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Jean-Claude Mondo

Jean-Claude Mondo

lundi, 21 mai 2018 17:39

Revelation

Au cours des dernières années, ce jeune chanteur/guitariste s’est forgé une solide notoriété. Agé de 37 ans, il a acquis suffisamment de maturité pour faire évoluer son blues/rock. Danny a accompli ses premiers pas, sur la scène musicale, chez Redeye Band, combo au sein duquel son père, Ken, se réservait la basse. Depuis 2002, il publie régulièrement ses propres albums. Son dernier, "Big! Live in Europe" était paru voici moins d'un an, un disque enregistré en compagnie d’un octuor impliquant une section de cuivres. Et c’est cette formule qu’il a reconduite pour ce nouvel elpee. 

Quelques notes de piano introduisent le titre maître, avant que souveraine, la voix n’entre en scène. Pas besoin de forcer pour quelle s’impose. Elle est alors soulignée par l'orgue Hammond de Richard Hammerton (NDR : il se charge également de la production ; mise en forme impeccable, il faut le mentionner). L’intervention à la trompette de David Maddison est superbe et s’intègre parfaitement dans un une ambiance latine à peine voilée. Bryant privilégie les tempos lents. Ils collent parfaitement à son style. C’est d’ailleurs dans cet exercice qu’il est le plus performant. A l’instar d’"Isolate", au cours duquel la voix autoritaire est talonnée par ses cordes largement amplifiées mais toujours chargées d’un max de sensibilité. "Liars Testament" et en finale, "Yours for a song", baignent au cœur d’un climat théâtral aux accents dramatiques. Véritable blues lent, "May I have a talk with you" a été composé par la légende Howlin' Wolf. Et Danny ne manque pas de panache pour en restituer sa version. Généreusement cuivrés, "Truth or dare" et "Sister decline" évoluent sur un tempo bien enlevé.

 

lundi, 21 mai 2018 17:38

First class life

La carrière de ce chanteur/guitariste originaire de St Louis est exemplaire, dans l’univers du blues/rock. Mike vient d'ailleurs d'être nommé ‘Artiste blues rock de l'année’ lors de la Cérémonie de remise des ‘Blues Awards’ de la Blues Foundation. Il signe ici son 14ème elpee !

Embarquement pour des "Mississippi nights". La slide de Mike et le piano Lewis Stephens soutiennent parfaitement la voix cassée. Une voix qui nous emporte tout au long du titre maître, une plage qui baigne au sein d’une excellente ambiance. Idéale pour le ‘live’ ! Et cette voix est vraiment proche de Ray Charles, tout au long de "The world we live in", un blues lent savoureux caractérisé par un toucher de cordes saturé de feeling. "Old black graveyard", aux intonations volontiers dramatiques et "Damn shame" sont deux autres plages indolentes.   Paru en 1974, "I wouldn't treat a dog" est un hit signé Bobby Bland. Délicatement soul et funk, la version roots est superbe. Mike et le redoutable Bernard Allison partagent les cordes sur le funk nerveux "Mama don't like no wah wah", ce dernier favorisant son jeu sur les pédales. Mike Zito affiche une grande sérénité dans l'exercice du Memphis blues, qu’il soit rythmé comme sur "Dying day" ou funky, tout au long de "Back problems". De toute bonne facture, cet opus s’achève par le rock'n'roll classieux "Trying to make a living", un hit chanté par Bobby Saxton en 1960 !

lundi, 21 mai 2018 17:37

Dial it in

Reverend Freakchild est né dans les îles Hawaï. Fort d’une longue carrière, il a mené de multiples expériences, dans la région de New York. Il a également fréquenté l’université, à Boston, pour y suivre des cours de philosophie religieuse. Etudes qu’il a accomplies, avec succès. Actuellement, il poursuit un autre cursus dans le Colorado, où il s’est établi, afin de décrocher un master en divinité. Et pourtant, il proclame que ‘Music is my religion’. Credo qu’il a concrétisé a travers une discographie conséquente, privilégiant le blues largement teinté de psychédélisme. Pour enregistrer ce nouvel elpee, il s'est retiré, en compagnie de quelques uns de ses meilleurs amis, au sein des studios Excello de Brooklyn.

Essentiellement instrumental, "Opus Earth" ouvre la plaque. Une plage déjà étrange, déjantée, au cours de laquelle le Rev se réserve les cordes, l’harmo et les mots récités face aux solides percussions de Chris Parker. "Personal Jesus (on the Mainline)" revisite le traditionnel "Jesus on the Mainline" et le "Personal Jesus" de Depeche Mode. Au départ empreinte de douceur, la piste vire rapidement au boogie furieux que dynamise son pote Hugh Pool à l'harmonica. Assez impressionnant ! Il nous replonge un demi-siècle en arrière, dans la baie de San Franisco, tout au long de "Hippie Bluesman Blues" ; et les sonorités acides y sont dispensées par le gratteur de Ratdog, Mark Karan. Soutenu par la voix et l'harmo de Garrett Dutton (G Love), il teint de hip hop son blues, sur le titre maître. "Roadtrance" est un petit bijou psychédélique. Un morceau à nouveau acide, allumé et débridé pour lequel il reçoit encore le concours de son pote Hugh Pool, aux fûts. Rachel Benbow vient poser sa voix sur "15 going on 50", une bonne tranche de rock'n'roll stimulée par les ivoires de Brian Mitchell, un ex-musicien de BB King. Autre moment marquant, la cover vivifiante du "It's alright, Ma (I'm only bleeding)" de Bob Dylan, interprétée par un trio réunissant Rev au chant et à la gratte traitée au bottleneck, Chris Parker aux percus et Jay Collin, un ex-musico de Greg Allman, au saxophone. Et ce dernier est véritablement déchaîné. Excellent, cet opus s’achève par "Space", une projection dans le cosmos qui mêle bruitages contemporains et instruments classiques du delta…

 

dimanche, 18 mars 2018 16:58

International Blues Challenge #33

La Blues Foundation est établie à Memphis, dans le Tennessee. Cette organisation défend plusieurs missions dont la première est la préservation de l'histoire du Blues. Elle est responsable de l'attribution des Blues Awards. Enfin, elle met sur pied annuellement l'International Blues Challenge qui réunit les meilleurs représentants des sociétés de blues américaines et internationales. La 34ème édition de ce Challenge s’est déroulée en janvier 2018. Ce disque se consacre cependant, à celle de l’an dernier. Il a été produit par Barbara Newman, responsable de la Fondation et le promoteur Frank Roszak, certainement l'un des plus actifs sur le sol américain. Il réunit quatorze plages consacrées aux lauréats de l'IBC 2017.

Il démarre par le vainqueur de la catégorie ‘Bands’ ; en l’occurrence Dawn Tyler Watson, à travers un excellent r&b aux accents gospel, enrichi par le piano, l’orgue et les cuivres, et dominé par la voix puissante de la Montréalaise. Parmi les nominés figurent Johnny Fink & the Intrusion, dont le roadhouse blues est dynamisé par la slide et l’harmonica ; le Sobo Blues Band, un combo originaire de Jérusalem, responsable ici d’un bon blues nerveux qui vire au boogie. Sam Joyner, ensuite. C’est lui qui trace la voie à son groupe, à l’aide de sa voix (?!?!) colorée et de son orgue. Et enfin, King Bee, une formation issue de l'Alabama, dont le blues/rock énergique est entretenu par des riffs puissants, des interventions à la slide et un harmonica.

Dans la catégorie ‘solo/duo’, All Hill a été déclaré vainqueur. Etabli à Nashville, ce chanteur/pianiste du blues primaire rappelle le vétéran Henry Gray. Armé d’une basse acoustique qu’il traite au bottleneck, tout en se servant d’une caisse claire, Randy McQuay chante d’une voix grave et profonde un blues, ma foi, basique. Il a été nominé, tout comme Brody Buster, qui débarque de Kansas City. Il chante, joue de la guitare et souffle à travers son harmo, dans un style sémillant. Ainsi que Ruth Wyand, flanquée de son Tribe of One. Issue de la Caroline du Nord, elle se réserve la slide et des percussions. Et la plage ici sélectionnée se distingue par des sonorités pénétrantes, très proches du delta.   

 

dimanche, 18 mars 2018 16:55

Peaceful easy feeling

Chanteur auteur et compositeur, ce Californien a cosigné, dans le passé, certaines chansons des Eagles, et plus particulièrement en compagnie de Glenn Frey, malheureusement décédé depuis, en janvier 2016. Sous-titré "Peaceful easy feeling", "The songs of Jack Tempchin" a été enregistré au sein des studios de Joel Piper. Ce dernier s’est également lancé dans une carrière en solitaire, après avoir milité comme chanteur et batteur chez la formation de metalcore, Confide. Lors des sessions il s’est également investi comme musicien, mais se charge également de la mise en forme.

La plupart des morceaux de cet opus baignent dans l’univers des Eagles. Il s’agit donc de nouvelles versions de titres auxquels ont collaboré, à l’écriture, Jack ou/et Glen Frey. Le titre maître était un single de cette formation, gravé en 1972. Tempchin se consacre au micro pour cet excellent country/rock, qui se distingue par les sonorités harmonieuses de la guitare. Le band avait décroché un hit, en 1974, grâce à "Already gone". Tout au long de cette excellente plage, Jack est épaulé par Chris Hillman (ex-Byrds, Flying Burrito Brothers, Desert Rose Band), à la mandoline et la basse ainsi que Herb Pedersen (ex-Desert Rose Band), au dobro. Le sommet de cet LP ! Les deux collaborateurs sont toujours au poste lors de la finale, "It's our world now". Signé Frey, cette ballade roots figurait sur le "Long road out of Eden" du combo, en 2007. Chris y brille à la mandoline. Glen et Jack cosignent trois titres particulièrement rock. D’abord "Privacy", au cours duquel les riffs se révèlent largement amplifiés. Puis le nerveux "Everybody's gonna love somebody tonight", un roots rock inédit, caractérisé par une excellente partie vocale. Et enfin, "Party down", un hard rock particulièrement solide. Sur ces compos, la voix de Jack est uniquement soutenue par l’instrumentation de Joel Piper, qui se charge de la batterie, la basse et la gratte. Tempchin et Rita Collidege partagent un duo vocal face au seul piano de Chris Garcia, tout au long de "Slow dancing". Enrichie de cordes, "Soul searchin'", est une ballade soul à laquelle participe la chanteuse californienne Janiva Magness…   

 

dimanche, 18 mars 2018 16:54

This time tomorrow

Australien, ce chanteur/guitariste pratique un blues traditionnel. Il a chopé le virus du blues, en écoutant Sonny Terry et Brownie McGee, un duo de… country/blues. Ce dernier l’invite chez lui à New York. Il n'a que 15 ans quand il publie son premier elpee, "Stopping all stations", un disque qu’il enregistre en compagnie de son groupe, Midnight Special, en 1997. Depuis, il en a sorti huit autres. Son dernier studio "Tangled Brew", remonte à 2010 ! Il signe les dix plages de cet LP et les interprète, soutenu par le drummer Tim Burnham et le percussionniste, Arunachala.

"Devil on my shoulder" est une ouverture classieuse. La voix de Lloyd est taillée pour le blues. Face aux percussions pénétrantes, il accorde un superbe envol sur ses cordes amplifiées, tout en les enrichissant d’acoustiques, par les vertus du re-recording. "All the cats are grey" baigne dans un climat latino, digne de Carlos Santana. Les cordes s'y emballent avec bonheur. Délicieuses, celles de la gratte colorent "This time tomorrow" avant de céder le relais à celles de la mandoline, dispensées par Doc White. "Kansas City Katy" respecte l'esprit de cette grande cité du blues. Très rythmé, "Lost like me" se distingue par un déchaînement sur la guitare rythmique amplifiée. Une gratte aux accents manouche nous embarque vers la Nouvelle Orléans sur "Cure my soul". Son chant est talonné par le trombone alerte de Lisa Sutton. Cette voix rappelle celle d’un Tony Joe White, à ses débuts, sur "Trigger" un blues cool, alors que Marty Spiegel (un frère?) en profite pour s'éclater sur sa guitare. Le long plying s’achève par le blues flemmard et décontracté, "Call you when I get there"…

 

dimanche, 18 mars 2018 16:52

Unconditional Love

Cet artiste italien a étudié, dès son plus jeune âge, la guitare classique, au Conservatoire de Rome. Bien que toujours focalisé sur les cordes acoustiques, il s’intéresse progressivement au rock et au blues, puis commence à se perfectionner sur la gratte électrique, en s’inspirant d’instrumentistes majeurs comme Jimi Hendrix, Jeff Beck ou Eric Clapton. En 2006, il grave "Soul and notes", un opus concocté en compagnie de son backing group de l’époque, l’Almost Blues Band. En 2010, il tente la formule trio pour réaliser "Three cool cats". Deux ans plus tard, il s’associe à Loud Stuff pour enregistrer "Born electric", un disque pour lequel le duo reçoit la collaboration de Robben Ford. Enfin en 2014, il commet "A portrait of Jimi Hendrix", en hommage au célèbre natif de Seattle.

C’est après avoir transmis une démo à Steve Jordan (ce célèbre producteur new-yorkais a notamment bossé pour Bob Dylan, BB King, Buddy Guy Robert Cray et les Blues Brothers) que l’artiste va prendre une toute autre dimension. Ce dernier l’invite à venir enregistrer cet essai, sous la houlette d’un autre confrère notoire, Will Lee. La prise de son s’est déroulée à Brooklyn et New York. Steve et Will sont également de redoutables musiciens. Le premier se réserve les baguettes, le second se consacre à la basse.

Imprimé sur un mid tempo, "Six wires" sert d’échauffement. La voix de Davide n'est pas puissante, mais elle se révèle très harmonieuse. Cool, mais techniquement irréprochables, les accords de gratte occupent bien l'espace sonore. Tapissée par l’orgue Hammond de Ricky Peterson, "Living loving & giving" est une pop song mélodieuse qui véhicule des accents reggae. Un sens mélodique aussi soigné alimente également "Bring me to the light", une plage roots caractérisée par la douceur du chant et une superbe sortie sur les cordes, exécutée dans la tonalité de Mark Knopfler. "Changing illusions" semble sorti tout droit du lit du Mississippi. Le son est pourri, l’ambiance, maussade. Will Lee trace le fil rouge à l’aide de sa basse. L’excellent solo de Davide déborde de feeling. Le "Wah wah", de George Harrison (NDR : un titre qui figurait sur triple album "All things must pass", paru en 1970) constitue la seule reprise du long playing. Sophistiquée et aventureuse, elle baigne au sein d’un climat indien. Instrumentales, les trois dernières plages trempent dans le jazz/rock fusion. Et le résultat est vraiment réussi. Davide Pannozzo est un fameux guitariste !

 

dimanche, 18 mars 2018 16:51

Under the influence

Issu de Vancouver, The Mojo Stars pratique une musique qui mêle blues, rock et soul. Un tandem fondé en 2006, par le chanteur Randy Clarke et le guitariste Mark Rankin. Il avait publié un premier elpee, "Devil's Advocate", en 2011. "Under the influence" constitue son second. Un disque dont les onze plages sont signées par le duo. Les sessions studio se sont déroulées au sein de leur ville natale, et les prises ‘live’ ont été immortalisées au Columbia Theatre de New Westminster!

Le titre maître ouvre l’opus. C’est également le meilleur de la plaque. La voix de Randy domine le sujet et rappelle, quelque part, celle du leader de Steppenwolf (NDR : un compatriote !), John Kay. Les accords rythmiques sont soulignés par l'orgue Hammond et les cordes se libèrent progressivement et lentement dans un climat cool. Les percussions et le piano de Steve Soucy impriment un tempo enlevé au blues "Why can't I be true". "Stay a little loner" est un roots/rock de bonne facture, fort bien orchestré, tout comme "Love, what have you done?", une piste caractérisée par d’excellentes sorties de guitare, de saxophone et d’orgue. Ivoires et saxophone entrent en effervescence tout au long de la finale "You don't know me and I wish you would", un boogie rock'n'roll.

Parmi les six plages enregistrées en public, on épinglera "Why didn't you know", une belle ballade caractérisée par les superbes envols de cordes opérés par Rankin et les interventions du saxophone de Tom Gould. Deux solistes qui illuminent encore le blues rocker "I ain't feeling as good as I look". Et ce sax traverse le soul lent "No use in crying", un morceau qui ne manque pas de charme…

 

dimanche, 18 mars 2018 16:50

Hauntings

Cassie Keenum et Rick Randlett pratiquent une forme de blues acoustique. Cassie est originaire de la Floride. Elle chante d’une voix proche de Big Mama Thornton et joue de la guitare. Vétéran de cette scène, Rick s’est passionné au blues à l'écoute d’artistes anglais de la glorieuse époque, avant de s’intéresser aux bluesmen originels. Issu du New England, il s'est établi en Floride, dans eighties. "Hauntings" constitue le premier elpee du couple, qui signe l’essentiel de son répertoire. Un opus enregistré et mixé en Floride. Sur certaines compos, le tandem est soutenu par une section rythmique.

Les titres exécutés en duo sont excellents. Et tout d’abord "Seventh day", une plage au cours de laquelle les cordes acoustiques et amplifiées se mêlent judicieusement, élégamment et parcimonieusement. La voix de Cassie est profonde et autoritaire. Downhouse blues, "Won't make that mistake again" est empreint de douceur. La version du "Hallelujah" de Leonard Cohen, est convertie en blues dépouillé, saturé d'émotion. Eraillée, la voix cassée de Cassie rappelle qu'elle est la fille d'un prêcheur baptiste. La finale, "How long", est dominée par la voix féminine. La lap steel réverbère des sonorités lointaines, mais superbes…

L’opus recèle donc, également, quelques morceaux qui bénéficient du concours d’invités. A l’instar de "One more last time", un blues rythmé, caractérisé par un envol sur les cordes de grande classe, qui emprunte des accents à la rumba, et que traverse l'harmonica de Litltle Mike Markowitz (NDR : c’est le leader des Tornadoes), convié pour la circonstance. Ce dernier souffle encore dans sa musique à bouche sur "Early in the morning", un country/blues authentique, au cours duquel Rick se sert du bottleneck. Blues décontracté, flemmard, "All along" se signale par une nouvelle sortie sur les cordes, mais à la fois fragile et saturée de feeling. Enfin, tapissée par l'orgue Hammond de Mitch Rogers, "She's gone" constitue la meilleure plage du long playing. Cassie et Rick chantent alternativement les divers couplets ; elle d’un timbre limpide, lui d’une voix au cordes largement abîmées. Superbe !

 

dimanche, 18 mars 2018 16:47

Better late than no time soon

Leonard est artiste peintre. Mais également chanteur et guitariste. Il pratique une forme de blues qu’il colore de soul, r&b et jazz. Il vit dans l'Oregon. Son premier elpe, "Give it to me", était paru en 2013. Et pourtant, il s’agit d’un vétéran de la scène blues. D’ailleurs, il est sur les routes, depuis de nombreuses années. Déchirante, abîmée et graveleuse, sa voix traduit un long parcours sur les petites scènes locales…

Tapissé de cuivres, "Look me in th eye" est un blues teinté de Memphis r&b, au cours duquel la guitare semble hantée par Albert et BB King. Des cuivres qui s’intègrent également et parfaitement, tout au long de "A dollar or two", un solide exercice de style dans le r&b, et puis de "You done stepped in it now", un blues d’excellente facture inspiré du delta. Si la voix s’y révèle austère, la slide est plutôt généreuse. Mais le climat général baigne dans la bonne humeur. La voix semble sur le fil du rasoir, tout au long d’"I got news" une ballade lente style Stax, au cours de laquelle les interventions à la gratte sont chargées d’une grande sensibilité. Griffie privilégie les compos qui trempent dans un climat cool, ponctuées d’envols subtils sur sa guitare, à l’instar de "Leave this town", "Going downill" et "Better late than no time soon". Soulignée par le piano de Michael Vannice, cette plage lorgne manifestement vers BB King. Caractérisé par son dialogue entre cordes et orgue, "Up and at em" baigne au sein d’un cocktail de jazz et r&b. Un instrumental. Tout comme la finale "I'm good where I am", dont les accords très subtils de gratte, sont enveloppés d’arrangements de cordes…

 

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