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    Un cœur si cruel … Novastar présente son nouveau single 'Cruel Heart', extrait de l'album 'In The Cold Light Of Monday'. Cette grande ballade touchante…

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Jean-Claude Mondo

Jean-Claude Mondo

dimanche, 11 février 2018 18:35

Moon over Montgomery

Ralph McKee est originaire du Michigan. Un vétéran qui a entamé sa carrière au cours des années 70, comme bassiste chez All Directions, une formation responsable d’une musique qui mêlait funk, jazz, blues et rock. Lorsqu’il milite chez Big Fun, il intègre son jeune frère, Denis, de onze années son cadet. Il va se consacrer essentiellement à la guitare. Big Fun devient ensuite The Pulsations, et adopte alors un style reggae/funk. Après avoir vécu de multiples expériences, les deux frangins décident enfin de monter leur propre projet, The McKee Brothers. De nombreux amis les rejoignent régulièrement tant sur les planches qu’en studio. Le dernier opus du tandem, "Enjoy it while you can", remonte à 2016.

Pour enregistrer « Moon over Montgomery », il a d’ailleurs reçu un le concours d’un nombre impressionnant de collaborateurs. D’excellente facture, la musique est le fruit d’un cocktail mêlant funk, soul, jazz, blues et rock. Très roots, "Worried about tomorrow" constitue un des trois meilleurs morceaux de l’elpee. Laith Al-Saadi (NDR : il a remporté, en 2016, une saison du ‘The Voice’ yankee) se consacre au chant. Soutenu par la slide de Stan Budzynski, Larry McCray brille aux cordes. Enrobé de chœurs, "Remember when" est une piste roots/rock au cours de laquelle Denis McKee libère toute sa sensibilité sur sa gratte. Il chante, d’une voix particulièrement mélodieuse, le blues/funk "Blues of the month Club"…

 

Ce chanteur/compositeur texan sévit depuis le début des années 70. "Tell the devil I'm gettin' there as fast as I can" constitue apparemment son 17ème elpee personnel. Un disque découpé en 11 plages, exécutées dans un style qu’on pourrait aujourd’hui qualifier d’americana.

L'ouverture "God looked around" donne le ton. La coloration roots est manifeste et intègre des éléments blues et country. La voix domine une excellente instrumentation mise au service du leader. Blues rythmé, "Lucifer and the fallen angels" est illuminé par la guitare aventureuse du fils, Lucas Hubbard. Autre blues, "Open G" est d'une simplicité déconcertante. Le vocal est uniquement soutenu par les interventions dépouillées au dobro de Jeff Plankenhorn. Tout au long du titre maître, Ray Wylie est épaulé par la voix de Lucinda Williams, une gentille ballade dylanienne entretenue par l'orgue Hammond de Bukka Allen et les cordes de Lucas. Hypnotique, "Old wolf" est inévitablement hanté par Howlin' Wolf. "The Rebellious sons" constitue probablement la meilleure piste du long playing. A cause des guitares acides injectées par la formation psyché issue d'Austin, Bright Lights Social Hour...

 

dimanche, 11 février 2018 18:25

Until better times

Leif de Leeuw est un guitariste batave. Son backing group réunit la chanteuse/guitariste Britt Jansen, le drummer Tim Koning et le bassiste Boris Oud. Lors des sessions d’enregistrement, ils ont reçu le concours de quelques collaborateurs, qui participent d’ailleurs à une majorité de plages, dont Willem 't Hart, préposé à l’orgue Hammond et aux claviers ainsi que Jasper Ras, aux percussions. Ce dernier assure aussi la production. Ce band pratique un power blues rock très travaillé. Le groupe avait gravé "Ep deluxe", en 2014, et un album baptisé "Leelah", en 2015.

"All coming back" reflète bien le style de Leeuw. Un hard rock mélodique qui véhicule de solides accents blues prononcés. Les interventions de gratte sont bien léchées. Les claviers s’intègrent parfaitement dans l’ensemble. La voix bien articulée de Britt domine le sujet, surtout lors des morceaux les plus lents. Elle réalise d’ailleurs une véritable prouesse vocale sur "Mr Hangman", alors que Leif s’illustre à la pedal steel. Mais également rayonne littéralement tout au long du titre final, le dépouillé et simplement beau "Dysphoria".

"Thank you" se distingue par ses changements de rythme, mais également grâce aux cordes qui se dédoublent avec bonheur. Plusieurs plages adoptent un profil southern rock, empruntant des intros aux grands groupes sudistes comme l’Allman Brothers Band, à l’instar de "Getting older", une plage au cours de laquelle la slide de de Leeuw se révèle vraiment captivante, mais également "Doing it allright" et "Be loyal".

 

dimanche, 11 février 2018 18:24

Driftin' heart

Ce chanteur/guitariste canadien réside à Victoria, mais il jouit surtout d’une solide notoriété sur l'île de Vancouver, où il défend différents projets. Son backing group implique le drummer John Hunter, un personnage qui s’est produit régulièrement en compagnie de bluesmen noirs prestigieux, le bassiste George Fenn et le claviériste Dave Webb. Baignant au sein d’un blues/rock au accents sudistes, "Driftin' heart" constitue son troisième LP. Il fait suite à "Urban Blues" et "Live at the Blue Gator". Sur les onze plages, sept son coécrites par John et Jason.

Efficace, "Fool from the start" ouvre l’elpee. Tapissé chaleureusement par l’orgue Hammond, ce shuffle texan est hanté par le regretté Stevie Ray. "Last love affair" et "You're sweet" adoptent un profil semblable. Naturellement puissante, la voix de Jason évoque alors celle d'un autre Texan, Omar Dykes. Mais lorsqu’elle devient caverneuse, c’est plutôt au légendaire Howlin' Wolf qu’on se met à penser. A l’instar de "Government man". "Stay the night" macère dans les swamps louisianais, dans un climat que n’aurait pas désavoué Guitar Slim. Buie démontre toute sa maîtrise sur les cordes, sur le "Cold cold feeling" de Jessie Mae Robinson, "Suits me to a tee" et "12 O'clock check out", des compos imprimées sur des tempos plus lents…

 

lundi, 12 février 2018 02:00

Walk on in

Richard Van Bergen est néerlandais. Un guitariste considéré comme un énorme bosseur. D’ailleurs quand il ne joue pas en compagnie de son band, Rootbag, il part en tournée, comme deuxième gratteur, pour épauler un des meilleurs bluesmen belges, Guy Velinde. Sans oublier ses participations ponctuelles auprès de Jack Hustinx, The Shiner Twins ainsi que The Qeaux Qeaux Joans. Rootbag, c’est sa section rythmique. Elle réunit le réputé Jody Van Ooijen à la batterie et Roelof Klein à la basse. En 2014, le trio avait publié un excellent opus. Un éponyme !

Richard est toujours aussi marqué par le blues originel issu du Mississippi qu'il accommode à sa sauce. Funk délicieux, "Rock me right" ouvre le long playing. L’intro trempe dans la reverb. Primaire, "Maybe someday" baigne dans le delta. Les cordes y sont parfaitement intégrées. La voix de Richard est convaincante tout au long de "That's what you do to me", un shuffle brûlant balisé par la section rythmique classieuse. Manifestement, il aime beaucoup les rythmes néo-orléanais. Et il le démontre, notamment, sur "Can't keep up", un plage tapissée par l'orgue de Roel Spaniers. Roots/blues, "Love my baby" met en exergue la slide bien huilée et l'harmonica de Gait Klein Kromhof. Un superbe album !

 

vendredi, 24 novembre 2017 15:44

Live at Brighton Road

Elle a fêté ses 32 ans et vient de signer chez l’écurie américaine Vizztone. A 22 printemps, cette chanteuse britannique avait alors décroché un contrat pour le dynamique label allemand, Ruf Records, y publiant, l’année suivante, "Heal my blues". Depuis, elle a tourné inlassablement et enregistré plusieurs long playings. Mais également participé à différents projets impliquant des chanteuses du label, auxquels avaient participé la regrettée Candye Kane, mais aussi Sue Foley, Deborah Coleman, Samantha Fish et Cassie Taylor, à des époques différentes.

Paru sous la forme d’un cd et d’un dvd, "Live at Brighton Road" est partagé entre une session acoustique et électrique. Deux fois cinq titres. Elles se sont déroulées au Brighton Road Studio, à Hassocks, au Nord de Brighton, en Angleterre.

La partie acoustique met bien en relief la voix pure et vivace de Miss Wilde ; et tout particulièrement lors du blues d'ouverture "Bumble Bee", une compo issue de la plume de la légendaire Memphis Minnie. Son frère, Will Wilde, s’y révèle particulièrement convaincant à l'harmonica. Les autres plages baignent au sein d’un climat unplugged ou si vous préférez, folk. Elle dédie "My old man" à son grand-père. Trois voix féminines l’épaulent tout au long de "Glorious day", un morceau qui s’achève en gospel, rythmes et claquements de mains compris. Le "The living years" de Mike Rutherford (Genesis) bénéficie du concours de Sarah Davison au violoncelle. 

La partie amplifiée est bien plus intéressante. Pour la circonstance, elle est soutenue par un claviériste, un bassiste, un drummer et un harmoniciste, Will en l’occurrence. "Deeper than black" ouvre la plaque. Les interventions de Mrs Wilde aux cordes sont parcimonieuses, mais chargées de feeling ; et elles montent en puissance tout naturellement. Elle adapte le classique de Jerry Leiber and Mike Stoller, "Hound dog", un blues très rythmé enregistré à l'origine par Big Mama Thornton en 1952, mais dont la version interprétée par Elvis Presley, décrochera un n°1 rock'n'roll, quatre années plus tard. Et c’est Gregory Coulson qui y tire son épingle du jeu au piano. De ses ivoires, il balise "High on your love", une compo signée par Will, un pur rock’n’roll au cours duquel Dani brille aux cordes. La fratrie se distingue encore sur le shuffle, "Don't quit me baby", l’une à la gratte, l’autre à l’harmo, dans lequel il souffle à pleins poumons. "Refugee" clôt ce long playing. Une ballade roots qui traite, bien sûr, du problème actuel des réfugiés. Une interview de l’artiste figure également sur le dvd…

 

vendredi, 24 novembre 2017 15:41

Walk in the dark

Chanteur/compositeur, Rob Lutes est issu de Montréal. Son style musical, qui oscille entre le folk et le blues, est considéré aujourd’hui, comme de l’américana! Son premier elpee, "Gravity", est paru en 2000. Et "Walk in the dark" constitue son septième. Pour la circonstance, il a reçu le concours de musiciens locaux. La prise de son s'est déroulée à Montréal. Sur les treize plages, le Canadien en signe douze, s’autorisant en outre, une reprise du chanteur folk américain, John Prine.

Roots song, "A little room" bénéficie d’une jolie mélodie. Grave et un tantinet éraillée, la voix de Rob émerge d’un ensemble, au cours duquel la basse se révèle très présente, alors que piano électrique, orgue, cordes acoustiques et électriques tissent la structure instrumentale. Abordé sous la forme d’une ballade, "There's no way to tell you that tonight" rend un très bel hommage au bluesman James Cotton. Le ton reste solennel. La voix monte facilement en puissance, alors que la guitare de Rob MacDonald se réserve un bel envol, relayé par l'harmonica de son compatriote –un pote– Guy Bélanger. Excellent! Et "Spence", au regretté guitariste bahaméen Joseph Spence, disparu voici plus de trente ans. Caractérisé par sa conjugaison de cordes acoustiques et électriques, "I am the blues" est un blues cool. Et on a même parfois que Rob chante juste en face de nous. Le titre maître est aussi le meilleur. Grâce à son sens mélodique et à sa construction harmonieuse. Mais également aux interventions d’orgue et de piano que se réserve Bob Stagg. Un véritable régal ! Le long playing recèle plusieurs ballades roots, dont le "Rocky Mountain time" de John Prine est certainement la plus intéressante. Caractérisé par la guitare quasi-manouche, "Believe in something" est souligné par l'harmonica de Guy Bélanger. Et ce dernier brille encore sur "Better past", une plage dynamisée par la basse acoustique. Deux titres qui achèvent le long playing et ne manquent certainement pas de swing.

 

vendredi, 24 novembre 2017 15:40

Palestine Blues

Chanteur/guitariste, Lew Jetton vit aujourd’hui dans le Tennessee. Ce qui ne l’empêche pas de présenter la météo sur une chaîne de télévision locale, à Jackson. Ses débuts, il les a accompli dans le Kentucky voisin, au sein de 61 South, à partir de 1994. Et il va finalement en devenir le leader. Depuis le début de ce millénaire, le band à gravé quatre elpees, dont ce "Palestine blues", qui reflète une période difficile traversée par Jetton, ces 10 dernières années. Une décennie au cours de laquelle il a été confronté aux addictions à l'alcool et aux drogues, à la dépression, à la frustration et à l'absence de travail! "Palestine" est un quartier de Paducah qui abrite une communauté urbaine où il vit! La Palestine est aussi bien sûr un lieu de conflit, c'est un peu ce qu'il a vécu lui-même. Dix épisodes personnels, qui bénéficient, pour l'essentiel, du concours de la section rythmique de 61 South ; en l’occurrence le batteur Erik Eicholtz et le bassiste Otis Walker.

"Will I go to hell" pose d’emblée une question existentielle. Introduite par des sonorités de cordes empruntées à John Lee Hooker, la plage est rapidement contaminée par l'harmonica percutant de J.D. Wilkes (NDR : il a autrefois, milité au sein de 61 South et se consacre, depuis de nombreuses années, au chant, chez les Legendary Shack Shakers). Un brûlot abordé à la manière d’un boogie. Les riffs rythmiques sont puissants tout au long de "Oh my my", un rockin' blues dont le vocal solide ouvre la voie à envol enflammé sur les cordes. Ballade roots, "For the pain" est un morceau savoureusement suranné. Remarquable, la voix de Letton rappelle parfois celle du Van Morrison de la grande époque. Des riffs ‘rollingstoniens’ découpent "Mexico", une piste aux tonalités southern rock. Excellent ! Shuffle entraînant, "Sold us out" annonce le retour de J.D. Wilkes à l'harmonica ; et ses interventions sont toujours aussi saignantes ! Imprimé sur un mid tempo, "Don't need no devil" macère dans le delta. Les percus d’Erik tirent parfaitement leur épingle du jeu, alors que la voix est possédée et autoritaire. Très soudée, la section rythmique balise le troublant "Christ have mercy". Elle talonne les cordes du leader qui crachent des notes menaçantes. Roots/rock, "Drama" ne manque pas de charme. Une compo qui se singularise par l’excellente intervention vocale. Et l’elpee de s’achever par "Bout time", un blues/rock rapide et de toute bonne facture…

 

jeudi, 26 octobre 2017 12:15

R.I.P. Fats Domino

Antoine Domino Jr, alias Fats Domino, est décédé de mort naturelle chez lui, ce 25 octobre 2017, à Harvey, de l'autre côté du Mississippi, à la Nouvelle Orléans. Là où il avait reconstruit sa maison après le passage de l'ouragan Katrina, en 2005.

C'est dans la grande cité musicale du sud qu'il était né. Le 26 février 1928 février. Il était donc âgé de 89 ans. D'origine créole, il a appris à jouer du piano dès son plus jeune âge.

Ce grand amateur de blues et de boogie-woogie avait été repéré par un chercheur de talent, le trompettiste/compositeur Dave Bartholomew. Il est signé dès 1949 par le label Imperial. Fats portera sera d’abord considéré comme un artiste de rhythm & blues avant de devenir l'un des pionniers du rock'n'roll.

Fats Domino a énormément enregistré et à décroché de nombreux succès, à l’instar de "Blueberry Hill", "I'm walkin'", Ain't that a shame", Josephine" et bien sûr "Lady Madonna", sa reprise des Beatles.

Il restera définitivement l'un des plus grands noms du rock'n'roll noir auprès de Chuck Berry et Little Richard.

 

mardi, 24 octobre 2017 17:35

Calling Nashville

Le blues/rock de Trevor Sewell rencontre une certaine popularité de l'autre côté de l'Atlantique. Pourtant, ce chanteur/guitariste est britannique. Au sein de l’Albion, il s’est surtout forgé une notoriété comme musicien de studio. Sa discographie personnelle est quand même conséquente et recèle même des hommages rendus tantôt à Mark Knopfler, Robert Johnson et même Freddie King. Sous-titré "An Americana Adventure", ce nouvel elpee a été enregistré au studio Sound Emporium de Nashville, soutenu circonstancielle ment par une section rythmique, basse/batterie. Trevor signe les onze plages.

Blues/roots assez complexe, "Some day" entame les hostilités. Le trio est ici épaulé par Kellen Michael Wenrich, au violon. Des chœurs soulignent la voix éraillée de l’artiste qui dispense des riffs de guitares largement amplifiés. Des interventions qui se révèlent surprenantes, hantées par le Mark Knopfler de Dire Straits, tout au long de la ballade folk/rock "Mountain of gold". Superbe ! Un spectre que l’on retrouve sur "Matter of time", un roots/rock cool au cours duquel Trevor se révèle un excellent gratteur. Chargé de jazz et de swing, "Fade to grey" (NDR : rien à voir avec le tube de Visage !) est une longue compo. Sewell partage les vocaux avec Janis Ian, particulièrement notoire dans l’univers du folk. En outre, cette dernière double au piano. Blues lent plutôt laidback, "Long time ago" se distingue par un bel échange vocal entre l’Anglais et l'admirable Tracy Nelson (NDR : fin des sixties, elle militait chez Mother Earth, à San Francisco). La guitare passe à l’offensive sur "You ain't what I'm looking for", un blues rapide inspiré par Freddie King. Piste nerveuse aux accents rock, "Stand next to him" est le théâtre de beaux échanges entre le violon et la guitare. En finale, Janis Ian revient aux ivoires, pour le tendre et mélancolique "Shadows"…

 

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