La Flemme tente de nous endormir…

La Flemme émerge comme un tourbillon coloré dans le paysage musical français, entraînant son public dans un univers où convergent des sonorités pop garage, des textures psychédéliques et une indéniable énergie nerveuse. Originaire de Marseille, ce groupe de…

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Les synthés analogiques de Franck Marchal…

Une belle échappée pour Franck Marchal du groupe Batz ! Il publie le 24 juin 2024 un Ep 6 titres, « Maeltrom Metronomy » qui témoigne de son amour pour les synthés vintage et les ambiances électro cinématographiques. Le maxi « Maelstrom Metronomy » est une…

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Various Artists

Goovadelia : 21st century spanish groove

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Enlace Funk fête ses dix ans dans le business et s’associe à Vampisoul pour publier ce double aperçu de la scène groove espagnole émergente. Nous retrouvons ici une ribambelle de groupes plongés en apnée la plus totale dans la musique black estampillée seventies. On imagine volontiers cette clique de fervents en admiration devant leurs posters de Georges Clinton et de Curtis Mayfield, tout en trippant sur Sly et sa famille, complètement ‘stones’. On a donc droit à un festival de guitares syncopées, d’orgue Hammond charnel et de cuivres enjoués. Avec plus ou moins de succès. Certes, certains s’en sortent admirablement dans leur tambouille funky salace alors que d’autres s’enlisent dans une soupe fade et indigeste. Ces derniers manquant singulièrement de… groove. Un peu con, non ? Plutôt qu’un lapidaire copier-coller, une réactualisation du propos eut été plus captivante. Un disque simple aurait largement suffi à nos oreilles curieuses. En conséquence, et même si la démarche ne manquait pas d’attrait, voici ce que Vampisoul nous a proposé de moins convaincant depuis bien longtemps.



The Kilborn Alley Blues Band

Put it in the Alley

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Le Kilborn Alley BB est un groupe issu de Champaign, près de Chicago. Il sillonne les routes, depuis pas mal de temps. Son line up réunit Joe Asselin à l’harmonica, Chris Breen à la basse, Andrew Duncanson à la guitare et au chant, Ed O’Hara aux drums ainsi que Joshua Stimmel à la guitare. Ils collaborent régulièrement avec Johnny ‘Yarddog’ Jones, un bluesman noir originaire de Detroit. Eponyme, leur premier opus est paru en 2003, sur le label Pee Dee. "Put it in the Alley" constitue leur second. Enregistré fin 2005 à Chicago, ce disque a été produit et mixé par leur ami Nick Moss. Ils signent pratiquement tout leur répertoire.

L'ouverture est royale. Elle me rappelle les débuts du Paul Butterfield Blues Band, opérés voici environ 40 ans. Andrew jouit d’une voix puissante, adaptée à ce type de musique. "Your next baby's daddy" est explosif. Joe souffle rageusement dans son harmonica pendant qu’en arrière-plan, une slide rôde dans l'ombre. Différent, "Tales from the Alley" évolue sur un tempo exotique : un mambo. Un style régulièrement adopté dans l’univers du Chicago Westside (NDR : pensez à Otis Rush !) Ces aventures de la Kilborn Alley paraissent bien excitantes. Asselin dispense un solo d'une tristesse infinie. On est au bord des larmes, tant l'émotion est parfaitement traduite. Sauvage et immédiat, "The blues take me in" est imprimé sur un rythme soutenu. Nous ne sommes ici plus tellement loin d’un Sonny Boy Williamson. Pourtant, j’avoue être davantage séduit par les thèmes lents. A l’instar de "Thousand miles". Joe fait pleurer son instrument. Le son traduit un sentiment de désespoir. Persuasif, Duncanson chante impeccablement. Son interprétation fait mouche. Son timbre évolue régulièrement dans un registre proche d’Eric Burdon. Et c’est un compliment ! Blues lent, "Can I get a hello?" nous plante dans le décor du Southside blues de Muddy Waters… Malheureusement, toutes les compos n’atteignent pas le même niveau. Parfois, la section rythmique trahit quelques signes de faiblesse. Et je pense tout particulièrement aux lignes percussives tracées sur "Can I get a hello?". Une situation reproduite tout au long de "Soldier blues" ainsi que sur le très primaire "Behind my back", même si cette dernière plage ne manque pas de charme. Les musiciens avouent avoir vécu des moments difficiles sur la route. Et ils restituent parfaitement ce sentiment de souffrance sur "Got dues to pay". Le spectre de Howlin' Wolf hante ce fragment parcouru par le saxophone de Dave Fauble, réminiscent d’Eddie Shaw. La fin de parcours est plus heureuse. "Home to my baby" en est la plus belle illustration. Un boogie sans artifice. Les musiciens y reprennent le refrain en chœur pendant que Joe décolle. Ce dernier empoigne son instrument chromatique pour attaquer "The breakaway", un de ces blues dont le sympathique George Smith avait le secret. Duncanson injecte toute sa rage et sa passion dans son chant. A l’instar du maître, Muddy Waters, il exécute un dialogue entre ses cordes. Le dépouillement musical manifesté ici est le gage d'une rare qualité. Le message du blues passe en force. Mais dans l’univers du blues lent, "Mr Campbell's blues" constitue un sommet. Parcimonieuses, les notes restituent cette sensibilité à fleur de peau. Nick Moss à la guitare, Gerry Hundt à l'orgue Hammond et Dave au sax sont au sommet de leur art. Nick et Gerry reviennent pour participer au titre final. Intitulée "I like to live the love", cette ballade est attachante et stimulante. Andrew Duncanson possède une excellente voix. Joe Asselin est talentueux. Et le Kilborn Alley BB réunit une équipe de passionnés : de véritables blues soldiers. Enfin, pour que votre information soit complète, sachez que Kate Moss s’est chargé des illustrations de la pochette, reproduisant une Kilborn Alley bien peu engageante…

 

 

 

4ManBob

Rock Star

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A des kilomètres de la Jamaïque mère porteuse et des skateurs californiens, la Nouvelle-Zélande sort ses griffes. Un petit bout de terre qui remue des coudes, balance son rythme binaire et déhanche ses cuivres au soleil sous la direction d’une assemblée en pleine crise d’adolescence. Des rebelles pur jus qui enduisent leur opus de riffs accrocheurs et balance leur sauce « Rock Star » à coups de pieds. Parfumé de ska punk qui secoue la fosse de ses mélodies badigeonnées de wax (l’entraînante « Live People as One »), le combo rend hommage aux torses poilus et figure parmi les nouveaux espoirs d'un label (Uebersee Records) accro à l'antiride. Misant sur la transpiration de sa basse, la salive de ses cuivres et la distorsion de ses cordes, 4ManBob s’assure les ampoules du public. Un produit local embaumé de la culture Nofx qui ravira les fans de la rampe et autres adeptes de la planche.



Tara Jane O Neil

In Circles

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Tara Jane O’Neil est une star. Dans les circonvolutions du milieu indépendant, son œuvre fait désormais l’objet d’un véritable culte. Membre des fulgurants Rodan, collaboratrice assidue des Grifters et de June of 44, l’Américaine n’a pas toujours été fidèle à son folk énamouré, mélancolique et délicat. Mais ces impétueuses étapes semblent aujourd’hui indissociables de son évolution musicale et artistique. Parolière, compositrice, dessinatrice, multi-instrumentiste et chanteuse, Tara Jane O’Neil apparaît comme une artiste accomplie.

« In Circles », son dernier album, constitue une nouvelle escale dans ce cheminement qui semble la conduire aux portes d’une reconnaissance de masse. En dix compositions tendres et romantiques, courtes et sympathiques, Tara Jane O’Neil se plie aux règles du format chanson et nous offre son disque le plus immédiat. Facile d’accès et sans excès, « In Circles » confirme son amour pour les mélodies chaudes et réconfortantes. Ecouter des titres de l’ordre de « A Partridge Song » et « The Louder », c’est se résoudre à l’aimer. Pour toujours, Tara Jane O’Neil s’ouvre une voie royale vers nos cœurs. Un album superbe, à ranger entre ceux de Cat Power et de Beth Orton.

 

 

 

 

 

 



Various Artists

Plague Songs

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Le label 4AD évoque instantanément quelques très grands moments du rock alternatif : Pixies, The Breeders… Le projet « Plague Songs » avait de quoi surprendre : rassembler dix chansons d´artistes différents, chacune ayant pour thème l´une des plaies bibliques de l´Exode. Encore plus surprenant au vu de la liste des invités : Klashnekoff ouvre la danse par un « Blood » 100% hip-hop, puis on embraie de but en blanc sur les accents folks de « Relate The Tale » (signé King Creosote) avant de se frotter à l’électro de Stephin Merritt sur « The Meaning Of Lice ». On croise également quelques guests de luxe tels que Brian Eno et Robert Wyatt pour un « Flies » tout en sons d’ambiance et chœurs cristallins, ou encore Rufus Wainwright dont le « Katonah » acoustique poignant est sans conteste l´un des points forts de cet album. Belle prestation également de la part de la chanteuse Imogen Heap, aperçue aux côtés de Jeff Beck sur « You Had It Coming ». Tout aussi intéressant, l’a-capella « Darkness » de Scott Walker, dramatique, profond et hanté.

Cependant, cette curiosité ratisse peut-être trop large pour vraiment se révéler plaisante. Il est certain que la vocation de ces chansons n´était pas de finir sur la bande FM ! Mais il règne malgré tout un certain parfum d’incohérence. Explication ? L’œuvre a été commandée par une association artistique britannique (Artangel). Son but ? Accompagner une illustration de la fuite des Juifs hors d’Egypte, reconstituée dans un village du Kent. Filmée, cette manifestation sera diffusée courant 2007.

Résultat des courses, il est manifestement difficile d´apprécier l´œuvre à sa juste valeur. Ce n’est là que sa partie sonore. Ce qui n’empêche pas quelques perles d’y briller.

 

 

 

State Radio

Us against the crown

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Après avoir enchaîné cinq EP depuis 2002 et vécu quelques changements de personnel, ce trio issu du Massachussetts nous propose son premier elpee. Né sur les cendres de Dispatch, on y retrouve le chanteur/guitariste Chad Urmston et le bassiste Chuck Fay, accompagnés sur cet album de Brian Sayers à la batterie. « Us Against The Crown » - ‘nous contre la couronne’ - annonce d´emblée l´engagement politique de ses membres, comme en témoigne la liste, en fin de livret, des associations auquel le groupe apporte son soutien. Une conscience politique parfaitement affirmée dans un titre tel « Camilo », dédié à un sergent de la Garde Nationale emprisonné pour avoir refusé d´accompagner les troupes envoyées en Irak ; et finalement libéré en 2005.

D´un point de vue purement musical, State Radio semble réussir une parfaite fusion entre pop, rock, punk et reggae : « People To People » ou « Waitress », passant sans complexe d’un rythme jamaïcain à des breaks purement rock, « Rushian » et son final quasi-punk, le déchaîné « Black Cab Motorcade », et surtout le poignant « Mr Larkin ». Entre Clash, Bob Marley et Paul Simon, une formule originale et bigrement efficace.

 

 



The Carnation

Human Universals

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Après avoir commis plusieurs eps et un album, The Carnation nous revient flanqué d'un deuxième opus destiné à nous replonger au coeur des années 80. Les treize titres qui le composent sont en effet alimentés de sonorités électro évoquant tour à tour Depeche Mode, The Cure ou encore les Pet Shop Boys. Pourtant, ce « Human Rights » est résolument tourné vers le rock. La guitare y est bien mise en évidence. Que ce soit sous la forme punk (le très Libertines « Label Slaves »), pop et même lorsque l'expression sonore est empreinte de tendresse. A l'instar de « War Poetry ». Quant à la voix, elle me rappelle celle de Kele Okerekedu, le leader de Bloc Party. Bien que ne manquant pas de qualité, la musique de ce trio suédois ne brille cependant pas par son originalité. Effectivement, une impression de déjà entendu plane sur l'ensemble de l'oeuvre. En fait, ce « Human Rights » aurait dû tout simplement paraître une vingtaine d'années plus tôt... A réserver aux nostalgiques des eighties !

Pronghorn

Londis Calling

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Titre et pochette interpellent : pastiches du mémorable « London Calling » de Clash, ils semblent annoncer une grosse farce. En fait, on a affaire à une bande de déjantés pratiquant un folk-punk anglo-saxon amusant où le banjo côtoie notamment l'accordéon, la mandoline et la trompette. La joyeuse énergie de ces saltimbanques modernes doit être un atout de taille pour mettre de l'ambiance lors de leurs prestations scéniques, et plus d'un club en Albion doit en garder le souvenir. Reste que sur CD, la relative stéréotypie de l'ensemble n'est sauvée que par cet iconoclaste et absolument hilarant « Smells like white spirit », basé sur un morceau phare de Cobain.



Brazen

Aura, Dora

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Deuxième album de ce groupe suisse, « Aura, Dora » s'introduit en douceur et nous convie à un voyage musical parsemé d'émotions discrètes et longues en bouche. Délibérément assises sur leurs fondations sixties/seventies, volontiers psychédéliques, dix plages finement tissées entrelacent harmonies vocales, mélodies suaves et une instrumentation riche où les guitares se taillent la part du lion. A l'auditeur le privilège de jouir du défilement très fluide d'une pop progressive délicate, élégante et audacieuse malgré, parfois, son apparente légèreté. Croisement improbable entre les Byrds et Pineapple Thief, cousin éloigné d'un Coldplay libéré de tout formatage, Brazen se soucie plus d'authenticité et de créativité que d'entrée en bourse. Ici, le groupe convie un quintet de cuivres du plus bel effet (magnifique « Calling Seasons »). Là il parfume ses mélopées de sitar. Et ses plages les plus nonchalantes côtoient l'une ou l'autre séquence effervescente (« Ordinary Song », « Fuzzy Cloud ») ou contrastée (« The Escapist »). Cet elpee ne vous bouleversera sans doute pas à la première écoute. Mais accordez-lui plusieurs auditions et il ne vous quittera plus.

 

 

 



Julian Sas

Resurrection

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Julian est né aux Pays-Bas. Dès son plus jeune âge, il est fasciné par Jimi Hendrix. Et en particulier par son elpee "Are you experienced". A partir de cet instant, il commence à prendre goût au blues musclé et bien électrique, écoutant alors aussi bien les bluesmen noirs comme Elmore James, Freddie King et Buddy Guy que les princes anglais du british blues boom, Peter Green, Rory Gallagher ou encore Alvin Lee. Il commet son premier album en 1996, "Where will it end?" Depuis, il en a aligné une bonne dizaine, dont trois immortalisés en public, "Live" en 98, le double "DeLivered" en 2002 et le coffret "Dedication" en 2005, trois œuvres incluant à chaque fois une version de "Hey Joe"!

Ce nouvel opus studio a été concocté quelque part en Allemagne. Il a bénéficié du concours de sa section rythmique : le fidèle bassiste Tenny Tahamata et le batteur Rob Heijne (ex Ruben Hoeke Band). Julian a composé l'intégralité des chansons. L'ami Julian démarre en force par "Moving to survive". Manifestement, il est hanté par le spectre de Rory Gallagher. Il possède la même pêche que l'ange irlandais disparu. Ses cordes sont constamment à l'offensive, ses vocaux éructés. Il ne s’accorde par la moindre seconde de répit, exploitant le re-recording pour ses solos. Sa Stratocaster possède ici le don d'ubiquité! Et avouons que son intention de faire revivre le fantôme du bon Rory est assez réussie. Quoique de bonne facture, "Burnin' soul" se révèle plus dur que celui de son idole. Il aime écraser notre Batave! Caractérisé par ses changements de rythme et ses successions de riffs, ce ‘Sas sound’ me rappelle les glorieuses années des guitar heroes. Une recette reconduite lors du puissant "Runnin' all my life" que Julian domine tel un Alvin Lee survitaminé! Manifestement, l'homme maîtrise parfaitement son style. Lorsque le tempo s'adoucit, il soutient son chant de riffs dramatiques. A l’instar d’"All I know", plage au cours de laquelle nous sommes pris sous le Sas charme, même si la délicatesse ne fait pas partie du Sas world. Et au passage, il dispense des notes meurtrières. Un as ce Sas ! Le titre maître est une petite déception, car il n'apporte rien de neuf. Pourtant, lorsque la basse de Tenny poursuit les six cordes de Sas, on a l’impression de revivre les beaux jours de Ten Years After ; et on se rappelle alors Leo Lyons se tortillant comme un fou pour suivre son leader. Mais franchement, je préfère Julian dans l’exercice des plages lentes et oppressantes. D’ailleurs, s’il se débrouille plutôt bien dans le registre, il n'est pas un petit rat de l'opéra. Et même s’il aime alterner le doux et le dur, il ne fait pas dans la dentelle. Parfois on a l’impression qu’il cumule plus de guitares que le Lynyrd Skynyrd au grand complet. Cri de désespoir concédé au pays des drogues dures, "Junkies blues" est un hymne déjanté. Les cordes opèrent le voyage lysergique tandis que transi d'effroi, Sas se met à souffler furieusement dans un harmo! Quoique naviguant dans des eaux plutôt éloignées du blues, ce "Resurrection" s'inscrit bien dans la sphère du catalogue Provogue.