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Fishbach

Flora Fishbach reprend un titre de Michel Jonasz: “Je voulais te dire que je t'attends”

Après “Val Synth”, un des meilleurs albums de 2025, Flora Fishbach annonce la sortie d'un nouvel EP, au coeur duquel on trouve une reprise d'une compo de Michel Jonasz qui date de 1981: “Je voulais te dire que je t'attends”. Comme à l'habitude, la voix de la belle ardennaise est envoûtante et nous entraîne dans les tourbillons de l’amour sur des rythmes digitaux, influencée par la pop synthétique des années '80.

Flora magnifie comme personne la douce mélancolie du classique de Michel Jonasz. Il semble avoir été écrit pour elle tant elle en incarne les mots avec sincérité. “Je souhaitais depuis longtemps la reprendre car c’est à mon cœur l’une des plus belles chansons françaises. Et j’ai voulu y ajouter ma sensibilité de femme qui aime danser sur ses mélancolies”, confie-t-elle. Les autres titres du EP sont “Homme du feu”, un mantra qui se répète à l’infini pour finir par s’épanouir, tout en douceur. “Je suis fière d’être de ce monde malgré l’incendie”, glisse Flora. Le disque se clôt sur le cinématographique “Absolument fabuleux”, une balade éthérée qui parle des faux paradis technologiques qui nous entourent.

Flora a elle-même co-produit les trois titres avec l’aide de Nicolas Borne (Acid Arab). Elle se produira aux Nuits Botanique, à Bruxelles, le 24 mai prochain. Elle sera également au Zénith de Paris le 17 mars 2027.

“Je mettrai mon cœur dans du papier d'argent
Mon numéro d'appel aux abonnés absents
Mes chansons d'amour resteront là dans mon piano
J'aurai jeté la clé du piano dans l'eau
J'irai voir les rois de la brocante
"Vendez mon cœur trois francs cinquante"
Tu savais si bien l'écouter
Que ma vie s'est arrêtée
Quand tu m'as quitté(e)...”

Tracklist:
EP « Je voulais te dire »:
1. Homme du feu
2. Je voulais te dire que je t'attends
3. Absolument fabuleux

 

Fishbach

Val Synth

Comme une extravagance rétrofuturiste...

Flora Fishbach, la belle rebelle des Ardennes, nous revient ; et elle n'en fait qu'à sa tête... qu'elle a très jolie, au demeurant. Sa dernière lubie ? Les 'arpeggiators' de synthés, à la Georgio Moroder, arrangés comme une techno discoïde, sur laquelle elle vient placer une voix à mi-chemin entre Klaus Nomi et Mylène Farmer. Le tout baigné dans une nostalgie années '80 truffée de nappes synthétiques et de sons hyper-kitsch.

Pourtant, c'est sur une chanson traditionnellement pop, qui rappelle les albums précédents de l'artiste, que s'ouvre “Val Synth”. On déguste ce subtil mélange de mélodies hyperromantiques et d'harmonies sophistiquées qui constitue la marque de fabrique de Flora. Mais, dès la deuxième plage, “Comme Jean Reno”, la chanteuse rebat les cartes et innove.

Cette plongée dans les profondeurs s’ouvre sur une phrase qui résonne tel un mantra : ‘Je plonge dans les abysses comme Jean Reno’. Et, ô merveille, l’acteur français, icône intemporelle du ‘Grand Bleu’, s’invite dans cette aventure sonore pour un 'featuring' aussi inattendu qu’inspiré. Quant à la musique, elle s’élève comme une vague irrépressible, nous ramenant avec délectation aux échos glorieux de la new wave. Les rythmiques pulsantes évoquent les émois électrisants de Bronski Beat, tandis qu’un break audacieux dévoile un hommage subtil, presque clandestin, à Moroder. Là, surgissent les voix, qui semblent murmurer l’écho de “I Feel Love”, portées par des chœurs célestes qui ouvrent une brèche vers un univers mystique, où les étoiles dansent avec les âmes errantes. Une pure merveille !

Dans “Des Bêtises” (‘part 1’), Flora poursuit dans la veine disco-pop, convoquant des accents très ‘myléniens’ et même, à un moment, une guitare acoustique ! La deuxième partie (‘part 2’) de la chanson en est le prolongement cinématographique, principalement instrumental, comme un clin d'œil adressé à Sébastien Tellier. “Meryl Streep libre” prolonge la rêverie dans un style plus ‘ambient’, bande-son mélancolique portée par un bouzouki oriental, des claviers 'dx7' et une mélopée délicieusement onirique.  

Mais ce calme est de courte durée. “La Machiavela” fait exploser le tout dans une extravagance lyrique complètement hystérique. Un beat répétitif, des nuées de notes synthétiques, et au-dessus, planent des vocalises audacieuses au cours desquelles s'entrecroisent l'opéra-bouffe, les folklores loufoques, Rita Mitsouko, Nina Hagen et les Sparks.

L'opus se clôture sur “Mon Copain”, une deuxième chanson pop plus ‘traditionnelle’ et un nouvel OMNI (Objet Musical Non-Identifié), “Dulcimers”, une bombe instrumentale technoïde qui fonce comme un séquenceur à plein régime. Entre synth-wave et bande-son futuriste, la composition laisse présager de prestations ‘live’ carrément orientées ‘clubbing’, au cours desquelles la sombre prêtresse fera résonner les âmes perdues de ses disciples...

On l'a compris, Flora Fishbach aime se remettre en question. Dans “Val Synth”, elle a réussi la gageure de redéfinir son style en lui conférant des tonalités carrément baroques, mais sans jamais se perdre. Un côté ‘larger than life’ fantasque, audacieux et assumé, au risque de tomber dans le surréalisme. Tantôt new wave disco cheesy, tantôt cabaret bastringue, tantôt électro hypnotique, la musique est habitée... Habitée par cette voix, mutante, oscillant entre notes aiguës et graves, une mezzo dramatique, voix d'enfant, de déesse, de sorcière... Pas de doute, cet album est encore une belle ‘Fishclaque’... 

 

"Val Synth", sortira le 12 septembre sur le label Créature et est disponible en pré-commande 

 

La musique a été composée par la chanteuse en collaboration avec AGLE (@agle.music), le musicien basé à Barcelone. Les paroles ont été écrites par Flora en compagnie d'Arthur Navellou et de Casual Melancholia (@casualmelancholia). Le son a été dessiné par Michael Declerck (@michaeldeclerck) au studio La Briche, près de Tours.

 

Tracklist Flora Fishbach "Val Synth" :

Rends-moi ma vie

Comme Jean Reno

Des Bêtises (PART I)

Des Bêtises (PART II)

Meryl Streep libre

La Machiavela

Mon Copain

Dulcimers

 

Pour (re) lire les interviews de Fishbach, cliquez sur le nom de l’artiste, en vert, dans le cadre ‘Informations complémentaires’.

Fishbach

Flora Fishbach s’offre le Grand Reno : une plongée abyssale et céleste

Flora Fishbach, la muse ardennaise au timbre envoûtant, nous convie à une descente vertigineuse dans les profondeurs avec son nouveau single. Il s’ouvre sur une phrase qui résonne tel un mantra : “Je plonge dans les abysses comme Jean Reno”. Et, ô merveille, l’acteur français, icône intemporelle du Grand Bleu, s’invite dans cette aventure sonore pour un 'featuring' aussi inattendu qu’inspiré. À travers ses murmures graves et réconfortants, Jean Reno guide un oiseau de nuit égaré dans les méandres d’un enfer nocturne, lui soufflant avec tendresse : “Il te faut reprendre ta place… Quoi que tu fasses... N’oublie pas qui tu es…”.

La musique, elle, s’élève comme une vague irrépressible, nous ramenant avec délectation aux échos glorieux de la new wave. Les rythmiques pulsantes évoquent les émois électrisants de Bronski Beat, tandis qu’un break audacieux dévoile un hommage subtil, presque clandestin, à Giorgio Moroder. Là, surgissent les voix, qui semblent murmurer l’écho de “I Feel Love”, portées par des chœurs célestes qui ouvrent une brèche vers un univers mystique, où les étoiles dansent avec les âmes errantes. Un voyage où chaque note semble tissée de profondeur et de nostalgie.

Depuis sa révélation il y a 10 ans, Flora Fishbach, qui a maintenant ajouté son prénom à son nom d'artiste, n’a jamais masqué son amour fervent pour les années 80, sculptant un style rétro-futuriste foncièrement original. Cette esthétique, à la croisée du passé et de la modernité, a inspiré des artistes comme Clara Luciani et Juliette Armanet. Avec ce nouveau titre, porté par la présence magnétique de Jean Reno, on ne peut s’empêcher d’espérer qu’il devienne son “Reno-la Gay”...

Mise à jour du 24 juin 2025:
Le nouvel album, intitulé « Val Synth », sortira le 12 septembre. 
La musique a été composée par la chanteuse en collaboration avec AGLE (@agle.music), le musicien basé à Barcelone, donc on peut s'attendre à une orientation très “synthwave”, inspirée des années '80. Les paroles ont été écrites par Flora en compagnie d'Arthur Navellou et du parolier 'Casual Melancholia'. Le son a été dessiné par Michael Declerck (@michaeldeclerck) au studio La Briche, près de Tours.

Pour écouter le single, c'est ici ou Pour lire les interviews de Fishbach, c'est ici