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Didier Deroissart

Didier Deroissart

samedi, 20 février 2021 18:01

Folies Berbères

Chanteuse et comédienne, Carima Amarouche a opté pour Karîmouche, comme patronyme de scène. Elle a vu le jour à Angoulême dans une famille berbère. Et aujourd’hui, la diva sub-saharienne s’érige en fidèle dépositaire des coutumes de la musique du Bled.

Six ans après avoir gravé « Action », son précédent LP, et onze ans après son premier, « Emballage d’origine », elle nous propose donc son troisième, « Folies Berbères ».

Réalisé par Tom Fire (Suzane, Melissa Laveaux, Winston McAnuff), elle y chante d’une voix chaude et frondeuse, rappelant celle de… Suzane (NDR : tiens, tiens !), le bonheur, ses racines, l'amour et les désillusions sous des beats hypnotiques et des instruments comme résonnance de ses origines berbères. Une œuvre qui sent bon la chaleur du sable chaud et les montagnes du Bled. Mais si l’influence orientale est résolument assumée, elle ne bouscule pas moins les frontières établies.

Suivant son habitude, elle conjugue poésie, chronique sociale et sens de la dérision, combinaison qu’elle manie à coups d’auto-tune.

Référence au film culte de Francis Ford Coppola, « Apocalype Now » constitue une critique brûlante sur l’environnement.

Elle délivre des messages universels, évoque la citoyenneté désabusée (« La Promesse De Marianne »), fustige la téléréalité et ses gloires faciles (« Polluée ») et ose une étude sociale ainsi qu’un analyse sociétale tout au long de « Dans Ma Ville ».

Entre trip hop et musique orientale « L’Ecume Des Sourds » nous replonge dans le Bled.

La chanteuse brésilienne Flavia Coelho vient donner de la voix sur « Princesses ». Issue d'une famille matriarcale, Carima y dénonce le machisme, le racisme, mais, là encore, sans aigreur, avec humour, en mode guerrière : ‘J'suis pas ta beurette à chicha, ta biquette à shawarma, ta barrette de zetla, ni ta charrette à charia’, rappe-t-elle dans le premier couplet, avant d'assumer, avec classe : ‘Je veux de la haute couture, des mots cousus sur mesure !’ Berbère on l’est ou on ne l’est pas.

Autre collaboration, celle de R.Wan, parrain du rap-musette et considéré comme l’un des plus talentueux paroliers de sa génération, pour « Néon ».

Petit Tourbillon » nous entraîne sur les plages de Kingston, en souvenir de Bob Marley.

Et c’est chargé de « Spleen » que s’achève la dernière piste de ce long playing…

lundi, 23 novembre 2020 11:52

A la rencontre de Beyries…

« Encounter », le second elpee de Beyries, est paru ce 16 novembre 2020. En attendant, elle nous en propose « Graceless », un hymne poignant qui sent très bon le New-Jersey du Boss (Springsteen), brassant les émotions autant qu’il fait hocher la tête de celui ou celle qui l’écoute. Elle est canadienne et est issue d’Outremont près de Montréal.

Le vidéoclip de « Graceless » a été conçu par la réalisatrice française Raphaëlle Chovin, à qui l’on doit aussi les précédents clips de « Closely » et d'« Over Me ». Pour la circonstance, elle nous confronte à des images qui démontrent que, peu importe notre situation, nous pouvons y arriver lorsque nous unissons nos forces.

« Graceless » élargit la vision de Beyries vers l'extérieur, capturant l'essence de l’imprévisibilité du climat actuel, sans perdre de vue les batailles difficiles auxquelles nous sommes tous confrontés à un niveau personnel.

Chacun des 11 titres d’« Encounter » raconte sa propre histoire. Grâce au soin apporté par Beyries à la composition, la mélodie, les harmonies et les paroles, cet opus décrit avec élégance et sans prétention les relations sincères et enrichissantes que nous établissons tout au long de notre vie.

Pour découvrir le clip de « Graceless », c’est ici

https://www.beyriesmusic.com/fr/

 

mardi, 17 novembre 2020 18:19

Temps Calme sur Lille…

Réunissant le guitariste Olivier Desmulliez (Ed Wood, L'Objet), le claviériste Samuel Allain (Black Bones) et le drummer Nicolas Degrande (Roken, Louis Aguilar), Temps Calme est un trio lillois né en 2018. 

Après avoir publié un premier Ep au printemps 2019, il nous propose son premier album. Intitulé « Circuit », il avait été précédé par la sortie de deux singles, « Emie », première pépite stellaire ainsi que l'envoûtant « Dancing Owl ». Ce nouvel opus paraîtra ce 6 novembre. Temps calme pratique une musique rétro-futuriste, empreinte d’une grande sérénité, fruit d’un cocktail entre électronique, krautrock, jazz, pop et psychédélisme.

Cordes de gratte chargées de reverb, synthés analogiques, drumming vaguement syncopé et vocaux harmonieux alimentent une solution sonore à la fois romantique et atmosphérique. A écouter au coin d’un bon feu de bois…

« Mirrorball », le nouveau clip, est à découvrir ici

 

Le duo californien Parson Jones et la chanteur anglais Just Jack étaient faits pour se rencontrer. Et bien que surprenante, leur collaboration s’est concrétisée à travers « Flat Earth Theme », un morceau mélodique, sensuel, porté par un groove universel et sensible.

Dans la vidéo de « Flat Eart Thème », réalisée par la dessinatrice et animatrice américaine Mica Jennings, déjà remarquée pour ses précédentes réalisations pour Parson Jones, on retrouve toute la poésie de la réalisatrice qui dépeint la difficile recherche de l'amour dans un monde moderne, solitaire et parfois déroutant.

A l’instar de son titre « Make And Model », Parson Jones est capable de se frotter à des tas de styles musicaux, depuis le rock à l’électro, en passant par le hip-hop, la pop et le folk, tout en explorant les sentiments de l'âme humaine. Le clip consacré à « Flat Earth Theme » est disponible ici

 

jeudi, 05 novembre 2020 09:32

Mélie Fraisse chante « Paris »…

Intitulé « Paris », le nouveau single de Mélie Fraisse paraît ce 4 novembre 2020. Il précède la sortie d’un deuxième Ep, chanté dans la langue de Molière…

Réalisé par Frédéric Soulard (Maestro, Tigersushi), son premier Ep était paru en 2017. Et les textes étaient alors composés dans la langue de Shakespeare. Elle a également tourné pendant deux en ans en compagnie de Cats on Trees, où elle a assuré la basse, le violon et le chant.

Véritable déclaration d’amour à cette ville, cette chanson prend une résonnance toute particulière dans les circonstances actuelles. « Paris » est également une chanson qui évoque le départ, tous les départs, et en même temps, tous les recommencements. Quitter une énergie pour en retrouver une autre, en continuant d’aimer sans renier les choses que l’on a aimé. « Paris », c’est aussi une chanson qui dit ‘Je t'aime’. Et ce n’est pas peu dire... Originaire de Sète, Mélie Fraisse livre beaucoup d'elle même dans ce titre aux paysages électroniques fugaces, qu’elle peaufine de sa voix précieuse. Pour découvrir son nouveau clip, c’est ici

 

vendredi, 28 août 2020 16:11

Un bon bol d’électricité sudiste…

Au départ, le concert de Thomas Frank Hopper devait être la dernière date du Pango Tour, un chouette festival organisé par le Zik-Zak. Finalement, le concept va être prolongé en septembre et octobre. Vu la pandémie, c’était sans doute la meilleure idée. La formule ? Un groupe, le chapeau à l’entracte, la distanciation sociale et le masque. Ce soir, c’est un habitué des lieux qui se produit ; et à l’instar de Ben Harper, il excelle à la lap steel guitare…

Né à Bruges, Thomas Verbruggen, aka Thomas Frank Hopper, a longtemps vécu et bourlingué sur le continent africain. A cause de la profession de son paternel, dont la famille devait changer régulièrement de port d’attache.

Il est également le chanteur le Cheeky Jack, une formation responsable d’un seul elpee à ce jour, « Black Sheep », paru en 2014. En solo il a gravé deux Eps, « No Man’s Land » en mars 2015 et « Till The Day I Die » en 2019.

Ce soir, Thomas Frank Hopper est soutenu par le guitariste Diego Higueras, le bassiste Jacob Miller, le drummer Nicolas Scalliet et le trompettiste de jazz Aristide d’Agostino.

Le plus souvent, Frank joue de la lap steel guitar qu’il a branchée sur un ampli à lampes, afin de libérer des sonorités chaleureuses. Il en joue, assis, l’instrument sur les genoux, à la manière de Ben Harper. Parfois, il se relève et la troque contre une gratte électrique plus conventionnelle, dispensant alors des riffs réminiscents de Jack White voire de John Butler. Guitariste également, Diego HIgueras (NDR : il est également impliqué chez The Landscape Magazine, un projet qu’il partage en compagnie de Nicolas Draps) possède un toucher de cordes proche de Carlos Santana. Et franchement, il est doué. En outre, lorsque les guitares se conjuguent et s’emballent, la musique atteint un superbe moment d’intensité électrique. Soutenue par des chœurs bien en harmonie, la voix de Thomas est claire et précise. Evidemment, lorsqu’épisodiquement, Aristide, invité pour la circonstance, souffle dans sa trompette, l’expression sonore prend une coloration un peu jazzyfiante.   

Tout au long du set, on est transporté de l’autre côté de l’Atlantique, pour un voyage à travers le Sud Profond des States. Depuis La Louisiane (Baton Rouge, la Nouvelle- Orléans) et ses bayous jusque l’Alabama (NDR : peut-être du côté de Bay Minette, afin d’y adresser un bonjour à la famille de BJ Scott) en passant par le Mississippi. S’autorisant même un saut dans le Dakota, à travers « Tatanka », qui se traduit par ‘bison’ en langage lakota, le dialecte des Sioux. Puis mystérieusement, certains rythmes évoquent plutôt l’Afrique. Ce qui peut aussi se comprendre vu son background.

Un bon bol d’électricité sudiste…

Setlist : « Bloodstone », « Into The Water », « Tales From Yhe Rails », « Crazy Modjo », « Cold Meat », « Change», « Dirtylicious », « Tatanka », « Bad Talk », « The Sinner », « Fast Lane », « Savages », « Sweet Black », « Magic Sugar Babe », « Till The Day I Die », « Who’s To Blame », « Bad Wolf», « Mad Vagabond », « Mississippi », « Into the Water » (Rappel)

Organisation : (Zik-Zak et Rock Nation)

lundi, 02 novembre 2020 10:15

Dodie, une fille vraiment cool

Agée aujourd’hui de 25 printemps, Dodie publiera son premier elpee ce 5 mars 2021. De son véritable nom Dorothy Miranda Clark, cette artiste excentrique s'est d'abord faite connaître grâce à ses vidéos de reprises de titres musicaux au piano et au ukulélé, avant de composer ses propres chansons. Depuis, cette autrice-compositrice-interprète britannique (NDR : elle est originaire d’Epping, dans l’Essex) est devenue une véritable star sur les réseaux sociaux, et tout particulièrement sur Youtube. Extrait de son futur opus, le single « Cool Girl » est disponible ici

 

Bingo Club publiera un Ep ce 20 novembre 2020. Intitulé « Separated », il a été mixé par Al Carlson (Weyes Blood, Jessica Pratt, Ariel Pink). Des tas de chanteuses et musiciens figurent parmi ce collectif où chacun est venu jouer selon ses envies et aspirations du moment.

La vidéo de « Separated » a été tournée dans l'Himalaya par Adrien Nicolay, lors d'un documentaire sur la vallée de Kullu, surnommée la vallée des dieux.

Ecrite par Neysa Barnett, Emile Larroche et Martin, la chanson parle d’isolement collectif et d’évasion intérieure.

La vidéo de « Separated », titre maître, est disponible ici

Et du single « Now It’s Never »,

lundi, 02 novembre 2020 10:10

Les prises de position d’Ariana Grande…

Ariane Grande publiera un nouvel elpee ce 30/10/2020. Ce sera son sixième. Intitulé « Positions », il sera découpé en 14 plages. Lors des sessions, la pop star a reçu le concours de Doja Cat (« Motive »), Ty Dolla $ign (« Safety Net ») et à nouveau The Weeknd (« Off the Table »).

Extrait de cet album, le titre maître fait l’objet d’un clip, et il est disponible ici

 

samedi, 12 septembre 2020 11:23

Julie et ses compagnons…

Ex-prof d’histoire et de géographie, Julie Compagnon est mieux connue comme animatrice et chroniqueuse sur Viva Cité (NDR : le ‘8/9’ et ‘Pigeons’), mais elle est également chanteuse. Avant de fonder Plane Jane, elle a milité au sein d’un groupe et d’un duo de reprises. Le premier était consacré à des covers de France Gall et le deuxième, partagé en compagnie de Christophe Pons, répondait au patronyme de Closer.

Julie était programmée ce 11 septembre au Zik-Zak à Ittre, dans le cadre du ‘Pango tour’ 2020, mais le concert a rapidement été décrété sold out. Aussi, un second a été rajouté le lendemain. Il s’agit de sets intimistes prévus tout le mois de septembre au cours desquels les distanciations sociales sont respectées et le port du masque est obligatoire lors des déplacements. Et le passage du chapeau lors de l’entracte est maintenu. Ce sera le salaire des artistes. En cette période difficile, la méthode est amplement justifiée ; une formule déjà utilisée par Frédéric Bultaye, lors de ses soirées ‘Cerises’, à Bruxelles…

Sur les planches, Julie est soutenue par cinq musicos et deux choristes. En l’occurrence Christophe Pons (Machiavel, Tina Arena, Lara Fabian) à la guitare électrique, Olivier Fanuel à la basse, Xavier Bouillon aux claviers (Mister Cover, Hollywood Bowl, Benjamin Grandgeorge), Raphael Pire aux drums, Michel Seba aux percus ainsi que Thom Dewatt et Natacha Wuyts aux chœurs. 

Ballade douce et langoureuse, « Fire in the shade » ouvre le concert. On a envie de danser un slow, mais c’est interdit. Corona oblige ! Les arrangements sont complexes. Les harmonies vocales des deux choristes soulignent parfaitement la voix envoûtante et atmosphérique de Julie. Rayonnante, elle a constamment le sourire aux lèvres. On ressent d’ailleurs toute la passion qu’elle injecte dans son interprétation. Les autres artistes semblent s’amuser comme des petits fous. Ils sont manifestement heureux d’être sur les planches. Et la bonne humeur est communicative. Pas étonnant, puisqu’ils sont interactifs et invitent régulièrement l’auditoire à réagir.

Feutrée, la musique de Plain Jane baigne dans le country/folk ou le bluegrass. On a parfois l’impression de traverser les grandes plaines du Middle West. Encore que la reprise du « Songbird » de Fleetwood Mac nous ramène au thème du divorce au sein des couples (NDR : une compo qui figurait sur « Rumours » ; paru en 1977, cet elpee est un des plus vendus par cette formation britannique). Uniquement interprétée en piano/voix, la version est absolument superbe ! Sans quoi Julie empoigne de temps à autre une gratte semi-acoustique. Au fil du set, les influences émergent, oscillant de John Mayer à Sheryl Crow, en passant par Portishead. A l’instar de « Human Scale », au cours duquel Xavier se distingue aux claviers. Des claviers généreux qui inondent l’intro de « Bumpy Road », un peu dans l’esprit du « Division bell » de Pink Floyd ». Un très chouette concert !

Setlist : « Fire In The Shade », « Five », « Now Sing », « Bumpy Road », « Human Scale », « Shadow », «  Line Of Sight », «  Songbird » (Fleetwood Mac cover), « The Calling », « Up to you », « Don't swear », « Soldier ».

(Organisation : Le Zik Zak et Rock Nation)

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