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Stéphane Reignier

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vendredi, 07 juillet 2023 19:16

LaSemo 2023 : vendredi 7 juillet

Il y a maintenant quinze années pile-poil que la Parc d'Enghien accueille le LaSemo. Un anniversaire attendu et couronné de succès malgré les différentes crises sanitaires et économiques que la Belgique a traversées.

Record d’affluence semble-t-il, malgré une météo aléatoire en début de semaine, laissant craindre le désastre.

Grâce à son offre culturelle riche, conviviale et bienveillante, le LaSemo se caractérise par sa familiarité et sa proximité.

Entourés par ses espaces verts exceptionnels, ses pièces d'eau, ses jardins et des bâtiments qui couvrent près de 400 ans d'histoire, les festivaliers s’y pressent de plus en plus nombreux.

Rien d’anormal puisqu’à côté d’artistes émergents ou confirmés, ils y trouvent aussi des lieux propices aux débats, de nombreux arts de rue, des espaces dédiés au bien-être, des zones de jeux, un coin pour les enfants, un cabaret, des artisans, une ‘papoterie’, des conférences aussi diverses que variées et bien d’autres animations encore …

Si convivialité et bienveillance sont les maitres-mots, le développement durable n’est pas en reste ! Vous cherchez du neuf ? Rebroussez votre chemin, vous n'y trouverez rien ! Tout est recyclé ! De vieilles bécanes qui permettent de recharger son portable à la force des guibolles, les chaises de mamy dispersées ici et là, afin de poser son popotin, des casquettes fabriquées à l’aide de boîtes en carton, sans oublier les toilettes sèches, évidemment. Inutile de préciser que cette liste est loin d'être exhaustive.

Le soleil est au rendez-vous ! Papy et Mamy accompagnent les têtes blondes qui viennent juste de terminer un nouveau cycle scolaire quelque peu chamboulé cette année et cette réforme qui divise Flamands et Wallons.

Jean-Jean, l’habituel géant givré de service chargé d’introniser avec humour, décadence et légèreté, les artistes, est de la partie. Arborant une petite moustache de type ‘british’, il jongle toujours aussi facilement avec les bons mots. Quel obsédé textuel ce Jean-Jean !

Bref, peu de nouveautés ! Le LaSemo mise une nouvelle fois sur une équipe qui gagne ! Et pourtant, des surprises, il y en avait, puisqu’outre le nouvel emplacement du podium de la ‘Tour’, les food truck ont été dispersés différemment. Bref, un détail, mais qui a son importance, puisque l’espace s’avère plus aéré.

Il est aux environs de 18h30 lorsque votre serviteur arrive enfin sur le site. Direction la guinguette, l’endroit le plus atypique. Sans doute aussi l’emplacement qui se prête le mieux à l’esprit et à la culture de ce festival unique en son genre.

La scène est constituée de palettes de bois. De vieux vinyles ont été cloués sur le pourtour du site, afin de lui donner un aspect cosy.

Le podium bénéficie d’une belle surface ombragée, car il se situe au milieu d'arbres. Et vu la température qui grimpe en flèche, autant dire que les places sont chères.

Les spectateurs se sont installés au centre de l'hémicycle et attendent patiemment l’artiste à venir. Une chope à la main évidemment ! C’est Elia Rose qui grimpe sur les planches.

La petite est issue de la téléréalité. En 2011, elle participe à l'émission ‘The Voice’, guidée par son coach, Natacha St-Pier. Quelques années plus tard, la presse la remarque grâce à son clip coloré et psychédélique « Colors ».

Elia Rose s’est rendue également médiatique suite à sa participation au rassemblement organisé en janvier à Bruxelles pour réclamer la libération de son ami Olivier Vandecasteele, détenu arbitrairement en Iran depuis près d’un an.

C’est donc sans surprise si celui-ci figure parmi les badauds comme guest afin d’assister au concert de sa muse. Mais ‘chuuttt’, il y était en parfait inconnu et ne semblait manifestement pas prêt au jeu des questions/réponses des journalistes présents.

Fleurette est venue défendre les couleurs de son premier elpee intitulé « I love it ». Soutenue par les riffs de guitare de Lorenzo Di Maio et les effluves de claviers dispensés par Cédric Raymond, elle entame son tour de chant par un « I love you so » d’une sensualité à l’épreuve du temps avant d’enchaîner quasi immédiatement par un « Oh my » percutant.

Elia Rose et ses chatons, comme elle aime à le rappeler, délivrent un son à la fois doux et optimiste, savant mélange groovy de funk et de pop.

Sa maman est anglaise. Pas étonnant que son univers soit bercé par la musique anglo-saxonne. Et qu’elle exprime les sentiments et états d’âme qui la transpercent, dans la langue de Shakespeare.

Fraîche, elle cultive ce côté vintage qui fait son charme et sa force. Elle (s’)impose un style tout à fait particulier, à l’instar de ce « Criminal » à la rythmique détonante ou encore cet « I Love You To The Moon And Back », à la limite de l’audace.

La voix un brin timorée contraste avec la générosité dont elle fait preuve à l’égard de son public. Souriante, pétillante et dynamique, elle ne cessera de répandre sa joie et sa bonne humeur parmi les heureux aficionados qui le lui rendent bien.

Il est déjà l’heure de se dire au revoir. « Moon and back » aura la lourde tâche de mettre un terme à un set parsemé de jolies surprises.

Soyez attentifs, Elia Rose est une artiste qui pourrait tout à fait suivre les pas d’une certaine Angèle. Affaire à suivre…

Selah Sue se produit maintenant sur la scène principale.

Flanquée d’un kimono léopard à faire bondir GAIA (NDR : l’association de défense des animaux la plus influente et une des plus connues en Belgique), Sanne Putseys, à l’état civil, s’avance d’un pas décidé sur les planches, se saisit d’une gratte acoustique et pose alors sa voix tout en douceur sur un premier morceau.

Elle est rapidement suivie par son claviériste (Joachim Saerens, son époux et co-compositeur), son bassiste Dries Laheye, ses trois choristes (Sarah Devos, Stefy Rika et Judith Okon), un batteur et un guitariste/claviériste.

Elle se place de manière stratégique sur l’estrade, permettant aussi aux plus curieux d’admirer son ventre plat laissé nu par un ‘crop top’ sensuel.

Elle entame sa carrière dès 2008 en publiant des vidéos de ses performances sur MySpace, avant de devenir rapidement populaire en Belgique grâce à sa participation à des festivals de musique locaux.

En 2010, Selah Sue sort son premier opus –un éponyme !– qui récolte un énorme succès en Europe. Ce qui la propulse sur le devant de la scène internationale. Depuis, elle a publié trois elpees studio et collaboré avec des artistes tels que CeeLo Green ou encore Ronny Jordan.

Ce soir, l’artiste flamande est de retour pour présenter son troisième LP, « Persona » (sept ans après « Reason »), paru l’année dernière.

Une œuvre ‘pansement’ diront certains, la jeune fille ayant traversé des périodes dépressives relativement importantes durant sa vie. La thérapie qu’elle a suivie l’a d’ailleurs inspirée pour l’écriture de ses chansons.

Cette longue absence n’a en tout cas nullement affecté cette voix reconnaissable entre mille. Une voix soul, solide, puissante, profonde, légèrement éraillée et faussement fragile l'instant d'après.

Une voix en tout cas qui respire l’authenticité et l’assurance, à l’instar de ce « Kingdom », aux relents hip-hop. Une ode au bien-être d’une personne qui a retrouvé une confiance absolue en elle.

La jeune femme poursuit son concert intelligemment, mêlant chansons douces et mélancoliques aux compos très énergiques. Pas étonnant puisque son nouvel opus, « Persona », constitue une confession sur ses moments de doute, de bonheur et d’anxiété. Un savant mélange de sentiments en quelque sorte.

Brassant plusieurs titres de son dernier long playing, « All the way down » ou encore « When it alls fall down », c’est sans nul doute dans un registre reggae-ragga-soul qu’elle se distingue le mieux.

Respectant une ligne de conduite blues, soul et groovy, l’artiste n’en oublie pas ses titres incontournables comme « Alone », mais surtout « Raggamuffin », l’hymne qui l’a catapultée en tête des charts.

Proche du public, Selah Sue est parvenue, semble-il, à faire fi des démons du passé, en proposant un show propre, dynamique et tout en relief.

Le temps de s’hydrater et de se remplir la bedaine qu’Odezenne se prépare doucement dans le ‘backstage’, tels des boxeurs avant de monter sur un ring.

Alix Caillet (chant), Jacques Cormary (chant) et Mattia Lucchini (clavier/guitare) sont au taquet. Une batterie trône au milieu de la scène. Stefano Lucchini y siège derrière.

Originaires de Bordeaux, les gars ne font pas dans la fine dentelle. Les textes de certaines de leurs compos sont très susceptibles de heurter les oreilles les plus chastes, les mots frôlant parfois l’indécence…

Une kyrielle de filles en chaleur n’hésitent d’ailleurs pas à se servir de mots les plus salaces afin d’obtenir les faveurs sexuelles des artistes qui sont pourtant loin d’être des Apollons.

A 23 heures pétantes, Caillet et Cormary se positionnent en frontmen. L’un a enfilé un pull couleur saumon qui met en exergue une bedaine arrondie, tandis que l’autre arbore une tenue colorée nettement plus décontractée. Quant à Mattia Lucchini, il se cache derrière de grosses machines, armé d’une guitare électrique prête à en découdre.

Les premières notes de « Au baccara » donnent le ton d’un show survitaminé. Les deux vont et viennent, se croisent, s’adressent du regard au public vraiment très nombreux et ravi de la présence de telles vedettes.

Une mise en bouche convaincante qui va laisser place à un gros « Caprice ». Cette chanson émeut autant qu’elle surprend puisqu’elle a été écrite lorsque Priska, la sœur d’Alix, était atteinte d’un cancer.

Un titre composé dans la foulée de « Hardcore » destiné donc à soutenir la jeune fille et lui donner un maximum de courage. Aujourd’hui décédée, le sens de cette chanson prend donc un sens tout particulier. Inutile de dire que l’émotion est alors à son comble.

Les morceaux sont accessibles, mais sont à prendre au second, voire au troisième degré. En quelques mots, incisifs, marrants, mais jamais méchants

Peut-être que l'universalité des thèmes abordés participe grandement à cette ouverture. Loin d'être moralisateurs, les comparses sont parvenus à toucher, au fil de leur carrière, la frange la plus large de leur auditoire. Il suffit de l’écouter reprendre en chœur chacun de ses titres.

Grâce à des compositions qui font mouche telles que « Nucléaire », « Bitch », « Vodka » ou encore « Salope d’amour », Odezenne sublime un quotidien de Monsieur Toutlemonde. Il aligne des mots d’une simplicité extraordinaire sur fond de spleen joyeux et délicatement déclamé.

C’est sublimement construit, instinctif, faussement foutraque et intensément vivant. Les instrus religieusement aériennes de Mattia viennent apporter de temps à autre cette touche floydienne.

Durant plus d’une heure, les amis d’enfance ont réussi le pari d’allier nonchalance, mots ciselés et beats planants.

Le set touche doucement à sa fin. Quoi de plus naturel que de siroter une « Vodka » ?

Il est plus de minuit lorsque le live s’achève pour de bon. La plupart des badauds quittent le site. Au loin, sur la scène de la ‘Tour’, la musique électronique tente de maintenir éveillé les plus téméraires.

Trop peu pour votre serviteur quinqua qui préfère regagner ses pénates. Les deux jours qui viennent risquent d’être chargés.

(Organisation La Semo)

 

mercredi, 05 juillet 2023 18:49

Jason Glasser piscivore ?

Américain, Jason Glasser, musicien, artiste peintre, sculpteur et vidéaste, établi depuis 20 ans à Paris par amour pour une Française, aura pris son temps pour sortir un premier elpee éponyme après en avoir publié un comme membre du groupe new-yorkais Clem Snide, puis chanteur au sein de Fruitkey, de ce côté-ci de l’Atlantique. Si les 12 chansons de Pelican sont enregistrées en seulement deux jours dans le studio parisien Spookland en 2020, elles ont été écrites et composées sur une période d’une dizaine d’années, testées voire affinées lors de vernissages d’expositions.

En 2015, les deux amis, Jason Glasser et Etienne de Crécy (pionnier, tout comme Super Discount, de la ‘french touch’ électronique de la fin des années 1990, gravent le titre New Wave, parenthèse estivale entre surf music et électro pop, interprété et coécrit par Jason.

Fini de crier, Jason ne cache plus sa voix. Il s’accompagne sur « Pelican » au violoncelle et à la guitare, secondé aux percussions, à la trompette et au synthétiseur analogique Buchla par l’activiste pop Jérôme Lorichon, troisième homme du groupe Zombie Zombie.

Spectateur des concerts acoustiques de Jason dans les galeries d’art, puis auditeur de versions toujours plus retravaillées et réarrangées, Étienne suggère à contrario un mixage radical de ses magnifiques miniatures (aucune ne dure plus longtemps que 3 minutes et demie…) De revenir à leur épure, de les dépouiller de leurs arrangements pour n’en retenir que la vérité toute nue, persuadé de leur beauté au naturel. Et Jason de valider la vision artistique d’Étienne, poussée à l’extrême pendant les 100 secondes d’« Anthem », où le chant se passe totalement de la musique d’accompagnement d’origine, pourtant limitée à un violoncelle et une batterie discrète.

Le titre de l’opus, « Pelican », se réfère au surnom attribué à Jason par son ami Alexandre Courtès, directeur artistique, graphiste et réalisateur, jadis moitié du binôme Alex & Martin responsable, entres autres, de vidéoclips du « Seven Nation Army » des White Stripes. Fort d’un vrai sens de l’humour, Jason s’accepte Pelican : à chaque fois qu’il veut raconter une histoire, son français parfois encore hésitant le fait trébucher sur les premiers mots, laisse augurer le pire, avant que la magie n’opère et qu’il ne transporte son auditoire pour finir par emporter le morceau.

Jason Glasser a beau raconter les histoires de façon brinquebalante, il arrive toujours à bon port, comme ses chansons. Il a donc logiquement demandé à Alex Courtès de signer la pochette de « Pelican ».

Le clip consacré à « Good luck » est disponible

 

mercredi, 05 juillet 2023 18:48

Les épaules larges d’An Eagle in your Mind

Comme une horde déferlant à travers une plaine déserte, An Eagle in your Mind est responsable d’un folk/rock d’un genre nouveau.

Sans complexe, le duo mêle au son de la guitare folk celui d’un harmonium indien, de percussions analogiques, de drones vibrants ainsi qu’une voix spectrale qui chante la révolte et le possible.

Le tandem s’est formé en marge, à bord d’un vieux camion Mercedes aménagé en studio d’enregistrement nomade, qui les a menés des confins de l’Europe aux portes de l’Orient, des grandes capitales aux zones interlopes où fomente l’espoir d’une jeunesse en rupture.

Porteur d’un folklore qui n’est pas encore né, An Eagle in your Mind devance l’histoire sombre et hypnotique qui se raconte sous ses rhapsodies d’égarés. C’est une musique pour un peuple en devenir, un peuple de migrants. L’arrivée au carrefour de deux mondes : c’est ce que son nouvel opus, « Intersection » ne cesse d’invoquer...

Après la sortie de son troisième elpee, "Intersection", ce 31 mars 2023, et de son premier single/clip "Desert Land", il nous propose la session live du single "On Your Shoulders".

Les nuées gazeuses qui semblent habiter les riffs de guitares psychédéliques et seventies, le rythme terrestre et organique issu des profondeurs de la machine, la mélopée sourde et lancinante de l'harmonium indien bourdonnent ; et puis la clarté subite et solaire du chant guerrier et incantatoire forme une sorte d'origine du monde, un bigbang toujours recommencé.

Ce titre se teinte d'éclats d'ombres et de lumières ; explosion d'obscurité et de clarté. Un théâtre d'ombre chinoise où l'espoir se dessine sur la variation infinie d'un rythme qui est une invitation à la transe, à la rupture.

La session ‘live’ est à découvrir ici

 

 

 

 

 

 

 

mercredi, 05 juillet 2023 18:48

Les rêves baléariques de St Franck…

La deuxième chanson fulgurante et sinueuse de St Franck, "Balearic Dreams", fait logiquement suite au titre "Somehow", sorti fin mars 2023. Une invitation au voyage de son premier LP, "Cavalier Solaire".

Balearic Dreams est une fusion menant à un classique four on the floor, des nappes de synthé des années 80, une mer de vocodeur franglais et des mélodies entraînées par des guitares jangle.

Les 808 rythmes et les lignes de synthé accrocheuses rappellent le dernier album de Phoenix (ou un duo de robots légendaires désormais très anciens), assurant une connexion nostalgique que seuls les vrais fans de Hi-Fi feront tourner lors d'un apéritif solitaire au coucher du soleil.

L'inspiration s'étend même jusqu'à la nouvelle expérimentation Moog super filter qui s'ouvre et se referme comme un DJ, mêlant toutes ces ambiances oniriques et productions techniques complexes (flanger, reverbs et echo tape delays).

Le résultat est une chanson qui semble à la fois surnaturelle et profondément enracinée dans St. Franck, son noyau émotionnel et sa production musicale.

Enfin, des synthés et des effets ajoutés de Petit Fantôme (Juno 106, Vermona PerFourmer synth & Oto Machines) embellissent le paysage sonore.

Partez en évasion cet été avec "Balearic Dreams" de St. Franck avant d’atterrir sur son album "Cavalier Solaire". Tendez l’oreille ici

 

Après des études de Lettres modernes (notamment un travail universitaire sur l’œuvre de Boris Vian) et une dizaine d’années de cours de guitare classique, Frédéric Bobin quitte sa Bourgogne natale en 2003 pour s’installer à Lyon où il commence à se produire sur scène, interprétant des chansons co-écrites avec son frère Philippe depuis leur tendre enfance. Deux albums parus à tirage confidentiel (« Les Salades » et « Les Choses de l’Esprit ») témoignent de ces années de formation.

Frédéric Bobin sillonne depuis une quinzaine d’années les routes de France et d’ailleurs pour chanter ses folk songs humanistes. Des chansons tantôt intimes tantôt sociales qui prennent leur source chez Souchon et Lavilliers comme chez Dylan et Springsteen.

Il s’est produit en supporting act d’artistes prestigieux : CharlÉlie Couture, Sanseverino, Carmen Maria Vega, Aldebert, Jamait, Oldelaf, Clarika, Allain Leprest, Amélie-Les-Crayons, Alex Beaupain et a chanté dans quelques salles parisiennes mythiques, telles que La Cigale, Le Trianon et récemment L’Olympia, invité à ouvrir la soirée par Gauvain Sers.

Sa soif de rencontres se traduit dans de nombreuses collaborations : en parallèle à ses albums et ses tournées, Bobin a récemment créé deux spectacles dans lesquels il mélange son répertoire en compagnie de deux amis artistes, Michèle Bernard et Kent.

Le clip de « J’ignorais que j’avais des ailes » est disponible ici

 

 

mercredi, 05 juillet 2023 18:45

La maîtrise de Flora Hibberd

« Hold » recèle de purs joyaux d’un folk nourri au meilleur des six décennies qui l’ont précédé, porté par une voix à la gravité suave, sublime et unique. La jeune Londonienne dévoile un univers musical où cohabitent Aldous Harding et Vashti Bunyan, hanté par les spectres de Josephine Foster et Leonard Cohen.

L’envoûtante voix de Flora Hibberd et les précieux arrangements de Victor Class alimentent « Hold », un vinyle 10 pouces.

La version ‘live’ est à découvrir

 

 

mercredi, 05 juillet 2023 18:46

L’horizon infini de Blaubird…

Paru en single, "Tes mots dits" est un extrait de l’elpee, “Le Ciel est partout”.

Une animation entièrement réalisée par la dessinatrice Brouette Hurlante

‘Je suis extrêmement fière que le travail de Brouette Hurlante, dont l’étrangeté et la force m’ont immédiatement hypnotisée, donne ainsi vie aux personnages de ma chanson ! Elle m’a fait un incroyable et merveilleux cadeau.’ BlauBird

‘Cette histoire est (…) un chassé-croisé. Elle m’évoque une course entre deux êtres qui vont l’un vers l’autre mais ont paradoxalement du mal à se rejoindre, il y a quelque chose de serré, comme un corps à corps, tendre et douloureux à la fois …’ Brouette Hurlante

Une valse à l’infini, réelle ou imaginaire …

À propos de la chanson :

Ces mots, que les amants se disent la nuit, dans le secret de leur amour, et que chacun protège ensuite, dans le secret de son âme ou de son cœur, sont autant de balises pour retrouver son chemin vers l’autre. Ces mots-là suffisent-ils pour cerner un amour ? Pour nourrir un amour ? Peut-on compter sur ces mots-là ? Chacun l’espère. Chacun se remémore.

Mais les mots sont aussi les maux-dits, maudits parfois parce qu’ils tournent en boucle dans nos têtes, parce qu’on ne les comprend plus, parce qu’ils sont inconstants, qu’ils vacillent, comme nous, et qu’ils recèlent en eux autant ce que l’on dit que ce que l’on ne dit pas… Il faudra bien pourtant, s’appuyer sur ces mots, jusqu’au moment des retrouvailles. Alors, les amants tenteront de se redire, puis de se souvenir.

Ce sera magique et inattendu, fragile et déroutant. Ils tenteront de se rencontrer. Encore et à nouveau. Et ils s’in-comprendront merveilleusement.

Lui : ‘J’entends je maudis nos incompris’. Elle : ‘Ils sont si beaux là nos incompris’.

Le clip d’animation est à voir et à écouter

 

 

mercredi, 05 juillet 2023 18:46

Perfecto, le petit homme…

Après la sortie avoir sorti un concept album, "Quasar Of Love", en avril dernier, et premier clip baptisé "Try To Fly", Perfecto nous propose son second, "Little Man", réalisé par Ronan Lagadec.

Il a été tourné au château de Dino à Montmorency, structure d'accueil dans laquelle Toni (chanteur du groupe) a passé son enfance.

Le titre, parlant de Bobby Blackheart (crooner du 31ème siècle), qui chante à l'enfant qu'il n'aura jamais les raisons de son (ce) choix, ne pouvait trouver plus bel écrin, aussi bien graphiquement que symboliquement.

Souhaitant coller à l'univers rétrofuturiste de Perfecto, le groupe a donné un visage robotique à ce crooner et l'a fait virevolter dans cette salle bicentenaire.

L'ambiance se situe entre rêve et réalité, suspendue entre le passé, le présent et le futur.

« Little man » est disponible sous forme de vidéo ici

 

 

lundi, 26 juin 2023 18:45

It It Anita conseille son ami…

It It Anita célèbre cette année ses 10 ans d’existence et publiera un nouvel LP cet automne. "Don't Bend (My Friend)" est le premier single tiré de ce futur opus.  

Le morceau se replonge dans ces 10 années sur les routes, 10 années de shows et de rencontres, de changements et de renouveau. 10 années parfois difficiles, où il s'agissait aussi de ne pas craquer face aux conditions de développement précaires.

"Don't Bend (My Friend)" se tourne vers le passé une dernière fois et clôture un long chapitre pour le groupe, avant d'en ouvrir un nouveau cet automne.

A écouter

 

lundi, 26 juin 2023 18:45

Les hypermondes d’Amor Blitz

Amor Blitz publiera son deuxième album, « Hypermondes », en octobre prochain. En attendant, il nous propose son premier single, « Gourous & Sorcières », dont le clip a été co-réalisé par Amor Blitz et Thomas Kurc.

Depuis ses débuts, Amor Blitz n’a de cesse de se créer un chemin à la Lewis Carroll de l’autre côté du miroir, là où l’imaginaire joue d’égal à égal avec le réel. Dans la lignée d’une pop mélodique et insatiable, incarnée aussi bien par Todd Rundgren qu’Unknown Mortal Orchestra, Emmanuel Szczygiel déploie des mélodies soignées, qu’il s’amuse à dynamiter au gré de ses envies. Portées par une écriture poétique et familière, les harmonies se révèlent joueuses.

Rien ne se perd, tout s’entremêle. Les envolées psychés s’enrichissent d’arrangements orchestraux (cordes, orgues électriques, flûtes), la voix s’enroule dans les guitares, la production baigne au sein d’un climat cinématographique. Là où le premier disque exprimait une urgence, une impatience résolument rock, Amor Blitz a évolué vers plus de lenteur et de magie.

L’énergie ne s’est pas perdue en route, mais a pris des chemins de traverse : plutôt que d’aller droit sur la falaise, les mélodies prennent le temps de se perdre, tantôt pour s’étoffer, tantôt pour s’effeuiller. L’écriture, comme la production, se sont étendues. L’espace sonore, plus riche, se permet dès lors d’accueillir plus de choses : le groove des batteries et des basses, influencées par la Motown ou Stax, ont gagné en présence.

Entre soft rock et pop psychédélique, « Hypermondes » s’autorise des artifices mais ne fait pas semblant. « Hypermondes » est une évasion aux quatre coins d’un monde qui n’est ni le nôtre, ni tout à fait un autre. En filant droit dans l’imaginaire, Emmanuel Szczygiel cherche le chemin le plus court vers le beau.

La vidéo de « Gourous & Sorcières » est disponible

 

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