La rébellion de Jewly…

Auteure-compositrice engagée, Jewly est investie d’une mission : celle qui la pousse à écrire pour ouvrir les consciences et les libérer grâce à des vibrations rock salvatrices pour les uns ou salutaires pour les autres. « Rébellion » est un concept album…

Yes SIHR !

Après quelques concerts / projections improvisés en duo, au Caire et à Beyrouth, pour les…

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30 Seconds To Mars
DRAHLA

Laetitia Sadier

Rooting for love

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« Rooting for Love » constitue le cinquième album solo de Laetitia Sadier. Cette œuvre aborde le sujet de l'amour comme un moyen de guérison collective face aux crises du monde moderne.

L’elpee mêle des éléments de pop, de funk, de jazz, de bossa nova, de trip hop (« Who + What »), de rock, de krautrock, de lounge et d'électronique, se distinguant par des arrangements complexes et variés qui rappellent le travail de Stereolab, mais aussi d'autres artistes comme Alice Coltrane, Kraftwerk ou encore Can et Neu ! (Of course !).

La vision radicale et la fraîcheur artistique de la chanteuse de Stereolab lui permettent de créer un son pop inimitable et envoûtant.

Les paroles sont chantées tantôt en français ou en anglais, et explorent des concepts philosophiques, spirituels et politiques, tels que la gnose, le zen, la souffrance, l'ignorance et l'émancipation.

Tout au long de cet opus, on rencontre des contrastes entre la douceur musicale et la noirceur lyrique ou entre l'ambiguïté et la révélation, à l’instar de « Don’t Forget You’re Mine » et « Cloud 6 », qui dénoncent respectivement le féminicide et l'armure émotionnelle.

Liam Gallagher & John Squire

Liam Gallagher & John Squire

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L’ex-chanteur d’Oasis et le guitariste de Stone Roses ont donc décidé d’enregistrer un album ensemble. Ce n’est pas leur première collaboration, puisque Liam Gallagher était déjà venu chanter sur un titre (« Love Me and Leave Me ») de Seahorses, le projet de John Squire, en 1997. Et les deux musicos s’étaient à nouveau rencontrés sur scène lors des concerts de Knebworth de Liam en 2022. C’est sans doute à cette époque que l’idée d’une coopération a germé.

Si les compos oscillent de la britpop (« Raise Your Hands », « Mars to Liverpool ») au blues-rock (le piano boogie woogie martelé sur « You’re Not The Only One », le mid tempo « I'm a Wheel » et le diablement ‘hendrixien’ « Love You Forever »), elles recèlent de nombreuses références à la pop psychédélique des Beatles (« Make It Up As You Go Along » et « Just Another Rainbow » évoquent parfois « Revolver » et « Magical mystery tour », alors qu’une Rickenbacker, instrument de prédilection de George Harrison, s’invite sur le chatoyant et pastoral « Mother Nature's Song »).

Morceau le plus sombre, « I'm So Bored » manifeste un cri de colère contre la culture moderne. Très électrique et morveux, il rappelle la période « Morning Glory » d’Oasis.

Les nostalgiques d’Oasis et des Stone Roses devraient adorer.

Kim Gordon

The Collective

Des basses profondes, des rythmes hip-hop grinçants, du ‘noise’, de l’électronique fissurée et si une guitare arrive, elle passe dans le hachoir à viande. Il ne s’agit pas d’un cliché du dimanche, mais simplement une métaphore pour décrire le nouvel opus de l’obstinée et légendaire Kim Gordon qui vient encore de frapper. Cette icône de Sonic Youth est celle qui s’est le plus éloignée du son original à travers son travail solo. Et même si son expression sonore navigue plutôt à contre-courant, c’est bien sûr ce que Sonic Youth a toujours défendu au corps de son aventure.

A l’instar de son précédent elpee, « No Home Record », le producteur, auteur-compositeur et ingénieur du son Justin Raisen, plutôt proche des cercles hip-hop, est en partie responsable des paysages sonores fissurés. Il s’est produit un déclic entre les deux artistes, c’est certain. Raisen injecte les bons rythmes et les bonnes nuances sur la voix sombre et déclamatoire de Kim Gordon.

Le résultat est aussi surprenant qu’innovant. Et pour une dame de 70 ans, c’est épatant !

Ġenn

Unum

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Deux ans après gravé un premier Ep remarqué, la formation féminine maltaise (pas courant comme origine dans le monde du rock), établie à Brighton, est de retour pour un premier véritable album intitulé « Unum ». Elle puise ses influences chez Janelle Borg, Rosa Copper, Leona Farrugia et Leanne Zammit, des influences qui oscillent du jazz au post-punk, en passant par l’art-pop et la noise. Le tout est interprété avec un esprit ‘jam’ très psyché, inspiré du folk maltais (une référence pas évidente à déceler…)

Le chant puissant de Janelle Borg rappelle celui de Karen O et permet aux émanations prog de ĠENN de prendre leur envol. Le groupe nous prend par surprise dès l’inaugural « Rohmeresse » dont le groove languissant et ses chœurs se fondent dans des guitares aiguisées et des saxos déchaînés. Le reste de l’opus est à l’avenant et enchaîne réussite sur réussite entre la puissance évocatrice de « Calypso » et le post-punk plus vigoureux de « Days and Night ». Un véritable coup de cœur !

 

Idles

TANGK.

Oups, que se passe-t-il chez IDLES ? Sur l’elpee précédent, « Crawler », une direction différente avait été soigneusement empruntée, mais au moins l’énergie brute n’était pas encore complètement disparue.

Malheureusement, c’est le cas sur « TANGK ».

IDLES s’efforce d’atteindre un son mature plus large. C’est son droit. Un groupe doit évoluer, mais dans sa recherche d’un nouveau son, il perd l’excitation, la fureur et la colère qui alimentaient des œuvres à glacer le sang comme « Brutalism » et « Joy As An Act Of Resistance ». De nombreux médias ont écrit qu’il s’agissait d’une étape courageuse, mais votre chroniqueur estime que c’est dommage. IDLES est passé d’un band de mosh pit agité à un ensemble de salon bien élevé ; et c’est un peu une surprise. Lorsque la piqûre est calmée, la plupart du danger est passé, et ce n’est jamais une bonne nouvelle.

Dès l’ouverture, « IDEA 01 », IDLES semble vouloir déclarer qu’il a changé et que c’est à prendre ou à laisser. Comme s’il cherchait à faire de « TANGK » son propre « Kid A ». Il vaut mieux laisser ce concept à Radiohead (ou à The Smile si vous préférez) ; la bande à Thom Yorke est suffisamment douée pour explorer de nouvelles voies de ce type.

Ainsi « POP POP POP », « Roy » et « A Gospel » constituent davantage des idées que des chansons. Elles font un peu du surplace et ne laissent jamais une impression inoubliable.

Certaines plages tiennent cependant la route. A l’instar de « Grace », par exemple, une compo atypique et discrète d’IDLES ; mais au moins elle est imprimée sur un tempo agréable et, contrairement à la plupart des autres pistes, elle musarde. Ou encore « Dancer », qui a été mis en boîte en compagnie du fantastique LCD Soundsystem. Une réussite. Un titre qui ne manque ni de piquant, ni l’entrain.

Enfin, le grésillant « Gift Horse » De loin le meilleur morceau. On y retrouve l’enthousiasme, la fureur et l’esprit punk originels.

Mais c’est trop peu, beaucoup trop peu, pour un groupe de la trempe d’IDLES.

 

Anodine

Nuit Blanche (Ep)

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Anodine est un projet mené par le réalisateur de documentaire, Arno Villenave. Un projet qui rêve d’illustres références du rock hexagonal, telles que Noir Désir ou Feu ! Chatterton, en tête…

Le groupe –à géométrie variable (parfois en trio mais aujourd’hui élargi à un quatuor)– propose un Ep 6 titres produit par Benoit Pithon (que l’on a vu avec Le Super Homard, Emma Daumas et Send Me Love Letters) résolument rock dans le ton ! Si bien entendu, Anodine n’arrive pas encore au niveau de ses références, les rockeurs français parviennent à capter l’attention à travers des compositions inspirées et poétiques.

Marquis (de Sade)

Décès de Frank Darcel, cofondateur de Marquis de Sade

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Frank Darcel, guitariste, écrivain et militant breton, a été retrouvé mort sur une plage de Galice, en Espagne, le 15 mars 2024. Il avait 65 ans et était le cofondateur du groupe de rock rennais Marquis de Sade, qui avait marqué la scène post-punk française dans les années 80.

Créé en 1977, Marquis de Sade n'a sorti que deux albums, "Dantzig Twist" et "Rue de Siam", mais il est considéré comme un des pionniers du post punk. Le groupe se caractérisait par un style sombre et élégant, inspiré par le Velvet Underground, Joy Division et Talking Heads, et par la voix et la gestuelle expressionniste de son chanteur Philippe Pascal.

A l'occasion du quarantième anniversaire du groupe, en 2017, Marquis de Sade s'était reformé pour accorder quelques concerts exceptionnels, qui ont connu un grand succès. La formation avait sorti un nouvel elpee, "Aurora", en 2021, sous le patronyme de Marquis, en hommage à Philippe Pascal, puis un second, "Konstanz", en 2023.

Frank Darcel était également connu pour son engagement politique en faveur de l'autonomie de la Bretagne dans une France et une Europe fédérale. Il avait adhéré au parti breton en 2002 et avait fondé Breizh Europa en 2013. Il s'était présenté aux élections municipales de Rennes en 2020, sans succès. Il était aussi l'auteur de plusieurs romans, dont "Vilaine Blessure", "L'armée des hommes libres" et "Le dériveur". C’était aussi un ami de Pascal Obispo et d’Etienne Daho, en compagnie duquel il avait d’ailleurs encore enregistré, récemment.

Il est parti rejoindre le chanteur Philippe Pascal Philippe Pascal, le chanteur charismatique, qui s’était donné la mort le 12 septembre 2019.

Il avait accordé une longue et très intéressante interview en 2021 (à lire ou relire ici) à Musiczine.

 

 

 

Les Nuits Botanique 2024: évolution plutôt que révolution...

La 31e édition du festival “Les Nuits Botanique” se déroulera du 24 avril au 5 mai prochains à Bruxelles. Le nouveau directeur du centre culturel, Frédéric Maréchal, qui a succédé il y a peu à Paul-Henri Wauters, a souligné lors de la conférence de presse, qu'il souhaitait capitaliser sur les acquis, importants, du festival. “Nous voulons le faire évoluer, mais sans opérer de révolution”.

Les fondamentaux du festival resteront donc bien présents cette année: un focus clair sur les artistes émergents, une place importante accordée aux créations exclusives et aux avant-premières (“releases”), un intérêt croissant pour les arts plastiques et une formule tarifaire toujours ciblée (un ticket pour une salle).

Exception à cette dernière règle et grande nouveauté: le 4 mai sera une journée “All Access”, comme dans les festivals dits 'classiques'. Pour un prix de 38,5 EUR, le visiteur aura accès aux 4 salles du Bota et ce, de midi à minuit. Au programme de cette journée: Actress · Beak> · bar italia · Big|Brave · Deena Abdelwahed · Drahla · Famous · Hotline TNT · Fievel is Glauque · Tapir! · Lucidvox · La Sécurité · Voice Actor · Charlène Darling Groupe · Florence Sinclair · Mayssa Jallad · Kee Avil · keiyaA · Lambrini Girls · Lou K et Voice Actor.

Autre grande nouveauté: le partenariat avec les Halles de Schaerbeek, qui se trouvent à un jet de pierre du Bota. Le nouveau directeur des Halles, Matthieu Goeury, connaît justement très bien Frédéric Maréchal, ainsi qu'Olivier Vanhalst, le programmateur du Bota. “Les planètes se sont parfaitement alignées pour favoriser cette collaboration”, note F. Maréchal, “vu que les Halles ont décidé d'intégrer la musique dans leur spectre artistique.” Les Nuits feront donc escale aux Halles à 5 reprises: à l'occasion de l'ouverture de festival (Alto Fuero), en soirée électronique (Rainbowarrior avec Rebeka Warrior x Radio Vacarme) et pour les concerts, entre autres, de Lala &ce, Mount Kimbie et Karpe.

Au chapitre des créations exclusives, épinglons Alto Fuero, un duo formé spécialement pour Les Nuits par Victoria Palacios et Loto Retina, deux artistes français résidant à Bruxelles. Lors de la conférence de presse, le duo a accordé un showcase, révélant une musique inclassable, basée sur des chants multilingues, des sons de flûtes trafiquées et des rythmes désarticulés, le tout créant un univers onirique, psychotrope, voire chamanique. A découvrir!

L'autre showcase a permis de découvrir Shoko Igarashi, une saxophoniste originaire du Japon et basée dans notre capitale. Au programme, un croisement entre le jazz-rock des années 70, évoquant par moments Wayne Shorter, la chanson pop japonaise et les musiques de films d'animation. Etonnant!

En clôture du festival, le 10 juin, une autre création aura lieu dans la salle du Musée Bota: l'interprétation par le pianiste Stéphane Ginsburgh d'une dixième sonate de Prokofiev, imaginée par Jean-Luc Fafchamps d'après les esquisses de l'artiste russe.

Pour compléter le programme, la désormais traditionnelle nuit “Bota By Night” ouvrira ses portes le 27 avril, dans le Chapiteau, pour un florilège de découvertes électroniques, pour la plupart avant-gardistes. Au programme: Safety Trance • Taahliah • SoFTT • Waltur • Nídia • Lamin Fofana • 33EMYBW & Joey Holder • Anina • Shoko Igarashi • Ziúr w/ Elvin Brandhi & Sander Houtkruijer • Gaiko x Baum et Astrid Sonne.

Notons, par ailleurs, que le Botanique a conclu un accord avec la SNCB, qui permettra aux détenteurs d'un ticket pour un concert de recevoir une réduction de 50% sur le transport en train. Une bonne nouvelle!

Enfin, on a également appris qu'un mini-festival “Les Nuits Weekender” se tiendra du 1er au 3 novembre. Il occupera 3 salles du Bota et accueillera une vingtaine d'artistes par jour pour un prix démocratique se situant autour de 45 euros la journée.

On l'aura compris, le Bota ouvrira en force la saison des festivals et prouvera, plus que jamais, que Les Nuits ne riment pas avec “ennui”...

Pour consulter le programme complet du festival, c'est ici

Pour écouter la playlist du festival, c'est .

Dorian Dumont

Classieux, mais aussi expérimental…

Écrit par

Dorian Dumont est né à Montpellier (France), où il y a étudié le piano classique au conservatoire. Il y a décroché, en 2005, la médaille d’or dans les branches ‘piano classique’ et ‘musique de chambre’, avec la mention très bien et les félicitations du jury. S’intéressant de plus en plus au jazz et à la musique improvisée, il part en 2008 pour Bruxelles, ville qu’il ne quittera plus. Après ses études de jazz au Conservatoire Royal de Bruxelles, il y obtient son master en 2013. Musicien curieux de nouvelles sonorités, Dumont cultive l’éclectisme et refuse de se fixer sur un genre, ce qui lui permet d’explorer les multiples facettes de son jeu. Depuis quelques années, il est particulièrement investi dans le groupe ECHT ! formation qui brouille les frontières entre jazz, hip-hop et musique électronique. Dumont participe également à d’autres projets, qui tournent autour des concepts et de la poésie du ‘prodige de la musique électronique’, dont Edges, le projet de Guillaume Vierset montée en compagnie de Jim Black et Anders Christensen, Easy Pieces avec Ben Sauzereau et Hendrik Lasure ou encore le Dario Congedo Trio.

Le pianiste d’Echt ! Dorian Dumont rend ce soir hommage à Richard David James (NDR : un compositeur britannique de musique électronique, né le 18 août 1971 à Limerick, en Irlande), en adaptant sa musique pour le piano solo. Richard D. James est l’un des musiciens les plus intéressants de son temps. Mais son œuvre est aussi opaque qu’intrigante. Apparu au début des années 90 sous le pseudo d’Aphex Twin, il travaille les machines comme Stockhausen a pu le faire dans les années 50, en ajoutant à son travail de studio, la contre-culture rave qui explose alors (techno, jungle, drum n’bass). James s'est lancé au milieu des années 1980 en tant que producteur pionnier de musique ambiante, suivant ainsi les traces de Brian Eno.

Pendant 70 minutes, Dorian va interpréter fidèlement ou improviser sur les morceaux d’Aphex Twin, mais également quelques titres de son second opus, « To the APhEX », paru ce 28 février (en écoute ici). Une certaine forme de ‘release party’ pour 70 privilégiés, pour la première fois assis, dont votre serviteur. L’AB Club est donc comble.

Le maestro débarque et part s’installer derrière un grand piano à queue de couleur noire. Simple, intimiste et oscillant entre ombre et lumière, le light show émane du plafond, mais également du sol, grâce à 6 néons leds dont l’intensité varie lorsque la musique s’emballe. Toute sa famille est présente, y compris son grand-père, à qui il rend hommage. Et pour cause, il a fait le déplacement de Montpellier pour écouter son petit-fils en fan convaincu.

Après les deux premiers morceaux exécutés brillamment, Dorian empoigne un micro et signale qu’il est assez volubile et explique pourquoi il est fasciné par l’œuvre d’Aphex Twin, ses mélodies compliquées, alambiquées même, sa poésie et surtout l’harmonie étrange délivrée par ses mélodies, et enfin la perfection, selon Dorian.

Pas de setlist sur le piano ou aux pieds de l’artiste. Les titres proposés portent des noms bizarres. Jugez plutôt : « "180db_ [130] », « Windowlicker », « Avril 4 Th », « # 3 (Rhubarb) », …

Il nous réserve les compos par série de deux. Régulièrement, en improvisant, il apporte sa touche personnelle et artistique avec beaucoup d’expérimentation et de classe.

Les basses, les batteries et tous les sons d’un groupe sont rassemblés dans les touches du piano pour ne faire qu’un.

En décomposant toutes ces couches électroniques et en les recomposant pour le piano solo, il prouve que la musique d’Aphex Twin est bien plus qu’une apologie des machines. Sa relecture offre un point de vue pertinent et tout personnel sur cette musique qu’il s’approprie de la plus belle des manières, en ouvrant de nouvelles portes.

Toujours curieux de nouvelles sonorités et cultivant l'éclectisme, Dorian Dumont refuse de se fixer sur un genre pour être capable d'exploiter plusieurs facettes de son jeu et ainsi de s'exprimer dans plusieurs domaines d'exploration musicale. Une très bonne soirée hantée par la découverte d’un genre musical auquel on votre serviteur n’est pas habitué, et au cours de laquelle l’auditoire s’est montré attentif, silencieux et surtout mélomane. Cela change.

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Acte VIII du In Theatrum Denonium : les images

Écrit par

Le théâtre municipal de Denain, petit bijou d'architecture niché dans le nord de la France, a encore accueilli quelques représentants du black et du thrash metal sur ses planches, le temps d'une soirée.

Cette édition marque quelques améliorations très attendues par le public.

Et tout d’abord, l'ajout d'une petite estrade dans le fumoir ; ce qui a rendu les sets acoustiques beaucoup plus agréables.

Ensuite, l'élargissement de l'offre de nourriture. Plus besoin de se contenter des habituels sandwiches ou hot-dogs, les festivaliers peuvent dorénavant opter pour des Buddha Bowl, une pasta box ou des crêpes.

Tout en affichant sold out, l’édition 2024 a de nouveau été une réussite. Un forfait, cependant à déplorer ; celui de Schizophrenia. Mais la formation a été remplacée en dernière minute par Cryptosis, groupe de thrash metal hollandais.

Le point fort de cette édition restera la prestation atmosphérique et envoûtante de Inferno, groupe de black metal venu tout droit de République Tchèque.

La soirée s’est clôturée par le set de Dodsheimsgard, qui a offert une prestation solide et haute en couleur, particulièrement pour les premiers rangs qui ont pu profiter des  lancers pigments verts du chanteur.

Rendez-vous l'année prochaine pour l'acte IX !

Les photos du festival sont ici

 

 

 

 

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