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    Un cœur si cruel … Novastar présente son nouveau single 'Cruel Heart', extrait de l'album 'In The Cold Light Of Monday'. Cette grande ballade touchante…

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Jean-Claude Mondo

Jean-Claude Mondo

samedi, 16 juin 2018 19:09

Keep pushing

Brésilien, Artur Menezes est un chanteur/guitariste, mais il vit aujourd'hui à Los Angeles, ainsi que son groupe. Il a atteint la finale du dernier ‘International Blues Challenge’ de Memphis, et y a décroché le ‘Gibson/Albert King Award’, comme meilleur guitariste. Dans son pays, il est considéré comme une star du blues. En outre, il est très investi dans l'organisation de concerts et événements de ce style musical. "Keep pushing" constitue déjà son quatrième. Il y signe les 10 plages. Pour l’enregistrement, il a bien sûr, reçu le concours de son backing group, en l’occurrence, la bassiste Daniel Ages, le batteur Gary Novak, le claviériste Carey Frank ainsi que deux préposés au cuivres. Josh Smith (NDR : âgé de 38 ans, ce chanteur/guitariste a essentiellement accompli sa carrière en Floride, mais il vit depuis, à L.A.) s’est chargé de la production.

Soutenu par les cuivres, "Now's the time" s’ouvre dans un climat soul, mais teinté de jazz. Artur prend un billet de sortie, dans un style très personnel, caractérisé par sa vitesse d’exécution sur les cordes. Et il récidive tout au long du titre maître, un blues/rock au cours duquel agréable, la voix se détache devant les ivoires de Carey Frank. Il la force, cependant, sur "Come with me", un morceau davantage hard, balisé par de solides riffs, et qui se signale par des interventions de gratte aussi allumées qu’aventureuses. Nerveuses, elles entrent même en délire sur "Til the day I die", une plage balisée par les percussions de Novak. Si "Love 'n' roll" agrège rock'n'roll et jazz, "Can't get you out of my mind", conjugue blues et jazz. Un titre indolent qui met en exergue l’incursion douce et légère de Jamelle Adisa, à la trompette. Enfin, bien blues, "Pull it throuh" est imprimé sur un mid tempo...

 

samedi, 16 juin 2018 19:07

Love songs & life lines

Issu du Nebraska, le Kris Lager Band pratique ce qu’on appelle, de l’americana. Les musicos se proclament d’ailleurs, des ‘roots revivalists’. Et il est vrai que dans l’expression sonore de la formation, beaucoup d'éléments s'y retrouvent : blues, rock, funk, r&b, folk, country, latin, cajun, gospel et hip hop. Le backing group du chanteur/guitariste, Kris Lager, implique le bassiste Aaron Underwood, le batteur John Fairchild, alias Scooby Sha Bo Bo, et le claviériste Jeremiah Weir. Sans oublier, un jeune saxophoniste, qui répond au nom de Lefever. Entre 2006 et 2009, le groupe se produisait sous le patronyme d’Indigenous pour soutenir le chanteur, Mato Nanji, dans un registre bien plus rock! C'est Jim Gaines en personne qui a assuré le mixage de ce nouvel opus, le combo se partageant la production.

Instrumental, "Aurora Borealis" ouvre l’opus et annonce déjà la couleur. Rythmées, les atmosphères sont particulièrement agréables. La conjugaison entre cordes acoustiques et l'arsenal de percussions dont disposent Scooby Cha Bo Bo et Adrian Underwood fait mouche. Très riches, les compos bénéficient d’excellentes harmonies vocales. Baignant au sein d’un tempo exotique, mais bien cadencé, "The heart wants what the heart wants" est traversé par une slide hantée par Ry Cooder. Ballade tendres, "Sweet magnolia" et "San Francisco Bound" sont comparables à des friandises sucrées par la slide, les percussions et le saxophone de Lefever. Talentueux, ce dernier colore judicieusement la plupart des plages. Mais il brille surtout tout au long de la superbe ballade, "You know I love you", une piste tapissée par l’orgue et au cours de laquelle les répliques vocales excellent. Ainsi que sur le r&b dansant et entraînant, "You and I". Ses envols rejoignent ceux des cordes pendant "Pickin' up the piaces" ; et ils sont beaux à pleurer. Kris Lager a un don pour torcher des jolies ballades bien mélodieuses, à l’instar de "Guiding light" et "I'm still here & I ain't lettin' go", au cours duquel la chaleur débordante de l'orgue Hammond souligne le chant profond. Un très bon album, dans le style…

 

samedi, 16 juin 2018 19:05

Big Daddy Gumbo

Tommy Dardar n’a guère de notoriété. Ce chanteur/compositeur/harmoniciste a pourtant gravité, à une certaine époque, autour de la Gulf Coast, aux USA. Il avait publié un album intitulé "Fool for love", en 1999. Il avait ensuite commencé à mettre en boîte ce qui devait être son second opus. Mais pour des raisons financières, il dû abandonner le projet. Neuf plages avaient alors été enregistrées à Los Angeles, au studio Ultra Tone. Il avait alors bénéficié de la collaboration de la crème des musiciens locaux ; et notamment Tony Braunagel, Hutch Hutchinson, Jon Cleary et Johnny Lee Schell. Depuis Braunagel a acquis une solide réputation comme producteur. Il a donc décidé de retravailler les morceaux, après avoir invité quelques amis, dont Terry Wilson, Teresa James, Joe Sublett et quelques autres encore. En bénéficiant du soutien de la Société de Blues de Houston, il a ainsi pu retravailler une œuvre qui datait quand même de près de 20 ans !

Le riff de slide découpé par Schell imprime le tempo du Chicago shuffle "It's good to be King", lorsqu’elle n’entre pas en effervescence. L’harmo participe activement à cette agitation. Et solide, la voix est taillée pour le blues. Dardar a composé deux plages de toute bonne facture. D’abord "Headed down to Houma", une piste qui nous entraîne dans le Sud profond, jusqu’au cœur des bayous. Puis l’indolent "In my mind", un morceau dominé par l’orgue, mais qui permet un envol des cordes de Johnny Lee. Au piano, John Cleary tire régulièrement son épingle du jeu. Et tout particulièrement lors de l'excellent "Baby I Can tell" et de "Let's go back to New Orleans", un titre entretenu par les percussions de Tony Braunagel. Roots, "Dangerous woman" est tapissé par l'orgue et enfiévré par l'harmonica de Dardar. Et les solistes ont littéralement la rage, que ce soit Cleary aux ivoires, la guitare ou l’harmo, tout au long du boogie rock, "Shake a log"…

 

samedi, 16 juin 2018 18:59

Shine bright

Née au Texas, Marcia Ball vit depuis très longtemps en Louisiane. Chanteuse et pianiste, elle est aujourd'hui âgé de 69 ans et possède une très longue expérience musicale. Elle agrège bien les blues pratiqués au Sud des Etats-Unis, soit le swamp, le texan et le néo-orléanais. Elle est particulièrement active dans le milieu de ce style, depuis 1970. Sa discographie personnelle est abondante. Son premier elpee, "Soulful dress", est paru en 1984, sur l’écurie Rounder. En 2001, elle signe sur le plus célèbre label chicagoan, Alligator. Et "Shine bright" constitue déjà son 8ème LP paru sur cette firme de disques. Les sessions se sont déroulées au sein des studios Dockside, en Louisiane et à Austin, au Texas, sous la houlette de Steve Berlin. Pour la circonstance, elle a reçu le concours de toute une flippée de collaborateurs. Enfin, ce long playing est dédié à la mémoire d'Allen Toussaint, Buckwheat Zydeco et Fats Domino, trois grands artistes louisianais disparus respectivement en 2015, 2016 et 2017!

Quatre plages ont été immortalisées à Maurice, près de Lafayette. Marcia y est soutenue par deux artistes locaux, piliers des Hub City All Stars, Eric Adcock (orgue Hammond) et Roddie Romero (guitare et accordéon). Plusieurs compos baignent donc au sein du climat festif néo-orléanais. A l’instar d’"I got to find somebody" et de "When the Mardi Gras is over", une piste entretenue par le piano, les rythmes syncopés et les cuivres, ainsi que "Once in a lifetime" et la finale au parfum zydeco, "Take a little Louisiana", deux morceaux qui mettent en exergue Romero. D’abord aux cordes, puis à l’accordéon.

Des sessions opérées à Austin, on épinglera le titre qui ouvre la plaque, "Shine bright". Nerveux et agréable, il se distingue par les interventions brillantes de Marcia aux ivoires et de Mighty Mike Schermer aux cordes. Puis "What would I do without you", un blues lent enrichi par une section de cuivres au grand complet et tapissé par l'orgue Hammond de Red Young, une plage que chante Mrs Ball, d’une voix très expressive. Mais également, "World full of love", une bien jolie ballade interprétée en trio, piano/orgue/sèche, et que pimentent des chœurs chargés de passion. Et encore "I'm glad I did what I did", un r&b tonique, dansant, consolidé par la section de cuivres. Sans oublier le très rock’n’roll "Too much for me", au cours duquel les cordes de Schermer s’imposent…

mercredi, 06 juin 2018 12:50

Roadhouse soul

Chanteur de blues et de soul, Johnny Max, aka John McAnenay, est avant tout un homme de scène. Un entertainer qui donne tout ce qu’il a dans le ventre, sur les planches. Sa musique mêle blues, funk, r&b et soul. "Roadhouse soul" constitue son septième opus! Il l’a enregistré chez lui à Toronto. Et signe ou cosigne les dix compositions, principalement avec son guitariste, Kevin Vienneau.

L’elpee s’ouvre par le rythmé "Couldn' happen to a nicer guy". Grave et motrice, la voix se détache d’une excellente orchestration tramée par le piano de Rob Gusevs et les cordes de Vienneau. Mais le Johnny Max Band brille surtout lorsqu’il pratique du roadhouse rockin' blues. Tapissé de claviers et imprimé sur un tempo idéal pour la route, ce style a été pérennisé par les Rolling Stones. Et notamment tout au long de "Little yellow dress", une piste qui adresse un clin d'œil à John Lee Hooker. Puis "Roadhouse soul" et "Time well wasted", deux plages très rock'n'roll, au cours desquelles la guitare largement amplifiée prend son envol. Piano et mandoline dominent "I'm broke", un r&b à coloration néo-orléanaise. Le long playing s’achève par "We've been together for such a long time". Imprimé sur le tempo d’une valse, ce titre roots est illuminé par les interventions des ivoires et des cordes réverbérées…

 

mercredi, 06 juin 2018 12:49

Hard Blue Space

Little Boys Blue a choisi pour port d’attache, Jackson, une ville sise dans le Tennessee, le long de la A40, à mi-chemin entre Memphis et Nashville. La formation compte plus de 20 ans d’existence et constitue un véritable déjà trait d'union entre les deux grandes cités du Tennessee. Memphis pour le blues et le rockabilly ainsi que Nashville pour la country. Publié en 2016, le précédent opus, "Tennissippi", avait littéralement enchanté la critique.

Le quintet implique le chanteur/harmoniciste JD Taylor, le bassiste Dave Mallard, le batteur Mark Brooks ainsi que les guitaristes, Alex Taylor et John Holiday, alias Kid Memphis. Ce dernier vient de débarquer dans le line up. Agé de 46 balais, cet enfant de Memphis est à la fois musicien et acteur. Il avait ainsi interprété le rôle de Carl Perkins dans le film consacré à Johnny Cash, ‘Walk the line’. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Jackson et Memphis. Dix titres originaux ont été mis en boîte à l’aide de quelques amis, dont les gratteurs, Andrew White, Brad Webb et Wes Hensley, ainsi que le claviériste Dave Thomas.

Dès le titre d'ouverture, "Six foot down", on est emporté par les envols majestueux des cordes, mais également les interventions de l’harmo, dispensées face à l'orgue Hammond. Celles d’Alex sont à la fois fragiles, chargées de feeling et brillantes tout au long du Memphis blues, "Loving kind", avant qu’il ne soit rejoint par Kid. "Blues bug" et "If the blues start calling" sont deux excellents blues lents. Le premier est tapissé par un orgue chaleureux. Le second, se singularise par des accès de slide dégoulinantes. Ballade soul bien construite, "Got a mind of your own" met en exergue l’harmonica. Shuffle entraînant, "Going back to Memphis" clôt ce superbe long playing…

mercredi, 06 juin 2018 12:47

Calling all saints

Originaire du Michigan, Jan James est chanteuse de blues/rock. Elle apprend à chanter au sein d’une chorale, à l’église. Son voisin, Craig Calvert, devient son partenaire musical, un guitariste/compositeur qui militait alors dans un groupe punk. Le duo part alors à Chicago, la cité du blues. Il se produit en club, et notamment au Buddy Guy's Legend ainsi qu’au House of Blues. Le tandem publie un premier elpee, "Last Train", chez le label batave, Provogue. Puis tourne en Europe, où il acquiert une popularité certaine. Ce qui va lui permettre de graver de nouveaux albums. Jan et Calvert continuent leur chemin ensemble ; ce dernier est d’ailleurs toujours son guitariste, mais est devenu son producteur.

Et c'est ce dernier qui lance rapidement la machine sur les rails, dès "I'm a gambler", un blues imprimé sur un mid tempo tout au long duquel la voix puissante de Jan se distingue, alors qu’offensive et limpide, la gratte se détache de l’ensemble. "Heart of the blues" bénéficie d’une excellente intro, chargée d’un maximum de feeling, sur les cordes. Sans équivoque, Calvert tire sur toutes les ficelles du guitariste de blues rock! Le long playing recèle quelques blues lents, dont le superbe "Losing man", une plage saturée d’émotion, et abordée dans le respect du Chicago blues side, si cher autrefois à Muddy Waters. Sans oublier la finale "Black Orchid blues" et "Bucky blues, une piste colorée par l’harmonica. Country/blues, "Battle of Jesse" est un morceau acoustique attaqué à la manière de JJ Cale, mais que chante Jan, d’une voix tellement féminine. Excellent come-back !

 

mercredi, 06 juin 2018 12:46

Spirit/Matter/Truth/Lies

Fondé en 2002, le Rex Granite Band est originaire d'Omaha, dans le Nebraska. Son premier elpee, "Rollin' & Tumblin'", remonte à 2003. Le RGB vient de représenter l'état du Nebraska dans le cadre de l'International Blues Challenge de Memphis, en janvier dernier. Drivé par le préposé à la slide, le combo se singularise par le concours à la guitare et aux vocaux de Miss Sarah Benck. Mais il a cependant fallu attendre plus de 14 années avant que le band ne grave son second opus. Kevin Loomis, aka Rex Granite, signe la quasi-intégralité des compos.

Sémillant, "Stop doing what you want" place le quartet sur orbite. Si la voix de Sarah domine le sujet, les sonorités métalliques de la slide dispensées par le leader crèvent littéralement l'écran. Soutenu par les ivoires de Daniel Crawford, "What you're missing" évolue sur un tempo aussi enlevé. Rythme qui joue les prolongations tout au long de "Cadillac car", caractérisé par des interventions de slide à l’excellente tonalité. Le long playing ne recèle qu’une seule reprise, en l’occurrence le "Please send me someone to love" de Percy Mayfield. La voix de Sarah ne colle pas à cette cover. Par contre, le doigt d’acier de Rex Granite vibre remarquablement le long de son manche et fait la différence. Jolie plage roots, "Sail away" (Pt1) emprunte manifestement un riff aux Stones. La voix s’enflamme face aux cuivres et à l’harmo tout au long du blues/rock nerveux "Steamroller". Excellent ! Le titre maître diffère radicalement de l’ensemble. Plus hard, il se distingue par des riffs élaborés entretenus par les grattes de Rex et Sarah. Imprimé sur le tempo du chemin de fer, "Two trains" nous entraîne aux confins d’un boogie que réverbère la slide aux sonorités dépouillées… 

 

mercredi, 06 juin 2018 12:45

Problem child

Né à Gênes, il y a 28 ans à peine, ce chanteur/guitariste est considéré comme un des grands espoirs du blues contemporain. Il a ainsi tapé dans l’oreille du redoutable gratteur texan, Anson Funderburgh. C’est d’ailleurs lui qui produit son troisième elpee, en compagnie de Kirk Fletcher et Sean Carnes. Son premier opus, « I believe, remonte à 2014. Depuis, il s’est produit sur les scènes internationales. Les sessions se sont déroulées au studio Wire Recording, à Austin. Le long playing recèle dix compos personnelles et trois canons du blues. Pour la circonstance, il a reçu le concours du bassiste Nate Rowe, du drummer Wes Starr (Jimmie Vaughan, Anson Funderburgh), du claviériste Jim Pugh (Robert Cray Band) ainsi que de quelques invités prestigieux… 

L’album s’ouvre par "Back to the river". Alimentée par les ivoires et les cuivres des Texas Horns, l’intro est nerveuse. Dany chante d’une voix un peu cassée et prend son envol sur ses cordes, à la manière du notoire Jimmie Vaughan, avant qu’Anson Funderburgh ne prenne le relais, en égrenant parcimonieusement ses notes. Entretenu par les ivoires de Pugh, "Give me a sign" emprunte le tempo du boogie rock, mais surtout révèle l'incroyable talent de Franchi sur sa gratte. La classe ! "Big town playboy" est un classique d'Eddie Taylor. La version est traitée en Chicago shuffle, livrant un duel entre les cordes du leader et l'harmonica torride du Texan Greg Izor, convié pour la circonstance. Cuivrée par les Texas Horns, "Real love" est une ballade lente à coloration Stax. Le spectre de Guitar Slim rôde tout au long de "You don't want me", un r&b très louisianais que ponctue un solo remarquable, une nouvelle fois digne de Jimmie Vaughan. Andy T se consacre à la guitare rythmique et Kaz Kazanoff, au saxophone, sur "Don't steal my time", un autre r&b, mais abordé dans l’esprit de Chicago, et chanté d’une voix empreinte d’une grande maturité. Jim Pugh double orgue Hammond et piano sur "My only one", un blues lent et dépouillé au cours duquel le toucher de cordes est presque magique, libérant un feeling permanent. La cover du "Everything gonna be alright" de Willie Dixon est attaquée dans l’esprit du Westside Chicago, si cher Magic Sam. "Problem child" constitue le meilleur album de blues, paru depuis le début 2018 ! 

 

mercredi, 06 juin 2018 12:42

Let the demons out

Ghalia and the Mama's Boys est un groupe californien. Etabli à la Nouvelle-Orléans depuis plusieurs années, il pratique du power blues. Mais sa chanteuse est bruxelloise. Elle est également compositrice. Gahlia Vauthier passe beaucoup de temps aux USA où elle s'est déjà produite sur les scènes de la Louisiane, du Mississippi, du Missouri et du Tennessee. Entre rock’n’roll et blues, elle milite également au sein des Naphtalines et de Voodoo Combo. En 2016, elle rencontre Johnny Mastro et ses Mama's Boys et c'est le déclic!

Les sessions se sont déroulées au studio Music Shed de la grande cité louisianaise. Ghalia signe la majorité des plages. Elle est épaulée par le chanteur/harmoniciste Johnny Mastro, le guitariste Smokehouse Brown, le bassiste Dean Zucchero et le drummer Rob Lee. Et ce sont ces Mama’s Boys qui font la différence. Plus rockabilly que blues ou boogie, la voix de Ghalia ne colle pas nécessairement à l’expression sonore…

Ce qui n’empêche pas l’opus de receler quelques excellentes plages. A l’instar d’"All the good things" et "Hiccup boogie", deux boogies classieux au cours desquels le gratteur, Smokehouse Brown, se distingue et semble même hanté, en fin de parcours, par ce diable d’Henri Vestine (Canned Heat). Caractérisé par la conjugaison des voix de Ghalia et de Mastro, le shuffle "Waiting" se signale par la conjugaison des voix entre Ghalia et Masto. Slide et harmonica combinent élégamment tout au long de "Hey little baby". Johnny allume "4am Fried chicken" de sa musique à bouche. Seule piste lente, "Addiction" baigne au sein d’un climat ténébreux, mais surtout met en exergue Brown, qui traite sa sèche au bottleneck…

 

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