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Jean-Claude Mondo

Jean-Claude Mondo

jeudi, 20 septembre 2018 13:43

Lock up the liquor

Fondé en 1988, The Little Red Rooster Blues Band nous vient de Philadelphie. Son premier LP, "Homecooked blues", remonte à 1989. Et son dernier, "Highjinx and Tomfoolery", est paru en 2016. "Lock up the liquor" constitue son huitième long playing. Il est sorti dans le cadre du 30ème anniversaire de la formation. Ce quatuor implique le chanteur/guitariste Kevin McCall, l'harmoniciste Dave Holtzman, le bassiste Jeff Michael et le batteur Bob Holden. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours du claviériste Anthony Geraci, pour sept plages. Le band signe l’intégralité de son répertoire. Il reconnaît pour influences majeures, le blues issu de Chicago, du Texas, de la Louisiane et le West Coast Jump.

Shuffle instrumental, "Pitchin' woo" ouvre la plaque, une piste cool au cours de laquelle harmo et piano sont bien mis en exergue. Bob Holden imprime de ses percus, le r&b néo-orléanais "Drinkin' wine on my dime". Autre instru, "Cotton mouth" constitue le sommet de l’opus, une compo qui rend hommage au légendaire harmoniciste, James Cotton ; et Dave Holtzman se révèle digne du challenge. Dans le même registre, ce dernier brille encore et toujours sur le Chicago Westside, "Livin' at Jerry's House". Les interventions d’Anthony aux ivoires sont bouleversantes, hantées par Pinetop Perkins (Muddy Waters Band) même, tout au long de "Nothin' left between us", un blues lent qui baigne dans le Chicago Southside cher à Muddy Waters. Blues lent, "4 o'clock in the morning" bénéficie du concours du chanteur/harmoniciste Steve Guyger, un spécialiste du genre. Le titre maître clôt ce long playing. Un jump blues saignant caractérisé par la rencontre percutante entre le piano boogie d'Anthony et les cordes de Kevin. Bien que de toute bonne facture, les morceaux de cet album prennent une toute autre dimension, lorsque Geraci est de la partie…

 

dimanche, 16 septembre 2018 19:08

Some day baby

Originaire d’Orange, dans le New Jersey, Billy Hector a accompli ses débuts à la fin des 70’s, au sein de The Shots. Au cours des eighties, on le retrouve, chez les Fairlaines. Ce chanteur a enfin fondé son Band, en 1993. Il ne faut cependant pas oublier que Billy a été guitariste de tournée pour des célébrités du blues, et tout particulièrement Hubert Sumlin, qui a été le gratteur attitré de Howlin' Wolf et Joe Louis Walker. Sa discographie est conséquente, ce "Some day baby" constituant probablement son 15ème album. 

Dynamique, "Wizard Of Babylon", le titre d’ouverture, est une petite perle de r&b. La section de cuivres en impose et l’intro à la guitare est belle à pleurer. Pour la circonstance, Billy me rappelle le grand Mike Bloomfield lorsqu’il était soutenu par l’Electric Flag. Plus blues, "Someday baby" adopte un même tempo. La section rythmique libère un groove incroyable. En écrasant ses pédales sans ménagement, le leader prend à nouveau son envol. Si le blues est privilégié, certaines pistes optent pour d’autres styles comme le funk ou le r&b cuivré et dansant. En outre, BH s’attaque impeccablement à deux traditionnels. Tout d’abord "Alabama Bound" que Billy chante auprès de Suzan Lastovica. Particulièrement soignée, l'instrumentation y met en exergue les échanges entre la slide et l'harmonica du notoire Dennis Gruenling, invité pour la circonstance. Puis "On your bond", une plage au cours de laquelle la slide s'épanouit au cœur des cuivres. Caractérisé par des envols somptueux aux cordes, "Hit the road" et "Whiskey" sont deux excellent blues lents. Enfin, le titre qui se détache de l’ensemble, "Moonlight in her eyes", est un blues nerveux et très rythmé balisé par une section rythmique très soudée. Mr Hector libère ses cordes particulièrement acérées. Soigneusement construite, la compo est enrichie, en finale, par celles du New Retro Strings. Impeccable !

 

dimanche, 16 septembre 2018 19:05

Live from the 805

Alastair Greene s'est forgé une solide réputation au cours de ces dernières années. Il drive avec bonheur son propre trio de blues rock, au sein duquel il chante, compose et joue de la guitare. Il vit à Santa Barbara, en Californie. Agé aujourd’hui de 47 ans, il est passé du piano au saxophone, avant d’opter pour la gratte. Il a côtoyé le célèbre producteur anglais Alan Parsons. Son Alastair Greene Band compte désormais plus de vingt années d'existence. Son dernier elpee, "Dream train", date de moins d'une année. Et son nouvel essai est live et double. Il a été immortalisé au Soho Music Club, chez lui, à Santa Barbara et réunit vingt titres, pour la plupart, issus des deux derniers opus studio, "Dream Train" et "Trouble at your door". Son backing group implique le bassiste Jim Rankin et le drummer Austin Beede. La formule trio favorise des envols d'un bout à l'autre du concert. Un set homogène, mais d’où émergent quelques titres. 

Et tout particulièrement, sur le premier compact disc, "Big bad wolf", un boogie dominé par la voix, mais dont les interventions de guitare sont très susceptibles de rappeler un autre trio, mais notoire, ZZ Top! Lors de "Say what you want", le tempo est imprimé sur celui du célèbre Bo Diddley, par Austin Beede. Il est mid tempo sur le "Love so strong" d’Albert King, et Alastair s'y révèle aussi insatiable qu’infatigable. Enfin, la slide est vraiment impressionnante tout au long de "Down to Memphis". 

Les musicos sont maintenant ‘chaud boulette’. Blues/rock, "Dream train" est emporté par le rythme du chemin de fer ; et la slide est à nouveau indomptable. "Back where I belong" est sculpté dans du boogie pur et dur. Blues lent, "Last train around the sun" lorgne à nouveau vers ZZ Top. Swamp blues rock, "Love you so bad" se signale par ses cordes intarissables, trempées dans la reverb. Sommet de l’œuvre, "The other way" se distingue par une longue intro exécutée par la basse de Jim Rankin, avant que singulières, les cordes pénètrent au sein d’un univers, autrefois hanté par les Doors, à l’époque de "L.A Woman". Superbe!

dimanche, 16 septembre 2018 19:02

Sugat KO

Cette chanteuse/compositrice/actrice est originaire de Manille, dans les Philippines, mais elle vit à Montréal au Canada. Danseuse professionnelle au départ, elle devient actrice, tout en se consacrant à une carrière musicale, en drivant DD Swank, un groupe pour lequel elle choisit comme pseudo Mama B. Elle chante alors en français, anglais ou espagnol. Dès 2009, elle tente l’aventure en solo, comme chanteuse de blues, et publie l’Ep "Carolyn Fe 100%". En 2011, son album "Original Sin" décroche plusieurs prix, chez elle, au Québec.

"Sugat KO" constitue son quatrième opus. En dialecte philippin, "Sugat KO" signifie ‘ma blessure’ !

"One minute to midnight" ouvre paisiblement l’elpee, une chanson folk tissée dans les cordes  acoustiques et –plus discrètement– électriques, que se réserve Jean-François Hemel. Une formule reconduite tout au long de "Nothin' doin'". Changement radical de style pour "I can't breathe" et "Bring you water", deux blues/rock classiques, largement amplifiés. Tapissées d’arrangements atmosphériques, les deux pistes se distinguent par leurs excellents échanges de cordes. "Sugar" et "Howzat" constituent les deux meilleures plages du long playing. Sur la première, Miss Fe déclame au cœur d'un environnement déjanté au sein duquel s’enfoncent les deux guitares bien allumées. Blues/torturé, la seconde semble tourner au ralenti. La voix émerge d’un faisceau de grattes tourmentées et déglinguées, au cœur duquel une slide meurtrière finit également par jaillir. "Jerusalem's thorns" est interprété presque a cappella par deux voix féminines ; seules les percussions lugubres de Brandon Goodwin plantent le décor sonore. Le très lent "All that matters" baigne paradoxalement au sein d’une forme de douceur, mais aussi de torpeur, un morceau dépouillé qui laisse cependant filtrer des cordes subtiles et fragiles…

 

dimanche, 09 septembre 2018 19:36

Heard the lie

Originaire de Philadelphie, Gina Sicilia est aujourd’hui âgée de 33 ans. Malgré des études de journalisme, elle s’est finalement tournée vers la musique. Cette jeune chanteuse de blues et roots a publié, dès 2009, "Allow me to confess", un premier elpee fort bien reçu dans l’univers du blues. Elle signe alors sur le label Vizztone. Son 5ème opus, "The Alabama sessions", avait été enregistré au célèbre studio Muscle Shoals (NDR : c’est dans l'Alabama). Depuis 2013, elle est établie dans la Music City, à Nashville. "Heard the lie" constitue déjà son 8ème LP. Faut dire que sa plume est particulièrement féconde…

Le titre maître ouvre le long playing, une excellente plage au cours de laquelle la voix caractéristique de Gina crève déjà l'écran sonore, alors que Dave Darling (NDR : également le producteur) se réserve un envol remarqué. Cette voix est particulièrement savoureuse, lors des ballades ; à l’instar de "How many times", dont le parfum soul est exhalé par les chœurs, d’"Angels watching" et de la finale "Growing dim". La version du "Ready for love" de Mick Ralphs (NDR : ce morceau figurait sur le premier elpee de Bad Company, paru il y a plus de 40 ans) est surprenante. Mais si Sicilia parvient à se la réapproprier, elle n’a pas l’étoffe de l’originale. Gina et Janiva Magness cosignent "Brighter day", une compo soul empreinte de douceur, au cours de laquelle cette dernière lui donne la réplique vocale. Les ivoires et les percus d'Herman Matthews s’imposent tout au long de "Man in the sky", un blues aux accents gospel. Le dobro de Doug Livingston enrichit l’americana "Sugar", une piste délicatement rythmée. Les cordes sont omniprésentes tout au long du vivifiant "I do bad things", une plage bien roots…

 

dimanche, 09 septembre 2018 19:33

The tree

Lori McKenna vit près de Boston dans le Massachusetts. Cette chanteuse de folk et de country est surtout reconnue pour ses talents de compositrice. Au cours des dernières années, elle a remporté plusieurs prix pour ses chansons. Son thème de prédilection reste la famille. Miss McKenna a déjà publié une dizaine de productions depuis sa première, en l'an 2000. Cet opus a été produit par Dave Cobb qui se consacre également aux guitares. L'ensemble est très homogène et met en valeur la voix si expressive et adaptée à son répertoire de Lori.

L'introduction de cordes acoustiques sur "A mother never rests" annonce cette voix si présente et douce, qui donne le ton à tout ce qui va suivre. Les sonorités de la sèche sont d’une grande pureté et sont bien mises en exergue tout au long de "People get old". "The young and angry again" et "Happy people" sont davantage rythmés. La structure du titre maître est particulièrement soignée. Enfin, Dave Cobb est passé au mellotron pour "The lot behind St Mary's"…

 

dimanche, 09 septembre 2018 19:31

Living with your ghost

Originaire des faubourgs de Sydney, Kara a chopé le virus de la musique, dès son plus jeune âge. Elle et son frère intègrent le groupe Papa Lips, alors qu’elle n’a que 16 printemps. Le band enregistre un Ep, avant de transformer son patronyme en Grainger. Kara et Mitch décident alors de tenter l’aventure à New Yok, où ils débarquent le 9 septembre 2001, soit deux jours avant les attentats terroristes…

A partir de 2006, l’Australienne entame une carrière solo. Elle s’établit à Los Angeles, deux ans plus tard et publie l’elpee "L.A Blues", en 2011, et "Shiver & Sigh", en 2013.

Le long playing est paru sur le label Station House, soit la même écurie qui avait sorti le superbe opus du bluesman italien Dany Franchi, "Problem Child". Louisianais d’origine suédoise, Anders Osborne signe la production et partage les parties de guitare auprès de Miss Grainger.

Le titre maître ouvre la plaque. La voix est cool et agréable. Découpée dans des riffs rythmiques, la plage met en exergue la slide d'Anders et l'orgue d'Ivan Neville (NDR : le fils du notoire Aaron). Très roots, "Working my way back home" véhicule des accents légèrement funky. Osborne colore de sa slide le blues/rock sauvage "Man with soul". Acoustique, "Somewhere to be found" carbure au blues roots, une compo paisible enrichie de jolis arrangements de cordes. Piano et cuivres balisent les pistes funk "You're in New Orleans" et "Groove train". Hard rock, "Favorite sun" aurait pu figurer au répertoire du Deep Purple de Jon Lord. Tapissé par un orgue Hammond et ciselé par une guitare en picking, "Love will get you through the door" baigne savoureusement dans le Delta…

 

dimanche, 09 septembre 2018 19:30

Healing Tide

The War and Treaty est un duo réunissant Michael Trotter et son épouse, Tanya. Cette dernière est née et a vécu à Washington où elle sera rejointe bien plus tard par son futur mari. Michael a servi durant des années dans l'armée US, et tout particulièrement en Irak où il aura l'occasion de mettre en évidence ses talents musicaux. Après son service, il rencontre, lors d'un concert, Tanya Blount. Ils deviennent rapidement inséparables et se marient. Puis entérinent leur union en fondant The War and Treaty. TW&T pratique de la southern soul, qu’illuminent les deux voix aussi complémentaires qu’extraordinaires…

Seules quelques percus rudimentaires balisent "Love like there's no tomorrow", une ‘field holler’ ou une ‘work song’ primitive que chante le couple, presque a cappella. A vous flanquer des frissons partout. Changement radical de registre pour "Healing tide", puisque piano, orgue et cordes amplifiées alimentent ce blues/rock puissant, y compris à travers les harmonies vocales. La voix de Tanya s’impose tout au long du superbe r&b "Are you ready to love me?" Amorcé par l’orgue Hammond, l’indolent "If it's in your heart" est illuminé par les interventions de la pedal steel, alors que la voix de Michael, saturée d'émotion, est ensuite relayée par Tanya, qui lui donne la réplique. Superbe ! Un échange vocal qu’on retrouve, en fin de parcours, sur "It's not over yet". The War & Treaty s’attaque également à d’autres styles. Comme le bluegrass ("Here is where the loving is at"), le roots/blues ("One and the same", une plage soulignée par un harmo au cours de laquelle la gratte est traitée au bottleneck), la gospel/soul ("Hearts") et le funk ("All I wanna do"), une piste caractérisée par des cordes déjantées. Excellent!

 

samedi, 16 juin 2018 19:13

Old school

Agé de 59 ans, David ‘Kid’ Ramos est un guitariste qui possède un fameux CV. On ne compte plus le nombre de musiciens talentueux en compagnie desquels il a joué. Ce qui lui a permis de se forger une solide réputation. Ses débuts remontent à 1980. Il y partage alors un duo auprès de l'harmoniciste californien James Harman, une aventure qui va durer huit longues années. Il sévit ensuite, mais brièvement, au sein du big band, Roomful of Blues. De 1993 à 2002, il milite chez le notoire Fabulous Thunderbirds de Kim Wilson. Il entame alors une carrière solo tout en continuant à participer au projet de Mannish Boys, le groupe maison du label Delta Groove. En août 2012, on lui diagnostique un cancer. Après ses traitements, il est considéré comme en rémission complète, dès 2014. Avant de publier ce nouvel opus personnel, il en avait déjà gravé quatre, sur les écuries Black Top et Evidence. Et son dernier, "Greasy kid stuff", remonte à 2001. 17 ans plus tard, il nous propose donc son cinquième, "Old school", enregistré au sein du studio de Big Jon Atkinson, situé non loin de San Francisco. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’excellents musiciens, dont Bob Welsh aux claviers, Kedar Roy à la basse et Marty Dodson à la batterie.

Kid est avant tout guitariste, c'est donc sans surprise que l'on retrouve plusieurs plages instrumentales. Et tout d’abord "Kid's Jump", une plage qui rend hommage à BB King, dans un style jump si prisé par Ramos. Puis "Mashed potatoes and chili", un morceau qui lorgne davantage vers Freddie King. Et enfin, "Wes side", un blues lent teinté de jazz, abordé dans l’esprit de Wes Montgomery! Ramos a invité Johnny Tucker (NDR : établi aujourd’hui à Los Angeles, ce vieux bluesman de couleur noire à joué, dans le passé, en compagnie de Philip Walker) et Lowell Fulsom, deux vieilles gloires du L.A. blues pour chanter quatre titres, dont deux excellents blues lents. En l’occurrence le très dépouillé "You never call my name", interprété en duo voix/guitare, et "I can't wait baby", un titre au cours duquel la gratte est saturée de feeling. Agé de 17 printemps, son jeune fiston, Johnny Ramos, opère ses débuts en se consacrant au micro tout au long du "All your love" de Magic Sam, et "Anna", une gentille ballade qui aurait pu garnir un juke-box, au cours des années 50. Kid Ramos se réserve les vocaux sur deux pistes qui baignent dans une forme de pop latino ; mais on ne peut pas dire que sa voix sorte de l’ordinaire. Big Jon Atkinson a prêté son studio, mais il chante également une des compos issues de sa plume, le blues bien senti "Weight on my shoulders". Rôle qu’assume également Kim Wilson (NDR : c’est l'ancien boss de Kid, chez les Fabulous Thunderbirds) à travers une reprise classieuse du "High Society" de T-Bone Walker…

 

samedi, 16 juin 2018 19:12

Believe

Issue du Mississippi, Keeshea Pratt est une chanteuse de blues et de soul. Depuis un peu moins d’une année, elle est soutenue par son propre backing group, à Houston. La formation a remporté l'International Blues Challenge de Memphis, en janvier dernier. Le Keeshea Pratt Band implique huits musicos, dont le bassiste Shawn Allen (NDR : c’est également lui qui assure la direction musicale), le guitariste Brian Sowell et le drummer Nick Fishman. Sans oublier la section de trois cuivres qui réunit le saxophoniste Dan Carpenter ainsi que les trompettistes James Williams III et Misaki Nishidate, de nationalité japonaise. Shawn Allen signe l'essentiel du répertoire. Apparemment, plusieurs invités ont participé aux sessions, mais les notes reproduites sur la pochette restent assez énigmatiques sur le sujet. Chris ‘Kid’ Andersen, le célèbre gratteur des Nightcats de Rick Estrin est bien mentionné parmi les guests. Et apparemment, Nick Fishman et sa troupe (Charlie Gurke, Ken Moran, Henry Hung, Tommy Folen, Colin Hogan, Bob Welsh ainsi que Joshua Cook) apportent également leur collaboration…   

Bien posée, la voix de Miss Pratt domine parfaitement son sujet. A l’instar de "Make it good", un r&b lent bien soutenu par les cuivres et l'orgue Hammond. Ou encore du blues indolent, "It's too late". Fishman imprime le tempo du r&b nerveux "Have a good time Y'all", alors que Carpenter s’autorise un billet de sortie au saxophone. Ballade soul, "In the mood" met en exergue les parties de gratte. Exotique, "Shake off these blues" se caractérise par l'envol des trompettes et les brefs soli des différents instruments. Un tour de rôle qu’on retrouve tout au long du funky "Out of mind". Solide, le titre maître est souligné par des interventions à la slide, chargées de feeling. La section rythmique sculpte les riffs du blues/rock "Can't stop now", une plage au cours de laquelle les guitares sont vraiment accrocheuses. Enfin immortalisé ‘live’, "So bad blues" est un blues lent qui s’étire sur plus de 8'…

 

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