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Stéphane Reignier

Stéphane Reignier

vendredi, 10 mai 2019 10:54

Force et Amour

Charlotte est la fille de deux personnalités qui sont parvenues à se faire une place dans le monde très fermé du show business alors que pratiquement tout le monde les a oubliées (ou presque).

Qui sont-elles ? Muriel Dacq (Tropique) et Alec Mansion (Léopold Nord & vous) qui ont vendu près de deux millions de disques au cours des années 80. Qui peut se targuer aujourd’hui de pouvoir réaliser une telle prouesse ?

Nouvelle voix dans le paysage musical belge donc, la demoiselle évoque Lana Del Rey tant dans le mysticisme qu’à travers l'esthétique, les vidéos, le style vestimentaire et (accessoirement) musical.

Intitulé « Force et Amour », son elpee est plutôt réussi. L’essentiel des ingrédients sont réunis : un soupçon d’électro, une voix suave susceptible de vous flanquer des frissons partout (NDR : la plage d’ouverture vaut à elle seule le détour), des titres courts et des refrains que l’on aimerait revivre en boucle…

Ses quatre premiers singles « Pars », « Ta peau », « Fuis » et « Je plane » ont été largement diffusés sur les ondes radiophoniques et ont suscité une franche curiosité chez les auditeurs.

Sur fond de dream/pop, cet opus est un condensé d’émotions fulgurantes et intransigeantes entre rêve et réalité. Quelque chose de positif avec un spectre plus dark à la fois.

Les textes sont écrits en français et racontent de vraies histoires engageantes et faussement légères. Elle s’épanche sur des amours passionnément envoûtants lorsqu’elle n’aborde pas l’individualisme ou la collectivité (« Nous sommes ») à travers le prisme des yeux d’une jeune fille de son époque.

Elle aime aussi (se) raconter sur des sujets plus personnels « Ta peau », titre qui dépeint une relation de couple fragile et fusionnelle à la fois. Charlotte est une toute jeune femme qui déborde d’idéaux alors que les séparations et les divorces n’ont jamais enregistré un tel boom aujourd’hui. Paradoxe quand tu nous tiens…

Si vous aimez l’univers d’un certain Daughter, groupe de shoegazing britannique, drivé par Elena Tonra, vous devriez succomber à l’expression sonore libérée par cet LP.

Bref, de l’amour il y a, sans aucun doute. De la force, un peu moins, en tout cas dans le sens primitif du terme. Si ce n’est alors de la force de persuasion. Ou la force de l’amour ?

lundi, 29 avril 2019 10:58

Ces gens là

Rendre un hommage à un mythe de la chanson française disparu, à travers le prisme de ses contemporains, n’est pas un projet bien neuf.

Une pléiade d’artistes multigénérationnels s’est en effet prêtée à l’exercice des reprises (parfois insolites) du répertoire de Jacques Brel qui aurait fêté ses 90 ans le 8 avril dernier. Et le résultat figure sur une compilation baptisée « Ces gens-là », une chanson datant de 1966, au cours de laquelle le grand Jacques nous racontait l’histoire d’un désespoir face à un amour impossible…

Le travail de réalisation de Larry Klein et la finesse des arrangements permettent de considérer les compositions sous un nouvel angle, certes ; mais le disque souffre malheureusement d’un manque de qualité des adaptations, une lacune sans doute due à ces artistes qui ont privilégié l’air du temps sur l’émotion originelle…

Hormis donc quelques exceptions comme « Port of Amsterdam », une cover au cours de laquelle Marianne Faithfull scande un refrain mille fois entendu, mais parvient à lui communiquer une dimension particulière grâce à sa voix caverneuse, presque venue d’outre-tombe ou encore celle, émouvante, de Michel Jonasz (« Les vieux »), le reste fait pâle figure par rapport aux morceaux originaux.

On épinglera cependant encore le joli clin d’œil de Dutronc junior adressé au paternel dans « Vesoul », lorsqu’il prononce la phrase ‘T'as voulu voir Dutronc et on a vu Dutronc’…

Bref, que Slimane, Zaz ou encore Carla Bruni sachent que se réapproprier une chanson de Brel n’est pas une mince affaire…

Pour célébrer cet anniversaire, il aurait peut-être fallu inviter des artistes plus motivés… 

Et pour que votre info soit complète, sachez que Carla Bruni, Thomas Dutronc, Marianne Faithfull, Claudio Capéo, Bernard Lavilliers, Oxmo Puccino, Slimane, Melody Gardot, Zaz, Gauvain Sers, Michel Jonasz, Madeleine Peyroux et Liv Del Estal figurent au casting de ce "Brel, Ces gens-là"…

Parsemé de titres tantôt engagés, tantôt tendres, "Force et Amour" le premier LP de Charlotte laisse transparaître les méandres d'une jeune femme face à un monde quelque peu insensé.

Des voyages aériens malgré tout ancrés par des mots droits et méticuleusement choisis, des vagues de douceurs qui tendent à vous rappeler que vous n'êtes pas seul à lanciner et qu'il est bon de lanciner ensemble. De l'espoir, du partage, de l'amour, de la force.

Nouvelle princesse de la dream-pop, la chanteuse namuroise s'est forgée un prénom en publiant quatre singles empreints de mystère. Des titres courts, des refrains entêtants, des textes énigmatiques et des mélodies qui planent, c'est le résultat de sa collaboration avec le multi-instrumentiste Nico D'Avell.

Diplômée du Cours Florent, Charlotte réalise ses clips dont les story-boards oniriques sont illuminés des chorégraphies signées par sa frangine Betty Mansion.

Un univers qu'elle a réussi à imposer !

« Je plane » est disponible ici

 

 

 

CÉLÉNASOPHIA, né de la fusion de leurs deux prénoms, propose une chanson française réaliste urbaine. En 2015, les deux sœurs gravent un premier Ep qui leur permet d'arpenter leurs premières grosses scènes en Belgique (Botanique, Francofolies de Spa, BSF,...) et à l'étranger (Suisse, France,Canada, Côte d'Ivoire). Elles participent deux fois aux Rencontres d'Astaffort lors desquelles Francis Cabrel et son équipe les aident à peaufiner leur répertoire.

Dès 2016, le duo (Céléna, auteur-compositeur-interprète et Sophia, compositeur-interprète) décide de recruter un troisième musicien : Jérôme Magnée (Dan San,Yew, Ebbène...). C’est avec lui qu’elles remportent la médaille de bronze aux Jeux de la Francophonie d'Abidjan en 2017. C’est à Jérôme qu’elles confieront également la direction artistique de leur prochain opus qui verra le jour courant 2019, en habillant leurs compositions d'arrangements actuels aux sonorités urbaines.

« Seul Hôtel », leur nouveau titre de poésie urbaine est teinté d’une pointe de surréalisme. Il s’éloigne de la variété française et invite à la rêverie, à l’éveil d’images mystérieuses.

« Seul Hôtel », c’est un hymne à la solitude, c’est aussi le nom d’un hôtel imaginaire, un refuge pour se retrouver et extérioriser ses émotions à l’abri du regard des autres.

Le clip est réalisé à la manière d’un court métrage par Martin Landmeters et Caroline Taillet, tous les deux réalisateurs de la websérie « La Théorie du Y » de la RTBF, saluée par la critique.

Envie de découvrir ce clip ? Alors, cliquez ici 

 

 

samedi, 20 avril 2019 10:07

Roman ne parle déjà plus Breton…

Réaliser un album comme on accomplit un trip, un voyage semé de rencontres pour cerner notre époque et en restituer la pulpe. C'est dans cet état d'esprit que Roman Rappak a créé le nouveau collectif MIRO SHOT.

Roman est l'ex-chanteur-leader de l’excellent BRETON, un groupe anglais qui a émergé en 2012, grâce à l’album « Other People’s Problems », et confirmé lors de la sortie de « War Room Stories », en 2014.

Ces 2 elpees, bien reçus par la presse ont permis à BRETON de fidéliser son public. Un public qui a vécu quelques moments mémorables, lors de concerts accordés, notamment au Casino de Paris et dans le cadre des Vieilles Charrues.

Le chapitre BRETON définitivement clos, Roman s'est donc lancé dans une nouvelle aventure artistique avec pour objectif de bousculer les formats classiques d'écoute et leurs adaptations en live.

C'est ainsi que MIRO SHOT, le collectif ouvert dont Roman est l'instigateur, explose le sacro-saint concept de music band, trop fermé, trop propriétaire, et le transforme en une communauté open-source, où collaborent et interagissent musiciens, développeurs, architectes, designers, expérimentateurs, auditeurs...

Formé d'un noyau dur de 50 personnes, et d'une plateforme participative comptabilisant plus de 500 intervenants, MIRO SHOT casse les anciennes binarités paradoxalement à l'aide de langage binaire, et fait sien ce conseil de Dali aux jeunes peintres : ‘Surtout, ne vous souciez pas d'être moderne, car quoique vous fassiez, vous l'êtes déjà’

Et ainsi donc, l'aventure MIRO SHOT a déjà commencé à travers le premier single 'Leaders in a Long Lost World' et se poursuit sur un second intitulé « Boston Dynamic », disponible depuis ce 5 avril.

A écouter ici 

 

 

Le nouvel album d’Ébbène, "Début de soirée", est dans les bacs depuis le 26 avril 2019. Naviguant entre pop, folk et chanson française, ses compos jouent la carte du naturel et de l’épure. Elles vont à l’essentiel et touchent les cœurs. Sans détour...

Ébbène reflète l’aventure d’un passionné qui croit aux pouvoirs du récit. Mêlant storytelling et arrangements folk, les premiers titres du projet témoignent d’un lyrisme maîtrisé.

S’il semble désenchanté, l’artiste belge se distingue par l’acuité d’un regard qui s’amuse à traquer les incohérences et les ratages du quotidien : qu’il s’agisse du triomphe de la conformité (‘Tout le monde ne fait rien comme personne, et tout le monde a vu Barcelone’… T’as sûrement tatoué tes vingt ans ; tu parles encore en noir et blanc…’) ou des relations décevantes (‘Depuis toi l’amour me va comme un coup de poing dans la gueule’), Ébbène déploie au fil de ses morceaux une poésie au détail délicat et corrosif, attentive à la signification des petits faits et gestes de ceux qui l’entourent.

Assumant une position de retrait, en marge de la cohue (‘Je laisse passer les gens qui vivent’), sans pour autant céder au rêve impossible de ‘penser à ne penser à rien’, l’artiste se présente comme un collectionneur de moments et de portraits (‘J’ai un carnet bleu dans la poche où je note toutes les images’) et affirme d’emblée qu’il faudra compter avec lui puisque, comme il l’indique, ‘Mordre la poussière n’est pas envisagé’

Plongez-vous dans la « Nuit américaine » ici 

 

samedi, 20 avril 2019 10:05

En mode automatique !

Intitulé "Automata", le nouvel opus d’Hydrogen Sea, est sorti le 12 avril !

Le duo revient sur le devant de la scène sous une toute nouvelle forme : Birsen Uçar et Pieterjan Seaux laissent en effet leurs ordinateurs de côté et embauchent trois nouveaux membres. Résultat ? Un quintet d'une intensité rare qui crée un son aussi dynamique que particulier !

Hydrogen Sea ne rompt cependant pas avec le style de son premier album « In Dreams », mais remplace le son numérique par un son plus analogue. À deux, seuls avec leurs ordinateurs, le groupe perdait le côté humain de la musique : ‘On était devenus esclaves de nos ordinateurs. Ils nous retenaient et ne nous permettaient plus de communiquer’. Grâce à la présence physique et créative de Patricia Vanneste (Balthazar), Joris Caluwaerts (STUFF.) et Steven Van Gelder (Tout Va Bien), Hydrogen Sea s’est transformé. ‘Nous sommes de nouveau des guerriers’, affirme la formation.

Un groupe plus grand, avec plus d’instruments : cela ne signifie cependant pas qu’il y a moins d’espace pour la voix de Birsen !

Les chansons et les textures de “Automata” dévoilent des mélodies plus matures, plus organiques. Les sonorités de la basse et des violons adressent un clin d’œil aux héros culte des années 70', comme Alain Goraguer et Jean-Claude Vannier. Les synthés donnent plus d’air et d’ombres, face à un son rêveur, qui les accompagne depuis leurs débuts.

Le groupe présentera son deuxième elpee, le 25 avril, à l'Ancienne Belgique.

En attendant, découvrez leur univers avec « Run », premier extrait, ici

 

 

samedi, 20 avril 2019 10:04

Avec des si …

Christine and the Queens vient de dévoiler le clip de " Comme si" réalisé par David Wilson (Arctic Monkeys, Tame Impala, Arcade Fire, …)

Inspirée du ‘Hamlet’ de Shakespeare, la vidéo bouscule le destin d'Ophélie en la ramenant à la vie.

La chorégraphie, basée sur des mouvements de krump, danse née dans le début des années 2000 à Los Angeles, a été imaginée par l’Espagnole Moon Ribas, alias Cyborg.

En tournée internationale, Christine and the Queens passera par la Belgique le 7 août aux Lokerse Feesten ainsi que le 14 août au Brussels Summer Festival.

L’extrait disponible ici 

 

 

vendredi, 03 mai 2019 10:02

Une ‘Corde’ de plus à leur arc !

Corde propose une musique narrative, suggestive où les mots sont abandonnés au profit des sensations, des émotions. Un univers feutré, contemplatif servi par un beatmaking incisif et sauvage.

Ce duo lillois est responsable d’une une musique instrumentale qui rappelle certaines histoires fantaisistes de Grieg, le hip-hop des années 90, et la liberté post-rock de Balmorhea.

Le 1er Ep de Corde, sobrement intitulé « Concorde », sortira le vendredi 25 octobre 2019. Le 1er single paraîtra, quant à lui, le 3 mai prochain. Le clip « Elvis Has Left The Building » a été réalisé par le Collectif des routes et est à découvrir ici

 

samedi, 06 avril 2019 16:41

Canyon Alibi

A première écoute, on a l’impression que l’univers sonore d’Alain Gibert est très proche de JP Nataf, alors que sa voix évoque plutôt Etienne Daho, un univers qu’on pourrait qualifier de savamment classieux et frais.

Il s’agit de son second opus et il mérite qu’on y prête une oreille attentive…

Son « Canyon Alibi » sert de refuge au sein duquel l’artiste se livre sans concession sur des sujets aussi divers que variés, un peu comme un melting-pot philanthropique. Il s’y épanche joyeusement, ses compositions, avouons-le, se révélant, le plus souvent, d’une légèreté parfois confuse et dérangeante. Le tout au travers un prisme d’arrangements judicieusement orchestrés grâce notamment à la patte de l’ingé-son Fred Lafage.

Si le choix des thématiques manque d’audace et d’(auto) persuasion comme sur « L’amour est un duel » (en duo avec Laurie Mammoliti) ou encore « Retour métropole » qui narre le retour au pays d’un expat’, la vraie richesse de cet opus se loge au cœur des lignes mélodiques aux cordes en forme des couleurs de l’arc-en-ciel, le tout saupoudré d’un soupçon d’orgue et d’interventions de piano jazzyfiantes (« Les portraits qui s’ennuient »). Lorsque ce n’est pas la steel guitare qui prend le pas sur « Le meilleur pour la fin » ou encore la six cordes pour une « Opération Topaze ». Et si le violon traverse « La terre de tes ancêtres », un banjo berce « Tristan et Juliette ».

Sous cette légèreté faussement apparente, ne se cacherait-il pas en toile de fond un travail extrêmement riche et audacieux, voire abouti, où le musicien s’engage sans contrefaçon, ni apparat ? Effectivement, on peut le penser…

Bref, si le format n’est pas d’une modernité absolue, il reste tout de même un bon album de chanson française, qui finit par séduire si l’on s’y attarde.

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