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jeudi, 20 septembre 2018 13:47

Wild again

The Proven Ones est un supergroupe réunissant des musiciens qui ont milité au sein de formations notoires. Que ce soit Fabulous Thunderbirds, Ronnie Earl & the Broadcasters, Sugar Ray and the Bluetones, Rod Piazza Mighty Flyers, James Harman Band ou Radio Kings. Il implique de grands noms issus à la fois de la Côte Est et de la Côte Ouest des States. Côté East Coast, figure le remarquable chanteur Brian Templeton (ex-Radio Kings) et le claviériste Anthony Geraci (ex-Little Anthony and the Loco-Motives, Sugar Ray, Ronnie Earl). Côté West Coast, le guitariste Kid Ramos, le bassiste Willie J. Campbell et le batteur Jimi Bott, trois musicos qui ont, à un moment ou un autre, sévi chez les Fabulous Thunderbirds. Expérimentés, ces musicos viennent de graver "Wild again", un disque enregistré au sein du studio Roseleaf, à Portland, dans l’Oregon. Les dix plages sont partagées entre propres compos et reprises.

Une intro majestueuse tramée dans les accords d’orgue Hammond et de piano prélude "Cheap thrills", avant que la voix de Brian s’impose, soutenue par les cordes de Kid Ramos qui s’autorise néanmoins déjà, son premier billet de sortie. Toujours aussi entraînant, "City dump" est enrichi de cuivres et se distingue par les envols de la guitare et du sax ténor de Renato Coranto. "Don't leave me this way" baigne au sein d’un climat néo-orléanais, un blues lent cuivré signé Fats Domino et Dave Bartholomew. Lorsqu’il militait chez Fleetwood Mac, Peter Green avait composé "If you see my baby". Quel bonheur d’écouter cette nouvelle version, au cours de laquelle Kid Ramos, bien épaulé par les ivoires d’Anthony, démontre avoir parfaitement assimilé le style et les tonalités immortalisés par Green. Geraci signe "Why baby why", un shuffle qui baigne au sein d’une atmosphère brûlante, ponctué par une nouvelle intervention classieuse sur les cordes. Le "Right track" de Kim Wilson (NDR : extrait de son elpee, "Smoking joint") est un r&b coloré par les interventions au saxophone de Chris Mercer (NDR : ce musicien britannique a participé à l’aventure des Bluesbreakers de John Mayall, au cours des 60’s). La guitare largement amplifiée du Kid balise "Wild again", un blues/rock texan. Très long blues lent, le "Loan me a dime" de Fenton Robinson brille de mille feux. Un excellent opus qui permet à Kid Ramos de démontrer tout son talent dans le style…


 

jeudi, 20 septembre 2018 13:46

You stole my heart

Dennis est originaire de San Jose, une ville ancrée dans la baie de San Francisco. Ce chanteur/guitariste californien drive son band depuis une bonne dizaine d’années. Pourtant, si son premier elpee, "Blues well done!", remonte à 2007, son deuxième, "Livin' life not worryin'", est seulement paru l’an dernier. Son savoureux cocktail de blues, il le puise aussi bien à Chicago, au Texas qu’en Californie. Il signe les 11 plages de ce troisième LP. Une œuvre dont les sessions se sont déroulées aux studios Greaseland de Kid Andersen, dans sa bonne ville de San José, ainsi qu’au sein de l’Ardent de Los Angeles. Pour la circonstance, il a reçu le concours de redoutables musiciens. 

Quatre plages ont été mises en boîte à Greaseland, dont l'ouverture "You stole my heart". Très rapide, ce boogie blues est un véritable brûlot. Sid Morris se déchaîne sur ses ivoires, alors que le notoire Jack Sanford (NDR : il a notamment côtoyé Rick Estrin & The Nightcats, Mark Hummel, Chris Cain ou encore Nick Moss) brille au saxophone. R&b classique, "Look out" se distingue par ses échanges entre l'orgue de Rich Wenzel et le sax. Les cordes de Dennis et le piano de Sid sont bien mis en exergue tout au long de l’instrumental très West Coast, "You can name it".

Le reste a été immortalisé à LA. Dont "Recovery", un blues/jazz aux accents latinos, caractérisé par des notes de guitare singulières. Blues nerveux, "Backed-up" est le fruit de la rencontre entre l'harmonica de Denis Depoître et le piano de Rich Wenzel. Deux titres sont exécutés en formule trio, guitare/batterie/orgue Hammond (NDR : les parties de basse sont jouées à l’aide des pédales). Tout d’abord le blues lent classieux, "My past time". Puis le shuffle rythmé classique, "Run with the losers". Enfin, Dennis Herrera est seul pour attaquer le morceau final "Bittersweet", un titre acoustique au cours duquel il se consacre au chant et aux cordes…

 

jeudi, 20 septembre 2018 13:44

Go wild!

Power Shake nous vient de Wallonie picarde, un jeune groupe responsable d’une musique agrégeant, mais sans filtre, boogie, blues, garage, rock et surf. Il réunit le chanteur/harmoniciste Fred ‘The Reverend’ Janus, le contrebassiste Jon Beat, le guitariste/chanteur Jérôme ‘Mister G’ Rasson et le batteur Peyo. Le quatuor roule régulièrement sa bosse, sur les routes wallonnes (NDR : il a ainsi ouvert l’édition 2017 du festival Roots & Roses), mais se produit également à l’étranger ; ainsi l’an dernier, il a tourné en Martinique. Il s’agit de son premier opus, un disque qui a bénéficié du concours de Mathis Dalle, alias the Goon Mat (Boogie Beasts), à la mise en forme…

"You got" ouvre la plaque. Un morceau très rythmé, percutant, stimulé par les claquements de mains. Le Révérend souffle dans son harmo, alors que MJ crache ses premières flammes à travers un riff conquérant. Boogie sans concession, "Boogie House" s’illustre par un son volontairement sale. Cordes et interventions à l’harmonica entrent en osmose pour nous conduire vers la mythique demeure de Doctor Boogie. Appuyé par les accords de Jérôme –qui pour la circonstance se réserve également le chant– le shuffle "Hunting wolf" est marqué au fer rouge par la section rythmique. "Lies" constitue un des sommets de l’elpee. A cause de ce rythme hypnotique, transique, hanté par Howlin' Wolf. Mister J y signe une intervention brillante, allumée, propice au voyage acide et déjanté. Roots, "5 O'clock" est une compo construite en crescendo. "Save my soul" est à la fois écrasant, menaçant et torturé. Réverbérées, les cordes finissent par prendre leur envol. La voix de Fred se détache en nous plongeant au sein d’un passé fréquenté assidûment par Rocky Erickson voire Alice Cooper. Elle est aussi irrésistible pour nous apprendre à exécuter les pas de la "Guacamole dance". Un surf ludique aux cordes métalliques. Les quatre musicos semblent particulièrement soudés tout au long du boogie/rockabilly "The way you love", une piste que Mister G chante habilement, mais frénétiquement. Efficace, "She's so" nous entraîne au cœur du pays des collines du Mississippi, tout en adressant un clin d’œil appuyé au Delta. Une version alternative de "Boogie House" clôt cet LP. Le rythme est totalement différent. The Goon Mat en profite pour pimenter le morceau de percus et de slide. Un nouvel album de Power Shake est déjà attendu, et ne devrait d’ailleurs pas tarder…

 

jeudi, 20 septembre 2018 13:43

Lock up the liquor

Fondé en 1988, The Little Red Rooster Blues Band nous vient de Philadelphie. Son premier LP, "Homecooked blues", remonte à 1989. Et son dernier, "Highjinx and Tomfoolery", est paru en 2016. "Lock up the liquor" constitue son huitième long playing. Il est sorti dans le cadre du 30ème anniversaire de la formation. Ce quatuor implique le chanteur/guitariste Kevin McCall, l'harmoniciste Dave Holtzman, le bassiste Jeff Michael et le batteur Bob Holden. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours du claviériste Anthony Geraci, pour sept plages. Le band signe l’intégralité de son répertoire. Il reconnaît pour influences majeures, le blues issu de Chicago, du Texas, de la Louisiane et le West Coast Jump.

Shuffle instrumental, "Pitchin' woo" ouvre la plaque, une piste cool au cours de laquelle harmo et piano sont bien mis en exergue. Bob Holden imprime de ses percus, le r&b néo-orléanais "Drinkin' wine on my dime". Autre instru, "Cotton mouth" constitue le sommet de l’opus, une compo qui rend hommage au légendaire harmoniciste, James Cotton ; et Dave Holtzman se révèle digne du challenge. Dans le même registre, ce dernier brille encore et toujours sur le Chicago Westside, "Livin' at Jerry's House". Les interventions d’Anthony aux ivoires sont bouleversantes, hantées par Pinetop Perkins (Muddy Waters Band) même, tout au long de "Nothin' left between us", un blues lent qui baigne dans le Chicago Southside cher à Muddy Waters. Blues lent, "4 o'clock in the morning" bénéficie du concours du chanteur/harmoniciste Steve Guyger, un spécialiste du genre. Le titre maître clôt ce long playing. Un jump blues saignant caractérisé par la rencontre percutante entre le piano boogie d'Anthony et les cordes de Kevin. Bien que de toute bonne facture, les morceaux de cet album prennent une toute autre dimension, lorsque Geraci est de la partie…

 

dimanche, 16 septembre 2018 19:08

Some day baby

Originaire d’Orange, dans le New Jersey, Billy Hector a accompli ses débuts à la fin des 70’s, au sein de The Shots. Au cours des eighties, on le retrouve, chez les Fairlaines. Ce chanteur a enfin fondé son Band, en 1993. Il ne faut cependant pas oublier que Billy a été guitariste de tournée pour des célébrités du blues, et tout particulièrement Hubert Sumlin, qui a été le gratteur attitré de Howlin' Wolf et Joe Louis Walker. Sa discographie est conséquente, ce "Some day baby" constituant probablement son 15ème album. 

Dynamique, "Wizard Of Babylon", le titre d’ouverture, est une petite perle de r&b. La section de cuivres en impose et l’intro à la guitare est belle à pleurer. Pour la circonstance, Billy me rappelle le grand Mike Bloomfield lorsqu’il était soutenu par l’Electric Flag. Plus blues, "Someday baby" adopte un même tempo. La section rythmique libère un groove incroyable. En écrasant ses pédales sans ménagement, le leader prend à nouveau son envol. Si le blues est privilégié, certaines pistes optent pour d’autres styles comme le funk ou le r&b cuivré et dansant. En outre, BH s’attaque impeccablement à deux traditionnels. Tout d’abord "Alabama Bound" que Billy chante auprès de Suzan Lastovica. Particulièrement soignée, l'instrumentation y met en exergue les échanges entre la slide et l'harmonica du notoire Dennis Gruenling, invité pour la circonstance. Puis "On your bond", une plage au cours de laquelle la slide s'épanouit au cœur des cuivres. Caractérisé par des envols somptueux aux cordes, "Hit the road" et "Whiskey" sont deux excellent blues lents. Enfin, le titre qui se détache de l’ensemble, "Moonlight in her eyes", est un blues nerveux et très rythmé balisé par une section rythmique très soudée. Mr Hector libère ses cordes particulièrement acérées. Soigneusement construite, la compo est enrichie, en finale, par celles du New Retro Strings. Impeccable !

 

dimanche, 16 septembre 2018 19:05

Live from the 805

Alastair Greene s'est forgé une solide réputation au cours de ces dernières années. Il drive avec bonheur son propre trio de blues rock, au sein duquel il chante, compose et joue de la guitare. Il vit à Santa Barbara, en Californie. Agé aujourd’hui de 47 ans, il est passé du piano au saxophone, avant d’opter pour la gratte. Il a côtoyé le célèbre producteur anglais Alan Parsons. Son Alastair Greene Band compte désormais plus de vingt années d'existence. Son dernier elpee, "Dream train", date de moins d'une année. Et son nouvel essai est live et double. Il a été immortalisé au Soho Music Club, chez lui, à Santa Barbara et réunit vingt titres, pour la plupart, issus des deux derniers opus studio, "Dream Train" et "Trouble at your door". Son backing group implique le bassiste Jim Rankin et le drummer Austin Beede. La formule trio favorise des envols d'un bout à l'autre du concert. Un set homogène, mais d’où émergent quelques titres. 

Et tout particulièrement, sur le premier compact disc, "Big bad wolf", un boogie dominé par la voix, mais dont les interventions de guitare sont très susceptibles de rappeler un autre trio, mais notoire, ZZ Top! Lors de "Say what you want", le tempo est imprimé sur celui du célèbre Bo Diddley, par Austin Beede. Il est mid tempo sur le "Love so strong" d’Albert King, et Alastair s'y révèle aussi insatiable qu’infatigable. Enfin, la slide est vraiment impressionnante tout au long de "Down to Memphis". 

Les musicos sont maintenant ‘chaud boulette’. Blues/rock, "Dream train" est emporté par le rythme du chemin de fer ; et la slide est à nouveau indomptable. "Back where I belong" est sculpté dans du boogie pur et dur. Blues lent, "Last train around the sun" lorgne à nouveau vers ZZ Top. Swamp blues rock, "Love you so bad" se signale par ses cordes intarissables, trempées dans la reverb. Sommet de l’œuvre, "The other way" se distingue par une longue intro exécutée par la basse de Jim Rankin, avant que singulières, les cordes pénètrent au sein d’un univers, autrefois hanté par les Doors, à l’époque de "L.A Woman". Superbe!

dimanche, 16 septembre 2018 19:02

Sugat KO

Cette chanteuse/compositrice/actrice est originaire de Manille, dans les Philippines, mais elle vit à Montréal au Canada. Danseuse professionnelle au départ, elle devient actrice, tout en se consacrant à une carrière musicale, en drivant DD Swank, un groupe pour lequel elle choisit comme pseudo Mama B. Elle chante alors en français, anglais ou espagnol. Dès 2009, elle tente l’aventure en solo, comme chanteuse de blues, et publie l’Ep "Carolyn Fe 100%". En 2011, son album "Original Sin" décroche plusieurs prix, chez elle, au Québec.

"Sugat KO" constitue son quatrième opus. En dialecte philippin, "Sugat KO" signifie ‘ma blessure’ !

"One minute to midnight" ouvre paisiblement l’elpee, une chanson folk tissée dans les cordes  acoustiques et –plus discrètement– électriques, que se réserve Jean-François Hemel. Une formule reconduite tout au long de "Nothin' doin'". Changement radical de style pour "I can't breathe" et "Bring you water", deux blues/rock classiques, largement amplifiés. Tapissées d’arrangements atmosphériques, les deux pistes se distinguent par leurs excellents échanges de cordes. "Sugar" et "Howzat" constituent les deux meilleures plages du long playing. Sur la première, Miss Fe déclame au cœur d'un environnement déjanté au sein duquel s’enfoncent les deux guitares bien allumées. Blues/torturé, la seconde semble tourner au ralenti. La voix émerge d’un faisceau de grattes tourmentées et déglinguées, au cœur duquel une slide meurtrière finit également par jaillir. "Jerusalem's thorns" est interprété presque a cappella par deux voix féminines ; seules les percussions lugubres de Brandon Goodwin plantent le décor sonore. Le très lent "All that matters" baigne paradoxalement au sein d’une forme de douceur, mais aussi de torpeur, un morceau dépouillé qui laisse cependant filtrer des cordes subtiles et fragiles…

 

dimanche, 09 septembre 2018 19:36

Heard the lie

Originaire de Philadelphie, Gina Sicilia est aujourd’hui âgée de 33 ans. Malgré des études de journalisme, elle s’est finalement tournée vers la musique. Cette jeune chanteuse de blues et roots a publié, dès 2009, "Allow me to confess", un premier elpee fort bien reçu dans l’univers du blues. Elle signe alors sur le label Vizztone. Son 5ème opus, "The Alabama sessions", avait été enregistré au célèbre studio Muscle Shoals (NDR : c’est dans l'Alabama). Depuis 2013, elle est établie dans la Music City, à Nashville. "Heard the lie" constitue déjà son 8ème LP. Faut dire que sa plume est particulièrement féconde…

Le titre maître ouvre le long playing, une excellente plage au cours de laquelle la voix caractéristique de Gina crève déjà l'écran sonore, alors que Dave Darling (NDR : également le producteur) se réserve un envol remarqué. Cette voix est particulièrement savoureuse, lors des ballades ; à l’instar de "How many times", dont le parfum soul est exhalé par les chœurs, d’"Angels watching" et de la finale "Growing dim". La version du "Ready for love" de Mick Ralphs (NDR : ce morceau figurait sur le premier elpee de Bad Company, paru il y a plus de 40 ans) est surprenante. Mais si Sicilia parvient à se la réapproprier, elle n’a pas l’étoffe de l’originale. Gina et Janiva Magness cosignent "Brighter day", une compo soul empreinte de douceur, au cours de laquelle cette dernière lui donne la réplique vocale. Les ivoires et les percus d'Herman Matthews s’imposent tout au long de "Man in the sky", un blues aux accents gospel. Le dobro de Doug Livingston enrichit l’americana "Sugar", une piste délicatement rythmée. Les cordes sont omniprésentes tout au long du vivifiant "I do bad things", une plage bien roots…

 

dimanche, 09 septembre 2018 19:33

The tree

Lori McKenna vit près de Boston dans le Massachusetts. Cette chanteuse de folk et de country est surtout reconnue pour ses talents de compositrice. Au cours des dernières années, elle a remporté plusieurs prix pour ses chansons. Son thème de prédilection reste la famille. Miss McKenna a déjà publié une dizaine de productions depuis sa première, en l'an 2000. Cet opus a été produit par Dave Cobb qui se consacre également aux guitares. L'ensemble est très homogène et met en valeur la voix si expressive et adaptée à son répertoire de Lori.

L'introduction de cordes acoustiques sur "A mother never rests" annonce cette voix si présente et douce, qui donne le ton à tout ce qui va suivre. Les sonorités de la sèche sont d’une grande pureté et sont bien mises en exergue tout au long de "People get old". "The young and angry again" et "Happy people" sont davantage rythmés. La structure du titre maître est particulièrement soignée. Enfin, Dave Cobb est passé au mellotron pour "The lot behind St Mary's"…

 

dimanche, 09 septembre 2018 19:31

Living with your ghost

Originaire des faubourgs de Sydney, Kara a chopé le virus de la musique, dès son plus jeune âge. Elle et son frère intègrent le groupe Papa Lips, alors qu’elle n’a que 16 printemps. Le band enregistre un Ep, avant de transformer son patronyme en Grainger. Kara et Mitch décident alors de tenter l’aventure à New Yok, où ils débarquent le 9 septembre 2001, soit deux jours avant les attentats terroristes…

A partir de 2006, l’Australienne entame une carrière solo. Elle s’établit à Los Angeles, deux ans plus tard et publie l’elpee "L.A Blues", en 2011, et "Shiver & Sigh", en 2013.

Le long playing est paru sur le label Station House, soit la même écurie qui avait sorti le superbe opus du bluesman italien Dany Franchi, "Problem Child". Louisianais d’origine suédoise, Anders Osborne signe la production et partage les parties de guitare auprès de Miss Grainger.

Le titre maître ouvre la plaque. La voix est cool et agréable. Découpée dans des riffs rythmiques, la plage met en exergue la slide d'Anders et l'orgue d'Ivan Neville (NDR : le fils du notoire Aaron). Très roots, "Working my way back home" véhicule des accents légèrement funky. Osborne colore de sa slide le blues/rock sauvage "Man with soul". Acoustique, "Somewhere to be found" carbure au blues roots, une compo paisible enrichie de jolis arrangements de cordes. Piano et cuivres balisent les pistes funk "You're in New Orleans" et "Groove train". Hard rock, "Favorite sun" aurait pu figurer au répertoire du Deep Purple de Jon Lord. Tapissé par un orgue Hammond et ciselé par une guitare en picking, "Love will get you through the door" baigne savoureusement dans le Delta…

 

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