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Morrissey - Lotto Arena
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Didier Deroissart

Didier Deroissart

mardi, 09 septembre 2025 18:33

Au-delà d’un simple voyage nostalgique…

Formation emblématique du rock néo-progressif britannique, Pendragon investit ce mardi 9 septembre les planches du Zik-Zak à Ittre pour une soirée attendue par toute la communauté prog. Considérée comme mythique, la formation menée par Nick Barrett attire une foule enthousiaste, le concert affichant complet. Et étonnant, en débarquant devant la salle, le tour bus occupe la moitié du parking.  Pour la seconde fois sur l’estrade du Zik-Zak, le band promet un voyage musical intense, porté par l’énergie renouvelée de Rog Patterson à la guitare à douze cordes. Toujours fidèle à son esprit progressif, le groupe continue de marquer l’histoire du genre, offrant à l’auditoire une expérience inoubliable sous le signe de la passion et de l’excellence.

La première partie est assurée par le guitariste de Pendragon, Rog Patterson, reconnu pour son jeu de guitare à douze cordes et ses textes percutants. Ancien manager de tournée et collaborateur de longue date du combo, il est parvenu à enflammer la foule en dispensant un set folk convaincant avant de retrouver le band sur les planches (page 'Artistes ici).

Setlist : « Ergo Sum », « Gondwanaland », « Vital Signs », « Flightless ».

Depuis trois décennies, Nick Barrett façonne la prog sous l’étendard de Pendragon. Ce quatuor principal — Nick Barrett (chant, guitare), Clive Nolan (claviers), Peter Gee (basse) et Jean-Vincent Velazco (batterie) — accueille Patterson à la guitare et deux choristes, qui enrichissent parfois les arrangements par la flûte et le violon. Chacun imprime sa marque : Barrett séduit par ses solos lyriques et sa voix chaleureuse, Nolan enveloppe l’auditoire de nappes majestueuses, Gee insuffle une basse à la fois mélodique et robuste, tandis que Velazco ancre l’ensemble sous une rythmique précise et dynamique. Les voix et instruments additionnels confèrent une profondeur inattendue à la formation.

La soirée s’ouvre sur une interprétation intégrale de l’opus « The World » (1991), véritable tournant dans la trajectoire du band, comme le souligne Barrett sur le podium. Ce disque marque l’émancipation du combo, qui s’affranchit des premiers espoirs du néo-prog des années 1980 pour s’affirmer par une identité singulière. « Back in the Spotlight » lance le set sous une énergie éclatante, suivi par l’exubérant « The Voyager ». « Shane and Prayer », plus introspectif, installe une atmosphère empreinte d’émotion, tandis que la trilogie « Queen of Hearts » se déploie tel un mini-opéra rock. Le dernier morceau, « And We'll Go Hunting Deer », plonge la fosse dans un silence feutré, illustrant la capacité du sextuor à captiver autant par la subtilité que par la grandeur. Après ce long playing fondateur, la formation explore d’autres facettes de sa discographie.

Un « King of the Castle » acoustique (« Not of This World », 2001) distille une ambiance intimiste, avant que le band ne retrouve toute sa puissance pour offrir « Eternal Light » (« Not Of This World », 2001) et surprendre l’auditoire par un retour à « Kowtow » (« Kowtow », 1988), plus lourd et vibrant sur l’estrade que sur vinyl. « Alaska » (« The Window of Life », 1993) déferle telle une vague d’énergie, suivie de nouveaux joyaux comme « 360 Degrees » et « Explorer of the Infinite » (« Love over Fear », 2020).

Le moment fort survient lorsque la foule plébiscite « Indigo » (« Pure », 2008) au détriment de « Paintbox ». Son intensité sombre envahit la salle, témoignant de la volonté du combo d’adopter la spontanéité et de tisser des liens auprès de ses fans. « Afraid Of Everything » (« Love over Fear », 2020) conclut le set principal sur une note à la fois fragile et enivrante.

En rappel, « Breaking The Spell » (« The Window Of Life », 1993) offre un final majestueux : la guitare s’exprime avec émotion, les claviers luxuriants s’entrelacent à une section rythmique précise, tandis que les voix et instruments additionnels aboutissent à un climax puissant.

Ce que Pendragon a proposé au Zik-Zak dépasse largement le simple voyage nostalgique. La formation rayonne par sa vitalité, son élégance et sa pertinence, déroulant un set qui retrace plus de trente ans de création musicale. Dans une salle quasi comble, à l’acoustique remarquable et à l’ambiance chaleureuse, leur prestation rappelle pourquoi Pendragon demeure l’un des grands survivants — et innovateurs — du rock progressif. Le sextuor a livré une performance magistrale, mettant en lumière son évolution musicale et la virtuosité de ses membres.

Setlist :

The World : « Back in the Spotlight », « The Voyager », « Shane », « Prayer », « Queen of Hearts, Part I », « Queen of Hearts, Part II » : ...A Man Could Die Out Here...

Queen of Hearts, Part III : The Last Waltz

And We'll Go Hunting Deer

Acoustique : « Fall Away », « The King of the Castle ».

Full band :« Not of This World, Part 3 : Green Eyed Angel », « Kowtow »

Rappel : « Water »

(Organisation : Zik-Zak et Rock Nation)

 Voilà les 4 nouveaux groupes qui s’ajoute à l’affiche déjà bien riche :

-EDDY SMITH & THE 507 (UK) - Une pépite anglaise

-JESSIE LEE & THE ALCHEMISTS (FR) - La Beth Hart française

-BIG DAVE & THE DUTCHMEN (BE) - Un nouveau groupe de blues de haut niveau

-SERGI ESTELLA ONE MAN BAND (ES) – Un Jeu explosif et énergie pure

15e ROOTS & ROSES - 1er mai 2026

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12 ans : gratuit

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CC René Magritte

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Avant de s’élancer sur les planches européennes pour une tournée automnale reliant la Suède à la Roumanie, la New-Yorkaise Sari Schorr s’est arrêtée au Zik-Zak d’Ittre pour une date unique en Belgique. Soutenue par sa formation, la chanteuse – reconnue parmi les voix majeures du blues-rock contemporain – va électriser l’auditoire par une présence volcanique et une tessiture impressionnante, forgée auprès de figures telles que Popa Chubby ou Joe Louis Walker. Sur le podium, l’alchimie musicale qui l’unit à son guitariste Ash Wilson promet une soirée sans première partie, où la setlist s’annonce mémorable et la fosse, comblée. Après avoir gravé « Joyful Sky » en compagnie de Robin Trower – un elpee couronné par le Billboard Blues –, Sari Schorr dévoilera en exclusivité plusieurs titres inédits issus d’un disque à venir, offrant ainsi à la foule du Zik-Zak un moment rare, sous le signe de l’authenticité et de la passion.

La formation se réunit sans cérémonie avant le premier titre : d’un geste rapide, chacun prend place, ouvrant la voie à Sari Schorr. La batterie de Phil Wilson fusionne à la basse de Chris Cliff, grondant sous les doigts des musiciens, tandis que la Les Paul d’Ash Wilson vibre, surgissant des terres désolées, juste avant l’arrivée de Sari sur les planches. Arborant un large sourire communicatif, elle salue et applaudit la foule du Zik-Zak, manifestant une sincérité rare dans l’univers musical. Le concert s’ouvre sur le rock arénacé de « The New Revolution » (extrait du second opus Never Say Never [2018]), dont les sonorités rauques et envoûtantes captivent instantanément l’auditoire. Ce morceau met en lumière la ferveur du Dr Martin Luther King. D’une simplicité désarmante, la chanteuse désigne sa droite, invitant Ash à un solo de guitare fulgurant, particulièrement inspiré.

Le quatuor enchaîne sans transition : une intro à six cordes, stridente et flamboyante, lance « Ain’t Got No Money », extrait du premier elpee A Force of Nature (2016), produit par le génial Mike Vernon (Peter Green’s Fleetwood Mac, John Mayall & The Bluesbreakers, Eric Clapton, Blue Horizon — que de belles références !). L’auditoire embarque aussitôt, emporté par une énergie d’ouragan. Sari possède une voix d’une puissance incroyable : rauque, musclée, à la texture fascinante, évoquant Beth Hart, Janis Joplin ou Tina Turner. Elle assène ses phrases vocales tel un boxeur décochant des uppercuts, puis métamorphose sa voix pour la rendre presque langoureuse. La soirée se poursuit par une reprise puissante de Mott The Hoople, « Ready For Love », première d’une série.

« Freedom » embraie, morceau le plus honky-tonk, aux accents country des années 1940-1950. Sari y aborde la problématique de la violence armée aux États-Unis. La formation repart sur « Oklahoma », un blues pur et dur où Sari et ses musiciens excellent. Les rythmes incisifs, sublimés par des chœurs précis et dynamiques, s’accordent à la voix cristalline de Sari, qui s’harmonise à merveille avec ce blues raffiné. La soirée se prolonge par un enchaînement : « Cat and Mouse », suivi de « Hit the Road Jack », hommage vibrant à Ray Charles. Enfin, la reprise de T-Bone Walker, « Call It Stormy Monday (But Tuesday Is Just As Bad) », conclut ce segment, rappelant l’importance de ce pionnier de la guitare électrique dans le blues.

Bien qu’elle annonce « Highway 69 », les trois musiciens de Sari restent fidèles à la setlist et entament « Have You Ever Loved Somebody ». Sari, amusée par cette petite confusion, plonge dans le blues sensuel du morceau. À la fin, elle interroge la fosse : ‘Quelqu’un veut entendre un morceau intitulé « Highway 69 » ?’ puis plaisante : ‘Je crois que ça arrive bientôt !’ Ce hard rock dépouillé, inspiré par le bitume noir, dévore l’essence avec l’intensité d’une beuverie ; l’espace d’un instant, tout semble parfait.

« Valentina », au rythme entraînant et irrésistible, prolonge la soirée, bercée par le blues du bayou et la technique remarquable d’Ash Wilson à la guitare. Le final s’impose, percutant : la meilleure reprise de Led Zeppelin, « Rock and Roll », le morceau préféré de votre serviteur. La voix de Sari rivalise avec celle de Beth Hart dans cette interprétation. Anecdote : Nicolas Sand, arborant un tee-shirt à l’effigie de « Gallows Pole », lors des balances, avait entendu de la part de Sari : ‘I like Led Zeppelin, my final is Rock And Roll’. Encore une soirée mémorable au Zik-Zak, dont la programmation, toujours plus pointue, ne cesse de surprendre agréablement.

Setlist :

« The New Revolution », « Ain’t Got No Money », « Ready For Love » (Mott The Hoople cover), « Freedom », « Oklahoma », « Cat And Mouse, Hit The Road Jack », «  Call It Stormy Monday But Tuesday Is Just As Bad » (T‐Bone Walker cover), «  Love The One You're With », «  Joyful Sky » (Robin Trower cover), « Highway 69 « , « King of Rock and Roll », « Ordinary Life « , « Damn The Reason », « Black Betty » ([traditional] cover), « Valentina », « Rock and Roll » (Led Zeppelin cover).

(Organisation : Live Nation – Zik-Zak)

 

 

Julie Rens aka Julie Rains dévoile « lentement », un premier EP 7 titres empreint de douceur, de patience et de profondeur. Connue jusqu’ici comme moitié du duo bruxellois Juicy, Julie Rains ouvre ici un chapitre plus intime et contemplatif de sa carrière.

Aux côtés du producteur Rowan Van Hoef, elle explore une zone de rencontre rare entre jazz, soul et electronica, où chaque morceau s’étire dans le temps, porté par la répétition et la lente intensité du minimalisme. Parmi les titres du projet, « Je ne veux pas » illustre parfaitement l’univers de « lentement » : une chanson suspendue entre douceur et tension, où la voix de Julie se fond dans les textures électroniques de Rowan Van Hoef. Elle en livre ici une version intime et immersive, captée par Vinco Zone, qui prolonge visuellement la lente intensité du morceau.

La release party a eu lieu le 29 novembre au Beursschouwburg à Bruxelles Julie Rains a interprété « lentement »  sur scène entourée d’artistes proches de son univers.

 

dimanche, 28 décembre 2025 19:50

Les concerts au ZIK-ZAK – janvier 2026

Vendredi 16/01 à 20H00

METEORA (LINKIN PARK TRIBUTE) LIVE IN TEXAS REVIVAL

https://www.facebook.com/frenchmeteora

https://frenchmeteora.com/

Préventes : 19.50€ (tous frais compris)

 

Vendredi 23/01 de 19H30 à 23H00

MANU LANVIN (FR)

https://www.manulanvin.com/

https://www.facebook.com/officialmanulanvin

Préventes : 25€ (tous frais compris)

 

Samedi 24/01 à 20H00

SAULE TOURNEE 2026 avec Under Lilies

https://www.facebook.com/SauleOfficiel

https://www.sauleofficiel.be

https://www.facebook.com/profile.php?id=61574632558490

Préventes : 27€ (tous frais compris)

https://zik-zak.be/

 

 

Le festival d’un jour Werchter Boutique aura lieu le samedi 27 juin au Festivalpark de Werchter.

La programmation complète inclut : Emmy d’Arc (qui ouvrira le festival), Roxy Dekker, James Arthur, Pommelien Thijs, Mika, Pitbull et Katy Perry (en têtes d’affiche).

L’événement promet une journée estivale pleine de tubes et de bonne humeur.

Les billets sont disponibles sur ticketmaster.be et toutes les informations sont à retrouver sur http://www.werchterboutique.be

 

Samedi 11 avril 2026 - Anohni - Cirque Royal, Bruxelles

http://www.livenation.be

Lundi 05 mai 2026 – Simple Plan – Forest National, Bruxelles

Lundi 25 mai 2026 – Goose – La Madeleine, Bruxelles

Mardi 09 juin 2026 – Patrick Watson –Le Cirque Royal, Bruxelles

Vendredi 12 juin 2026 – Patrick Watson – De Roma, Anvers

Mardi 23 juin 2026 – Beat – Cirque Royal, Bruxelles

Dimanche 04 juillet 2026 – Niels Destadsbader – OLT Rieverenhof, Deurne

Jeudi 01 octobre 2026 – Last Train – Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

 

 

Voilà de nouveaux noms pour TW Classic 2026 : dEUS, Elvis Costello & The Imposters avec Charlie Sexton, Counting Crows et Monza ajoutés à l'affiche • Bryan Adams clôture le TW Classic 2026 le 11 juillet 2026

https://www.twclassic.be/fr/

Pour les tickets, c’est ici

 

 

samedi, 15 novembre 2025 19:51

Un concert généreux…

Seconde soirée à guichets fermés au Cirque Royal pour Piet Hendrik Florent Goddaer, alias Ozark Henry. Face à l’engouement, une date supplémentaire a été ajoutée, attirant un public multigénérationnel. Après huit ans d’absence, l’artiste présente de larges extraits de son dixième album, « August Parker », sorti le 10 octobre 2025. Sur scène, Piet transcende les genres grâce à un spectacle immersif, où la thématique centrale est le changement et la résilience. Le morceau phare, « Light », s’inspire d’une expérience personnelle sur la perception du progrès. Le concert, divisé en deux parties d’une heure, bénéficie d’un univers visuel conçu par le cinéaste Lukas Desmet, inspiré par l’art du Kintsugi : la beauté naît de l’imperfection, chaque fissure raconte une histoire, et la musique rassemble les fragments.

La première partie s’ouvre à 20 heures précises. Les quatre artistes grimpent sur le podium, silhouettes noires se détachant sous les premiers faisceaux. Le batteur s’installe de biais, entouré d’une impressionnante constellation d’instruments : triangle, clochettes, bongos, sistres, cymbales, castagnettes… Piet prend place au centre, derrière ses ivoires, tandis que deux claviéristes — également choristes et multi-instrumentistes — se postent à sa droite, légèrement en retrait. Piet porte une veste de type bomber, constellée de plumes, sans doute d’autruche. Très rapidement, il s’adresse au public, chaleureux et visiblement ému, expliquant combien il est heureux de retrouver la scène après huit ans d’absence. Il vient présenter de larges extraits de son nouvel opus.

Le set s’ouvre par « Don’t Go Jerusalem ». Piet, immense et pourtant si calme, reste assis derrière son clavier. Le morceau est délicat, traversé d’une voix douce et prenante, peut-être inspirée par la guerre entre Israéliens et Palestiniens. Premier titre du nouvel elpee « 1970 » embraie : une voix aérienne, tandis que les deux choristes se balancent en rythme derrière lui, l’accompagnant aux ivoires.

Pour « In The Wild », Piet demeure derrière ses touches. Sa choriste s’avance et chante à ses côtés, pieds nus — détail habituellement réservé à Piet qui, ce soir, est chaussé de baskets montantes. Leurs voix s’entrelacent dans une parfaite symbiose. Le batteur, attentif, suit chaque nuance des ivoires. Il est d’ailleurs notable qu’aucune guitare ni basse n’est présente : Piet ne saisira sa six-cordes qu’une ou deux fois, pas davantage. « Christmas Eve » installe une atmosphère quasi-sacrée : on se croirait dans une cathédrale tant le recueillement s’impose. Le jeu des lumières, si présent, devient presque un cinquième musicien, suivant pas à pas les mouvements sur les planches. Pendant « Word Up » (« Birthmarks », 2022), un nouveau relief apparaît : la claviériste de gauche saisit un violoncelle, et ses cordes langoureuses transpercent âme et cœur. Le morceau semble réarrangé dans la douceur, moins percutant que sur disque, mais d’une grande finesse. A partir de « Sun Dance », l’énergie monte d’un cran. Piet se lève, abandonne sa veste, et le set vire vers un électro plus vif. Il saute sur place, fidèle à son geste fétiche. La première partie s’achève par « King Kong » : ivoires, cordes du violoncelle, clochettes et mélodica se mêlent, tandis que la choriste soutient Piet à la voix.

Après une courte pause de trente minutes, la seconde partie commence. Ozark revient vêtu d’une djellaba noire ; les trois autres musiciens n’ont pas changé d’apparence. Cette sobriété crée une atmosphère plus dramatique encore, amorçant un crescendo qui traverse toute la suite du concert. Ce second volet se tourne principalement vers des morceaux plus anciens, plus dansants, qui revisitent l’histoire musicale du groupe. Tous les hits sont dispensés.

Une parenthèse spéciale pour « We Can Be Heroes », où il rend hommage à celui qu’il adulait (David Bowie) — et c’était réciproque. Piet accomplira, bien sûr, un tour de salle en allant au contact de la foule. Il n’y a pas de projection d’images sur la toile de fond, mais le light show s’anime au son des percussions et des beats électro. En fin de set, Ozark demande au public de se lever et de danser. Il est clair qu’il était plus réactif pour cette seconde partie plus électro.

Lors du rappel, on aura droit à trois morceaux, dont le magnifique « Martyr ».

Un concert kilométrique d’Ozark Henry qui donne envie de retourner voir l’artiste une autre fois. En attendant, ravi, l’auditoire est reparti, de petites étoiles dans les yeux.

Setlist :

Première Partie : « Don’t Go Jerusalem », « 1970 », « In The Wild », « Christmas Eve », « La Donna E Mobile », « Word Up », « Sun Dance », « Hope Is A Dope », « Plaudite Amici Comedia Finita Est », « Dancer In The Dark », « Eight », « Pharaoh », « King Kong ».

Seconde partie : « Memento », « Intersexual », « Light », « Learn To Love Me », « Out Of This World », « At Sea », « Sweet Instigator », « Indian Summer », « We Can Be Heroes », « This One's For You », « Dreamer », « I’m Your Sacrifice ».

Rappel : « We Will Meet Again », « Martyr », « The End ».

(Organisation : FKP Scorpio)

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