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Jean-Claude Mondo

Jean-Claude Mondo

mercredi, 21 février 2018 12:21

Basics

Agé de 42 ans, Hamilton Loomis est issu de Galveston, au Texas. Chanteur, compositeur et multi-instrumentiste (NDR : c’est avant tout un guitariste, mais il est aussi doué à la basse, à l’harmonica qu’aux claviers). Il a beaucoup appris des bluesmen notoires comme Johnny Copeland ou Albert Collins ; mais surtout, il revendique l'héritage de Bo Diddley ! Son premier opus, "Hamilton" remonte à 1995. "Basics" constitue son neuvième. Les treize plages sont signées ou cosignées par Loomis, le plus souvent en compagnie de son ami Tommy Sims.

Puissant funky r&b, "Sugar baby" ouvre la plaque. Il y évoque la maladie congénitale dont souffre son jeune fils, âgé de quatre ans à peine. Une bonne entrée en matière. Blues, rock'n'roll, soul et funk coulent naturellement dans les veines de l’artiste. En outre, il prend le soin de soigner le sens mélodique de ses compos. Même sur les cordes. Sa voix est très harmonieuse et s’intègre parfaitement au sein de cet univers sonore empreint d’esthétisme.

Soutenu par les interventions à la slide de Chris Eger, Hamilton double cordes et harmonica sur l’excellent blues/rock "Ain't what it ain't". L’émotion est d’une grande pureté tout au long des ballades "Getting so big" et "Prayer". Loomis entame "Come and get me" au piano électrique, avant de se consacrer à la guitare, sur laquelle il accorde un envol remarquable. Une très belle plage ! "Funky little brother" clôt le long playing. Un funk rock construit sur un mur de guitares constitué de trois grattes. Au bout de six minutes, la piste vire à la jam au cours de laquelle défilent successivement quatre musiciens issus de Houston. Sarah Kimberly en profite pour tirer son épingle du jeu à l'orgue et à la trompette.

mercredi, 21 février 2018 12:20

Claw Machine Wizard

Il y a déjà 10 ans que ce duo issu de l'Indiana propose un cocktail tumultueux de garage, blues, rock et punk. Et au fil de ses albums, manifestement, il ne lâche rien. Au départ, LLC avait emprunté le sillage tracé par des formations comme Black Keys ou White Stripes. Depuis, l’expression sonore est devenue bien plus personnelle. L'inaltérable Freddy J Evans IV est toujours aux commandes. Il se consacre à la slide et au chant. Il est épaulé par le percussionniste Pete Dio. Les sessions se sont déroulées au sein du studio Off the Cuff de Jason Davis, dans leur base à Fort Wayne.

Le titre maître entame les hostilités. Agressif, le chant punk libère une puissance destructrice. Une voix qui demeure aussi féroce tout au long de "The point is overflowing", un blues plus sauvage et sans compromission, digne du label Fat Possum. Métallique, la slide alimente "Booga Chaka", un blues farouche qui intègre parfaitement les percussions. Une plage de choix ! Plus surprenant, la voix de Freddy devient plus douce sur "Lay down". Et c’est encore sans la moindre colère qu’il aborde "Burn em brew", une plage discrètement tapissée par un orgue. Caractérisés par des éclats de slide, "Still rollin" et "Lately" replongent dans le garage. "High maintenance" émarge au Mississippi blues. Enfin, les interventions au bottleneck sur la gratte électrique ainsi que les riffs plaqués et implacables dopent littéralement la plage finale, "Liquor store", la voix de Freddy se chargeant du reste. Excellent !

 

mercredi, 21 février 2018 12:20

Spiritus

Jane Lee Hooker, c'est le patronyme d'un groupe de blues/rock new-yorkais. Particularité, il réunit cinq jeunes femmes, soit la chanteuse –claviériste à ses heures– Dana ‘Danger’ Athens, la bassiste Mary Zadroga, la drummeuse Melissa ‘Cool Whip’ ainsi que les guitaristes Tracy Hightop et Tina ‘T-Bone’ Gorin. Elles avaient commis un premier album, "No B!", en 2016. Les dix plages du second opus ont été écrites par le collectif des 5 ladies. 

"How ya doin?" rock et rolle dès l'ouverture. La voix ressemble à un cri. Les gratteuses ne tiennent pas en place. "Gimme that" et "Be my baby" sont des pistes découpées dans des riffs stoniens. Plus paisible, la dernière est également mieux réussie, grâce aux cordes qui se relaient. "Later on" est une plage indolente, proche du r&b. La voix de Dana éclate sans se forcer, impressionne même, avant que ne débarquent des cordes majestueuses. Elle se charge de passion tout au long d’"Ends meet", un titre au cours duquel elle s’accompagne au piano. Garage/rock, "Black rat" est à la fois frénétique et enlevé. "Turn on your lovelight" baigne au sein d’un climat digne du ‘live’ ! Signé Bobby Bland, ce morceau notoire est adapté un peu comme chez l’Allman Brothers Band, les deux grattes entrant en effervescence. Blues lent assez classique, "The Breeze" clôt cet LP, une longue plage qui suscite presque l’ennui, jusqu’au moment où, à deux minutes du terme, Dana rameute sa troupe… d’un air menaçant…

 

mercredi, 21 février 2018 12:19

Live

Cette Californienne (NDR : elle vit à San Diego, près de la frontière mexicaine) vient à peine de fêter ses 25 printemps. On compare souvent sa voix à celle de Janis Joplin ; ce qui n'est pas nécessairement un cadeau. Son batteur et partenaire dans la vie n’est autre que fils de la regrettée chanteuse Candye Kane, Evan Caleb Yearsley. Et Laura Chavez, sa guitariste, sévissait au sein du backing group de cette dernière. Cet elpee constitue le premier de Casey. Il a été immortalisé en public au studio Thunderbird de Thomas Yearsley, c’est-à-dire le père d'Evan Caleb qui milite également chez les Paladins. Une histoire de famille ! Pour enregistrer cet opus, elle a également reçu le concours du brillant saxophoniste Johnny Viau et du bassiste Marcos C. Le tracklisting épingle quelques compos signées par Mrs Hensley, mais surtout des reprises de titres d'artistes notoires.

L’opus s’ouvre par le "Big Mama's coming home" de Big Mama Thornton. Sa voix est puissante, dans un registre proche d’Etta James, mais elle la force quelque peu et finit par la briser. Elle n’a d’ailleurs pas besoin de se faire violence pour chanter. Et le démontre tout au long du blues lent "Put your lovin' where it belongs". Plusieurs plages indolentes figurent sur cet LP. A l’instar du célèbre "I put a spell on you" de Screamin' Jay Hawkins. Mais sa voix part parfois à la dérive. Heureusement, très souvent, les interventions dynamiques de Viau au saxophone, sauvent la mise. "Ball and chain" est une autre compo issue de la plume de Big Mama Thornton. Elle figurait également au répertoire de Janis Joplin, quand elle sévissait au sein du Big Brother and the Holding Company. Paradoxalement, Miss Hensley est tout à fait à l’aise pour la restituer. Ce long playing sonde également le rock'n'roll et le funky r&b, notamment à travers le "Voodoo woman" d'Etta James. Mais c’est surtout la guitariste Laura Chavez qui tire son épingle du jeu, sur cet album. Irréprochable, elle se déchaîne d’un bout à l’autre de la plaque. Elle a, en outre, très bien assimilé le style de Johnny Guitar Watson. "Too tired" en est d’ailleurs la plus belle illustration…

 

mercredi, 21 février 2018 12:17

Big Road

Fondé en 2010, Erin Harpe and The Delta Swingers est un quartet issu du Massachusetts. Erin en est bien sûr le leader. Il se réserve le chant et la guitare. Il est épaulé par le bassiste Jim Countryman, l’harmoniciste Matt Prozialeck et le batteur Kendall Divoll. "Big Road" constitue le second opus du band. Il fait suite à "Love whip blues", paru en 2014. En outre, le même line up se produit sous le patronyme de Lovewhip, mais dans un registre electro funk.

Erin a également assuré la mise en forme de ce nouvel elpee. Un disque découpé en dix plages, dont trois compositions personnelles et des reprises qui reflètent bien son attachement au blues originel du Delta.

Plage d’ouverture, "Kokomo" est également la meilleure. Une version énergique d’une compo signée par le légendaire Mississippi Fred McDowell. Très amplifiée, elle se distingue par un dialogue entre les sonorités traitées au bottleneck par Erin et l'harmonica de Matt, tout en restant fidèle à l’esprit du Delta. "Lonely leavin' town" est un morceau plus cool. Les reprises restent bien dans l'esprit des créateurs d'avant la grande guerre, Tommy Johnson et Mississippi John Hurt. Sur "Big Road", les Delta Swingers évoquent le Canned Heat originel. La reprise fétiche du "Shake your hips" de Slim Harpo est la plus longue plage, un boogie qui se distingue par de belles envolées aux cordes et à l'harmonica. "Voodoo blues" s'enfonce dans la Louisiane. Erin se consacre au frottoir et Michael Casavant, invité pour la circonstance, à l'accordéon. Le titre final, "Gimme that", s’inscrit davantage au cœur de l’autre projet, Lovewhip ; une piste electro funk dansante qui laisse une large place aux solistes et aux percussions de Kendall !

 

mercredi, 21 février 2018 12:16

Meeting my shadow

Agée à peine de 27 printemps, Vanessa Collier est chanteuse, compositrice et saxophoniste. Elle appartient à la scène blues de Boston et a étudié au prestigieux Berklee College of Music. Elle a fourbi ses armes au sein du backing band du notoire Joe Louis Walker, entre 2012 et 2013. Son premier opus, "Heart Soul & Saxophone", remonte à 2014. Elle a depuis signé chez le label allemand Ruf et a participé à la tournée européenne ‘Blues Caravan’. La majorité des titres de ce nouvel opus sont issus de sa plume. Lors des sessions, elle a bénéficié du concours de son backing group et d’invités talentueux comme Lara Chavez à la guitare et Charles Hodges aux claviers. La mise en boîte s’est déroulée à Memphis.

Vanessa se réserve différents claviers et la flûte sur le subtilement funk, "Poisoned the well", une ouverture qui tient parfaitement la route. Un funk qui contamine davantage "Dig a little deeper", un r&b dansant qu’elle souligne de son saxophone ténor. "When it don't come easy" nous entraîne dans le Delta du Mississippi, un blues enrichi par l'orgue de Charles Hodges et la slide de Josh Roberts. Miss Collier apprécie le r&b. Elle le démontre tout a long du dynamique et galopant "Two parts sugar, one part lime", mais également lors de l'excellente version de "When love comes to town", une compo que U2 avait enregistrée avec BB King, dans les studios Sun de Memphis, en 1988. La voix de Vanessa excelle tout au long de la ballade à coloration Stax, "You're gonna make me cry", un titre que le chanteur soul O.V Wright avait transformé en tube, en 1965. Autre cover, celle du "Up above my head, I hear music in the air" de Rosetta Tharpe. Laura Chavez y brille aux cordes alors que le sax de Vanessa est littéralement en liesse. Et elle en remet une couche tout au long de "Whiskey and women", un Chicago shuffle classieux !

 

mercredi, 21 février 2018 12:13

Wildfire

Elles est originaire de Bristol. Cette chanteuse pratique une musique roots, essentiellement alimentée par le blues et la country. En 2016, elle avait publié "The Elberton Sessions", un Ep 6 titres. Lors de ses vacances passées à Nashville, dans le Tennessee, elle décide d’enregistrer quelques démos au sein du studio Blackbird. Elle y reçoit le concours de la crème des musiciens locaux. Le résultat est tellement bon, qu’elle décide de transformer l’essai en véritable elpee, un disque qui sera produit dans un studio britannique et parachevé en compagnie de musicos insulaires.

Légèrement éraillée, la voix d’Elles colle idéalement au titre maître, qui ouvre la plaque. Brent Mason et Joe Wilkins conjuguent leurs grattes à l’unisson. Remarquable ! Caractérisé par son refrain séduisant, le blues/rock "Same flame" s’appuie sur un riff puissant et se distingue par sa sortie lumineuse à la slide. Les styles proposés sont variés. Eclatante, envoûtante même, la voix de Mrs Bailey est parfaitement soulignée par le piano de Bobby Wood et l'orgue Hammond que se réserve l’Anglais Jonny Henderson (Matt Schofield Trio), tout au long de la ballade indolente "What if I". Les grattes sont chargées de réverb’ lors du bien roots, "Barrel of your gun". Les percus de Wes Little sont particulièrement efficaces sur le delta blues nerveux "Let me hear you scream", alors que la slide est omniprésente. Ballade, "Believed in you" se distingue par un envol de cordes beau à pleurer. Enfin, "Howlin' Wolf" rend hommage aux légendes du Chicago blues disparues…

 

mercredi, 21 février 2018 12:12

Songs from the road

Encore une chanteuse comparée volontiers à Janis Joplin ! Elle est canadienne et répond au nom de Layla Zoe. Sa carrière semble bien lancée, puisqu’elle a signé un contrat chez le label allemand Ruf. Elle ne pouvait donc pas échapper à la série d’œuvres immortalisée ‘live’ et baptisées "Songs from the road" qui sortent sur cette écurie en cd et dvd. 

Sur les planches, Layla est épaulée par ses musicos. En l’occurrence le guitariste Jan Laacks, le bassiste Christophe Hübner et le batteur Claus Schulte. Le concert s’est déroulé au Hirsch Club de Nuremberg, en 2017. Au menu, 10 plages pour le cd, onze pour le dvd. Une ne figure que sur le cd, la cover du "The wind cries Mary" de Jimi Hendrix. Deux uniquement sur le dvd, "Work Horse" et la finale "Me and Bobby McGee".

Layla avait déjà publié un elpee ‘live’, enregistré en public, "Live at Spirit of 66", en 2015 ; mais le répertoire proposé ici est fondamentalement différent. Elle entame son show par "Backstage queen", un rockin' blues imprimé sur un mid tempo. Sa voix est autoritaire. Sa présence scénique, indéniable. Le spectre de Jimi Hendrix hante tout l’opus. Faut dire que le gratteur y contribue largement. Même sur les ballades bluesy "A good man" et "Why do we hurt the ones we loved". Layla libère une grande dose de sensibilité tout au long de l’indolent "Sweet angel". Henrik Freischlader cosigne "Never met a man like you", un shuffle texan digne de Stevie Ray Vaughan. Tout aussi nonchalante, la très longue plage atmosphérique "Highway of tears" assied une très bonne interaction entre la guitare et le chant théâtral voire tragique de Miss Zoe. Le compact disc s’achève, sans surprise, par la cover d’une autre ballade issue de la plume de Jimi Hendrix, "The wind cries Mary".

Le dvd recèle deux bonus. Tout d’abord le très long "Work horse", au cours duquel les musicos reçoivent leur billet de sortie, dont Laacks à la guitare talk box. Puis "Me and Bobby McGee", une compo qui figurait au répertoire de Janis joplin. A cappella la performance est une jolie réussite, mais la voix est plus propre et moins sauvage que celle de l'icône des sixties.

 

mercredi, 21 février 2018 12:11

This sweet old world

Chanteuse et compositrice, Lucinda Williams pratique ce qu’on appelle aujourd’hui de l’americana. Son premier elpee, "Ramblin'", remonte à 1979 ! Faut dire qu’elle affiche déjà 65 balais ! Originaire de la Louisiane, elle s’est établie à Nashville. Elle a atteint la véritable consécration en 1998, grâce à son album "Car wheels on a gravel road", sur lequel figure son plus grand succès, "Little Honey", un hit qui entrera même dans le Top 10, aux States. "This sweet old world" propose des compos qui figuraient déjà sur un long playing, publié en 1992. Mais il est le fruit de nouvelles sessions qui ont été réalisées à  Los Angeles, en compagnie de son backing group actuel, une formation impliquant le guitariste Stu Mathis, le bassiste David Sutton et le batteur Butch Norton. Pour la circonstance, Greg Leisz –dont on ne compte plus les collaborations– est venu apporter son concours à la gratte. En fait, cet opus célèbre le 25ème anniversaire de la parution de l’elpee originel. Et le résultat est excellent!

"Six blocks away" ouvre le bal. Mathis se charge de la guitare à 12 cordes, tout au long de ce morceau réminiscent des Byrds de la belle époque. Des cordes qui restent particulièrement inspirées tout au long du country/rock/roots "Prove my love". L’opus recèle de nombreuses ballades. Certaines sont vraiment superbes. A l’instar de "Memphis Pearl", mais surtout de "Something about what happens when we talk" et "Sidewalks of the City", dont le climat évoque le "Sticky fingers" des Stones, un album culte paru en 1971 ! Blues/rock, "Pineola" est découpé dans des riffs puissants. La voix est remarquable et les échanges opérés entre Mathis et de Leisz aux cordes électriques, sont lumineux. Le long playing recèle quatre bonus tracks, dont deux blues primaires ainsi que "Wild and blue", une dernière ballade qui véhicule des accents dramatiques.

 

dimanche, 11 février 2018 02:00

Diving for Pearls

Colin Steele est trompettiste de jazz. Ecossais, il est issu d'Edimbourg. Et tout au long de cet opus, il rend hommage à son compatriote, David Scott, le chanteur/compositeur des Pearlfishers. Steele a d’ailleurs souvent apporté sa collaboration à ce band. Il partage d’ailleurs un même goût pour les mélodies concoctées par Burt Bacharah, les Beatles et les Beach Boys. C’est le label Marina qui lui a demandé de réaliser ce projet. Qu’il a accompli à l’aide de trois acolytes. Tout comme Colin, ce sont des musicos de calibre. Ce quartet propose tout au long de cette œuvre un jazz plaisant, sophistiqué et d’excellente facture. Dominant le sujet, la trompette de Steele adopte une tonalité proche de celle d’un Miles Davis. Dave Milligan brille aux ivoires d'un bout à l'autre. Réunissant le bassiste Calum Gourlay et le batteur d'Alyn Cosker, la section rythmique forme une assise à la fois légère et sans faille.

 

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