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Béber

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vendredi, 30 avril 2021 07:31

The Time it Takes

Originaire de Pennsylvanie, Keith Kenniff est compositeur, multi-instrumentiste et producteur de musique électronique. Non seulement il multiplie les projets, mais c’est également un touche-à-tout. Il est impliqué chez Mint Julep, Helios et A Pale Fire, mais compose également des B.O. pour le cinéma, la télévision et la danse. En 2010, il a également fondé le label Unseen. Mais surtout il crée de la musique post-classique sous le patronyme de Goldmund, depuis cinq albums.

A l’ombre d’artistes tels que Nils Frahms ou Olafur Arnalds, auxquels on pense immanquablement en écoutant sa musique, l’Américain développe un style néo-classique en s’accompagnant aux claviers et tout particulièrement au piano.

A l’image de la pochette de « The Time it Takes », Kenniff élabore des morceaux instrumentaux atmosphériques, poétiques et mélancoliques. Sous un minimalisme d’apparence, il superpose les nappes afin de donner naissance à de petites perles sonores finement sculptées, à l’instar de l’excellent « Abandon ». Cet album agit comme un parfait anti-dépresseur, un remède nécessaire et salutaire en ces moments difficiles que nous traversons…

lundi, 26 avril 2021 17:41

Whatever It is

L’écoute de « Whatever It is », premier album de Hello Forever, apporte une belle bouffée d’air frais dans un monde qui en manque cruellement, pour l’instant. Ensoleillée et allègre, la musique de de ce band californien (NDR : il est originaire de Topanga) devrait parfaitement égayer vos barbecues lorsque les températures le permettront. Mais pas seulement. Son pop-rock aux accents psyché (comme en atteste l’artwork de la pochette) a de quoi ravir les aficionados du style.

Hello Forever, c’est également une communauté hippie emmenée par un gourou (NDR : barbu, il fallait s’en douter) répondant au nom de Samuel Joseph. Et tout au long de cet opus, elle chante l’amour et les merveilles de notre petite planète. Ce qui change du climat anxiogène dans lequel nous sommes enfermés depuis maintenant trop longtemps.

Les riffs de gratte sont accrocheurs. Ils épousent même un profil math rock sur « Natural » et « Get it Right », deux plages au cours desquelles on pense parfois à Maps & the Atlases. Les chœurs sont atmosphériques et les mélodies aussi lumineuses qu’efficaces, évoquant alors les New-Yorkais de Vampire Weekend (« Rise », « Yeah Like Whatever »).

Bref, grâce à ses les compos qui font mouche à tous les coups, « Whatever It is » constitue un excellent remède à la morosité ambiante actuelle…

A consommer sans modération !

mercredi, 14 avril 2021 16:42

Inner Song

En 2017, Kelly Lee Owens publiait son premier elpee. Un éponyme. Unanimement salué par la critique, ce premier essai avait permis à la Galloise de se forger un nom sur la scène électro. Après avoir écumé les plus grands festivals, collaboré avec Jon Hopkins et St Vincent ou encore réalisé un ‘remix’ du dernier album de Björk, Kelly Lee Owens nous propose son second long playing.

Bien au-delà de son rôle de Dj, Kelly s’inspire d’une large palette de styles musicaux. Sur « On », titre-phare de cet LP, sa musique oscille entre dream-pop et électro destinée aux clubs. Entre plages contemplatives (« Arpeggi », une adaptation d’un titre de Radiohead) et passages hypnotiques (« Jeanette »), la productrice montre qu’elle est également capable de sortir les crocs, à l’instar de l’excellent « Night ». Elle s’offre également le luxe de partager un duo auprès de John Cale (Velvet Underground) tout au long de « Corner of My Sky », un morceau de plus de 8’. Et lorsqu’elle chante, sa voix rappelle souvent celle de Victoria Legrand (Beach House), comme sur « Re-Wild » ou encore « L.I.N.E ».

En gravant « Inner Song », Kelly Lee Owens confirme tout le bien que l’on pensait d’elle. Baignant au sein d’univers sonore sis à la croisée des chemins de la pop et de l’électro, ses compos s’avèrent d’une efficacité redoutable. Un album ambitieux considéré par la presse spécialisée, comme un des meilleurs parus en 2020…

Elle se produira le 8 décembre 2021 au Botanique de Bruxelles.

mercredi, 14 avril 2021 16:39

Sister

Mieux connue sous le pseudonyme Mina Tindle, Pauline de Lassus Saint-Geniès est (vu son nom de famille, il fallait s’en douter !) française. Parisienne très exactement. Après avoir fait ses premiers pas sur les planches, elle s’exile à New-York, le temps de suivre un stage de fin d'études. A Brooklyn, elle découvre la scène locale et commence à se produire en concert. Elle revient ensuite au bercail ; et en 2017 publie son premier single, « The Kingdom » …

Après avoir gravé un premier elpee en 2012 (« Taranta »), un deuxième en 2014 (Parades), elle nous propose son troisième, « Sister ». Un disque paru sur 37d03d, label fondé par Justin Vernon and Aaron & Bryce Dessner, qui héberge notamment Bonny Light Horseman.

Pour enregistrer cet elpee, elle a d’ailleurs reçu le concours de Bryce, un des deux guitaristes de The National, mais également Thomas Bartlett. Sans oublier Sufjan Stevens, pour un duo qu’il échange en sa compagnie pour « Give a Little Love », un titre qu’il signe, par ailleurs.  

Les neuf pistes de ce long playing baignent au sein d’un univers sonore plutôt proche de celui d’une Cat Power. Classieuse, sa pop se couvre tantôt d’accents folk (« Jessa ») ou r’n’b (« Lions »), un style qu’elle alimente de claviers, d’instruments plus classiques et de chœurs. Et bien sûr de sa voix polyvalente qu’elle pose parfaitement sur des textes interprétés en anglais et en français (« Belle Penitence »). Enfin, superbes, les arrangements amplifient le caractère mélancolique des mélodies.  

Ce troisième essai constitue certainement le plus abouti de sa discographie, et met en exergue son talent incontestable de compositrice…

mercredi, 14 avril 2021 16:37

Continuous Portrait

Derrière le patronyme Inventions se cache un duo réunissant Matthew Robert Cooper, aka Eluvium, et Mark T.Smith, guitariste chez Explosions in the Sky.

Paru sur Temporary Residence, label hébergeant la plupart des pointures de la musique instrumentale (Maserati, Mono, Envy, Mogwai et bien sûr Explosions in the Sky, entre autres), « Continuous Residence » constitue déjà le troisième opus du tandem. Un disque qui s’inscrit dans la droite lignée de ce qu’il propose depuis sa formation, en 2013, soit une fusion subtile des sensibilités musicales manifestées par les deux musicos ; Cooper explorant un univers ambient électronique au sein duquel Mark Smith propage des notes de guitares cristallines et à travers lequel se glissent des bruitages insolites. A l’écoute de cet opus, on ne peut d’ailleurs s’empêcher de penser à l’electronica de Boards of Canada.

Propices à la relaxation, « Continuous Portrait » manque néanmoins d’un certain relief, que Mark T.Smith est pourtant capable de dispenser ; et notamment lors de crescendos dont il est si coutumier au sein d’Explosions in The Sky…  

lundi, 29 mars 2021 17:06

Generations

William Butler, c’est le frangin du leader d’Arcade Fire, Win. Etabli aujourd’hui à Broklyn, ce multi-instrumentiste nous propose son second opus solo, cinq ans après avoir gravé « Policy ». Et tout au long de cette œuvre, il démontre qu’il possède également un talent de songwriter.

La plupart des compos de ce « Generations » navigue dans des eaux sonores proche de celles fréquentées par Arcade Fire. Certains titres auraient d’ailleurs pu figurer au sein du répertoire du band montréalais. A l’instar des dernières compos du combo, Will nous réserve même des pistes plus ‘dance’. Cependant, si en général les compos font la part belle aux claviers (« Hard Times », « Hide it Away »), elles embrassent surtout un profil pop/rock (« Close My Eyes ») voire punk (« Bethlehem »), à travers des morceaux énergiques et vindicatifs, mais aux mélodies efficaces.

Quant aux textes, sombres, ils trahissent le pessimisme affiché par Will à l’égard de la société contemporaine. En outre, ils reflètent son état d’esprit critique à l’égard de son pays d’adoption. 

Si vous êtes un inconditionnel d’Arcade Fire, cet album devrait vous permettre d’attendre le prochain essai de la formation, qui selon les déclarations de l’artiste, serait en phase d’écriture. Perso, je ne me lasse pas d’écouter ce « Generations » …

lundi, 29 mars 2021 17:00

Live Drugs

Si votre serviteur n’est pas très emballé par les albums immortalisés ‘live’, il reste attentif à la moindre sortie de War on Drugs. Au fil du temps et de l’évolution de sa discographie, la formation portée (à elle seul) par Adam Granduciel s’est imposée comme une référence sur la scène rock. Remplissant les plus grandes salles, War on Drugs est un de ces groupes que l’on espère un jour, découvrir sur les planches…

Les dix plages de cet elpee sont issues de différents concerts accordés lors de ces deux dernières années (plus de 40 disques durs d’enregistrement !) Aux côtés des principaux titres des deux plus récents long playings (« Lost in the Dream » et « A Deeper Understanding ») du band philadelphien, figurent « Buenos Aires Beach » (il était paru sur « Wagonwheel Blues », son premier LP) et « Accidentally like a Martyr », une reprise de Warren Zevron.

A l’écoute de l’album, ce qui frappe d’emblée, c’est la capacité de War on Drugs à recréer sur scène le son si particulier des albums studio ; technique que maîtrise parfaitement, par exemple, Bob Dylan et Dire Straits. La voix et les guitares aériennes sonnent à l’identique, les claviers et les cuivres sont toujours subtilement dosés.

Mais si on retrouve bien la marque de fabrique déposée par War on Drugs, ce dernier parvient à apporter une dimension supplémentaire aux compos à travers des solos de guitare bien sentis (« Thinking of a Place ») et d’efficaces lignes de saxophone (« Eyes to the Wind », un titre au cours duquel la musique monte en intensité grâce son superbe crescendo).   

Après une heure passée à écouter « Live Drugs », l’envie de retourner dans une salle de concert nous démange. En attendant, il faudra se contenter de la formule des albums ‘live’…

lundi, 08 mars 2021 17:21

The true story of Bananagun

Alors qu’il nous est interdit de quitter notre chère Belgique pour y prendre quelques jours de vacances, sous des climats plus cléments, il est indispensable de dénicher un exutoire. La musique peut remplir ce rôle à merveille et Bananagun appartient sans aucun doute à cette catégorie de groupes très susceptibles de vous donner la banane (difficile de passer à côté de ce facile jeu de mots…), tout en projetant dans votre imaginaire un séjour au sein d’une contrée lointaine, exotique et davantage ensoleillée. On a d’ailleurs l’impression de pénétrer dans la jungle, en intro de « Bird Up ! »…

« The True Story of Bananagun » constitue le 1er elpee de cette formation australienne, issue de Melbourne, très exactement. Les 11 plages de cet opus sont sculptées dans un psyché/rock aux réminiscences 60’s, mais dont le climat tropical est entretenu par des percus, de la flûte, des synthés, des cuivres, des riffs de gratte et surtout des rythmes empruntés au funk et à l’afrobeat. Pas étonnant que la plupart des compos soient nées lors de jam sessions. La musique proposée évoque ainsi tour à tour Talking Heads circa « Remain in light », la formation brésilienne Os Mutantes ou encore Feli Kuti voire William Onyeabor. Et non seulement elle est dépaysante, mais elle incite le mélomane à remuer. Difficile d’ailleurs de résister aux 7 minutes de « People Talk Too Much », dont le groove est tout bonnement hypnotique. Enfin, cerise sur le gâteau, les mélodies se dévoilent au fil des écoutes et finissent par accrocher…

Hâte d’effectuer un voyage en leur compagnie, lors d’un futur concert !

lundi, 08 mars 2021 17:19

New Fragility

Seize ans plus tôt, Clap Your Hands Say Yeah créait le buzz sur la toile à une époque où les mélomanes achetaient encore des cds et les plateformes musicales n’avaient pas encore une emprise aussi conséquente sur le public lambda. A cette époque, donc, éponyme, le premier opus de cette formation new-yorkaise faisait florès, surtout dans l’univers de la scène indie rock. 

Caractéristique principale du band, la voix nasillarde d’Alec Ounsworth, et puis une expression sonore manifestement inspirée par James. Dans la foulée, « Some Loud Thunder » (2007) et Hysterical (2011) parviennent encore à susciter un certain engouement auprès des premiers aficionados. Mais les deux long playings suivants (« Only Run » en 2014 et « The Tourist » en 2017) annoncent un inexorable déclin.  

Pour enregistrer le sixième album, Alec –seul rescapé du line up initial– semble avoir retrouvé l’inspiration. Un peu comme lors des débuts de CYHSY. En outre, il s’est chargé de la mise en forme, de la composition, des arrangements et de l’écriture. Des textes qui relatent les traumatismes causés et les interrogations soulevées par une Amérique victime du ‘trumpisme’.

Lyriques, les compos bénéficient d’une instrumentation plus riche, à l’instar d’ « Innocent Weight », une plage tapissée de cordes. Le disque recèle également une belle ballade acoustique (« Where They Perform Miracles »), traversée par une superbe intervention à l’harmonica. Enfin, le songwriter nous rappelle qu’il a conservé son sens aiguisé de la mélodie sur les excellents « Hesitating Nation » ou encore sur « Mirror Song ».

« New Fragility » devrait rendre une bonne partie de son crédit à Clap Your Hands Say Yeah. En espérant qu’Alec Ounsworth poursuive sur la même voie…

samedi, 20 février 2021 18:06

Perspectives et avatars

Rennaise, Laura Perrudin est tombée dans la marmite musicale dès sa plus tendre enfance. Et pour une Bretonne, il était naturel d’apprendre à jouer de la harpe celtique dès l’âge de huit ans. Elle s’intéresse ensuite aux instruments plus classiques dont elle assimile la pratique, en parfaite autodidacte ; et, en parallèle, suit des cours dans une école de jazz. C’est donc avec de bonnes cartes en main qu’elle entame son parcours et réalise ses premiers enregistrements. Au fil du temps, elle parvient à se forger un univers bien personnel. A l’aide d’une harpe chromatique électrique unique en son genre, elle mélange les genres. Ne vous attendez cependant pas à plonger au sein d’un univers aussi baroque que celui de Joanna Newsom. Laura Perrudin agrémente sa pop de touches jazzy, soul, électro voire hip hop. Tout y passe ! Elle superpose des boucles, passe de l’électrique à l’acoustique et varie ses interventions vocales, suivant son humeur. Bref, son expression sonore est riche en nuances.   

« Impressions », son premier opus, est paru en 2015. Mais c’est « Poisons & Antidotes », un elpee gravé deux ans plus tard, qui lui permet de se produire lors de festivals, tant consacrés au jazz qu’aux musiques alternatives. Et également d’assurer des supporting acts pour des artistes comme Zucchero et surtout Ibrahim Maalouf.

Intitulé « Perspectives & Avatars », son troisième long playing s’inscrit totalement dans la lignée de ses précédents essais. Mais elle y a bénéficié du concours de prestigieux invités tels que Philippe Katerine, Ian Chang (Son Lux, Moses Sumney) ou encore les chanteuses de jazz américaine Becca Stevens et tunisienne de world et trip hop, Emel Mathlouthi…

Peu connue dans nos contrées, Laura Perrudin mériterait à coup sûr une oreille bien plus attentive des mélomanes. Avec un peu de chance, on pourra peut-être la découvrir prochainement sur les planches, en Belgique…

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