Le nouvel album de THICK, « Happy now », paraîtra ce 19 août 2022. En attendant, il nous propose son deuxième single, "Tell Myself", une compo qui invite les auditeurs à voyager dans le temps, alors que le trio féminin transmet avec tendresse sa sagesse à ses…

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Claire Days est une jeune autrice-compositrice-guitariste lyonnaise. Après deux Ep autoproduits, elle publiera son premier LP cet automne 2022, un album indie folk teinté de rock qu'elle a enregistré dans différents appartements et chambres - le plus souvent…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 00:00

Secrets

Le dernier album de Human league remonte déjà 1995. Intitulé " Octopus ", cet elpee de bonne facture était pourtant passé totalement inaperçu. Faut dire que depuis 1984, et nonobstant l'apparition d'une guitare électrique, la formation de Sheffield n'est plus jamais parvenue à épingler le moindre hit. Une performance qu'elle avait pourtant réalisée au cours de la première moitié des eighties, en utilisant exclusivement des sonorités obtenues par des synthétiseurs, à travers des tubes tels que " Love action ", " Don't you want me ", " Mirror man " " (Keep feeling) Fascination " ou encore " The lebanon ". Une période faste qui a ouvert la voie au succès des Soft Cell, Depeche Mode et consorts. Pourtant, la période la plus intéressante du combo se situe entre 77 et 80. Lorsque influencé par Kraftwerk et Cabaret Voltaire, il naviguait en plein avant-garde du courant industriel. Du line up initial, il ne reste d'ailleurs plus que le seul Phillip Oakey. Bref, venons-en à ce " Secrets ". Dont la pop synthétique semble avoir retrouvé des couleurs. Et des titres aussi contagieux, sophistiqués et dansants que " All I ever wanted ", " Love me madly " ou " Sin city " pourrait finalement bien retrouver les charts. Sans quoi, si à l'écoute de ce disque, on ne criera pas au génie ; les fragments qui le compose ont au moins le mérite d'être très agréable à écouter ; et puis rappelleront certainement d'excellents souvenirs à toute une génération aujourd'hui composée de presque ou à peine quadragénaires…

 

lundi, 31 décembre 2001 00:00

Neil Michael Hagerty

Fallait bien se douter qu'un jour ou l'autre, Royal Trux allait splitter. Leur musique était tellement riche et complexe qu'elle n'intéressait qu'une frange très mince de spécialistes avertis ( !?!?). Bref pas grand monde. Et pourtant, cette formation risque fort de devenir une référence incontournable d'ici quelques années. Et pas seulement parce qu'elle était parvenue à revisiter l'histoire du rock'n roll. Neil, en solo, fait d'ailleurs toujours une fixation sur ce sujet. C'est encore le cas sur son premier album solo, au cours duquel il fait à peu près tout. Même les parties vocales. Mais son falsetto glamoureux navigue à des années lumière du timbre écorché de son ex partenaire, Jennifer Herrema. Orgue délicieusement rogné, soli de guitare trompeusement maladroits, métalliques, soniques, et surtout excentriques, boîte à rythmes pulsants, répétitifs, minimalistes, nous replongent dans l'univers psychédélique british de la fin des sixties. Et je pense plus particulièrement à celui de Soft Machine de la première époque et au Floyd de Syd Barrett. Et si certaines compositions frisent carrément le délire, d'autres, à l'instar de " Know that ", " Fortune & fear " et " Oh to be wicked once again ", touchent au sublime. Le disque recèle, en outre, deux fragments plus acoustiques, mais surtout allègres. " Repeat the sound of joy " et " The menace ", caractérisés par le recours à un kazoo et un violon…

 

Hallo Venray jouit d'une popularité certaine aux Pays-Bas. Normal me direz-vous, puisque la formation est issue de La Haye. Pourtant, ce trio mériterait que sa notoriété dépasse les frontières de sa terre natale. Pas seulement à cause de leur persévérance (NDR : huit albums en près de quatorze ans d'existence !), mais parce que sa musique est digne d'intérêt. Une lo fi sobre, mélancolique, lancinante, tantôt acoustique, tantôt électrique, qui puise son inspiration chez Lou Reed, Neil Young, Willie Nelson, Robyn Hitchcock et Lloyd Cole. Il y a trois ans, le groupe a failli splitter. Ce qui peut aisément se comprendre lorsqu'un groupe talentueux ne parvient pas à récolter les fruits de son travail. Mais finalement, l'arrivée de l'ex drummer de Fatal Flowers, Henk Jonkers a remis un peu d'ordre dans leurs idées. Et ce malgré le départ du guitariste Tom Moerland. Devenu depuis un trio, Hallo Venray peut compter sur la présence d'un excellent chanteur : Henk Koorn. C'est également lui qui a repris la six cordes à son compte. Son baryton sensuel, profond, parfois contrebalancé par le falsetto de Henk, se consume même parfois dans la chaleur de la sphère intimiste de chansons telles que " Syreen ", " Gail " ou " Danny ". Les meilleures de l'opus, il faut le reconnaître. Ce qui n'empêche pas le combo d'aborder circonstanciellement un profil plus aride, plus sauvage. A l'instar du fallien " 123 " ou du velvetien " Mandoline man "…

 

lundi, 31 décembre 2001 00:00

What, now?

Si on tient compte des albums commis en compagnie du Vandergraaf Generator et ceux enregistrés en solitaire, Peter Hammill doit aujourd'hui être à la tête d'une bonne quarantaine d'albums. Et croyez-moi, nonobstant les 53 piges qu'il fêtera ce mois de novembre, il n'est pas prêt de mettre fin à sa carrière. D'ailleurs " What, now ? ", son nouvel opus, en est la plus belle démonstration. Hormis le concours épisodique de ses fidèles collaborateurs, c'est à dire le violoniste/violoncelliste Stuart Gordon, le saxophoniste/flûtiste Dave Jackson et le drummer Manny Elias, Peter a pratiquement joué à l'homme orchestre. Y compris la production.

Découpé en huit fragments, cette œuvre baigne, vous vous en doutez, dans la musique progressive. Mais une musique progressive plus contemporaine, dont il a redéfini les contours depuis " The Noise ". C'est à dire davantage focalisée sur les guitares. Ce qui ne l'empêche pas, avec son habileté toute diabolique, de nous replonger épisodiquement dans son chaos sonore. Un chaos sonore organisé, structuré, où se mêlent électricité folle ou frémissante, arrangements symphoniques, accords de piano profonds ou synthétiques, cuivres jazzyfiants, rythmes répétitifs, hypnotiques ou débridés et violon tsigane. Parfois on se croirait même revenu à la belle époque du VDGG ! Mais ce disque laisse aussi une grande place à la mélodie et à la tendresse. Et de sa voix tour à tour séduisante, écorchée ou sauvage, il donne véritablement une âme à ses chansons. Peter nous a quand même réservé un fragment plus expérimental : " Fed to the wolves ". Semi psychédélique, il est digne des exercices menés par Eno et Fripp sur l'elpee " No pussyfootin' ". Seule la voix nous rappelle qu'il s'agit bien d'une composition de Peter Hammill. A ce titre, cet artiste anglais mérite toujours bien son statut de culte intemporel !

 

lundi, 31 décembre 2001 00:00

Here be monsters

La plupart des musiciens de studio qui ont participé à l'enregistrement du premier album d'Ed Harcourt jouent d'une panoplie d'instruments assez impressionnante. Ed est lui-même multi-instumentiste. Mais, il est avant tout chanteur, pianiste et guitariste. Pour mettre en forme cet opus, Ed a reçu le concours de Tim Holmes (Death In Vegas). Et puis de Dave Fridman (Flaming Lips, Mogwai) ; mais pour un seul titre, " Beneath the heart of darkness ". Mais quel titre ! Un morceau dont le cœur prog rock est déchiré entre le Wall of Voodoo de Stan Ridgway et le Vandergraaf Generator de la première époque. Hormis " Shanghai ", dont les arrangement sont aussi sophistiqués que chez ELO, le reste de l'opus baigne dans la mélancolie douce-amère ; la voix d'Ed, tantôt tendre comme le miel, tantôt céleste comme celle de Thom Yorke contribuant parfaitement à entretenir un climat richement mélodique qui ne manque ni de charme, ni de sensibilité. Maintenant, il faut avouer que ce mélange de jazz, de blues, de gospel, de folk, de rock, de psychédélisme et de pop, opéré tout au long de " Here be monsters " grouille de références seventies. Et la présence d'une imposante section de cordes amplifie cette impression. Pas étonnant, dès lors, d'y retrouver des influences aussi éloquentes que celles de Randy Newman, Harry Nilsson, Tom Waits, Nick Drake et Ben Folds Five…

 

lundi, 31 décembre 2001 00:00

All things must pass

En 1970 les Beatles sont définitivement séparés. George Harrison commet un triple elpee solo, " All things must pass ". Une oeuvre qui reçoit la collaboration d'une brochette d'invités particulièrement impressionnante. Et notamment Eric Clapton, Dave Mason, Peter Frampton, Ringo Starr, Klaus Voorman, Ginger Baker, Phil Collins (NDR : mais à la batterie !), Gary Brooker, Gary Wright, Billy Preston et Alan White. Sans oublier le concours de Bob Dylan pour l'écriture de deux chansons, " I'd have you anytime " et " If not for you " ; ainsi que du célèbre producteur Phil Spector. Pour célébrer le 30ème anniversaire de la sortie de ce petit chef d'œuvre, Parlophone a décidé de le graver en CD. Il n'est cependant plus triple, mais double. Ce qui n'empêche pas d'y retrouver toutes les compositions initiales. Bien évidemment remasterisées. Mais aussi et surtout cinq inédits, dont une version remise au goût du jour du célèbre " My sweet lord ". Jusqu'à présent, ceux qui ne connaissaient l'ex Fab Four qu'à travers ses tubes poppy n'y voient pas de quoi fouetter un chat (NDR : encore qu'ici faudrait être attentif aux réactions de la SPA !). Et pourtant, lorsqu'on prend la peine d'écouter l'intégralité de cet " All things must pass ", on se rend compte que George était également branché par le rock underground. Les (souvent) longues jams incluses en fin de plaque en sont la plus belle démonstration. Elles évoquent même Derek & The Dominoes, Procol Harum, Spooky Toothn, Traffic, et surtout le mythe californien Grateful Dead. Ce qui explique sans doute pourquoi il y règne une atmosphère psychédélique aussi West Coast. Et à ce titre, ce recueil vaut son pesant d'or !

 

lundi, 31 décembre 2001 00:00

South

Native des Bermudes, Heather Nova, possède une superbe voix au timbre cristallin, éthéré. Elle compose également ses chansons. Et à ses moments perdus, des poèmes. Responsable de quatre albums de bonne, voire d'excellente facture, elle a mis tous les atouts dans son jeu pour enregistrer son cinquième opus. En bénéficiant notamment de la collaboration d'Eve Nelson, de Bryan Adams, de Peter Kvint, de Simon Nordberg et de Paul Fox. Sans oublier la mise en forme opérée dans un studio de New York, par le célèbre hiphopper " Bassy " Bob Brockman. L'ex guitariste de Suede, Bernard Butler, lui a même composé la meilleure chanson de l'opus : le single " I'm no angel ". Un titre qui trempe dans le r&b des seventies, à l'instar de " When somebody turns you on ". Malheureusement, hormis " Gloomy Sunday ", un morceau de trip hop tendre, romantique, enrichi d'arrangements de cordes dignes de Portishead, le reste m'a laissé sur ma faim. Il aligne les ballades mièvres, sans surprise. On croirait même qu'elle y cherche à concurrencer Sherryl Crow !

 

lundi, 31 décembre 2001 00:00

Scott Garth

Scott Garth est un type particulièrement cultivé. Il s'intéresse ainsi, aussi bien à la théologie, la mythologie, la psychologie que la littérature. Et voue un grand intérêt aux œuvres de Shakespeare, Kafka et Pierre Klossowski. Une culture qui influe inévitablement sur ses lyrics. Empreints de poésie, ils traitent de la condition humaine, de ses incertitudes des iniquités qui rongent notre vie quotidienne. Et il les reproduit à travers des chansons vaporeuses, mélancoliques, qu'il interprète d'une voix légèrement éraillée, mais bourrée de feeling, en s'accompagnant d'une six cordes acoustique. Pourtant, Scott n'est pas un adepte du folk pur et dur. Non, pour enrichir sa solution sonore, et surtout pour la rendre plus pop, il a pris le soin de s'entourer de musiciens de studio. Qui se partagent avec parcimonie, piano, guitare électrique, percussions orientales, drums, violoncelle et basse. Et le résultat ne manque pas d'allure, rappelant même parfois Elliott Smith voire Cat Stevens…

 

lundi, 31 décembre 2001 00:00

Selections circa 1990-2000

Les compositions retenues pour figurer sur cette compile ne reflètent pas exactement l'identité du Giant Sand de cette dernière décennie. En fait, si on y retrouve bien des extraits de " Ramp ", de " Purge & slouch " et de " Centre of the universe ", les extraits choisis sont les plus accessibles. Maintenant, il est vrai que depuis 1993, le profil mélodique a pris le pas sur les élucubrations expérimentales. Des expérimentations qui, soit dit en passant, ont influencé un tas d'artistes contemporains. Et en particulier Dinosaur Jr, Vic Chesnutt, les Lemonheads ou encore Smog. Maintenant, il ne faut pas imaginer que cet opus ne soit pas intéressant. Que du contraire ! Parce qu'il épingle également des fragments réservés à des " Tribute ", des inédits et des raretés dont une reprise du " Music arcade " de Neil Young et une autre du " Sand " de Lee Hazlewood, par le projet alternatif de Gelb, OP8. En outre, ce recueil réunit toute une série de duos, voire de trios échangés par Howe Gelb avec Juliana Hatfield, Evan Dando, Lisa Geramno, Trina Shoemaker, Lucinda Williams et quelques autres. Bref, à défaut de définir l'œuvre de Giant Sand, ce recueil est surtout très agréable à écouter…

 

lundi, 31 décembre 2001 00:00

Steering by the stars

Au sein de cet ensemble néerlandais, on retrouve un certain Roeland Van Niele. Un chanteur/compositeur/guitariste/claviériste qui a sévi chez les ensembles protopunk et noisy pop Moonies et Shanks. Un personnage qui a aussi beaucoup bourlingué et surtout séjourné aux States un bon bout de temps. Ce qui explique sans doute pourquoi il a été particulièrement marqué par la culture américaine. La country et le folk, en particulier. Même les lyrics de ses chansons sont hantés par l'histoire de l'Ouest des Etats-Unis d'Amérique. Pourtant, sur son second album, il a injecté davantage de sensibilité pop dans ses compositions. On a même droit sur " The low road " à une conjugaison particulièrement réussie d'harmonies vocales brianwilsonesques. Sans quoi, hormis le vivifiant, sauvage et surtout excellent " Call off the day ", qui aurait pu figurer au répertoire des Commotions, le reste de l'opus navigue paisiblement dans une mélancolie douce, paisible, moelleuse, dont s'est extrait Lloyd Cole depuis qu'il s'est entouré des Negatives. Faudra peut-être que Roeland pense à lui emboîter le pas…