• Le bon goût de Ty Segall
    Le bon goût de Ty Segall « First taste », le nouvel album de Ty Segall, paraîtra ce 2 août 2019. Il nous y parle de comment et…

  • La maison en sucre d’Alex G
    La maison en sucre d’Alex G Le douzième elpee d’Alex G, aka Alex Giannascoli, paraîtra ce 13 septembre 2019. Il s’agira du troisième pour le label…

Trouver des articles (beta)

Suivez-nous !

Facebook    Instagram   Youtube   Myspace Myspace

Nos partenaires

Newsletter

Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter !
Please wait
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

La 'Wave' est une musique sombre inspirée par des styles musicaux typiques des années '80, tels que la new-wave, la synthpop, l'EBM ou le post-punk mais modernisée et hybridée avec des genres plus récents comme la techno, l'électro ou la tech-house. Depuis 2008-2010, ce mouvement est en progression constante et a même gagné sa place dans les clubs (NDR : pensez à Dave Clarke ou encore la Belge Amélie Lens) mais aussi dans les charts (NDR : Whispering Sons, par exemple).

Aujourd'hui, une compilation produite à Bruxelles fait le point sur le sujet et propose 12 titres exclusifs réalisés par des groupes ou artistes internationaux. La compilation s’intitule « My Precious ! Vol. 2 » et est produite par l'émission de radio WAVES*, diffusée sur Radio Vibration, en collaboration avec le label Red Maze Records.

Les curateurs, Fernando Wax et notre collaborateur Phil Blackmarquis, ont sélectionné des titres de trois formations établies en Belgique : Luminance, Jupiter Calls et Radikal Kuss. Autres pays européens représentés : la France (Prinzessin), l'Allemagne (Rue Oberkampf, A Transition), l'Autriche (mitra mitra), la Pologne (Marta Raya) et l'Irlande du Nord (Crystalline Stricture). On note également la participation de musiciens basés aux USA (Fornicata), en Colombie (The Postmodernism Forms) et même un groupe issu de Crimée (Nova Guardia).

L'album est disponible sur Bandcamp ici en format numérique mais également sous la forme de vinyles gravés en édition limitée (600 copies numérotées à la main et imprimées en en sérigraphie).

Tracklist:

A1 Rue Oberkampf – Es Versucht (Marburg version)
A2 Luminance – The Game
A3 Crystalline Stricture – Sweet Despair
A4 A Transition – Background Radiation
A5 Nova Guardia – Пустота
A6 Radikal Kuss feat. HIV+ - Ca Suffit (short edit)
B1 Fornicata – Synchronize Swim
B2 The Postmodernism Forms – Natural Moments
B3 Prinzessin – Disconnection
B4 Mitra Mitra – Soxygen
B5 Marta Raya – The Paradox of Life
B6 Jupiter Calls - Ordinary

Pour écouter des extraits des morceaux c’est là 

*WAVES est une émission de radio diffusée sur Radio Vibration à Bruxelles et à Mons (Belgique) tous les dimanches à 20h. Elle se consacre aux musiques new-wave, minimal synth, electro-wave, EBM, synth-pop, etc. Elle est présentée par Fernando Wax, Phil Blackmarquis et Pierre Sensurround.

Pour écouter l'émission sur Mixcloud en français, c’est ici et en anglais là  

WAVES sur Facebook: http://www.facebook.com/wavesradioshow

 

 

Les Amazones d'Afrique, La Yegros, Samory-I & The Black Heart, Salif Keita, Loud, Groundation, Lachy y Suprema et Kabola sont venus enrichir la programmation.

Line-up par jour

Vendredi 28 juin : Zwangere Guy, Sean Paul, Xavier Rudd, Wizkid, Les Amazones d'Afrique, Mick Jenkins, Night Lovell, Samory-I & The Black Heart, Kokoroko, Kabaka Pyramid & The Bebble Rockers, La Yegros, DVTCH NORRIS, Kojaque, Arp Frique

Samedi 29 juin : Craig David presents TS5, Joyner Lucas, Salif Keita, Hamza, Tamino, Gentleman, Kamasi Washington, Loud, Niveau4 XXL, Inna de Yard, Hollie Cook, Veence Hanao & Le Motel, BCUC, OSHUN, Shayfeen & Madd, Bombataz

Dimanche 30 juin : Ms. Lauryn Hill, Goran Bregovic, Protoje, Tiken Jah Fakoly, Groundation, The Cat Empire, Lachy y La Suprema Ley, Rejjie Snow, Amparanoia, Kabola, Sampa The Great, Martha Da'ro, Glauque, KOKOKO!, ISHA

https://www.couleurcafe.be/fr/

 

Ride est de retour et publiera un nouvel album ce 16 août. Intitulé «This Is Not A Safe Place », il a bénéficié du concours du vénérable DJ, producteur et remixeur Erol Alkan, qui avait déjà mis en forme « Weather Diaries », en 2017.

Extrait de ce futur opus du quatuor issu d’Oxford, « Future Love » est en écoute ici, un chanson qui mêle harmonieusement shoegaze et psychédélisme…

 

 

Debout sur le Zinc, The Wriggles, Peter Power, The Brums, Antoine Hénaut et 9 autres sont venus rejoindre Charlie Winston, Grand Corps Malade et Les Négresses Vertes, dans la programmation de l’édition 2019.

http://www.lasemo.be

 

lundi, 29 avril 2019 10:52

The seduction of Kansas

Issu de Washington DC, Priests a enregistré deux albums à ce jour. Le premier, « Nothing feels natural », remonte à 2017. Et son deuxième, « The seduction of Kansas » vient de sortir. Un disque qui s’inspire de l’ouvrage de l’historien Thomas Frank, « What’s the matter with Kansas ». Publié en 2014, il explique comment les conservateurs ont gagné les voix des électeurs aux States. Depuis la sortie du premier elpee, la bassiste originelle, Taylor Mulitz a cédé le relais à la multi-instrumentiste Janel Leppin, qui avait déjà participé aux sessions du précédent long playing. Et c’est à nouveau John Cogleton qui s’est chargé de la mise en forme.

Maintenant, place à la grosse surprise de ce premier trimestre de l’année. Découpé en 12 pistes, ce long playing baigne, en général, dans le post punk. En extrapolant, on pourrait imaginer un croisement entre les Slits, Siouxsie & The Banshees et les Throwing Muses originels. La voix de Katie est très susceptible de passer de l’aigrelet au clair, mais aussi d’adopter un ton frénétique. Et elle est régulièrement soutenue par celle de Janel, quand cette dernière ne lui donne pas la répartie. Tour à tour effilées, chatoyantes ou carillonnantes, les cordes de guitare sont hantées par Tristan Garel-Funk (Sad Lovers & Giants), quand elles ne gémissent pas comme celles d’Andy Gill (« YouTube Sartre »), le leader de Gang of Four, sans pour autant adopter un profil funk blanc. L’ombre de SL&G rôde encore tout au long de « Not perceived », une excellente compo caractérisée par cette ligne de basse ascendante et celle de guitare descendante. Et si la basse est bien bavarde tout au long de « I’m clean », « Carol » se révèle paradoxalement à la fois glauque et complexe. Un autre sommet de cet LP. Les textes sont engagés, mais suscitent davantage de questions que de réponses. A l’instar d’« Interlude », un morceau au cours duquel, à travers un spoken word, le rêve américain est carrément dézingué. Car violé et abusé par les partis politiques et les multinationales, sur l’autel de la société d’hyperconsommation…

Un des albums de l’année !

En concert le 17 mai à l’Aéronef de Lille et le 20 au Botanique de Bruxelles.

lundi, 29 avril 2019 10:50

Dogrel

A l’instar de Slaves, Shame ou encore IDLES, Fontaines D.C. appartient à cette nouvelle vague punk qui apporte un vent de fraîcheur à la scène pop/rock contemporaine. La formation n’est cependant pas anglaise, mais irlandaise. Issue de Dublin, très exactement. Et elle affiche ouvertement cette appartenance à travers ses lyrics, des textes qui reflètent une passion pour la littérature et la poésie (The Beats, James Royce, Chevron, Patrick Kavanagh, …), ainsi que les questions liées au Brexit ; des chansons écrites par Grian Chatten, dans les pubs locaux, à la manière de Shane McGowan…

« Dogrel » constitue le premier elpee du quintet, un disque qui inclut cinq titres déjà publiés à ce jour, même s’ils ont été remixés pour la circonstance, dont les singles « Too real », « Chequeless reckless » et « Boys in the better land », ainsi que « Hurricane Laughter » et Liberty belle », qui figuraient déjà sur son Bandcamp. Sur les 11 plages de cet opus, il ne reste donc plus que 6 nouvelles compositions. N’empêche, elles ont toutes de l’allure. Et si vous aviez raté ces premiers pas, profitez-en, c’est le moment d’étancher votre soif à cette source rafraîchissante… 

Les compos sont souvent imprimées sur un tempo enlevé, tribal, voire frénétique, dans un style qui oscille du punk au post punk. Les accords de guitares sont tour à sinistres, pépiants, gémissants, chatoyants, bringuebalants ou carrément déstructurés, alors que la ligne de basse rappelle davantage celle tracée par Simon Gallup (Cure) que Peter Hook (Joy Division). Mais c’est la voix de Chatten qui focalise l’attention, une voix semi-chantée, semi-déclamatoire qui rappelle celle de feu Mark E. Smith, le leader de The Fall. L’opus s’achève par « Dublin city sky », une ballade somptueuse, romantique, digne de Shane McGowan, le parolier des Pogues.

Si vous appréciez ou avez apprécié Arctic Monkeys et les Srokes à leurs débuts, mais aussi les Libertines et Joy Division, vous ne pouvez passer à côté de ce « Dogrel »…

lundi, 29 avril 2019 10:49

The devil you know

« The devil you know » constitue déjà le sixième opus de The Coathangers, un trio féminin issu d’Atlanta, dont le discours engagé est reflété à travers ses lyrics revendicateurs. Ainsi, ils n’hésitent pas à fustiger le port des armes à feu aux States, ainsi que les bavures qui en découlent, quand ils ne condamnent pas le capitalisme, le matérialisme, le harcèlement en rue ou encore ne critiquent pas les moralistes…

Atlanta oblige, la plupart des compos sont hantées par les B52’s. Surtout à cause des harmonies vocales, même si individuellement, la voix de Julia Kregel est plus douce et celle de Stephanie Luke, plus rugueuse et caustique. Les riffs de gratte sont énergiques, fulgurants, implacables, sauvages ou syncopés, un peu comme chez les Pixies. La ligne de basse est implacable et cotonneuse. Et le tempo imprimé par les drums est très souvent tribal. Bref, baignant au sein d’un climat post punk, les compositions sont redoutables, menaçantes, et s’autorisent même des breaks déroutants (« Crimson telephone ») ou des changements de rythme imprévisibles (« Last call »), s’achevant pourtant par un morceau plus doux, mais tout aussi sombre (« Lithium »).

Audacieux !

lundi, 29 avril 2019 10:47

Deserted

« Deserted » constitue le 22ème elpee de Mekons, un groupe britannique fondé en 1977. Du line up originel, il ne reste plus que Jon Langford et Tom Greenhalg ; mais en plus de quatre décennies, la formation est parvenue à conserver son identité et surtout son authenticité. Sans oublier son humour sinistre. Mais depuis 1983, année au cours de laquelle, Susie Honeyman a débarqué, le violon apporte une coloration spécifique à la musique du band.

Selon l’auteur de la chanson, le « Desert » s’inspire de celui du l’outback australien, pas du Texas, thème qui l’a inspiré. Les textes évoquent ainsi aussi bien les visions de Peter O’Toole, tel un pèlerin sur un chameau (« Lawrence of California ») que l’exil de Rimbaud en Ethiopie (« Havar 183 ») ou celui d’Iggy Pop à Berlin (« Weimar Vending machine / Priest ? »). Le premier évolue sur un rythme impétueux. Sur le second, les inflexions vocales de Greenhalg semblent empruntées à Ed Kuepper. Et le troisième baigne au sein d’un climat particulièrement complexe. Entre accès incantatoires et festifs, la plage véhicule à la fois des accents bowiesques, mais surtout réminiscents de Tuxedo Moon. Suivant son habitude, Mekons aime brouiller les pistes. Ainsi, si les harmonies vocales de « Into the sun / The galaxy explodes » semblent calquées sur celles de « C’est la ouate » de Caroline Loeb, et celles du titre maître sont carrément androgynes, valse folk, « How many stars » lorgne vers les Pogues et dans le même esprit, « Mirage » déboussole par le chant de Tom, semblable à un type complètement bourré (chanson à boire ?), alors que la fin de parcours est aussi déstructurée, expérimentale que psychédélique. Et si le long playing s’achève par « Afer the rain » (NDR : drôle d’idée quand on parle du désert), une piste pleine de contrastes, à la mélodie ‘kinksienne’, aux cordes de grattes crépitantes, avant de s’abandonner dans une forme de psychédélisme atmosphérique, le reste regorge de surprises…

dimanche, 28 avril 2019 07:51

Tip of the sphere

Neuvième opus solo pour Cass McCombs, un disque qui fait suite à « Skiff », un album enregistré par le supergroupe The Skiffle Players, projet auquel il participe. Pour enregistrer cet elpee, il a reçu le concours des fidèles musicos de son backing band, en l’occurrence le bassiste Dan Horne, le drummer Otto Hauser et le claviériste Frank LoCrasto.

Découpé en 11 pistes, cet LP ne souffre d’aucune faiblesse. Sur un ton relativement paisible, Cass aborde des thèmes tour à tour spirituels ou personnels mais parfois morbides. Il évoque la réincarnation sur « Estrella » ; baignant au sein d’un climat atmosphérique réminiscent de Dire Straits, cette plage rend hommage à l’artiste mexicain Juan Gabriel. Il aborde le thème du suicide sur « Sidewalk bop after suicide », une ballade mid tempo qui, malgré le recours aux synthés, nous replonge dans l’univers du Buffalo Springfield. Il parle de la lutte des classes sur « Sleeping volcanoes », une ritournelle caractérisée par une ligne de basse offensive. Enfin, tout au long du lugubre « American canyon sutra », il déclame ou chante d’une manière incantatoire, alors qu’une guitare semble sonner le glas. Valse lente, « Tying up loose ends » traite des derniers instants avant la mort. Bref, chaque chanson développe son propre thème. Mais penchons-nous davantage sur la musique.

Le disque s’ouvre ainsi par « I followed the river South to what », un morceau hypnotique tramé sur une guitare en picking, presque en boucle, alors que McCombs emprunte les inflexions vocales à John Wetton. Il adopte même le falsetto de Robert Wyatt tout au long d’« Absentee », une ballade qui mêle subtilement guitare fuzz, piano et saxophone, un cuivre que se réserve par ailleurs Sam Griffin Owens. L’album se referme par « Rounder », un morceau de 10’ dont la première partie, illuminée par une pedal steel, baigne dans l’americana (Wilco, Uncle Tupelo), et la seconde dans le jazz/rock, le spectre de Ray Manzarek planant tout au long des interventions au piano électrique.

Et le reste ne manque pas d’allure, d’ailleurs. A l’instar de « The great pixley train robbery », au riff de gratte central imparable ou encore de l’exotique « Real Life », dynamisé par le tabla indien.

Excellent guitariste, le toucher de cordes de Cass Mc Combs peut même faire penser à Mark Knoplfer voire à Richard Thompson. Une fameuse référence !  Et un excellent album !

dimanche, 28 avril 2019 07:49

Everything not saved will be lost (Part 1)

Walter Gervers, membre fondateur et bassiste de Foals, a donc tiré sa révérence. Il n’a pas été remplacé. Les autres musicos ont donc décidé de pallier à cette absence par le recours à des lignes analogiques placées sur des synthés. Des textures électroniques qui reproduisent aussi bien des timbales, des clochettes, des marimbas que des beats. Parfois on pense à une rencontre entre Ryūichi Sakamoto et Depeche Mode. A l’instar du single « Exits », une compo caractérisée par ses harmonies vocales hymniques. L’esprit du musicien/compositeur/producteur japonais hante également l’excellent « White Onions ». Mais la quintessence de l’opus est atteinte sur la pop song classique et entraînante « On the luna », un morceau au cours duquel on retrouve ces riffs de gratte cinglants, ainsi que l’expérimental, particulièrement fouillé, « Cafe d’Athens », une piste dont la rythmique s’inspire de Radiohead alors que la mélodie lorgne vers Jamie XX. Mais hormis le saccadé « Syrups » ainsi que la plage finale « I’m done with the world (& it’s done wigh me) », sorte d’épitaphe en piano/voix, le reste fait quand même pâle figure, l’électro contaminant l’expression sonore au lieu de l’enrichir.

On retiendra quand même les lyrics des compos qui traitent aussi bien des troubles sociopolitiques, de l’instabilité économique que de l’inquiétude face au changement climatique.

A l’origine, Foals avait prévu de graver un double elpee. Finalement, il y en aura deux, dont le second devrait paraître dès l’automne prochain.

Page 10 sur 346