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Communiqué de presse de la Fédération des Festivals de Musique Wallonie-Bruxelles

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Festivals francophones : naviguer à vue pour sauver ce qui pourra encore l’être.

Pourquoi n’est-il plus possible d’attendre le CODECO du 4 juin prochain

Le CODECO du 11 mai dernier a été présenté comme celui de l’été des libertés et du retour à la quasi-normalité pour les citoyens belges. Celui-ci a pourtant été synonyme d’annulation dans la foulée pour beaucoup de festivals francophones : Dour Festival, Les Ardentes, LaSemo, BSF, Baudet’stival, Francofolies de Spa, So W’Happy Festival, Verdur, Festival Les Gens d’Ere et Vintage Music Festival. Autant de festivals programmés fin juin ou en juillet pour lesquels les normes en vigueur à cette période ne permettront pas d’envisager la tenue d’un festival digne de ce nom.

Les protocoles sanitaires découlant du CODECO ont pris plus d’une semaine à être publiés. L’arrêté ministériel qui leur donne une existence légale n’a, lui, toujours pas été publié à ce jour. Du temps à nouveau perdu, alors que l’extrême urgence est de rigueur pour les derniers festivals encore debout et ceux, reportés, qui envisageraient une édition alternative ou réduite. Les organisateurs de festivals en FWB font preuve d’une résilience exceptionnelle pour défendre artistes, techniciens, fournisseurs et festivaliers. Mais à l’impossible, nul n’est tenu !

Ces fameux protocoles sanitaires, circulés en fin de semaine dernière, contiennent encore de nombreuses zones d’ombre, et de multiples contradictions. Quid par exemple de l’HORECA sur site ? Des campings ? Le dernier CODECO annonçait, avec une jauge max de 5 000 personnes et à partir du 30 juillet, la possibilité d’organiser un festival sans distanciation sociale et sans masque. Une semaine après, rétropédalage, ce sera avec masque et distanciation sociale. Cette annonce a brisé l’espoir pour certains de nos festivals d’organiser un événement, certes à jauge réduite, mais avec la possibilité pour les festivaliers de vivre pleinement une expérience de festival. Cette volte-face est d’autant plus surprenante que, partout, on vante de meilleurs chiffres sanitaires, le fait que la vaccination progresse à grands pas, et que la transmission du virus en extérieur est quasi inexistante.

La fédération demande avec insistance que les précisions nécessaires soient fournies le plus rapidement possible et en amont du prochain CODECO afin de déterminer précisément à partir de quand, sous quelles conditions et pour quelle jauge maximum un festival peut être organisé en extérieur sans distanciation sociale. Il serait aberrant de passer de rien à ‘tout est possible’ au 1er septembre sans avoir donné la possibilité préalable à de plus petits événements d’exister en toute sécurité.

Le seul ‘corona pass’, qui a défrayé la chronique ces derniers jours, pose également de multiples questions en termes d’égalité dans l’accueil des festivaliers. Qu’en est-il des jeunes festivaliers qui n’auraient pas encore été invités à se faire vacciner à la date du festival ? De la gestion des cas positifs qui seraient détectés à l’entrée des festivals ? Des bases légales applicables aux organisateurs pour refuser l’entrée à un festivalier en possession d’un billet d’entrée ? Pour les évènements concernés par ce fameux ‘covid safe ticket’, la volonté de laisser plusieurs options ouvertes (vaccination, test PCR négatif, test rapide sur site ou preuve d’avoir développé précédemment le covid) semble difficile à mettre en pratique, alors que l’accès sur base d’un contrôle du certificat vert européen basé sur un QR code et dont la mise en œuvre est prévue le 1er juillet faciliterait grandement la gestion du public, éviterait d’éventuelles fraudes et donnerait une base légale à tous.

Ces questions devront absolument trouver des réponses pratiques définitives très rapidement, si tant est que la volonté politique de voir se tenir des événements culturels importants cet été, soit réelle.

La Fédération Wallonie-Bruxelles a emboîté le pas à la région flamande ce vendredi en mettant en place un fonds de garantie dédié aux festivals francophones. Cette très appréciable marque de soutien, que nous avons longtemps appelée de nos vœux, favorisera sans aucun doute la tenue de certains évènements culturels de cet été..., pour autant que les protocoles sanitaires les permettent en pratique !

Ils sont en effet nombreux ceux qui voudraient se tenir cet été, (Ronquières, Esperanzah!, Microfestival, Scène Sur Sambre, Park Rock Festival, Feel Good Festival, Les Nuits Botanique, Inc’Rock, Durbuy Rock Festival,…), ou ceux qui voudraient organiser dans les meilleures conditions des événements alternatifs à jauge réduite (LaSemo, Francofolies, Couleur Café, Les Solidarités…).

Les récents évènements tests menés à Spa par l’organisateur des Francofolies, à Namur en Mai et à Bruxelles par le KVS ont encore démontré, si besoin était, que les évènements culturels sont sûrs en matière de risque de contamination.

Il est minuit moins cinq pour les festivals. L’heure des garanties pratiques après celles, financières, annoncées vendredi.

http://www.ffmwb.be/

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  • Date: 25/05/2021
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