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Cette année ce n'est pas un mais quatre dispositifs d'accompagnement que propose l'asbl Court-Circuit aux artistes émergents de la Fédération Wallonie-Bruxelles ! L'objectif de ces dispositifs est d'accompagner une sélection prometteuse d’artistes en développement via 4 appels à candidatures distincts : POP, LOUD, ELECTRONIC et HIP-HOP. Ces appels se font en alternance avec le Concours Circuit, qui n'aura donc pas lieu en 2021.

Huit projets auront ainsi la chance d'être suivis entre septembre et décembre par Court-Circuit et ses partenaires. Ils bénéficieront d'un accompagnement scénique (résidences, coachings…), de conseils administratifs et d'outils de promotion (capsule vidéo, photos...) adaptés aux besoins et esthétiques de chacun. Tout est réfléchi pour les aider à développer leur projet live !

AU PROGRAMME

L'inscription pour les artistes est très simple : elle est gratuite et se fait via mycourtcircuit.be

 jusqu'au 8 août 2021. Chaque appel distinct sera suivi par un jury spécialisé de professionnel·le·s (programmateur·rice·s, journalistes, artistes, booker·euse·s, labels...) qui aura la tâche de choisir deux projets à suivre dans son esthétique. Les noms des 8 projets sélectionnés seront connus fin août/début septembre.

L'équipe espère également pouvoir proposer une soirée de showcases devant un public de professionnel·le·s en décembre 2021, selon les possibilités liées aux conditions sanitaires. Facilitant ainsi la promotion et la diffusion au sein de son réseau d'organisations de concerts et du secteur musical francophone belge, de manière générale.

https://www.court-circuit.be/activite/music-program-2021/

jeudi, 03 juin 2021 15:42

Fund Belgian Music

Le secteur musical dans une situation alarmante :

Un appel à projet pour soutenir la création et l'enregistrement de nouveaux morceaux

Le fonds de soutien aux musiciens et musiciennes belges lance son second appel à projets ce mardi 1er juin. Objectif ? Soutenir financièrement au maximum l’enregistrement de nouveaux morceaux !

Le secteur culturel attend avec impatience sa réouverture, mais la situation reste très difficile. Pour se préparer à mieux à retrouver le public, il faut investir dès à présent dans la création. Fund Belgian Music souhaite - comme en 2020 - apporter un soutien financier aux musiciens et musiciennes belges.

Fund Belgian Music, c’est quoi ?

C’est une initiative conjointe de Facir, Galm, Sabam for Culture et Playright+, avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin. Lancé en juin 2020, il visait à rassembler ressources, passion et expertise en vue de soutenir les musicien·ne·s belges, depuis leur salle de répétition jusqu’à la promo en passant bien sûr par le studio.

Son premier appel à projets, en octobre 2020, visait des initiatives de relance du secteur. 600 candidatures furent introduites pour près de 3,5 millions d’euros de demande de soutien. 49 projets ont été sélectionnés et ont reçu un soutien pour un montant total de 120.000 d’euros. Des artistes connus ou pas, jeunes et moins jeunes, de tout le pays, des groupes, des solistes, de l’urbain, du classique, de l’alternatif, du jazz, de l’électro, du rap...

Pour ce deuxième appel à projets, l’attention du Fund Belgian Music se portera sur l’aide au financement de nouveaux enregistrements musicaux.

La rémunération liée aux concerts étant la principale source de revenus pour de nombreux/euses musicien·ne·s, les autres rémunérations ayant également fortement baissées (droits d'auteur, droits voisins, ventes physiques, ...), l’investissement dans de nouveaux projets est particulièrement difficile pour de nombreux/euses artistes.

Avec ce nouvel appel à projets, Fund Belgian Music veut répondre à cette demande et apporter un soutien financier à la création de la musique de demain.

Comment introduire une demande de soutien ?

    Dossier de candidature à soumettre entre le 1er juin et le 29 juin 2021 sur le site de la fondation Roi Baudoin    

    Le contenu du dossier doit prouver que le besoin de financement concerne un projet d’enregistrement de nouveau contenu musical. Le release d’au moins un des morceaux doit être effectif entre le 1er janvier 2022 et le 30 juin 2022.    

    Le soutien financier ne peut excéder 30% des coûts liés au projet de relance, avec un maximum de 7.500 euros par projet. Cette aide accordée par le Fonds doit être entièrement utilisée pour ce financement supplémentaire.    

    Plus d’informations sur le dossier de candidature et les critères de sélection : les sites officiels de Fund Belgian Music (http://www.fundbelgianmusic.be) et de la Fondation Roi Baudouin (http://www.kbs-frb.be).

Comment soutenir le Fund Belgian Music ?

À travers Fund Belgian Music, c’est l’avenir même de la musique dans notre pays qui est en jeu. Si le financement des soutiens est porté par les différentes organisations qui composent Fund Belgian Music, chacun·e, particulier ou entreprise, est invité·e à apporter son soutien à travers une donation via le site officiel (déductibilité fiscale de 45% possible dès 40 euros de don).

C’est ce qu’a fait entre autres BIMA (Belgian Independant Music Association) en versa près de 10 000 euros dans le fonds de soutien.

Chaque euro compte et permettra de consolider des projets musicaux dont le seul objectif est de créer, porter, amplifier, diffuser et partager des émotions avec le public.

Partenaires

FACIR, PLAYRIGHT+, SABAM & GALM

Fabian Hidalgo (FACIR) :

"Un seul fonds pour soutenir toute la chaîne création-production-diffusion, avec une vision à long terme, et tout cela sur le plan national, c’est le meilleur moyen de renforcer le secteur musical belge."

Christophe Van Vaerenbergh (PLAYRIGHT+) :

"En tant que société de gestion, PlayRight met en relation des musiciens de toutes générations et de tous genres avec des fans de leur répertoire. Le lancement du FBM est donc une étape logique."

Olivier Maeterlinck (SABAM) :

"Sans auteur et sans artiste, il n'y a pas d'économie culturelle et notre avenir sonne moins bien."

Tom KESTENS (GALM) :

"Musiciens, fans et entreprises s'associent, pour une scène musicale belge saine et diversifiée. Écrire ensemble l'avenir de la musique et surprendre le monde, nous pouvons le faire."

Communiqué de presse

http://www.fundbelgianmusic.be

Festivals francophones : naviguer à vue pour sauver ce qui pourra encore l’être.

Pourquoi n’est-il plus possible d’attendre le CODECO du 4 juin prochain

Le CODECO du 11 mai dernier a été présenté comme celui de l’été des libertés et du retour à la quasi-normalité pour les citoyens belges. Celui-ci a pourtant été synonyme d’annulation dans la foulée pour beaucoup de festivals francophones : Dour Festival, Les Ardentes, LaSemo, BSF, Baudet’stival, Francofolies de Spa, So W’Happy Festival, Verdur, Festival Les Gens d’Ere et Vintage Music Festival. Autant de festivals programmés fin juin ou en juillet pour lesquels les normes en vigueur à cette période ne permettront pas d’envisager la tenue d’un festival digne de ce nom.

Les protocoles sanitaires découlant du CODECO ont pris plus d’une semaine à être publiés. L’arrêté ministériel qui leur donne une existence légale n’a, lui, toujours pas été publié à ce jour. Du temps à nouveau perdu, alors que l’extrême urgence est de rigueur pour les derniers festivals encore debout et ceux, reportés, qui envisageraient une édition alternative ou réduite. Les organisateurs de festivals en FWB font preuve d’une résilience exceptionnelle pour défendre artistes, techniciens, fournisseurs et festivaliers. Mais à l’impossible, nul n’est tenu !

Ces fameux protocoles sanitaires, circulés en fin de semaine dernière, contiennent encore de nombreuses zones d’ombre, et de multiples contradictions. Quid par exemple de l’HORECA sur site ? Des campings ? Le dernier CODECO annonçait, avec une jauge max de 5 000 personnes et à partir du 30 juillet, la possibilité d’organiser un festival sans distanciation sociale et sans masque. Une semaine après, rétropédalage, ce sera avec masque et distanciation sociale. Cette annonce a brisé l’espoir pour certains de nos festivals d’organiser un événement, certes à jauge réduite, mais avec la possibilité pour les festivaliers de vivre pleinement une expérience de festival. Cette volte-face est d’autant plus surprenante que, partout, on vante de meilleurs chiffres sanitaires, le fait que la vaccination progresse à grands pas, et que la transmission du virus en extérieur est quasi inexistante.

La fédération demande avec insistance que les précisions nécessaires soient fournies le plus rapidement possible et en amont du prochain CODECO afin de déterminer précisément à partir de quand, sous quelles conditions et pour quelle jauge maximum un festival peut être organisé en extérieur sans distanciation sociale. Il serait aberrant de passer de rien à ‘tout est possible’ au 1er septembre sans avoir donné la possibilité préalable à de plus petits événements d’exister en toute sécurité.

Le seul ‘corona pass’, qui a défrayé la chronique ces derniers jours, pose également de multiples questions en termes d’égalité dans l’accueil des festivaliers. Qu’en est-il des jeunes festivaliers qui n’auraient pas encore été invités à se faire vacciner à la date du festival ? De la gestion des cas positifs qui seraient détectés à l’entrée des festivals ? Des bases légales applicables aux organisateurs pour refuser l’entrée à un festivalier en possession d’un billet d’entrée ? Pour les évènements concernés par ce fameux ‘covid safe ticket’, la volonté de laisser plusieurs options ouvertes (vaccination, test PCR négatif, test rapide sur site ou preuve d’avoir développé précédemment le covid) semble difficile à mettre en pratique, alors que l’accès sur base d’un contrôle du certificat vert européen basé sur un QR code et dont la mise en œuvre est prévue le 1er juillet faciliterait grandement la gestion du public, éviterait d’éventuelles fraudes et donnerait une base légale à tous.

Ces questions devront absolument trouver des réponses pratiques définitives très rapidement, si tant est que la volonté politique de voir se tenir des événements culturels importants cet été, soit réelle.

La Fédération Wallonie-Bruxelles a emboîté le pas à la région flamande ce vendredi en mettant en place un fonds de garantie dédié aux festivals francophones. Cette très appréciable marque de soutien, que nous avons longtemps appelée de nos vœux, favorisera sans aucun doute la tenue de certains évènements culturels de cet été..., pour autant que les protocoles sanitaires les permettent en pratique !

Ils sont en effet nombreux ceux qui voudraient se tenir cet été, (Ronquières, Esperanzah!, Microfestival, Scène Sur Sambre, Park Rock Festival, Feel Good Festival, Les Nuits Botanique, Inc’Rock, Durbuy Rock Festival,…), ou ceux qui voudraient organiser dans les meilleures conditions des événements alternatifs à jauge réduite (LaSemo, Francofolies, Couleur Café, Les Solidarités…).

Les récents évènements tests menés à Spa par l’organisateur des Francofolies, à Namur en Mai et à Bruxelles par le KVS ont encore démontré, si besoin était, que les évènements culturels sont sûrs en matière de risque de contamination.

Il est minuit moins cinq pour les festivals. L’heure des garanties pratiques après celles, financières, annoncées vendredi.

http://www.ffmwb.be/

Ce vendredi 23 avril s’est tenu un CODECO annoncé comme d’une importance capitale pour les secteurs de la culture, de la jeunesse et des sports. Alors qu’elle était supposée faire toute la clarté et donner au secteur des perspectives réclamées à grands cris depuis des mois, c’est peu dire que cette réunion, qui s’est finalement simplement voulue « technique », a accouché d’une souris.

Ce sont désormais des sentiments d’incompréhension, d’injustice et de colère qui règnent chez les organisateurs de festivals. Alors que les secteurs culturel et événementiel se sont unis derrière un unique projet de protocoles sanitaires détaillé et professionnel couvrant l’ensemble du secteur événementiel, rédigé en étroite collaboration avec les virologues et les responsables politiques de tutelle, et porté par les trois ministres de la Culture du pays, celui-ci a été accueilli par les membres du CODECO avec impréparation, voire avec un amateurisme déplorable.

Le conseil de concertation a tout simplement décidé de ne rien décider et de reporter (au mieux) toute décision au 11 mai prochain, laissant une fois encore le secteur des festivals sans aucune perspective au-delà du 30 juin. Pour rappel, la discussion sur le sort des festivals, pour lesquels une décision avait d’abord été promise mi-mars, a déjà été reportée à maintes reprises. Et pourtant, le secteur ne voit toujours rien venir…

La culture et l'événementiel seront, à partir du 8 mai prochain, parmi les derniers secteurs à supporter en plein les contraintes sanitaires liées à l’épidémie actuelle. Le gouvernement fédéral a, une fois encore, choisi la voie de l’immobilisme pour un secteur à l’arrêt depuis plus d’un an, la préférant à un possible partage du poids de la pandémie sur l’ensemble des acteurs économiques du pays. A la trappe donc, toute notion de solidarité !

Cette situation est d’autant plus dommageable que les festivals font partie intégrante de la solution. Sur base de protocoles testés en 2020 et validés depuis par de multiples expériences et concerts-tests un peu partout en Europe, la réouverture du secteur s’avère sans risques. Elle est non seulement possible mais souhaitable afin de fournir les bulles d’oxygène dont les citoyens belges ont tant besoin. Elle permettrait également de canaliser les inévitables « évènements sauvages » qui semblent tant inquiéter gouvernement et experts.

Cet énième report de la décision gouvernementale relative aux évènements de masse montre également le manque d’intérêt et la totale méconnaissance du secteur par les autorités. Comme expliqué à de multiples reprises, un festival requiert des mois de préparation. Des évènements de masse ne peuvent pas s’improviser ou être mis sur pied en un tournemain. L’absence de perspectives données par le gouvernement est aussi un manque de respect total pour les acteurs de cette filière (artistes, fournisseurs, techniciens, sous-traitants, etc) déjà lourdement impactée.

Alors que le gouvernement s’obstine dans son absence totale de décisions pour le secteur, aucune mesure de compensation n’a encore été mise en place. Là encore, le secteur ne voit toujours rien venir…

Des festivals auront-ils lieu cet été ? Des évènements alternatifs et/ou à jauge réduite pourront-ils être envisagés ? Des perspectives urgentes sont plus que jamais nécessaires ! La FFMWB invite les autorités politiques à se remettre au travail pour apporter décisions et perspectives très rapidement et surtout avant la date du 11 mai fixée ce vendredi.

La culture se déconfinera dès la fin de cette semaine, et les festivals ont hâte d’en faire autant très rapidement. Dans le respect des règles certes, pour autant que celles-ci soient mises en place dans les meilleurs délais.

(D’après communiqué de presse de la Fédération des Festivals de Musique Wallonie-Bruxelles)

Le gouvernement a annoncé mercredi dernier la tenue d’une réunion du comité de concertation (ou CODECO) spécialement dédié à la culture et à l’événementiel au sens large pour ce vendredi 23 avril.

Après plus d’un an de silence et d’obscurité pour le secteur et bon nombre de réunions de ce type durant lesquelles même le mot « culture » n’a pas été prononcé, c’est peu dire que cette annonce a fait grand bruit dans le microcosme culturel belge.

Pensez donc : une réunion spéciale rien que pour l’un des parents (très) pauvres de cette crise sanitaire !

L’attente fut particulièrement longue : les enjeux de cette réunion n’en seront que plus importants.

Après des mois d’interruption et de décisions maintes fois reportées, c’est donc potentiellement l’entièreté de la feuille de route du secteur qui est sur la table pour les mois à venir. Une réunion courte durant laquelle les décisions à prendre pourraient avoir des implications colossales pour tout un secteur : détails des événements-tests, calendrier et conditions de reprise, clarifications sur les protocoles à mettre en place, retour du public, etc. C’est peu dire que les enjeux seront multiples.

Échecs, oublis ou ratés ne seront pas autorisés lors de ces discussions, dont dépendra l’équilibre précaire d’un secteur déjà mentalement et financièrement brutalisé par la crise.

C’est face à ces enjeux que la Fédération des Festivals de Musique Wallonie-Bruxelles tient à rappeler ses doléances à l’aune de cette réunion primordiale. Les événements culturels de masse étant de loin les plus impactés par la pandémie, plusieurs résolutions essentielles devront ainsi être prises

Une décision claire est attendue sur l’annulation des grands événements de l’été (par exemple de plus de 5.000 spectateurs), au moins jusqu’au 1er août. La situation des festivals programmés jusqu’à cette date est tout bonnement intenable, certains événements ayant déjà dû se résoudre, seuls, à l’annulation ou au report de leur événement.

L’approbation des protocoles sanitaires discutés depuis des mois avec le secteur est impérative. Ceux-ci sont clairs, détaillés et articulés pour couvrir la très grande majorité des scénarios possibles. Ils seront l’outil et la base de la feuille de route du redéploiement de la culture dès juin.

Les jauges et conditions sanitaires en vigueur ainsi déterminées devront permettre au secteur d’avoir une vision limpide de ce qui sera possible (ou pas) pour tous les festivals d’ici la fin de l’année. Le public a, plus que jamais, soif de culture. Il est donc nécessaire d’encourager et de soutenir les organisateurs de festivals qui pourraient encore entrevoir, dans les conditions sanitaires que nous connaissons, la possibilité de satisfaire ce besoin vital de culture via des événements alternatifs et/ou à jauge réduite.

Un support financier concret devra également être confirmé, qui visera à supporter les festivals annulés et à favoriser le déroulement d'événements alternatifs. La culture devra également être pleinement incluse dans le fonds de relance en préparation. Quant à un fonds de garantie pour l’événementiel tel qu’il existe en Flandre depuis plusieurs mois, la mise sur pied d’un équivalent francophone se fait toujours attendre mais n’en resterait pas un formidable outil de support et d’espoir.

C’est tout bonnement l’avenir et la pérennité des secteurs de la culture et de l'événementiel qui sera sur la table des négociations ce 23 avril. Leur importance ne peut que déboucher sur des conclusions cohérentes, structurées et solidaires.

La grogne du secteur culturel - dont les festivals font partie intégrante - se fait déjà pleinement entendre. En l’absence des réponses tant attendues, il pourrait très rapidement exploser...

(D’après communiqué de presse)

http://www.ffmwb.be/

https://www.facebook.com/FFMWB

 

Depuis plus d’un an maintenant, le gouvernement a débranché la prise du secteur culturel et évènementiel. Plus d’un an d’obscurité sans la moindre lueur.

Le secteur n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour se réinventer, pour apporter aux responsables toutes les informations sur un secteur souvent trop méconnu, pour comprendre des décisions sanitaires pas toujours cohérentes, et surtout pour pouvoir garder la tête hors de l’eau… mais toujours avec ce sentiment de n’avoir même jamais aperçu la moindre main tendue des dirigeants.

Il est vrai que la tolérance et le sens de la responsabilité caractérisent le secteur. Ce qui le ramène très souvent à une image gentille, sans doute trop gentille même. Mais aujourd’hui il n’en peut plus d’être gentil !

Il n’en peut plus d’avoir cette impression de ne pas exister.

Il n’en peut plus de voir ses équipes, ses fournisseurs, ses amis, ses artistes, ses techniciens ramer financièrement, changer de métier, sombrer dans la dépression, et parfois, hélas partir tout court.

Il n’en peut plus de ne pas avoir de réponses à ses questions.

Alors, mesdames et messieurs « les décideurs » politiques, prenez vos responsabilités !

Le secteur ne demande pas de le laisser travailler comme il le souhaite ; il se rend compte que ce sera très difficile. Il demande simplement de répondre aux questions suivantes :

Pourquoi est-ce si difficile de donner une réponse claire sur la possibilité d’organiser des événements de plus de 5.000 personnes cet été ? Un oui ou un suffirait…

Pourquoi est-ce si difficile de proposer un protocole clair et progressif pour une réouverture du secteur culturel et événementiel ? Cela permettrait au secteur de préparer un été qui ne serait pas vide de culture…

Pourquoi est-ce si difficile de proposer des événements test ? Les résultats de ces tests seraient de fameux outils pour une relance progressive et en toute sécurité du secteur…

Pourquoi est-ce si difficile de rassurer ce secteur, comme la Flandre l’a fait, en proposant des fonds de garantie et des soutiens financiers clairs, adaptés et proportionnels ? Ceci permettrait de lui offrir des perspectives encourageantes pour l’avenir…

Pourquoi est-ce si difficile de donner quelques perspectives à notre jeunesse en manque d’événements et de contacts sociaux ? Ceci éviterait sans doute de devoir envoyer la cavalerie dans les parcs…

Les festivals francophones de musique en ont assez d’être gentils. En l’absence de réponse et d’un minimum de considération politique, devrait-il, comme le fait le secteur HORECA, proposer une réouverture de la culture le 1er mai et donner rendez-vous à tous nos festivaliers dans les parcs de Wallonie et de Bruxelles ?

Il serait sans doute plus simple et plus efficace de répondre à ces questions qui paraissent à la fois urgentes et légitimes.

(D’après communiqué de presse de la Fédération des Festivals de Musique Wallonie-Bruxelles).

Festivals francophones belges : l’urgence de la situation doit dicter l’urgence des décisions

Des décisions gouvernementales claires et rapides sont nécessaires pour les festivals

Alors que les annonces d’annulation des festivals ne cessent de se multiplier tant en Belgique (Werchter, Graspop,…) qu’à l’étranger (Glastonbury, Rock Am Ring,…), les festivals francophones belges restent toujours dans l’inconnu quant à leur avenir proche et demandent aux différentes instances gouvernementales d’apporter rapidement toute la clarté dont le secteur a grand besoin.

Les festivals représentent un écosystème très diversifié composé d’organisateurs, d’artistes, de fournisseurs, de sous-traitants, d’équipes techniques, des spécialistes son et lumière et de nombreux relais dans le tissu associatif local. Leur situation actuelle est tout bonnement catastrophique. Face à un calendrier de reprise de la culture sans cesse reporté, une campagne de vaccination qui connaît de nombreux problèmes de démarrage et une situation sanitaire encore loin d’être sous contrôle, aucun festival n’est actuellement en mesure de savoir s’il pourra se tenir ce printemps et cet été, dans quelles conditions et pour quels publics.

Le travail d’organisation d’un festival est une activité menée tout au long de l’année, dont la particularité est de voir les charges, tant financières que de travail, augmenter rapidement dès lors que la date de l'événement se rapproche dans le temps. Les mois de mars à juin sont traditionnellement d’une importance capitale pour la viabilité et le bon déroulement d’un tel projet.

Initialement promises pour la mi-mars, les décisions gouvernementales quant à la possible tenue de festivals en Belgique ce printemps et cet été pourraient désormais être postposées à début mai. Alors que les premiers évènements de la saison se tiennent dès le mois d’avril, cette décision ne pourra arriver que bien trop tard pour bon nombre d’acteurs du secteur laissés à leur sort.

Une décision gouvernementale quant à la tenue des festivals, quelle que soit sa nature (annulation pure et simple ou autorisation sous conditions clairement définies) devra dès lors être prise le plus rapidement possible et avant la fin mars au plus tard afin d’apporter toute la clarté dont les organisateurs et les festivaliers ont besoin.  Une absence de décision dans ces délais ne pourra qu’être gravement préjudiciable pour le secteur et l’ensemble de ses partenaires.

Les récentes mesures de soutien financier au secteur de l’évènementiel mises en place en Flandre et dans certains pays voisins - et en particulier le principe de fonds de garantie - laissent l’opportunité à bon nombre d’organisateurs de continuer sereinement leurs préparatifs, forts de la couverture offerte en cas d’annulation tardive de leur évènement. Malheureusement, à ce jour, aucun fonds de cette nature n’a pu être mis en place en Wallonie ou à Bruxelles, augmentant ainsi encore les risques encourus par les différents opérateurs.

Outre les enjeux financiers, des questions artistiques viennent se greffer aux problèmes actuels: bon nombre de tournées européennes sont d’ores et déjà annulées et amèneront certains festivals à se réinventer en termes de propositions artistiques.

Face à ces nombreux défis, les festivals de musique en Wallonie et à Bruxelles demandent donc aux différents niveaux de gouvernements de faire rapidement toute la clarté sur ce dont l’avenir proche du secteur sera fait :

Si les festivals ne peuvent se tenir comme espéré il y a quelques semaines encore (c’est-à-dire debout, sans distanciation, avec restauration, etc.), la décision d’annulation pure et simple et de report à l’année prochaine devra être prise dans les meilleurs délais. Un fonds d’aide exceptionnel au moins similaire à celui mis en place en 2020 sera à prévoir pour les pertes effectives subies par les organisateurs.

Si des événements “debout” de taille restreinte peuvent être envisagés (par exemple avec un maximum de 5000 personnes), ceci  sera vraisemblablement synonyme d’annulation pure et simple pour les festivals les plus grands. Les conditions de leur tenue devront être définies avec précision.  Des aides financières devraient également être mises en place afin de laisser la possibilité à certains organisateurs de se réinventer et de proposer des événements alternatifs à un public plus que jamais en demande d’activités culturelles de qualité.

Si la tenue d'événements est conditionnée à la mise en place de mesures sanitaires spécifiques, celles-ci devront être détaillées et quantifiées rapidement et une aide financière devra être proposée aux organisateurs pour faciliter leur mise en place.

Le secteur des festivals fait preuve d’une grande résilience depuis maintenant plus d’un an et a traversé l’année 2020 en perdant près de 99% de ses revenus mais en devant supporter d’importants frais fixes de fonctionnement. Un échéancier clair et des décisions gouvernementales rapides quant à son futur devraient lui permettre de réinventer 2021 ou de se projeter déjà avec impatience vers l’été 2022.

http://www.ffmwb.be/

https://www.facebook.com/FFMWB

mercredi, 17 mars 2021 15:42

Pas de Rock Werchter en 2021 !

Rock Werchter est reporté. La prochaine édition se déroulera du jeudi 30 juin au dimanche 3 juillet 2022.

Au cours de ces derniers mois, les organisateurs se sont beaucoup entretenus avec les autorités, des experts et des représentants d’autres festivals belges et étrangers, l’objectif étant d’assurer un redémarrage en toute sécurité. Le déploiement rapide de la vaccination a suscité de l’espoir. Mais vu le retard pris par cette vaccination, ils sont arrivés à la conclusion suivante : il est impossible de préparer normalement le festival et d’avoir la certitude, une fois sa date fixée, qu’il pourra avoir lieu dans son format habituel. Or, ce qui était voulu, c’est toujours offrir aux festivaliers et aux artistes la plus belle des expériences Rock Werchter.

Reporter une nouvelle fois le festival est la bonne décision, mais la pilule est évidemment amère, terriblement amère. Ce report a un impact sur beaucoup de gens : les collaborateurs fixes, les équipes techniques, les fournisseurs, les artistes et leur entourage, toutes les associations locales… Cela fait déjà un an que le secteur est à l’arrêt. S’il y a de la lumière au bout du tunnel, des jours sombres attendent encore le secteur, et ce même si les activités peuvent reprendre bientôt, prudemment. Le secteur de la musique live, il y a peu encore si florissant, est pratiquement exsangue et a besoin de soutien. Et tout particulièrement des différents gouvernements. La Belgique est connue dans le monde entier pour ses festivals. Elle est un pays de festivals, et elle doit le rester.  

Les festivaliers déjà en possession de tickets seront personnellement contactés par Ticketmaster. Leur commande sera entièrement transférée sur 2022, et ceux qui le souhaitent pourront les convertir en un bon à valoir. Celui-ci pourra être utilisé librement dans les festivals organisés au Parc du Festival de Werchter en 2021 (voir plus bas) et 2022. La vente des tickets pour l’édition 2022 de Rock Werchter commencera cet automne. Plus d’infos suivront.

(D’après communiqué de presse)

http://www.rockwerchter.be

Alors que la situation sanitaire de la Belgique semble stabilisée et s’améliore lentement, et que la campagne de vaccination de ses concitoyens les plus exposés bat son plein, le secteur culturel reste plus que jamais à l’arrêt, sans vision claire de son futur proche. Ce manque cruel de projection affecte imparablement les artistes et tous les acteurs des musiques actuelles (promoteurs, salles de concerts et festivals) mais aussi tous leurs partenaires, fournisseurs et prestataires de services, qui n’ont aucune idée de ce dont leurs lendemains seront faits.

Cette semaine encore, la SABAM a démontré que les revenus issus d'événements culturels ont reculé de 87% en 2020, précisant que les festivals et les représentations théâtrales ont subi l'impact économique le plus sévère. Les festivals ont même perdu 99% de leurs recettes l’an dernier.

Les récentes mesures de soutien financier au secteur de l’évènementiel en Flandre, et la promesse par le ministre Jan Jambon d’une décision quant à la tenue des festivals estivaux d’ici la mi-mars, annoncées cette semaine, marquent la volonté des instances gouvernementales néerlandophones de soutenir un écosystème à l’arrêt quasi-total depuis près d’un an. C’est ainsi une enveloppe de 60 millions d’euros qui a été débloquée pour permettre aux festivals flamands de lancer les préparatifs de leurs éditions 2021, dont 50 millions d’euros d’avance remboursables en cas de tenue de l’événement et 10 millions d’euros spécialement dédiés aux dépenses structurelles à caractère sanitaire.

Ailleurs en Europe, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche, en Norvège ou en France, les gouvernements mettent en place ou envisagent des fonds de garantie permettant au secteur des festivals de lancer sereinement le travail de préparation de l’été 2021. Concrètement, les sommes injectées dans les préparatifs nécessaires à la bonne tenue de ces évènements seraient ainsi couvertes par l’Etat en cas d’annulation pour raisons sanitaires.

A l’heure actuelle, aucune des instances gouvernementales en Wallonie ou à Bruxelles ne s’est positionnée sur ce sujet vital. C’est pourquoi un nouvel appel est lancé en faveur de :

    La mise sur pied d’un fonds de garantie destiné au secteur événementiel, sur une base proportionnelle et similaire à celle adoptée en Flandre. Ce fonds permettra le démarrage de la préparation des évènements de l’été par le paiement d’acomptes garantis aux fournisseurs et prestataires du secteur, ainsi que la sécurisation de la filière des fournisseurs de festivals, qui constitue une condition essentielle à l’existence de toute forme d’événement durant la saison estivale.

    Il est à noter que cette garantie ne bénéficie pas directement au secteur des festivals - même si elle est essentielle à leur présence cet été - mais percolera à travers toute la filière pour soutenir un grand nombre d’entreprises en grande difficulté depuis un an (prestataires techniques, régisseurs, son et lumières, etc).

    Une telle garantie n’aura pas d’impact financier direct pour les finances publiques dans l’hypothèse où les festivals d’été pourraient se tenir en configuration normale.

    La situation actuelle crée de facto une distorsion de concurrence entre festivals francophones et flamands, encore renforcée par l’absence en Wallonie et à Bruxelles d’une mesure similaire à la ‘globalisatiepremie’ mise en place en Flandre.

    Le renforcement de l’enveloppe allouée au secteur des musiques actuelles par la Fédération Wallonie-Bruxelles, afin qu’un budget aussi élevé que possible soit mis à disposition de tous les acteur.rice.s du secteur. Ces sommes viseraient à couvrir sur base réelle les pertes effectivement encourues par les organisateurs en cas d’annulation.

    L’aboutissement rapide des discussions en cours à propos de la réouverture et du redéploiement de la culture en Belgique francophone sur base de protocoles sanitaires rédigés en collaboration avec le secteur culturel.

    La FFMWB est consciente des nombreux défis que pose la crise sanitaire actuelle. Mais, alors que l’impact psychologique de la pandémie se fait sans cesse plus grand et que l’appétit de la population pour des évènements culturels ne cesse d’augmenter, il lui semble essentiel de mettre en place toutes les mesures possibles pour que la possibilité d’organiser des festivals cet été soit une réalité concrète.

A propos de la FFMWB – Fédération des Festivals de Musique Wallonie – Bruxelles

La FFMWB a été fondée par 12 festivals belges francophones en septembre 2020, dans un contexte de crise sanitaire affectant lourdement et durablement le milieu de la musique. Cette fédération est l’expression de la volonté de ses membres de s’unir au sein d’une structure commune visant à professionnaliser encore le secteur et l’aider à se développer.

La FFMWB compte aujourd’hui plus d’une trentaine de membres, représentant la diversité du secteur en Fédération Wallonie-Bruxelles : BSF, Couleur Café, Dour Festival, Durbuy Rock Festival, Esperanzah!, Francofolies de Spa,  Inc’Rock, LaSemo, Les Ardentes, Les Nuits Botanique, Les Solidarités, Ronquières Festival, Austral Boréal Festival, Balkan Trafik, Baudet’stival, Bear Rock, Beauraing Is Not Dead, FCKNYE Festival, Feel Good Festival, Festival d’Art de Huy, Festival Les Gens d’Eire, Fêtes de la Musique, Folestival, Franco’Faune, Gaume Jazz Festival, Lamberm’on Stage Rock Tribute, Les Aralunaires, Microfestival, Park Rock Festival, Roots & Roses, Scène sur Sambre, So W’Happy Festival et Vintage Music Festival.

(D’après communiqué de presse)

http://www.ffmwb.be/

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Suite à son appel à projets lancé en octobre et novembre dernier, le Fund Belgian Music a reçu de nombreuses demandes de soutien pour la relance de projets musicaux. Après un processus de sélection et l’avis d’un jury de professionnels, 49 projets recevront un soutien financier afin de permettre leur relance et donner ainsi un coup de pouce, bien nécessaire, à de nombreux musicien.ne.s. belges : le nombre très important de demandes est un indicateur clair du besoin énorme de financement de ce secteur en crise. Parmi les projets soutenus pour ce premier appel, on retrouve notamment : Noémie Wolfs, David Numwami, Dario Mars, Front 242, Julien Tassin, Gaëtan Streel, Under the Reefs Orchestra, …

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