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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 31 mai 2019 17:57

Over

En 2002, suite à la sortie de l’album « Cago » et en proie à des désaccords artistiques, Dead Man Ray splitte. Les membres du band décident alors de s’investir dans leurs projets personnels. L’an dernier, après une pause de 16 longues années, le groupe s’est cependant reformé et a gravé un Ep, intitulé « Een ». Et il vient d’enregistrer un nouvel album. Baptisé « Over », il s’inscrit finalement, bien dans la lignée des précédents essais.

Première constatation, les morceaux sont truffés de petits bruitages étranges, produits par des instruments, des objets insolites ou encore le corps humain (NDR : les battements de cœur d’un enfant dans le ventre de sa mère ?). Une technique qui rappelle, quelque part, celle utilisée par Todd Rundgren.

La première partie de l’opus est plutôt intéressante. D’une durée de 8’, « Blisters », le morceau d’ouverture, varie les tempos tout en empruntant des styles hétérogènes. Emphatique, « Half inch ice » est souligné de chœurs. Des chœurs toujours aussi présents sur « Monochrome », une compo dramatique construite en crescendo sur des arpèges de piano. Daan Stuyven déclame dans la langue Molière tout au long de l’angoissant, « Middle aged men », un morceau aux arrangements de cordes qui ne dépareilleraient pas dans une sonate pour musique de chambre. Pourtant les intonations vocales de Daan, régulièrement dispensées par syllabes, évoquent celles de Matt Bernigner (The National »), alors que le timbre rappelle plutôt celui de Stuart A. Staples (Tindersticks).

A mi-parcours, Dead Man Ray semble quelque peu s’essouffler. Il y a bien encore « Millionaire » (NDR : un clin d’œil adressé au band de Tim Vanhamel ?), un « Clear history » dont le climat est très proche de celui développé par Ozark Henry, le bowiesque « The ladder » et en finale l’élaboré et mélancolique « How to fall », une piste de nouveau tramée dans les arrangements de cordes ; mais en général, cette seconde moitié de long playing s’avère bien moins percutante que la première…

dimanche, 02 juin 2019 06:48

As long as we keep moving

“Risk to exist”, le dernier elpee de Maxïmo Park remonte à 2017. « As long as we keep moving » n’est cependant pas un nouvel album du band britannique, mais une compilation singulière, puisqu’elle réunit des anciens titres –et souvent les meilleurs– réenregistrés en studio. Mais pas simplement pour les remasteriser. Non, afin de leur insuffler davantage de punch et d’authenticité. Un peu comme lors des concerts, où la formation brille souvent de mille feux. La guitare y est mise davantage en exergue. Et le résultat devrait plaire à celles et ceux qui regrettent les débuts du combo, période au cours de laquelle des titres comme « I want you to say », « Girls who plays guitars » ou encore « Books from boxes » –et qui figurent ici sous de nouvelles versions– mettaient littéralement le feu aux planches…

Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que le cd est accompagné d’un DVD consacré aux 10 titres de cet elpee…

dimanche, 02 juin 2019 06:47

Data Mirage Tangram

Neuf longues années que The Young Gods n’avait plus sorti d’album. Et son comeback coïncide avec le départ d’Al Komet, remplacé par Cesare Pizzi, membre fondateur qui opère ainsi un comeback inattendu. Pour enregistrer « Data mirage tangram », le trio a reçu le concours d’Alan Moulder (Depeche Mode, NIN, etc.) au mixing. Les compos ont été rôdées lors du Cully Jazz Festival, avant d’être retravaillées en studio ; ce qui a permis aux musicos d’expérimenter pleinement face à un public averti, et d’explorer aussi bien le blues, le gospel, le post rock que le post jazz, tout en conservant cette approche particulière de l’électro et de l’ambient…

Première constatation, Franz Treichler y joue de la guitare, parfois en rêvant du Floyd, à l’instar de la berceuse électro-atmosphérique « Entre en matière » et du single au groove sonique, paru en single, « Figure sans nom ». Il souffle dans son harmonica sur « Moon above », y entretenant un climat cinématique, dans l’esprit d’une B.O. de western signée Sergio Leone ou Ennio Morricone. Mais le titre phare de cet opus est incontestablement « All my skin standing », une piste de 11 minutes qui met en exergue la performance de Bernard Trontin aux drums. Un boléro envoûtant dont les disgressions électriques rappellent celles produites par Erik Braunn sur le classique « In-a-gadda-da-vida » d’Iron Butterfly. On en oublierait presque la voix emphatique de Franz responsable de textes à la fois symboliques et poétiques, qui colle si bien à la musique des Young Gods, une expression sonore impeccablement fluidifiée par les interventions de Pizzi. Aux claviers et machines Et si vous souhaitez en savoir davantage sur ce dernier LP, on vous invite à lire ou relire l’interview consacrée au groupe ici ou encore le compte-rendu de son concert accordé au Botanique, le 24 mars dernier,

Les gagnants sont

André Balthazart
Benoît Brees 

dimanche, 26 mai 2019 10:10

Father of the Bride

Après la sortie de « Modern Vampires of The City », en 2013, les membres de Vampire Weekend ont développé leurs propres projets. Ils sont donc de retour pour ce quatrième LP baptisé « Father of the bride ». Enfin pas tous, puisque Rostam Batmanglij s’est distancié du combo depuis 2016, même s’il a apporté son concours sur un titre, comme producteur et co-auteur. Le line up du band implique donc aujourd’hui, le drummer Chris Tomson, le bassiste Chris Baio et le chanteur/guitariste/parolier Ezra Koening qui semble donc avoir pris le leadership.

Si vous avez aimez les rythmes caribéens des trois premiers essais, vous risquez d’être déçus. Et pourtant, tout au long des 18 compos de ce long playing, V.W. continue d’expérimenter. Mais en tirant un peu dans toutes les directions, le mélomane finit par perdre le fil conducteur. Lors des sessions, le band a reçu le concours de quelques invités, dont Danielle Haim au chant, et tout particulièrement sur l’excellent titre d’ouverture, « Hold you now », une piste de country/folk alimentée par une guitare jouée en picking, du violoncelle, de la pedal steel et une chorale angélique. Puis Steve Lacy, le guitariste d’Internet. En particulier sur le jazzyfiant « Sunflower » et la samba/rock « Flower moon ». Parmi les titres qui sortent du lot, on épinglera « Harmony hall », une compo caractérisée par cette guitare encore et toujours en picking, mais en boucle, et des ivoires sémillantes comme chez Primal Scream. Caractérisé par cette ligne de basse jazz/fusion et ses orchestrations flottantes, « Unbearably white » lorgne carrément vers le « Graceland » de Paul Simon. Tout comme le rétro et minimaliste « Rich man », malgré des arrangements de cordes sinueux, presque orientaux. Et enfin, le singulier et enlevé « Sympathy » qui aurait pu naître d’une rencontre entre Arcade Fire et les Doobie Brothers.

Pour confirmer cette impression de fourre-tout, on pourrait encore signaler la présence d’une guitare gémissante empruntée à feu George Harrison, sur le folk futuriste « Big blue », une autre réminiscente de Big Country sur « We belong together », de la rumba, du cabaret, des figures de style baroques, du funk 70’s et des samples. On a même droit à ce clin d’œil adressé à Van Morrison sur l’insouciant et allègre « This life ». L’album s’achève par l’hymnique et mélancolique, « Jerusalem, New York, Berlin », une compo colorée par quelques jolis arpèges de piano.

Bref, une œuvre sans doute audacieuse, agréable à l’écoute mais manifestement trop longue et un peu trop décousue pour vraiment faire la différence.

dimanche, 26 mai 2019 10:04

1990

Fondé en 2013, Ossayol est un trio bourguignon, issu de Le Creusot très exactement, drivé par le chanteur, compositeur, guitariste Mickaël Pillisio. Il est soutenu par un drummer et un violoncelliste. « 1990 » constitue son premier elpee, une œuvre empreinte de douceur et de mélancolie, mélancolie accentuée par les interventions graciles et langoureuses du violoncelle. Les drums sont arides, parfois martiaux (« The pines »). Mickaël joue de la guitare en picking (NDR : « Happy birthday » semble hanté par Léonard Cohen) ; on entend même parfois les doigts qui glissent sur ses cordes. Enfin, capricieuse, sa voix campe le plus souvent un hybride entre celle d’Andrews Finn (The Veils) et Cat Stevens, mais lorsqu’elle monte dans les tours (« A box ») elle devient carrément écorchée. Un album qui devrait plaire aux mélomanes qui adorent l’indie folk romantique…

L’édition 2019 du Verdur Rock se déroulera au cœur de la Citadelle de Namur, ce 29 juin. Pour rappel, ce festival est gratuit.

A l’affiche :

Mass Hysteria (fr)
The Limiñanas
R.O x Konoba
Whispering Sons (be)
Tanaë
Black Mirrors (be)
Glauque
Camping Sauvach (be)
Behind the Pines (be)
Seno Nudo (be)
Jeunelux
Jelly & Ice Cream (be)
Deep Noize

http://www.verdur.be

  

La Carrière Festival se déroulera le 17 août 2019 et à nouveau le long du Burnot entre les villages de Bioul et d’Arbre, à 20 kms de Namur.

Premiers noms !

Bimbo Delice (BE), Judith Kiddo (BE), Ricky Hollywood (FR), Roos Denayer (BE) et Sea Moya (DE).

https://lacarrierefest.be/

La 21ème édition de la Nuit de l'Erdre se déroulera du 28 au 30 juin 2019 à Nort-sur-Erdre (NDR : c’est près de Nantes)

A l’affiche

VENDREDI 28 JUIN

Disclosure DJset • Nekfeu • Supertramp’s Roger Hodgson • Roméo Elvis • Les Ogres de Barback • Clara Luciani • KO KO MO

SAMEDI 29 JUIN

Bigflo & Oli • Eddy de Pretto • Dub Inc • Editors  • Gaëtan Roussel • Bon Entendeur • Minuit • Vertical

DIMANCHE 30 JUIN

Soprano • HF Thiéfaine • Boulevard des Airs • Deluxe • Inüit • Train To Roots • Louisett

https://www.lanuitdelerdre.fr/

Lundi 11 novembre 2019 – James Blake – Cirque Royal, Bruxelles

Lundi 11 novembre 2019 – Alice Phoebe Lou – La Madeleine, Bruxelles

Mardi 12 novembre 2019 – James Blake – Cirque Royal, Bruxelles

Jeudi 21 novembre 2019 – Volbeat – Lotto Arena, Anvers

http://www.livenation.be

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