c’est que le nouvel elpee est sans doute le plus contemplatif et probablement le plus expérimental, concocté par le trio de Hoboken (NDR : c’est dans le New Jersey), depuis ses débuts. Il lui a quand même fallu trois longues années pour le réaliser.

Les 15 plages de cet album baignent au sein d’un climat atmosphérique hanté par des harmonies vocales éthérées et alimenté par une expression sonore qui oscille entre psychédélisme et électro, en passant par le folk, la bossa nova, l’ambient, le jazz et même la lounge. Tour à tour, on pense à Damon & Naomi, Syd Barrett, Ducktails, le Floyd circa « Meddle », Robert Wyatt et même Brian Eno. Il y a même un peu de doo-wop sur « Forever », une compo dont la ligne de basse passe en boucle. Sans quoi, si le mélomane lambda épinglera surtout les pistes psyché/folk (« She may, she might », « Dream dream away ») ainsi que les deux compos les plus accessibles (le très sixties « Shades of blue » et le power/pop « For you too »), il faut reconnaître qu’il faut vraiment avoir l’esprit totalement serein pour se laisser emporter par ces longs développements instrumentaux ondulatoires et brumeux, souvent propices à la méditation, à l’instar du particulièrement mélodieux « You are here », un morceau contaminé par le drone flou et hypnotique… mais lorsqu’on y parvient, on a envie d’y rester…

En concert ce 16 février à l’Aéronef de Lille (réservations ici)

 

jeudi, 07 février 2019 09:33

The return of Jesus Christ

Valerie Solanas est une féministe radicale qui avait tenté d’assassiner Andy Warhol, en 1968. Violée par son père, elle s’était prostituée pour achever ses études en psychologie, puis avait rédigé un manuscrit intitulé « Up your ass », qu’elle avait soumis à l’artiste de pop art, sans avoir de retour de sa part. Mobile de sa tentative de meurtre. Elle est décédée le 25 avril 1988 à San Francisco. Elle est surtout connue pour son pamphlet ‘SCUM Manifesto’, un appel à la lutte violente contre les hommes et à la libération des femmes.

The Valerie Solanas, c’est ce patronyme qu’a choisi cette formation anversoise qui nous propose son quatrième opus, « The return of Jesus Christ », dont les paroles du titre maître, reprises dans la bio, sont sujets à controverse…

Mais venons-en à cet opus. Musicalement, les compos naviguent allègrement entre pop, (free) jazz, rock, country, cabaret et prog ; mais la grande originalité procède des interventions de flûte dispensées par le chanteur Michael Brijs. Elles nous entraînent au sein d’un univers sonore complexe, presque prog, à la croisée des chemins des Doors, des Moody Blues circa « To our children’s children’s children » et du King Crimson première mouture (« Lizard », « Islands ») ; et notamment tout au long de « The statuette », « Walk me through » et « 4th dimension », les trois plages les plus longues. Enfin, le baryton de Michael est un véritable caméléon, capable d’emprunter les inflexions ou le timbre, selon, de Bowie, Jim Morrison, Frank Sinatra, Matt Berninger (The Natinaol), Neil Diamond ou encore Neil Hannon (The Divine Comedy). L’opus recèle également une chouette valse bien électrique baptisée « Can’t grow up » et surtout en « Winter blossom » (voir clip ici), une superbe chanson pop. Romantique et arty, cette vidéo met en exergue le talent du cinquième membre du groupe, le graphiste Bert Lezy, invité régulièrement à exercer ses talents de dessinateur, lors des sets live, un peu dans l’esprit de feu Bruce Geduldig, mais dans un autre registre, chez Tuxedomoon. Un album très riche qui nécessite cependant plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur.

Le release party se déroulera 21/02 dans la grande salle de l’Arenbergschouwburg à Anvers.

 

mercredi, 06 février 2019 10:52

Possible dust clouds

« Possible dust clouds » constitue déjà le dixième elpee solo de Kristin Hersh. Et quand on analyse sa discographie complète, en tenant compte de ses aventures vécues au sein de Throwing Muses et de 50 Foot Wave, elle doit en avoir enregistré une quarantaine, en tout.

Au fil du temps, il faut reconnaître que la voix de Kristin a changé ; elle est devenue plus âpre. Mais sa musique est demeurée complexe, qu’elle soit acoustique ou électrique. Complexe, mais particulièrement vivifiante. Et c’est à nouveau le cas sur ce nouvel opus, tout au long duquel elle explore, en général, sa face la plus électrique, un peu comme à l’époque des Throwing Muses. Pas étonnant, quand on sait que Fred Abong et Dave Narcizo, deux ex-membres de ce band figurent dans le backing group. Parfois, le spectre des Pixies se met quand même à planer, à l’instar de la valse bruitiste « Loudmouth ». Ou encore celui des Breeders, sur l’implacable « Lax », une plage soulignée de chœurs féminins. Bruitiste donc bien noisy, comme sur le crépusculaire « Breathe in » ainsi que le glorieux « Halfway home », malgré un début plus acoustique et des voix en couches, un peu comme un exercice de polyphonie vocale, un morceau caractérisé par un drumming profond. Celui du Led Zeppelin rôde également, mais sous sa forme la plus acoustique. Dans l’esprit de l’elpee baptisé « III », si vous préférez. Et tout particulièrement sur « Lethe » ainsi que le titre final « Lady Godiva », une piste empreinte paradoxalement de délicatesse et de férocité. Une basse menaçante hante le tranchant « Tulum », alors que « Gin » est un chouette hymne pop qui aurait pu figurer au répertoire de Dandy Warhols. Reste ce « Fox point », piste curieuse, percutante et dérangée, qui navigue quelque part ente Sonic Youth et les Beatles sous acide.

Et on n’en en oubliera pas pour autant ce sens mélodique et ces harmonies imparables, tout en ne négligeant pas les textes qui traitent de sujets existentiels, comme la difficulté de vivre seul ou en couple…
Excellent !

mercredi, 06 février 2019 10:50

Finklestein

David et Hamish Kilgour sont les membres fondateurs du mythique The Clean, une formation qui a marqué de son empreinte la scène indépendante néo-zélandaise, à partir de la fin des 70’s, que l’on a baptisée ‘Dunedin Sound’ et qui a révélé d’autres groupes comme JPS Experience, Able Tasmans, The Verlaines, The Bats, The Chills ou encore Bailter Space, des combos alors signés sur le label Flying Nun. A l’origine drummer, Hamish s’est exilé à New York, début des 90’s, fondant notamment The Mad Scene.
« Finklestein » constitue seulement son deuxième elpee solo, un disque qui fait suite à « All of It and Nothing », paru en 2014. Les prémisses de cet LP procèdent d’un conte né de son imagination relatant l’histoire d’un roi dont l’or commençait à lui manquer, une sorte de fable destinée à son fils âgé de 12 ans. Puis au fil du temps, au contact de Gary Olson, l’ingénieur du son et chanteur de Ladybug Transitor, qui a également participé et activement à l’instrumentation tout au long de cet opus, les compos ont pris une toute autre orientation. Finalement s’il reste encore la trame de ce projet dans les lyrics, c’est surtout le dessin de la pochette qui nous rappelle ce dessein.

Musicalement, Kilgour et Olson nous entraînent au cœur d’un psychédélisme cher à feus Kevin Ayers (« Whatevershebringswesing ») et Syd Barrett (voire du Floyd circa « More »). Mais si l’ensemble trempe dans le psycho/folk, l’instrumentation peut se révéler très riche (saxophone, vibraphone, pedal steel, etc.) et même adopter un profil krautrock circa Can (« Strange angel ») ou encore s’enfoncer dans le free jazz (« Silver dollars », « Brasilia 666 »). En fait, la sèche sert de fil conducteur aux différentes plages ; et si l’une ou l’autre se confine dans le minimalisme, la plupart s’enrichissent par couches, suivant l’inspiration…  

De ce chouette elpee, on épinglera quand même l’excellent « Gold », digne de The Clean et un « Mary sunshine » très dream pop californien dont la jolie mélodie évoque Wilco. Parmi les quelques invités, Alessandra Maria Iavacone, amie de Kilgour, vient poser la voix sur « Under the moon ». Une excellente surprise !

mercredi, 06 février 2019 10:48

Moaning

Issu de Los Angeles, Moaning est un trio fondé il y a une dizaine d’années, mais qui à ce jour n’avait publié que quelques singles et Eps. Cet opus éponyme est donc le premier. Et il a bénéficié du concours d’Alex Newport (At The Drive-In, Bloc Party, Pissed Jeans) à la mise en forme.

Ténébreuses, tendues, les compos naviguent quelque part entre shoegaze, noisy, cold wave et post punk, frôlant, tour à tour, les univers sonores fréquentés par Joy Division, Slowdive (« Tired »), My Bloody Valentine (« Somewhere in there » et ses vertiges électriques), Bauhaus (« Artificial »), A Place to Bury Strangers (« Does this work for you ») ou encore Sad Lovers & Giants (NDR : le mélodieux et remarquable « The same »). Cordes guitares tranchantes, caustiques ou angulaires, basse caoutchouteuse, claviers insidieux, voix claire mais monotone alimentent une solution sonore qui véhicule des textes traitant de questions existentielles, de problèmes relationnels et des angoisses de nos enfants face au passage à l’âge adulte.  Dans le style, c’est un must !

mercredi, 06 février 2019 10:46

Digital garbage

Il est loin le temps où les musiciens de Mudhoney se préoccupaient surtout de leurs matos et de leurs casiers de bières. C’était en 1988, lorsque le groupe est né. Inspiré par les Ramones et les New York Dolls, le combo ne se prenait alors pas très au sérieux. Pourtant, il deviendra une des figures emblématiques du grunge, dès le début des 90’s, à l’instar de Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden et Alice in Chains. Sans pourtant en récolter un même succès, il faut le préciser. Ce n’est qu’en 2006, que la pensée sociopolitique de la formation s’est éveillée, l’album « Under a Billion Suns » révélant cette nouvelle prise de conscience. De garage/punk primaire, sa musique aura donc baigné dans le mouvement grunge qui a baigné Seattle, avant de se reconvertir au garage/punk engagé, davantage inspiré par les Stooges voire le MC5. Depuis, il respecte une même ligne de conduite à travers des lyrics aussi critiques qu’ironiques. Et ce « Digital garbage » en est une belle démonstration. Les textes dénoncent le régime néo-capitaliste qui sévit aux States, un système sanctifié par Donald Trump. Ils stigmatisent également la détention des armes responsable, à leurs yeux, des tueries de masse (« Please Mr. Gunman »), le suprématisme des blancs (« Next mass extinction »), les gourous profiteurs du désœuvrement (« Messias’s lament »), les chrétiens qu’ils jugent, pour la plupart, incapables de faire preuve de charité (« 21st century Pharisees ») ou encore les dérives des réseaux sociaux (« Kill yourself live »). Parfois, la démarche est très susceptible de rappeler The Clash. Bref, si vous appréciez la musique proposée par Mudhoney depuis un peu plus d’une décennie, vous n’aurez pas de mauvaise surprise ; elle est toujours aussi solide, sauvage, menaçante, bien métallique, même si on y croise des interventions aussi inattendues d’harmonica ou de farfisa…

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